mercredi 30 décembre 2009

Pas de lunettes noires mais peut-être une nuit blanche


Une photo de bel homme pour vous inspirer avant d'aller danser.
Jacques Dutronc sans ses lunettes noires.
C'est pas de la pure photo de la balle, ça ?

Je suis comme GQ, j'aime ce petit look de minet gringalet pilier du Drugstore (avant que ça ne devienne une galerie commerciale haut de gamme pour csp+ perdues sur les Champs).

L'année dernière, j'avais terminé 2008 avec "Sissi" et commencé 2009 avec "l'homme qui tombe à pic".

Vous remarquez je place la barre à un tout autre niveau cette année.

mardi 29 décembre 2009

je voeux le meilleur


Un site nommé coketalk very New Year's Eve.
Déjanté et tout à fait décadent à souhait.
Parce que, franchement, qui a envie de faire des trucs utiles à deux jours de la fin de l'année ? Enjoy !
Bonne journée

lundi 28 décembre 2009

Soeur Anne...

Crédit photo : This isn't happiness


A quoi ça sert l'expérience ?
Me demandais-je ce matin, alors que l'auditoire écoutait bouche bée la démonstration de mon camarade de bureau dans une salle surchauffée du sud parisien.
Démonstration fluide et sans accroc qui me laissait tout loisir de vagabonder dans ma tête.
Vagabondage pas très primesautier pourtant.

Je venais de réaliser avec horreur que je devais laisser derrière moi chocolats et galantine pour replonger dans le vrai bain du gagne pain quotidien.
Ce qui équivaut à faire des listes de to do allant du "super urgent" au "mega super urgent mais pas envie" en passant par "celui là je vais bien réussir à ne pas le faire moi même quoique si ça plante je m'en voudrais à mort alors je vais le faire".
Ce qui équivaut à sentir comme une boule se former dans mon estomac, puis remonter dans ma gorge, avant de redescendre dans mon estomac.
Oui, tout comme le manège Extrême du Grand Palais.

15 ans que je fais le même métier et 15 ans que je stresse à l'idée que je ne m'inquiète pas suffisamment pour ce qui devrait m'inquiéter.
A scruter le ciel pour voir quel couvercle de poubelle va me tomber sur le coin de la figure.
A imaginer des plans de crises pour des crises que j'aurai si bien anticipées qu'elles n'arriveront pas alors que le détail anodin - ce fourbe tapi dans l'ombre - va lui me revenir dans la figure comme l'élastique de Claude Rohou sur mes doigts dans la classe de CE2 du Sacré Coeur.
15 ans que j'aurais dû mettre à profit pour me "forger une solide expérience me rendant capable de prévoir, d'anticiper, de contrôler".
Me rendre sûre et sereine à la barre de mon bateau, les traits reposés et le conseil avisé toujours prêt pour les jeunes fougueux prompts à prendre des risques inutiles.
Mouais.

On nous fait tout un plat de l'expérience alors qu'en fait ce que je voudrais c'est simplement troquer ma bête intelligence d'humain pour les dons d'un oracle.

Je me demande si je serai toujours aussi pleine de doute à 75 ans....


PS : Sinon, je suis à la recherche d'un manteau chaud, chic et que je puisse fermer pour les 3 derniers mois où je suis deux en un. C'est évidemment l'année où je rêve de silhouettes élancées et de pardessus cintrés - so Jackie O. Non, la mode n'est pas futile, elle peut aider à échapper à des situations de stress intense - comme la to do list du retour de vacances...

dimanche 27 décembre 2009

La chanson du lundi

En 1984, mon frère m'a offert un disque des Pretenders pour mon anniversaire.
J'étais flattée qu'il m'offre un 33 tours.
Comme pour ses copains.
A moi la petite soeur, la pissouse, l'empêcheuse de tourner en rond. Toujours à faire trop de bruit pour se faire remarquer après ses deux frères.
Une reconnaissance en quelque sorte...

Et sur ce disque, cette chanson.
Au titre qui veut dire en gros "c'est pas l'tout mais faudrait peut-être penser à reprendre le collier, les amis".




Fish Eye

Le FishEye c'est un effet photographique pour voir le monde comme à travers le fond d'un verre Arcopal. La trêve de Noël, c'est comme un Fish Eye géant.
On voit tout en déformé.
C'est inracontable.

Sur cette photo, la rade de Brest vue du TGV 8267 à destination de Paris Montparnasse. Ce train marquera l'arrêt en gare de Guingamp, Saint Brieuc, Lamballe et Rennes. Attention à la fermeture des portes.

