mardi 17 octobre 2017

english vocabulary : trigger may be the tiger


Miles and Miles




trigger

 /ˈtrɪɡə/
WordReference Random House Learner's Dictionary of American English © 2017
trig•ger /ˈtrɪgɚ/  n. [countable]
  1. a small tongue in a gun that, when pressed by the finger, fires the gun.
  2. a device pulled or pressed to release something.
  3. anything that causes a reaction:a trigger for the fight.

v. [+ object]
  1. to cause or begin (a chain of events):Inflation triggered unemployment.
  2. to fire or explode (a gun, etc.) by pulling a trigger.


Dans l'épisode 3 de l'émission A voix Nue de France Culture (oui, je suis retournée courir ce matin), Jean Rochefort raconte comment Jean-Pierre Marielle a su trouver les mots pour le sortir de la torpeur dépressive d'un mariage malheureux et d'un échec incompréhensible au Conservatoire.
Afin de le convaincre de se rendre à une audition pour intégrer une troupe de théâtre, à court d'argument, Marielle dit ainsi à son ami "Le bus est direct" et, contre toute attente, cette phrase anodine se révèle un déclencheur suffisant pour que Jean Rochefort se rende à l'audition, soit engagé et passe 7 ans dans cette troupe de théâtre.
"Le moindre petit détail peut donner du courage et Marielle m'a sauvé" conclut Jean Rochefort.



For english readers : sometimes, out of the blue, you get the tiny itsy bitsy sparkle you need to do what seemed completely out of reach the moment before. And sometimes it changes your life. That is what happened to a very famous french actor, recently gone, who recalls how his friend, by giving me the most odd and random advice triggered his career.



PS : rien à voir mais la photo illustrant ce post est tirée du site d'un couple, Sarah Murphy et Stefaan DuPont qui voyage à travers le monde et qui en profite pour poursuivre les activités de son studio de création. C'est beau, ça fait rêver.








vendredi 13 octobre 2017

Oxymore (is never enough)




Oxymore : figure de style qui réunit deux mots en apparence contradictoires (Exemple : un silence éloquent). Dictionnaire Larousse

Il y a comme ça des alliances qui paraissent impossibles et qui pourtant, quand on s'y colle avec un peu de curiosité, se mettent à fonctionner comme des pièces de puzzle parfaitement emboitées.


mardi 10 octobre 2017

A propos de l'élégance et des vêtements





Les vêtements, ça a quelque chose de futile, d'énervant, de saoulant, d'indispensable et de négligeable. 

Preuve en est l'uniforme que nombre d'entre nous revêtons chaque jour pour ne pas avoir à nous poser l'épineuse question qui met le bazar dans notre organisation millimétrée du matin "mais qu'est-ce que je peux mettre". 

On a aujourd'hui, et c'est heureux, le plus souvent le privilège de choisir son uniforme.
L'uniforme peut être un pantalon noir et des baskets ou un costume bleu marine avec une chemise blanche (Hello Barack) ou un pull bleu avec un jean brut et des boots (Hello Jean) ou un total look Décathlon. Si l'habit reste un marqueur social, les coutures s'en sont un peu détendues et à moins de travailler dans la banque ou dans l'assurance, l'éventail des propositions est large et chacun peut composer sa panoplie presque comme il l'entend.

Et pourtant, la fashion week vient de se terminer (mais va-t-elle vraiment s'arrêter ? J'ai l'impression qu'elle est toujours en ligne quelque part), nous sommes assaillis de propositions plus ou moins alléchantes pour renouveler sans cesse notre penderie, et bon sang de bon soir, l'habit, quoi quoi dise, quoi qu'on fasse, fait encore bien souvent le moine.

On peut le prendre comme une tannée, une injonction insupportable, de la gourmandise ou une malédiction.

Sophie Fontanel, elle, passionnée par les vêtements, a une toute autre explication, qu'elle nous livre à l'occasion d'un hommage rendu à Jean Rochefort, disparu dimanche soir.


"Je vis les cardigans dans des couleurs dingues quand personne n'en portait. Je vis les grandes écharpes rouges, les trenchs verts, les pantalons de velours qui ne faisaient pas penser à mes professeurs d'université mais à un excentrique Hongrois. Et je vis le lien, entre ce chic libre et décalé, et la vie sexuelle.
Et je compris que les vêtements expriment la suite de ce que la peau voudrait dire. Et je compris de lui, là, qu'il disait au monde qu'on n'a jamais le droit de s'emmerder."


Ainsi donc, la manière dont on s'habille peut aussi être le vecteur silencieux d'un message subliminal, le vecteur de notre humeur au monde, de notre vraie nature intérieure.

L'élégance de Jean Rochefort n'était pas d'être un clone des tendances de la mode, elle n'était pas non plus de s'afficher avec un SMIC sur le dos. Non, elle était de laisser libre court à sa fantaisie et de laisser voir son élégance et sa liberté intérieure.

Prenez une moche personne et habillez là avec une panoplie de Jean Rochefort, et il sera au mieux ridicule, au pire affligeant.

Et ça c'est rassérénant non ?


L'intégralité de l'article (avec un titre qui ne le sert décidément pas) est à retrouver ici : "le style de Jean Rochefort a marqué une époque"

mardi 3 octobre 2017

Je suis un héritage

Catwalking/Getty Images on Man repeller

Demna Gvasalia, créateur de Balenciaga, est né en Géorgie en 1981.
Il a donc 36 ans, ce qui fait de lui, non pas un poulet de l'année ni vraiment un Millenial mais ce qu'on pourra appeller un fringant représentant des glorieuses 30's, cette tranche d'âge qui fait super peur aux vingtenaires et déclenche une irrépressible nostalgie chez les 40 ans et plus.

