dimanche 12 février 2017

Jusqu'au bout du plus loin possible





Peut-on aller  trop loin pour un bon titre ?

Anne Demoulin, journaliste à 20 Minutes semble avoir décidé de repousser encore un petit peu les limites. Rebondissant sur un nouveau mot valise inventé par la merveilleuse lange anglaise, si prompte à passer son dico au blender pour qualifier chaque épiphénomène stylistique (cf. juste en dessous les 1500 signes sur le "blorange"), voici notre rédactrice zélée qui ne peut s'empêcher de créer la confusion dans l'esprit embrumé de ses lecteurs.

On imagine la moue malicieuse derrière l'écran et le plaisir non feint d'entrer enfin dans la compétition du titre calembour de l'année de la rédac, habituellement squattée par les journalistes des pages sports.
Il faudra qu'elle nous dise si elle a gagné, quand même.





Les bruits de l'Ile




Parfois, c'est sûr, vous ressentez le besoin de tendre l'oreille au bruit de la nature sans filtre alors que vous êtes assis sur votre fauteuil haute performance face à votre écran 92 pouces et que votre horizon s'étire en un camaïeu de gris.
Alors fermez la porte (ou mettez votre casque audio ce qui revient au même quand on travaille en open space) et accordez-vous le temps d'aller écrouter les bruits d'Ouessant enregistrés par Yann Tiersen  pour son album EUSA (eusasound).
Je ne vous garantis pas de pouvoir recommencer à plonger dans Excel comme dans la Mer d'Iroise ensuite. Ni même d'avoir le coeur gai comme un pinson. Mais c'est assez irrésistible quand même.

lundi 30 janvier 2017

Original is never finished






Bluffée par l'énergie débordante de cette campagne ADIDAS, par le chant choral de la fin, par les paroles de Paul Anka, une sorte de regard rétrospectif sur la vie d'un homme mûr et pensif qui affirme, à propos de chacun des faits marquants de son existence : « I did it my way » (vous y verrez ce que vous y voulez, je ne fais que citer la page wikipedia de la chanson), ce qui n'a vraiment rien à voir avec Cloclo qui lève son col en pleurant sur un mariage tristounet, non ?

And now, the end is near; 
And so I face the final curtain.
My friend, I'll say it clear, 
I'll state my case, of which I'm certain.

I've lived a life that's full.
I've traveled each and every highway; 
And more, much more than this, 
I did it my way.

Regrets, I've had a few; 
But then again, too few to mention.
I did what I had to do
And saw it through without exemption.

I planned each charted course; 
Each careful step along the byway, 
And more, much more than this, 
I did it my way.

Yes, there were times, I'm sure you knew
When I bit off more than I could chew.
But through it all, when there was doubt, 
I ate it up and spit it out.
I faced it all and I stood tall; 
And did it my way.

I've loved, I've laughed and cried.
I've had my fill; my share of losing.
And now, as tears subside, 
I find it all so amusing.

To think I did all that; 
And may I say - not in a shy way, 
"Oh no, oh no not me, 
I did it my way".

For what is a man, what has he got?
If not himself, then he has naught.
To say the things he truly feels; 
And not the words of one who kneels.
The record shows I took the blows -
And did it my way! 

Yes, it was my way.






PS : pour les puristes : cette publicité est l'oeuvre d'une agence américaine : 

samedi 31 décembre 2016

Ce soir de l'année





Après une semaine de Ferrero roche d'or en transfusion, de plongée en apnée en famille dans la campagne glacée, les narines saturées d'odeur de feu de bois, ce soir c'est le soir où à minuit pile des brassées de bisous vont s'échanger, ponctuées de voeux sincères échangés avec parfois de parfaits inconnus.

C'est ce moment où, même si "on s'en fiche des réveillons" ou "non mais vraiment ça me fait ni chaud ni froid de changer d'année", on ne peut pas passer minuit sans y penser. Demain il faudra écrire 2017 sur les chèques, il faudra aborder la chicane polistil de l'hiver avec le sourire et les poches super vides d'avoir tant donné ces deux dernières semaines.

Epuisés, vaguement désorientés et bizarrement réconfortés quand même par cette communion collective et universelle autour d'une date du calendrier sur laquelle on fonde tellement d'espoirs et de souhaits .

Ces 10 minutes où tout à coup tout s'arrête parce qu'il faut s'embrasser ou tout au moins se sourire et se dire en y croyant très fort que 2017, ça rime avec fête. Et la santé surtout hein.


Par le miracle des fuseaux horaires, ça doit faire comme une gigantesque Hola tout autour du globe. Il faut imaginer Thomas Pesquet et ses potes de l'air vivre 24 heures de voeux non stop pour se laisser emporter par un doux vertige cotonneux et sirupeux comme un gros câlin d'enfant. Même si on s'en fiche du réveillon, non ?