Objectivement, c'est assez moche cette vue.
Je suis gavée de foie gras mais toujours lucide.

Vue en Fish Eye, c'est pas pareil.
Ce petit côté "aube ensoleillée sur la friche industrielle de Vilnius après un hiver rude et aride" deviendrait presque émouvant.
Ou comme dirait Henri "ce que j'aime bien à Brest, c'est que les maisons ont la même couleur que les rues".
Henri est un Fish Eye incarné. Avec lui, tout devient rond, accueillant, émouvant même.

Et ça marche particulièrement bien pour la période de Noël, ces quelques jours que l'on craint, redoute, attend avec impatience et garde au fond de son coeur tout au long de l'année.

Et allez, hop, maintenant on se prépare au bling bling, au glitter, au dernier exercice périlleux de l'année : le réveillon (voui, celui pour lequel "on prévoit rien cette année, non vraiment rien, juste une petite bouffe sympa entre copains, tranquillou à la maison" en espérant secrètement quand même que ce soit "fizz, chebam, paf, ouaouh"). Et là, je vous recommande plutôt l'effet visuel "tilt shift" avec ses flous artistiques et ses zooms sur les détails... Mais c'est une autre histoire. Demain, peut-être ?


PS : vous voulez en savoir plus sur le Fish Eye ? C'est ...

mercredi 23 décembre 2009

Fête Foraine

Noël c'est comme une fête foraine.

C'est bruyant, clinquant, on dépense plus que prévu, on a un peu mal au coeur à force de manger des trucs pas sains mais super bons. On se sent obligé de sourire avant de se faire avoir par la chaleur, les couleurs, les blagues à 2 balles et les frissons à 3 Euros.

Noël c'est spectaculaire et incontournable. Et ça rend bien en photo. Non ?

mardi 22 décembre 2009

Perturbations

Crédit Photo : Michael Ashton

Manger chez Quick à 16 heures après avoir "fait une expo" comme on dit à Paris
Se coucher à 22 heures 15 après avoir mangé une soupe de légumes maison et des blinis
Inviter des copains à manger un pot au feu, au débotté, comme en Province
Se dire qu'il va falloir trouver de nouveaux cadeaux et ne rien faire pour autant
Prendre la route un jour plus tôt
Déjeuner au Carrousel du Louvre- les seuls Français à la ronde
Regarder un film en VOD à 15 heures. Un dessin animé qui se termine bien.
Télécharger de nouveaux jeux pour l'iPhone après avoir passé une heure à l'Apple Store. Blanc ou Alu le PowerBook 13 pouces ?
Se réveiller à 10 heures
Faire une machine de blanc et puis une autre de couleur
Faire la crèche et planquer le petit Jésus
Ecouter à fond Roberto Alagna qui chante "Petit Papa Noël"
Acheter un soutien gorge Miss Helen chez Monoprix
Mourir de peur à regarder les fous qui font l'attraction Salto du Grand Palais - celle où la chair de ma chair et l'amour de ma vie restent suspendus la tête en bas 15 secondes avant de redescendre.
Hurler dans le train fantôme quand le spectre en latex nous saute dessus et crie
Manger des Churros pour la première fois
Prendre sa douche à 17 heures avant d'aller dîner chez des copains
Ne pas défaire sa valise ni sa trousse de toilette
Se perdre dans le Bon Marché et avoir envie d'être très riche là tout de suite
Mettre des rideaux dans la chambre
Trier les fiches recettes des Elle entassés dans la chambre depuis juin dernier.
Appeler le service client de Eurostar un peu tous les jours en espérant entendre autre chose que la musique d'attente - un jour.

Tout va bien.
Et God Save the Queen and the Eurostar.

vendredi 18 décembre 2009

Les vacances de Noël - Part 1

Crédit photo : the year in pictures

Je me sens un peu comme ça ce soir. Envie de me coller contre un mur et de me laisser glisser, le regard vague, en attendant que le sommeil me gagne.



