mercredi 11 novembre 2009

Histoire sans parole

En ces jours d'amitié franco-allemande triomphante (la revanche de tous les parents qui ont inscrit de force leurs enfants en Allemand première langue. Enfin !), j'aime les dernières pubs Eurostar.
Et pourtant on a appelé notre fille aînée Jeanne..

lundi 9 novembre 2009

Timber !


On ne peut pas échapper au Mur. Alors, défaut de jouer à la demolition party, ressortons la pate à modeler. Avouez que celle ci est plutôt tentante non ?
Et comme l'allemand est de nouveau à la mode, chantons zusammen : Nena !

99 Luftballons
Auf ihrem Weg zum Horizont
Hielt man für UFOs aus dem All
Darum schickte ein General
'ne Fliegerstaffel hinterher
Alarm zu geben, wenn's so wär
Dabei war'n da am Horizont
Nur 99 Luftballons

PS : crédit photo This isn't happiness

dimanche 8 novembre 2009

Comme dans un film

Crédit Photo : ABC

Ayé, j'ai fini de regarder l'épisode 8 de la saison 6 de Grey's Anatomy. Je vous dis rien. J'ai encore pleuré ce week end alors que la pluie tombait dehors.
Il me prend des envies d'être scénariste quand je suis une série assidûment comme cela. Euh, pardon, d'être l'une des 25 scénaristes qui travaillent sur chaque série.

Comme Benacquista le raconte là :


Comme Martin Winkler qui décrit dans son dernier roman tous les plans, tous les décors avec une précision de scénographe


Comme Anna Gavalda et ses tableaux en aquarelles tellement dans l'air du temps (que parfois ça en est un tout petit peu agaçant - mais juste un tout petit peu - j'aimerais bien être agacée comme ça plus souvent)

Ou Katherine Pancol, que j'ai snobée longtemps, découvert très tardivement, avant de me dire que c'était dommage de passer à côté de ses histoires chorales attachantes comme les films de Danièle Thompson. Des histoires écrites dans un Français limpide, débarrassé de fioritures et de figures de style qui marquent un texte mieux encore que le Carbone 14. Si vous en voulez un aperçu, allez sur son blog


En attendant, j'écoute mes scénaristes et dialoguistes préférés. Les enfants, la boulangère et la caissière de Monoprix, la jeune mère et sa petite fille tellement en colère dans sa poussette qu'elles passent devant tout le monde alors que la file d'attente est sans fin. Sans oublier les présentateurs télé et ceux de la radio et les journalistesdelapresseécrite.

samedi 7 novembre 2009

Brrr

Ils s'amusent bien à Austin (la ville du Texas, pas le monsieur à la force surhumaine ou la petite voiture pétaradante aux suspensions acrobatiques).
C'est le magasin Toy Joy et je l'ai découvert via le site "plastic animal a day" où une dame respectable poste chaque jour ou presque les photos de sa collection d'animaux en plastique.
Si.
Drôle de collection, non ?
Allez hop il est temps de faire des crêpes et de voire du chocolat chaud. Que faire d'autre quand il pleut, qu'il fait gris et que le petit habitant flottant réclame du calme ?
Rien..

jeudi 5 novembre 2009

Fooding ça veut dire cuisine branchouille

J'ai grandi en mangeant du pâté Hénaff. Incontournable sommet de la gastronomie bretonne, appréciable particulièrement en mer, quand le port est loin, la mer calme, et l'estomac vide. Avec du pain frais, de l'eau itou et un carré de chocolat dans une crêpe en dessert.

Chacun sa madeleine. Moi c'est du pâté.

Je sais que je vais être déçue. Mais tant pis.

J'ai acheté aujourd'hui quatre des cinq recettes en boites créées par Frédérick e. Grasser Hermé à partir du pâté et de la saucisse Hénaff. "La rencontre de l'avant-garde culinaire et de la haute naturalité "Made in Pouldreuzic". "La tomate farcie de Marie-Corentine", "Hachement bon", le hachis parmentier au pâté Hénaff, "maman m'l'a dit", l'aubergine au même pâté, le "P'tit Kersalé aux lentilles", version originale du petit salé à la saucisse Hénaff.
En revanche, j'ai laissé tomber "la nouille molle surréaliste", recette de macaronis au pâté Hénaff (et pourtant le nom m'a fait sourire)

On est loin du pont du bateau et du casse croute sur le pouce en faisant bien attention à laisser le gras sur le bord de la boite.