PS : cette photo est extraite du fil Twitter de Thomas Pesquet avec ce commentaire : "Spectacle nocturne: la lumière de la lune se reflète sur la neige et vient danser avec l’éclat des villes… Ici Turin, Milan et… Lyon ;) 🌘❄️🌆"


PS2 : Et si vous avez besoin de câlins pour regarder la télé ce soir à défaut de danser sur Justin Timberlake, allez voir cette invention de Eux Kyoug Lee, chez Fubiz.

dimanche 27 novembre 2016

Ca glisse crème




La probabilité que je passe le week end à regarder des vidéos de danse sur glace, discipline forever vintage dans mon esprit allergique au froid, aux patins et aux blagues de Candeloro, était infime.

Il aura fallu une photo dans le portfolio de l'Equipe Mag pour que les astres se replacent dans mon ciel embrumé et que j'en fasse tomber ma tartine dans mon thé de 5 heures.


Afin de fondre vous aussi, commencez par regarder cette vidéo ici, puis celle-ci aussi.

(la suite après le - triple - saut - ah ah)

mardi 22 novembre 2016

English vocabulary : boring






boring BrE ˈbɔːrɪŋAmE ˈbɔrɪŋ | (drilling(in woodperforation (in rockforage adj [person, place, activity, eventennuyeux/-euse [colour, foodfade it's boring being/doing c'est assommant d'être/de faire

Aujourd'hui tout est boring.
Le banal, le lisse, le lent, le mou, le parfait, tout cela est qualifié d'un dédaigneux "boring". A ce rythme là toute tentative de réconfort dans une douce conformité moelleuse devient coup d'état à l'intelligence. Boring, de faire du sport tous les dimanches, boring de manger des petits beurre en regardant la télé, boring de porter des Stan Smith, boring de manger bio, boring de porter des chaussettes quand il fait froid.
Pffft.


PS : une rapide recherche de traduction nous apprend qu'une biologiste américaine, Alice Middleton Boring a consacré  une partie de sa carrière à l'étude des grenouilles. Sooooo boring.




dimanche 23 octobre 2016

Hip Hip Hope Hourrah





Au risque de passer pour une ravie de la crèche ou une vraie désespérée en quête d'une bouée pour ne pas couler, cette semaine je vous propose encore une brassée de nouvelles initiatives et de liens vers des portraits de personnes qui sacrebleu, se sortent la tête du sable pour envisager demain sans pathos :


La sagesse du rappeur Oxmo Puccino qui a décidé d'être positif après avoir essayé tout le reste et décidé que c'était la seule stratégie qui gagne à tous les coups.

Eric Bellion, qui prend le départ du Vendée Globe avec pour première ambition de faire parler du combat de sa vie et faire connaître "Comme un seul homme", sa fondation créée pour promouvoir la diversité en entreprise avec comme credo "« la différence est source majeure de la performance et de l’innovation » . Navigateur émérite, beau gosse et communiquant hors pair, il faut l'écouter raconter comment son meilleur barreur a été un navigateur aveugle. L'histoire est belle, le challenge un peu fou, vous pouvez les découvrir ici et sur sa page Facebook (*). Tant que vous avez les yeux en mer, vous pouvez en profiter pour aller découvrir le portrait des 29 inscrits à la course sur le site du Vendée Globe , pour qui le mot confiance (dans la vie, dans les éléments, dans leur bateau et dans leur équipe) prend tout son sens.

Le magazine en ligne du CNRS, centre de recherche sur tout (vraiment) et son inventaire à la Prévert de nouvelles désespérantes, rigolotes, ou étonnantes  qui rassurent toutes au moins sur un point : tant que la recherche vit et grouille, tout va bien.

Un portrait de Yann Tiersen, artiste peu bavard ni à l'aise devant les caméras, mais comme un poisson dans l'eau dès qu'on lui parle de son île d'élection, Ouessant. Et son disque est une vraie réussite.

Nina Métayer est une jeune chef que la profession s'accorde à trouver très douée. Aujourd'hui chez Jean-François Piège, elle vient de décrocher le titre de meilleure pâtissière de Gault et Millau. Et comme elle est drôlement contente, elle le dit dans une vidéo, intitulée "j'ai quelque chose à vous dire", où elle remercie tous ceux qui l'ont accompagnée depuis ses débuts. La reconnaissance, cette politesse des sages, encore.

... Et bonne semaine !




(*) Je lis en plus qu'il ne jure que par Noirmoutier et la plages des Sableaux où ses parents ont une maison. Ca ne vaut pas Porsisquin mais c'est définitivement le signe que c'est un homme de goût. 









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