vendredi 27 mai 2016

Aloha Bahia

The salted 
On a toutes en nous un petit coeur de Vahiné qui bat et qui ne demande qu'à se montrer. Alors que le monde s'apprête à vivre au rythme de la samba et des rondeurs des cariocas, que nos écrans vont dégouliner de couleurs sursaturées et de cris stridents de vuvuzelas, certains résistent encore et nous soufflent qu'une autre vie en maillot de bain est possible.

Samudra. Cette styliste des île tient une boutique qui s'appelle Aloha supérette. Son compte instagram est un shot de palmier et de ciel qui se confond avec la mer qui se confond avec le ciel qui se confond avec la mer. Avec des jolies filles en maillot.

Hoalen. Le nouveau site The Salted de cette marque de surfwear super léchée agrège le contenus de fondus de glisse qui voient des atoll partout, même dans la presqu'île de Crozon (la photo ci-dessus) ou sur les côtes de l'Inde.

Little Darwin réalise pour la télé des documentaires où Bixente Lizarazu surfe des vagues géantes et secoue ses cheveux mouillés sur fond de pontons délavés par le soleil et les pieds nus. 
C'est normalement à ce moment là que vous regarderez d'un oeil mauvais vos escarpins et vos derbies fatigués par un hiver qui n'en finit pas et que vous aurez envie de devenir vendeur de crêpes au bord de l'eau. Ou gérant d'un surfshop. Ou rentier à vie car comme dit Depardieu "j'ai toujours été riche, je me contente de peu".

En attendant, vous scrollerez frénétiquement votre iPhone à la recherche d'une chanson de Jack Johnson et vous déciderez de troquer vos chaussons contre des tongs.





mercredi 11 mai 2016

L'oasis du mercredi





Si vous avez grandi quelque part entre  1975 et 1995 et que vous avez pour le camping ce mélange d'attirance (souvenir des coques justes pêchées sur la plage cuites à l'eau et de nuits d'orage sous la tente) et de répulsion (les douches, les sardines tordues, les voisins Hollandais qui parlent fort et les pieds mouillés sur les épingles de pin).

Si vous partagez avec Reese Witherspoon dans Wild le même amour de la vie sauvage - surtout quand elle consiste à boire des bières au coin du feu en chemise à carreaux.

Si simplement vous avez eu une rude journée

Cédez à la tentation de la nouvelle bande annonce de Camping 3.






mardi 10 mai 2016

Jouer pour contribuer à la recherche médicale


Découvert ce jour sur RSLN, le blog de tendances digitales de Microsoft, une information pas banale qui va, en plus, vous permettre de faire avancer la recherche médicale sur la démence sans débourser un centime, ce qui n'est pas rien.

Selon les informations publiées par l'organisation mondiale de la santé, on compte 47,5 millions de personnes atteintes de démence dans le monde et il apparaît chaque année 7,7 millions de nouveaux cas. La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence et serait à l’origine de 60-70% des cas.
La démence affecte les fonctions cognitives de la personne atteinte : perte de mémoire, difficulté à se situer dans le temps et dans l'espace... 
S'il n'existe pas de véritable traitement de l'évolution ou de guérison de la démence, il est souhaitable de la diagnostiquer rapidement pour améliorer sa prise en charge. 

Deux chercheurs anglais ont eu l'idée de développer un jeu vidéo, simple et accessible au plus grand nombre, avec un double objectif : recueillir des données de recherche à grande (très grande) échelle et créer un outil de diagnostic précoce et sans barrière de langue ni de technologie.

Et voilà comment Internet et sa capacité à recueillir des données à une échelle mondiale plus vite que l'on ne trouve ses clés dans son sac à main se met au service d'un objectif hautement louable. 

Découvrez le projet sur le site Sea Hero Quest . Normalement, une fois le site découvert, vous allez télécharger l'appli dans les 10 secondes. Et parole de gameuse à la noix (celle qui perdait toujours au Pac Man c'est moi), c'est jouable et ça vaut largement le temps qu'on y passe.



Article complet in English sur le Washington Post
Appli gratuite à télécharger sur l'AppStore et Android.

mercredi 27 avril 2016

Le jeu des 7 erreurs





L'imper, le pantalon droit un peu court sur les chevilles, les baskets, le tote bag sur l'épaule et l'autre en bandoulière et les cheveux longs qui dansent sur les épaules.

Impression étrange de marcher derrière moi dans la rue sans pour autant m'en rendre compte tout de suite, tellement finalement il y a comme un uniforme dans les rues.

je prends une photo et l'envoie à Charlotte en écrivant : regarde je marche derrière moi.