Ca sent la récupération marketing de bas étage et/ou le coup de pub à 2 balles et le Directeur Marketing fraîchement débarqué là bas à côté de Douarnenez et qui veut quand même montrer au monde ( et donc aux parisiens) qu'il n'est pas largué de tendance ?

Bah. Tant pis. Si c'est bon.

Je ne sais pas encore. Je fais atelier dégustation ce week end et mes gouteurs sont pas tendres (pensez, ils préfèrent un plat de pâtes au chou farci de leur grand-mère)

Affaire à suivre.

mercredi 4 novembre 2009

Dans le Transilien


Je me suis glissée tout au fond du wagon sur une place de libre. En face de moi, un cadre en cravate qui fait des Sudoku niveau "excellence", c'est écrit dessus.
J'enlève mon écharpe.
Pardon, excusez-moi. Ah oui, excusez-moi, passez, je replie mes jambes sur le côté en prenant mon écharpe, mon sac et mon parapluie sur mes genoux.
Un couple se cale à côté de moi.
Mademoiselle face à moi et jeune homme à ma droite.
C'est parti pour 15 minutes d'yeux dans les yeux, serments éternels et petits noms d'amour.

Mais non.
Ca déraille sévère sur la trajectoire de Cupidon.
Là, dans la chaleur un peu endormie du Transilien, alors que le champion de Sudoku est remplacé par une dame qui lit un polar avec des lunettes retenues par une chaînette en argent.
Que je n'ai rien à lire et que je rêve en pensant à tout ce qui m'attend au bureau.
Alors que le train reste sans fin arrêté à une gare sans que personne ne bronche.

Mes deux amoureux, à droite, vivent un drame en chuchotant. En se dévorant des yeux. Sans jamais élever la voix. C'est vrai, le wagon est hyper silencieux et leur voisine a le nez en l'air. Ils sont dans leur bulle mais il y a comme des interférences avec le monde réel.
Je n'écoute pas vraiment, je n'entends pas tout et puis c'est un peu triste, non ?
Des grands constats rationnels qui font mal, des comptabilisations et des plaintes sourdes. Mais toujours en se dévorant des yeux. C'est un amour qui agonise sans bruit, sans se faire remarquer, sans coup d'éclat. Une fin d'amour avec beaucoup d'amour en quelque sorte, quand on ne veut pas se faire de mal mais qu'on n'en peut plus, qu'on n'est pas bien et qu'on veut aller mieux et qu'on ne sait pas si ce sera à deux ou tout seul.
Je me plonge dans mon mobile pour occuper mes mains et ne pas donner l'impression que je me divertis avec leurs difficultés. Je branche mes écouteurs sans le son, juste pour continuer à rêver sans faire ma curieuse.
C'est triste de se déchirer à 8 heures 42, un mercredi matin de novembre.
Je voudrais bien être Cupidon, tiens, et leur redonner un peu d'espoir. Ou alors John Legend, il a une chanson juste pour eux. Pour les amours qui se déchirent et qui ont besoin de temps pour trouver le bon rythme.
Le train entre poussivement en gare.
Je ré-ajuste mon écharpe, je mets de la musique dans mes oreillettes et je quitte le wagon.

Les deux amoureux n'ont pas bougé d'un pouce.
C'est dur de se quitter.
Même là.
Sur le quai de la gare. Après s'être tout dit, comme ça. En chuchotant, les yeux dans les yeux.

PS : Allez écouter la chanson de John Legend. Les paroles sont juste en dessous de la vidéo. Et c'est beau.

Retour de vacances

Aujourd'hui, je me sens plutôt comme ça :


Alors que je me rends bien compte que c'est plutôt ça



qu'on attend de moi. Vive les retours de (même petites) vacances !

PS : aucun crédit pour ces photos stockées depuis des mois dans mon PC. C'est mal mais dès que je ressors de l'eau, je les cherche, promis !

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