lundi 26 juin 2017

Marguerite et la philosophie



La petite fille sait maintenant écrire. L'orthographe est encore chancelante, la syntaxe également mais on ne lui en tiendra pas rigueur. C'est vrai, si on écrivait tous en phonétique, j'en connais qui seraient drôlement soulagés. Mais l'envie de s'exprimer par écrit est là et ça c'est un acquis formidable de l'année.

Au fond de son cartable en cuir et toile - parce qu'en CP, on peut encore porter un vrai cartable bien calé sur ses épaules sans risquer le déclassement social de cour de récré, tout un tas de feuilles bien tassées, comme un joli matelas de mousses sédimentées au pied d'un arbre.
Des feuilles, quelques emballages de crêpes Waouh et de paquets de mouchoirs en papiers. Un crayon oublié, deux-trois talismans sans forme aussi, bouts de ficelle et traces d'épluchures de crayon papier.

Un joli fatras quasi-artistique (je suis sa mère, j'ai le droit à un manque total d'objectivité) qui témoigne de l'année qui a passé comme un battement d'aile de papillon. Doucement, sans fracas, joliment. La petite fille a grandi, son pas s'est affirmé, son caractère aussi, tantôt douce et câline, tantôt volcan en colère, frustrée de tous ces interdits qu'on lui pose, tyrans que nous sommes.

Au milieu de ces souvenirs d'une année donc, beaucoup de dessins. beaucoup. Et une feuille froissée : plantée là l'air de rien, une carte maîtresse du jeu de la petite fille exposée au grand jour.

"Mais tu aimes qui Marguerite ?"

"Ben, tout le monde"

La voilà, l'arme fatale.
Continue comme ça et tu iras loin.





mardi 20 juin 2017

Bold and daring

Mailchimp

Cette année le maquillage prend des ailes.

Je ne sais pas si c'est une conséquence indirecte de "l'effet rouge à lèvres", vous savez, ce mouvement sociologique de fond (hem hem) qui dit que quand on n'a pas le moral et pas un rond, on se fait plaisir en achetant un rouge à lèvres éclatant à défaut de fondre pour des pompes à 150 000 dollars.

Je ne sais pas si c'est la preuve de l'émergence d'une féminité moins axée sur la séduction que sur le plaisir de s'aimer ou de loin se prendre au sérieux.

Sans doute un peu des deux. En tous cas, cette année, le maquillage a adopté une attitude rafraichissante : la tendance "rainbow dans mon coeur".





vendredi 9 juin 2017

L'amour, toujours l'amour


C'est la fille qui a grandi en écoutant la musique qui sortait de la chambre de ses grands frères, qui a somnolé tous les samedis soirs devant les Enfants du Rock et qui trouvait que le summum du cool à 14 ans était de prendre le bus le mercredi après-midi avec son imper Burberry, une boucle d'oreille en plastique bleue pendante à l'oreille et  ce titre là de David Bowie à fond dans le walk man Sony. Qui avait un t-shirt Simple Minds coupé au dessus du nombril et collait des photos de chanteurs sur ses cahiers de maths.

C'est la fille qui ne pouvait pas passer une journée sans écouter de la musique. Qui se souvient très bien de tous les 33 tours achetés avec ses sous et qui se souvient très bien aussi de son premier 45 tours, de la bande son de l'été de ses 15 ans, et aussi de ses 16 ans, et de chaque année après.

C'est la fille qui a grandi et qui, petit à petit, a écouté moins de musique, a préféré courir en écoutant des podcasts, a arrêté d'aller aux concerts et a râlé en voyant ses enfants scotchés à leurs écouteurs.

A une exception, près.

C'est la fille qui, quelques années plus tard, ce matin, à 9 heures a téléchargé le nouveau disque de Phoenix sur iTune sorti ce matin même.  Qui l'écoute sans aucune objectivité parce que tout à coup son âme de groupie se réveille. Qui cherche ses écouteurs pour l'emporter dans le train tout à l'heure. Et qui a pris des places pour leur concert comme pour les 4 albums précédents. Alors même que leur venue à Paris coïncide avec le 15ème anniversaire de son fils.


lundi 5 juin 2017

Cette foie c'est la bonne





Deux semaines jalonnées d'une succession d'apéros les pieds dans l'herbe, de petits verres en terrasse, de pause sur le port en partant de la plage et de rafraichissements sur le balcon. Deux semaines de douce euphorie pré-estivale, comme un avant-gout chamallow, une bande annonce alléchante et vraiment bien fichue.

Rosé - Bière - Champagne. Les trois mousquetaires de ces moments rêvés ont du mouron à se faire.