J'accélère et dépasse mon ombre (non mais je rêve, elle porte de grandes lunettes de vue) et je me cale à quelques pas devant en me demandant si elle aussi va prendre une photo et l'envoyer à sa copine en écrivant : regarde, je marche derrière moi.


mardi 19 avril 2016

Viens, chérie, on va faire les courses





"Dans les années 1960 et 1970, les prémices de la médecine du sport mettent en garde : courir réduirait l'espérance de vie. Les femmes doivent à tout prix s'en abstenir si elles ne veulent pas avoir « les jambes épaisses », « le torse velu », ou voir « leur utérus se décrocher ». « Trop de masse grasse, trop d'émotivité », dissuadent médias et spécialistes"
in Le Point



Vous les avez sans doute vu passer ces affiches qui annoncent la sortie d'un documentaire de Pierre Morat sur la course à pied.

Celle ci, oui, qui donne envie de planquer son leggings en lurex pour enfiler un short en coton




Le bout d'article du Point cité plus haut est tiré de cette épopée de la course à pied, passée de manifeste de liberté pratiqué par quelques cheveux longs un peu hurluberlus à sport sans doute le plus pratiqué par le plus grand nombre de gens différents : des fondus de courses épais comme une demi chaussette de contention, des débutants qui ont besoin de perdre du poids, des réguliers comme une horloge qui jouent tous les dimanches, des dilettantes qui promettent de s'y tenir.. bientôt.

Et masse de minettes, de dames, de jeunes femmes et de moins jeunes femmes, de grandes, de petites, de maigres, de rondelettes, de bavardes et de taiseuses, de blondes, de brunes, de décoiffées et même de voilées.
Noi poilues, ni jambes épaisses et l'utérus toujours bien accroché.
N'en déplaisent aux doctes docteurs des années 60.




lundi 18 avril 2016

Ca c'est Paris




Des filles brunes en manteau sombre, un bun brun perché sur la tête, en jupe et collant opaque, chaussées de baskets blanches.
Le sac à a saignée du coude ou en bandoulière ou les deux et les oreillettes à poste, le téléphone à la main.
Un monument incroyable sous les yeux à tous les coins de rue
Des parcmètres délaissés et des voitures électriques, des cyclistes casqués aussi, mais toujours sans gilets jaunes.
Des boutiques de luxe presqu'aussi nombreuses que les monuments historiques et que les touristes chinois qui avancent en pack compact, de front sur les trottoirs, avec leur thermos de thé à la main.
Un air frais, le ciel dégagé et la promesse d'un jour qui commence (et d'un café pour éclaircir totalement sa tête avant d'attaquer sa journée)


dimanche 17 avril 2016

Book club #1 : mars





"Envoyée spéciale" de Jean Echenoz : foutraque et drôle et délicieusement écrit. L'histoire d'une jeune femme désoeuvrée entrainée malgré elle dans une histoire d'espionnage sous le manteau.

"En attendant Bojangles" d'Olivier Bourdeaut : il parait que c'est la sensation du moment et que des tas de non lecteurs redécouvrent le plaisir de tourner les pages grâce à ce court roman qui parle d'amour, de folie, de candeur et de château en Espagne, avec des rimes et des envolées de mots choisis. Dévoré en 3 jours et 6 trajets de train de banlieue. Et en plus, l'auteur est Nantais. On en connait que ça fait bicher.

"La vocation" de Sophie Fontanel : jamais aussi touchante que lorsqu'elle parle de sa famille. Après sa maman, sujet principal de "grandir", c'est sa grand mère Arménienne et son exil, des pages de magazines serrées contre son coeur, qui sert de point de départ à ce récit élégant et racé que l'on imagine pas si romancé que ça.

"Fates and Furies" de Lauren Groff (pas encore traduite en français je crois) : il parait que Barack Obama a adoré. Une histoire d'amour scindée en deux parties, celle du mari d'abord, puis de la femme. C'est pas de la chick lit, c'est pas rose ni bonbon, c'est étonnant et ça se lit bien. Et si Barack a aimé...

"Le secret du mari" de Liane Moriarty : un histoire à suspens qui se passe en Australie, ce qui est forcément super exotique. Sinon il y a des familles parfaites, une femme malheureuse et un secret bien gardé, donc. Ca ressemble un peu à Desperate housewive, à une série télé bien ficelée. C'est pas non plus de la grande littérature.

"Us" de David Nicholls  ("nous" en Français) : Douglas et Connie ont la quarantaine un peu lasse et font un dernier voyage avec leur fils à travers l'Europe avant de se séparer. Un pitch un peu déprimant qui cache son jeu et un ton tellement anglais que ça passe comme un afternoon tea (les Anglais sont tellement forts pour être drôles et piquants quand tout s'écroule autour d'eux).


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