mardi 28 mars 2017

10 distractions qui améliorent votre productivité


Jean-Daniel Lorieux via Man Repeller


Derrière ce titre de post qui témoigne de ma (trop) grande consommation de LinkedIn en ce moment se cachent toutes les choses qu'on ne peut pas faire au bureau et c'est bien dommage parce qu'en même temps ça ne nuit pas vraiment à la concentration ni à la quantité de travail abattu. Il faudra que je m'en souvienne quand je négocierai mon prochain CDI.

Me faire les ongles de pieds (si vous êtes un homme, se faire les poils du nez doit faire le même effet). En profiter pour continuer à travailler pieds nus.

Prendre mon ordi sur les genoux et me poser sur le bord de la fenêtre là pile où l'écran est à l'ombre et les doigts de pieds au soleil ;

Aller courir, marcher, faire une course, repasser 3 chemises, mettre du linge à sécher, bref toute activité vaguement ennuyeuse et répétitive propice à la réflexion ;

Terminer les BN (d'abord c'est vraiment des gâteaux pas du tout bons pour la santé. Il vaut mieux laisser le pain complet aux enfants, un jour ils me diront merci) ;

Travailler sans musique et la fenêtre ouverte jusqu'à me rendre compte que les oiseaux, les jardiniers, les chiens font un barouf d'enfer (ça s'appelle réhabituer ses oreilles au silence, qui donc, n'existe pas)  mais que ça ne rend pas pareil que les sirènes de police, les embouteillages et les téléphones qui sonnent ;

M'interrompre pour aller chercher le t-shirt blanc et les chaussettes de danse de Marguerite (dans le sac de linge sale), lui faire (avec amour) un smoothie lait mangue banane (qu'elle ne boira pas parce qu'elle préfère quand ils sont rouges) et lui donner une Pom'Pote et un pain (frais) avec du chocolat.

Ecrire dans mon lit en posant mon ordi sur le gros coussin ringard d'IKEA.

Faire une pause déjeuner de 12 minutes à 15 heures. Ou de 2 heures entre 11 heures et 13 heures. Quand j'en ai marre plus que quand c'est l'heure.

Aller déjeuner ou prendre un café avec plein de gens différents et ne pas parler de mon boulot, mais du leur ou bien alors de plein d'autres choses.

vendredi 24 mars 2017

Red Nose Day



A moins d'habiter dans une grotte humide dans le Vercors (et encore je suis sûre qu'on doit bien pouvoir capter un signal 4G), difficile d'échapper à la bande annonce de la mini suite de Love Actually qui va être diffusée aujourd'hui en Angleterre et le 25 mai aux Etats-Unis à l'occasion du Red Nose Day.

Love Actually, film choral réalisé par Alan Curtis où Hugh Grant, Colin Firth, Emma Thompson et Keira Knightley sont plongés dans les affres de l'amour. Love Actually, aussi indispensable à Noël que la paella de madame Willman et les Ferrero Roche d'Or.

La nouvelle d'un bonus inédit et tout chaud fait donc le tour des réseaux sociaux, ainsi que cette petite vidéo réjouissante.

Mais savez-vous ce qu'est le Red Nose Day  - littéralement le "jour du nez rouge" ?

(hop le saut)


jeudi 23 mars 2017

Martine's women agency





12 heures 30. Belinda se hâte rue de Marignan. Ses talons bobines claquent sur le trottoir et le vent souffle, mettant en péril la coiffure élaborée de la jeune femme qui tente malgré tout de garder la tête haute et le souffle régulier. Hors de question d'arriver rouge tomate devant Martine.

Martine est une femme à qui on ne joue pas le jeu de l'excuse bidon. Martine a passé l'âge. Elle tient son agence d'une main de fer et ne tolère aucun écart. Au départ, c'était un jeu, un passe-temps amusant : avec son entregent et ses connaissances, elle avait proposé de rendre service à ses riches amies qui avaient besoin de personnel ponctuel et bien né. Sa fille était adolescente et était toujours à la recherche de petits boulots pour arrondir ses fins de mois et financer son shopping. Jolies, bien habillées et très bien élevées, elle et ses amies faisaient un tabac dans les diners et les pince fesses organisés dans les salons des beaux quartiers.
Et puis, un jour ,Martine s'est prise au jeu. Elle a monté son agence, pris des bureaux à côté de Champs Elysées, embauché une assistante et fait visser sa plaque sur la façade.