Si cette année le Pimms va peut-être détrôner le Spritz au-delà des côtes de Brighton et de Tourgéville, si une fois de plus le Mimosa va tenter une sortie hors des brunchs de Martha's Vineyard, et si les maisons de champagne tente de  funkiser leurs crus par une version piscine noyée de glaçons (aïe), la grosse tendance annoncée de l'été est l'arrivée sur les tables rosé-saucissons de cockails sans alcool qui vont enfin redonner leur part de cool à tous ceux qui alors avaient le choix entre le perrier tranche, le jus d'orange et l'indétrônable coca.

C'est une bonne nouvelle pour tous les curieux, les femmes enceintes et les jeunes mamans, les fêtards à l'esprit clair et un peu tout le monde les lendemains de fête.

Une sélection de recettes sur ce board Pinterest "Virgin Drinks".

lundi 29 mai 2017

English vocabulary : staycation




staycation ‹informal› BrE steɪˈkeɪʃ(ə)nAmE ˌsteɪˈkeɪʃn | vacances fpl chez soi


C'est faire tout comme en vacances sans quitter sa maison.

Se coucher avec les cheveux mouillés et se réveiller avec un tapis de mousse sur la tête, décider de ne pas se regarder dans un miroir pendant deux jours plutôt que de faire un brushing.
S'habiller en short et en chemisette avec son maillot et la crème solaire à portée de main.
Passer l'heure de la sieste en culotte sous un parasol naturel dans un coin du jardin et lire d'une traite "fendre l'armure" d'Anna Gavalda en regrettant de le lire d'une traite mais sans pouvoir d'empêcher de continuer. Et prolonger le plaisir en écoutant les critiques du Masque et la Plume en podcast qui n'en disent que du bien.
Aller prendre l'apéro chez des copains et rester sur la terrasse jusqu'à minuit, à refaire le monde.
Doucher la dernière à pas d'heure et la coucher trop tard pas très bien séchée mais bien fraiche sur un matelas posé devant la fenêtre grande ouverte. S'allonger à côté d'elle, sentir la bise du soir qui caresse le haut du crâne et pousser un soupir d'aise.
Boire une bière fraiche et manger des chips.
Partir une journée faire du tourisme. Pester contre tous ceux qui ont eu la même idée (à la Fondation Monet de Giverny), se féliciter d'avoir réservé dans un endroit découvert dans un guide boboparisien, calme, tranquille et qui donne envie d'y rester passer la nuit, décider sur un coup de tête de faire 100 kilomètres pour mettre les jambes dans la mer. Mettre les jambes dans la mer. Manger une glace sur le port en regardant les bateaux (avec la chanson de Michel Jonasz qui tourne dans la tête).
Rentrer avec la peau qui chauffe un peu et des frisettes tout autour de la tête
Se lever tôt parce qu'on a plein de choses à faire et en fait ne pas faire grand chose.
Paresser à table en famille en mangeant du melon.
Aller prendre un gouter chez d'autres copains en traversant la ville déserte et écrasée de chaleur.
Manger un éclair au praliné avec les pieds nus dans l'herbe en demandant aux filles de ne pas faire trop de bruit pendant qu'elles se font mouiller par l'arrosage automatique.
Regarder en trois soirs toute la saison 3 du Bureau des Légendes. Se coucher trois soirs avec la voix de Jeanne Added dans la tête.




lundi 22 mai 2017

Mère calme à agitée


fatmumslim



Alors que la moitié du monde les fêtent le 2ème dimanche du mois de mai et nous le dernier, difficile d'échapper pendant un mois aux messages publicitaire dégoulinants d'amour et de bisous mouillés à destination de nos môôôômans.

Un peu comme pour la Saint Valentin, la rentrée des classes et l'ouverture des soldes, les marques ne sont pas connues pour leur subtilité. En général, elles allument les bazookas et adoptent une stratégie dite de la terre brulée visant à n'épargner aucun cerveau afin que leurs ventes profitent à fond de chaque opportunité calendaire de gonfler leur chiffre d'affaire.

Soit, c'est de bonne guerre, on va pas mégoter. Business is business.

vendredi 19 mai 2017

Vidéos de la semaine #1





Peut-être que vous habitez sur la planète Mars. peut-être que vous n'avez pas de temps à perdre sur les réseaux sociaux ou bien que vous avez une vie sans wifi (il parait que ça existe). Ce n'est pas grave car moi je veille sur

On peut ne pas être fan de Louane, de Benjamin Biolay ni de Bianca Li, voire même pas être fan de Cannes, mais le tout ensemble est drôlement charmant



On peut ne pas aimer le Portugal, les catogans, le jazz, les trophées en cristal ni l'Eurovision, mais c'est un peu compliqué de ne pas succomber à ce duo là - (cliquer sur le lien pour voir la vidéo)


Salvador Sobral chante avec sa soeur

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