A chaque saison, Demna puise son inspiration dans le passé et la twiste (avec ce qu'on imagine être de la jubilation) pour proposer des silhouettes... euh... différentes.

Pourtant, passé le premier choc de voir passer un manteau à 4 manches ou des crocs à plateau couleur  crayola sous acide, il reste au fond de mon crâne un sentiment de vague réconfort et l'envie irrépressible de trouver ce créateur formidable.

Mais pourquoi diable me direz-vous ? Serait-ce un signe supplémentaire de mon aliénation à la dictature de l'image ?

Même pas.

Après d'intenses recherches et réflexions, le visionnage intensif des photos qui créent dans ma rétine une explosion de silhouettes dégingandées en technicolor, bam, la révélation.

Demna me plait parce que Demna parle à l'ado en moi.
A l'ado qui a porté fièrement son pull sur ses épaules par dessus une chemise à rayures de son père.
Qui a accroché à ses oreilles des grosses créoles en plastique bleu et porté son Burberry crânement ouvert par -10°c.
Qui a eu un sac banane et une ceinture chaîne.

On avait cru qu'il faudrait vivre toute notre vie avec cette croix d'avoir grandi dans les terribles 80's avec leur parfum de skaï et de débauche de signes extérieurs de bourgeoisie un peu moisie. Alors qu'il fallait juste attendre que la roue tourne. Ouf.

PS : plus de photos du défilé ici

lundi 25 septembre 2017

English vocabulary : emotions in motion


Print Nageurs - Loi Taylor Studio sur Etsy


Vous êtes fascinés par cette capacité qu'ont les anglophones à transformer leur langue comme si c'était un chantier perpétuel, accolant joyeusement les syllabes pour former de nouveaux mots au gré de leurs inspirations et de leurs besoins, piochant allègrement dans les langues voisines pour ne pas avoir à chercher dans les méandres de la leur.
Car vous êtes comme moi, traumatisés par des années d'annotations rageuses et excédées au bic rouge dans la marge de vos rédactions, qualifiant de barbarisme le fruit de votre imagination débordante en matière de vocabulaire.
Barbarisme, soit rien de moins qu'un attentat à l'intégrité de notre raison d'être Français, personnifiée, dans l'esprit fertile d'un enfant de moins de 10 ans, par un soldat sanguinaire en peau de bête attaquant au sabre les pauvres lettres tremblantes de notre Bled.
De quoi frustrer à tout jamais votre quête d'horizon linguistique.


lundi 4 septembre 2017

Biarritz surf gang






6 minutes : c'est le temps moyen passé dans la file d'attente de la caisse de Monop un jour de rentrée, un aller simple Colombes-Paris avec les nouveaux trains, a leisurely stay in the loo, la durée de cuisson tendre des coquillettes du soir, le bain de la dernière qui s'amuse avec ses Playmo, le temps de pause d'un masque fraicheur Daniel Jouvance, et surtout le temps de visionnage moyen d'un épisode de cette série qui décoiffe sur le surf.

Si pour vous ce sport est synonyme d'art de (bien)vivre, en harmonie avec une nature somptueuse,  de filles dorées par le soleil et d'abdos en béton surmontés de cheveux décolorés, alors vous allez vous prendre une bonne petit claque en regardant cette série en format court, développée pour être lue sur mobile.

Où l'on découvre à travers des témoignages et des images d'archives la vraie vie du premier et seul gang de surfeurs de la grande plage de Biarritz : le Biarritz Surf Gang, une soixantaine de jeunes plus proches de l'esprit des Sex Pistols que des planchistes ripolinés de nos fantasmes de Beach Boys.

C'est finement réalisé, jamais ennuyeux et vraiment étonnant.

La série est disponible sur la plateforme de distribution des formats courts de Canal+ : Studio +, depuis quelques mois, mais la bonne affaire c'est qu'elle est accessible gratuitement en ce moment.








Les infos sur cette série dans cet article du Monde et le nom de l'appli : Studio + à télécharger gratuitement (Les épisodes de Biarritz surf gang sont gratuits jusqu'au 15 septembre.  Ensuite, si le principe vous plait, c'est 2,99 euros par mois, sans engagement pour accéder à tout le catalogue du site).

mercredi 30 août 2017

Rester en vacances



Imaginer le 30 août qu'il va nous falloir 11 mois avant de respirer de nouveau à pleins poumons et d'ouvrir nos yeux sur les beautés du monde est une perspective que nous nous accorderons à trouver toute à fait propre à déclencher des idées noires. 
Y ajouter par dessus le fameux "tunnel du mois de septembre" et sa litanie de soirées les doigts plein de scotch et de papier cristal et là c'est le suicide qui devient inéluctable.


Au risque de décevoir un certain nombre d'entre vous, dormir avec sa fouta de bain au sable incrusté dans les fibres n'apparait PAS comme la solution la plus mature ni la plus agréable de prolonger votre été (déjà senti un coquillage après quelques semaines sur une étagère ? Alors, vous voyez ce que je veux dire). 

En revanche (et là je vous vois pousser un soupir de soulagement) il existe des moyens à l'efficacité merveilleuse de prolonger le doux sentiment de plénitude du mitan de vos vacances.


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