Martine's women agency. Un nom qui claque.
Loin des flonflons des noms d'agences de mannequins et du racolage des boutiques d'hôtesses :
son prénom en avant, sa carte de visite, son oriflamme,
et puis une touche d'anglais pour la classe
et le mot women pour bien signifier aux importuns chasseurs de filles faciles de passer leur chemin.
La clientèle de l'agence aime chasser le soleil toute l'année, rester dans un entre soi rassurant, se protéger du scandale et des étrangères aux pouvoirs vénéneux. Elle apprécie le calme tranquille de Martine et sa totale discrétion.

30 ans plus tard, Martine est un peu lasse mais elle tient toujours la barre.
Un jour ou l'autre elle dévissera la plaque et fermera ses bureaux. Emportera ses petites histoires et ses grands secrets avec elle à Cassis, dans sa villa avec vue sur la mer, et coulera des jours heureux, loin de l'agitation de la vie parisienne et de ses socialites qui tuent le métier à petit feu avec leurs jambes kilométriques et leurs jupes aussi courtes que leurs idées.

En attendant, aujourd'hui, elle a rendez-vous avec une candidate.
12 heures 31 et l'interphone grésille.

Martine se lève, lisse sa robe, vérifie sa coiffure et se dirige vers la porte.



PS : en réalité, Martine's women agency est une agence de mannequin, sise au 15 de la rue de Marignan, à des années lumière de la douce nostalgie qui se dégage de son nom et de sa plaque (mais qui représente des femmes de tous âges plutôt chics).





lundi 20 mars 2017

Raconte moi une histoire de MOOC






MOOC veut dire Massive Online Open Course. En français on devrait dire FLOT (Formation en Ligne Ouverte à Tous) mais en fait on le dit pas, snobant pour toujours toutes les ouvertures hilarantes de jeux de mots de cet acronyme maritime (non, ne me poussez pas, je n'en ferai rien)

Aujourd'hui on peut quasiment prendre des cours de tout sur Internet sur des plateformes dédiées, bien souvent gratuitement, et à condition d'être hyper motivé (pas de radiateur sur lequel s'endormir, pas de voisin compréhensif pour tricher pour les exams, pas de sonnerie qui annonce la récré). Des universités, des institutions, des centres de recherche, des marques, des centres de formation pour adultes, proposent d'éclairer vos longues soirées d'hiver été vos riantes soirées d'été.  Tapez MOOC sur Google et explorez, vous allez voir, c'est Luna Park.

A ce moment, haussement de sourcil de tous les Gauthier, les Salima, les Hugo, les Fiona (et tous les autres), qui, à-mi parcours de collège peinent à comprendre comment on peut avoir envie de retourner à l'école sans y être obligés.

Est-ce parce qu'une fois adulte on se rend compte qu'on apprendra toute sa vie ou bien parce que certains cours sont franchement baths, en tous cas les MOOC cartonnent.

Au milieu de l'océan de propositions, une d'entre elles est super bath.

Pixar vient de mettre en ligne un cours gratuit sur la Khan Academy pour apprendre l'art de raconter une histoire.
Le cours, en anglais (et sous titré en anglais ce qui le rend accessible même si vous n'avez pas épousé Miss Marple ou le Docteur Sheperd), propose une série de vidéos, de témoignages et d'exercices qui complètent la série intitulé "Pixar in a Box".
Le premier chapitre est déjà en ligne, les autres suivront progressivement.
Dans les premières leçons, on apprend que toute histoire commence par "what if ?", ce qu'on pourrait traduire par "imagine", gymnastique jubilatoire qu'affectionnent certains, qui devrait être au moins aussi obligatoire que la cohérence cardiaque, la méditation et le chocolat pour garantir un esprit sain, un corps sain et tout le tintouin.