Crédit photo : Jak and Jil

Juste avant, il faut juste qu'on fasse les bagages, pense à prendre les papiers, les billets, le liquide de secours, les pains au lait et le Crunch et les M&Ms et la bouteille d'eau et le jeu de Uno et le Mille Bornes. La liste des cadeaux à rapporter pour les (enfants des) copines. Réserver le taxi. Ne pas oublier les chaussures. Et les gants. Et les bonnets. Et les ipods. Et les chargeurs d'ipod.
Les vacances c'est maintenant et c'est pas tout de suite.
Mais c'est quand même un peu les vacances de préparer les vacances.
Pendant 4 jours, nos programmes continuent. En pointillés.
Profitez-en pour fouiner dans les archives....

jeudi 17 décembre 2009

Dans la cour

Dans la cour du bureau, il y a des guirlandes et un sapin de Noël. C'est notre Times Square à nous. Nos Champs Elysées perso du 2 décembre au 15 janvier. Une zone Grippe A -free.

Et il y a des fumeurs aussi. Des fumeurs farceurs qui occupent leur main libre pendant les jours de neige.

Ca donnerait presqu'envie de les rejoindre, non ?

Ayé j'ai trouvé

Jean, regarde, j'ai trouvé le parfait arbre de Noël pour le jardin.
Tellement plus chic que la guirlande sur la maison ou l'affreux Père Noël accroché (écorché ?) aux fenêtres. je veux le même !
Ça tombe bien, ils le vendent à Londres. Chic alors.

PS : Société de vente à distance britannique Cox and Cox via Cup of Jo.

Ps : en ce moment il neige sur Paris. Ça a l'air magique ? Oui, 5 minutes avant que les trottoirs ne deviennent d'immenses flaques de bouillasses. La neige à la montage. Allez zou, chacun son paysage !

mercredi 16 décembre 2009

Fabrique des mots avec des lettres


Lu dans CB news aujourd'hui

"Hertz actualise son identité de marque avec Landor Associates.
La contemporanéité et l’engagement de la marque auprès de ses clients. Voici quelques unes des valeurs que veut véhiculer la marque de location de voitures Hertz en renouvelant son identité visuelle signée de Landor Associates (Etats-Unis). Celle-ci sera déclinée sur tous les supports de communication (véhicules, points de vente, siège social…) dont la mise en œuvre a été confiée à Iris ans Leibowitz Gould Design. "


La contemporanéité ? Pfffffffffft
Ca passe pas au petit bac un mot comme ça. Ni au grand d'ailleurs.

mardi 15 décembre 2009

Une histoire de confiance


[Je remets mon entonnoir sur ma tête et vous fais part de ma réflexion – commencée au bureau avec un sparing partner l’autre matin au sujet d’une étude en cours, et poursuivie dans ma tête, entre Saint Augustin et Ranelagh, coincée dans un maigre espace vital (à ma droite la capuche à fourrure toute douce mais qui chatouille d’un jeune à oreillettes, à ma gauche la manche rêche d’une dame à l’air revêche, derrière moi je ne veux pas savoir, et tout devant, la porte) ]


Dans quel monde on vit (comme dirait Pierre-Marie Christin tous les matins sur Europe1) ?

Grippe A, bisphénol, plastiques, eau du robinet polluée par des médicaments, fausses factures et vraies magouilles, bonus énormes et baisse du pouvoir d’achat, bio et pesticides, religion et éducation. Tous les jours, il faut se « forger une opinion », se « faire son idée », « opérer des arbitrages », « peser le pour et le contre », « prendre la température ».


Avant, on était dans la confiance aveugle, les 30 glorieuses, Jean Fourastié, Pie XII et Spoutnik. Dis bonjour à la Dame, respecte tes professeurs et aie confiance dans la Patrie.

Ca marchait droit. Au moins. 30 ans plus tard, on en voit bien les limites mais sur le moment ça rendait la vie quotidienne plus facile.


Aujourd’hui, tout est potentiellement dangereux et toute bonne initiative a son revers de la médaille.

On lit même sur Internet que les sacs Jérôme Dreyfuss déteignent sur les vêtements clairs alors qu’ils coutent un bras. C’est dire.


Il est de bon ton de donner son avis sur tout, de tout critiquer, de faire tomber tout le monde de son piédestal. Mai 68 à côté, c’est un BBQ Playmobil. Poussez-vous, je sors le modèle Werber au gaz turbo pulsé et personne ne sera épargné.


Et on a toutes les bonnes raisons d’être ébranlés. On est au milieu d’une gigantesque cacophonie. Et on connait tous quelqu’un qui s’est pris la porte dans la figure.


Mais on ne peut pas vivre comme ça, en perpétuelle incertitude, non ?

On dit que les enfants ont besoin d’un cadre pour s’épanouir, mais je suis sûre que les adultes ne sont pas contre quelques cloisons plus ou moins amovibles pour rendre le monde moins hostile.


Alors, chacun fait sa tambouille, décide de se créer son petit bonhomme de confiance sur le tas.

Pour certains, ce sera la presse écrite et les livres publiés avant 1712, pour d’autre un guide bien vivant (mon papa, mon psy, mon patron, Johnny), pour d’autres encore les philosophes ou Marianne (le magazine, pas la jolie fille avec son écharpe tricolore).

On se construit un système de fonctionnement perso à coup de petits arrangements et de grands engagements militants. Un jour on est hédoniste, le lendemain on est frileux comme un perroquet en Alaska. Un jour on dépense comme une cigale et le lendemain on trouve que la baguette à 1 euro, c’est une honte. Un jour on vaccine ses enfants contre la grippe A et le lendemain on refuse les antibiotiques. La parano nous guette et ceux qui ne le sont pas sont suspectés d’angélisme dangereux.


Les politiques s’époumonent, les religieux s’étranglent et les vendeurs du temple surfent sur la vague.

Et les marketeurs, les publicitaires, s’arrachent les cheveux. Ils écrivent des livres. Ils inventent le marketing de l’expérience, se mettent à regarder le consommateur consommer et jettent de grands barils de peinture verte et rose sur leurs murs. Tout en prônant la transparence, l’honnêteté, la vigilance, la communauté. L’intuition prend le pas sur le rationnel. C’est la revanche des gourous et des visionnaires. On se prend d’amour pour les personnalités flamboyantes, les rebelles, les robins des bois, les redresseurs de torts.


POUCE !

On peut faire une trêve de la défiance entre le 15 décembre et le 2 janvier ? On dirait qu’on arrêterait de tout le temps TOUT remettre en question. Juste 15 jours dans l’année.

On serait tous d’accord pour dire que c’est bon de faire un sapin, dépenser des sous pour des cadeaux, manger trop et trop riche, s’embrasser pour de vrai et se souhaiter le meilleur.

Du fond du cœur. Une vraie trêve des confiseurs en somme.



PS : Je sais qu’on est 10 jours avant Noël parce que ma copine Isabelle a son anniversaire 7 jours avant Noël et 3 jours après celui de mon Jean. Et qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Jean. Mon esprit est limpide….



Ps : crédit photo DesignMom, une femme qui attend son 6ème enfant (On a toujours besoin de quelqu'un pour se rappeler que ce qu'on vit n'est pas exceptionnel. Que certains vont plus haut, plus vite, plus fort ). Ses billets me vont très bien en ce moment. Du cocon, du doux, du joli et des histoires de naissances bien gores racontées par ses copines.



lundi 14 décembre 2009

Quelle allure



Je suis super bonne cliente des pubs de parfum.
Sauf quand elles sont des accumulations de clichés faciles. Ayé Chanel s'y met.
Le bateau à voile, le soleil, le coucher de soleil, le maillot de bain blanc, l'air concentré du marin, l'oeil rivé sur l'horizon.
Les plaquettes de chocolat et la mèche mutine.
De la vraie imagerie gay friendly qui va faire fantasmer les midinettes et les midinets.
Next step : plein cadre sur Andres qui s'humecte les lèvres et se cabre sous l'objectif de la caméra.

Ca ne vaut pas Aqua Velva.
Du vrai, du tatoué qui se met une bonne claque pour bien commencer la journée.
La version 70's n'est pas mal non plus, non ?



dimanche 13 décembre 2009

Tou tou touuuuu

Les voyages en train c'est moins fatiguant, plus rapide, plus sûr et
tellement plus sympa que la voiture.
Sauf les jours de grève.
mais pourquoi font-ils grève déjà ?

Bilan: 1 poésie, 2 paquets de Pepito et 1 de Granola, 87 parties de
Petit Bac (g comme Germanie, l comme langleterre, h comme henri !),
Voici, Elle, Fan de, Astrapi, Nouvel Obs et l'envie de se vautrer dans
un canapé.

Ps : photo archives RATP

jeudi 10 décembre 2009

Ca sent le sapin

Ce matin, j'ai failli demander à une fille dans le métro d'où venait son manteau - vert kaki- porté avec une écharpe vert sapin dans laquelle jouaient des fils d'or.
Tout à l'heure, je suis tombée sur cette photo et ce pantalon hautement désirable - vert (faudrait juste penser à nourrir cette pauvre fille. Elle m'a l'air bien tristounette pour quelqu'un qui a un pantalon hautement désirable - vert)
L'autre jour je déjeunais chez HAND, un restaurant tout bleu, et je n'avais d'yeux que pour la (sublime) bague de ma copine : une (grosse) pierre couleur de verveine liquide.
La semaine dernière j'ai acheté quatre gâteaux pour un dîner dans une pâtisserie japonaise. Tous au thé matcha. Tous verts.
Mon porte monnaie est en cuir. Vert.