Et ce n'est pas Madame Berthou, jamais rassasiée de rédactions de CM1 en 1981 et éternelle muse de ce blog, qui me contredira.

Vivement fin mars pour le deuxième chapitre.



PS : la Khan Academy a été créée par Salman Khan, un de ces hommes incroyables et visionnaires qui savent super bien raconter leur fabuleuse histoire, ici celle d'un Américain issu de l'immigration qui a gravi un par les un les marches académiques avait de lancer son académie ouverte pour que tout le monde aie le droit d'accéder à la connaissance. Vous pouvez le découvrir ici, dans une conférence donnée en 2011.

jeudi 16 mars 2017

Amazing grace





"Ce n'est pas quelque chose que l'on peut contrôler
Ce qu'on appelle la grâce, c'est un état d'esprit, 
Ca ne s'apprend pas.
La grâce, elle vient uniquement de la tête, 
de savoir comment on parle aux autres
C'est uniquement l'âme du personnage qui ressort.
C'est ça la grâce je crois"


Dans un court-métrage réalisé par Clémence Poésy pour l'Opéra de Paris, c'est l'étoile Michaël Denard qui fait la voix off.
Et il faut l'écouter poser ses mots avec précaution sur les images pleines de concentration, de douceur et d'effort des élèves de l'école, isolés dans une bulle ouatée.
Ce film est un petit véhicule de grâce justement, où l'on sent toute l'empathie de l'équipe qui a saisi ces instants de travail intense de ceux que l'on verra peut-être un jour en plein soleil, sur la scène.








Allez fureter sur le site de l'Opéra de Paris et 3ème Scène, sa plateforme de contenus numériques : une vraie mine de vidéos qui ouvrent les yeux sur une toute autre manière de voir l'Opéra, par exemple en ouvrant celui-ci à l'interprétation d'artistes que l'on ne s'attend pas à voir là, comme Vincent Dedienne ou Abd Al Malik ou Clémence Poésy justement.




mardi 14 mars 2017

Le point d'union


"Marlon Brando et son chat" Bridoz.com


Communiquer sans stéréotype de sexe est un premier pas vers une égalité réelle entre femmes et hommes, et l'un des chevaux de bataille du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.

L'institution a édité un guide pratique pour nous aider à y voir clair et a établi 10 recommandations pour une communication publique sans stéréotype de sexe.

L'une de ces recommandations vise à adopter de nouvelles règles typographiques.

(la suite après le saut, le suspens est à son comble)

lundi 13 mars 2017

Le meilleur UX du monde ne remplacera jamais Valérie, Kevin ou Yasmine


Il faut se retrouver dans les magasins à contre courant de leur flux habituel pour se rendre compte que l’automatisation à des limites.

Essayez donc la Poste un matin (le samedi fera l’affaire si vraiment vous ne pouvez pas quitter votre bureau pendant les heures ouvrables). Ou alors un hypermarché un mardi à 11 heures.

Au milieu de la (petite) foule habituelle qui avance, choisit ses produits et file vers la caisse, ou bien attend plus ou moins patiemment son tour, on voit alors tous ces déclassés volontaires ou subis qui ne sont pas dans le moule : parce qu’ils n'ont pas fait "marketing 2ème langue", parce qu'ils parlent pas bien français, parce qu’ils n’ont pas les clés pour rentrer dans les cases, ou bien juste pas envie de gagner du temps à tout prix, ni besoin d’une rapidité de service à toute épreuve. 
Ou alors parfois ils cherchent quelque chose et n’ont nul envie de jouer à la chasse au trésor en suivant les signes de piste des rayons ou de la nouvelle signalétique à pictos. 
Ils veulent envoyer un courrier, pas taper l’adresse sur un clavier, ils veulent des noisettes en poudre sans avoir à deviner s’ils les trouveront au rayon fruits et légumes ou farines - condiments - sauces. Ils veulent un téléphone portable sans avoir à choisir entre 4 forfaits et 8 téléphones en s’abimant les yeux sur une notice écrite en patte de mouches.
Ou alors, ils veulent seulement un contact humain.

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