Vert de peur, vert de rage, ver de terre. C'est pas folichon pourtant cette couleur a priori.

On va dire que c'est un effet de saison, les sapins sur les trottoirs, les guirlandes de buis et le gui qui ne va pas tarder.
Ou alors une envie de quitter la ville et de m'y mettre (au vert)
Ou alors une envie inconsciente de me rapprocher de l’image de Princesse Fiona à mesure que je prends des formes.

Donnez-moi du vert et je serai toute rose.


Crédit photo : RoseAnna.

mercredi 9 décembre 2009

English Rose ou perfide Albion


Du 19 au 22 nous allons mettre en pratique les cours intensifs d'Anglais des enfants depuis la rentrée scolaire. A base de Lady Gaga et de Rihanna, de christmas carol yaourtés 'oui ouich iou eu méri krismassss and eu api niou yiiir" et rediffusions de séries télé sur M6.
Pour eux, Londres c'est Abercrombie, les hommes en rouge avec un chapeau poilu qui ne sourient jamais, les Mc Donalds à tous les coins de rue et les petits déjeuners avec thé et saucisses. Et Lady Di (?).

Pour nous, c'est un peu plus nuancé mais à peine.
Même si Hugh Grant et Trish Deseine ont beaucoup fait pour décontracter notre vision des choses, des siècles d'a priori entretiennent le mythe.
L'Angleterre c'est vieillot et coincé avec des gens qui nous regardent de haut et parlent un anglais bourré d'expressions idiomatiques incompréhensibles en pinçant le nez. De toute façon, depuis Les Beatles, ils n'ont plus rien exporté de vraiment neuf.
Alors que les Etats Unis c'est super cool et tellement plus excitant. The American Dream, les grands espaces et l'anglais domestiqué à force de regarder Les Experts en Vo.

Et pourtant. On n'y peut rien. On essaye de les détester pour faire perdurer la tradition, mais on n'y arrive plus vraiment. On a du mal à cacher notre attirance pour nos cousins insulaires. Aussi rebelles et exotiques que des scones dans un panier de croissants. On se ferait couper les deux mains et la langue plutôt que de l'avouer, mais on est un peu bluffés par les Anglais.

Alors on compte les jours et on relit les guides en imaginant des circuits de vrais touristes en baskets et moufles, sac à dos et appareil photos.


PS : une rose d'hiver dans le jardin. Si c'est pas un bon présage, ça.

mardi 8 décembre 2009

La révolte du gingerbread



D'accord. Demain, j'achète un sapin, des calendriers de l'avent et de la pâte à gingerbread. Ou à cookies tout fait de chez Monop.


Elle vous plait la version SM ?
Tout plein d'autres idées sur le blog One Theme Everyday.


lundi 7 décembre 2009

Le 25 quoi ?


Tout fout le camp.
Pas de sapin, pas de calendriers de l'Avent, pas de lettres au Père Noël, pas de paquets mystérieux planqués dans les cachettes même pas secrètes de la maison.
Dans trois semaines c'est Noël.
Je ne sais pas quoi acheter et à qui.
Je ne sais pas quoi demander cette année (*).

Je voudrais repousser Noël d'un mois - quand je serai en congés mat'
Ou alors avoir une journée pour me lancer dans une frénésie de shopping, de décoration et de chants de saison. Où la maison sent les gâteaux et que les enfants ont les joues roses à force de rester à côté de la cheminée.

En attendant, si déjà, je me limais les ongles, ce serait déjà pas mal.
Eh Oh, il est où l'esprit de Noël ?

(*) à part une paire de Louboutin, l'eau de toilette Diptyque qui sent divinement bon la fleur d'oranger, un iBook 13 pouces blanc. Des bricoles, quoi.




PS : crédit photo sophisticated simplicity



dimanche 6 décembre 2009

Le Paradis peut attendre


A moins que vous n'habitiez dans une hutte au fond des bois de Transylvanie (ou en province), que vous ne lisiez pas les magazines (sauf si vous vous contentez du Quotidien du Médecin et Du Pèlerin)
et/ou que vous soyez femme au foyer totalement désocialisée (et avouez que ce serait vraiment pas de bol), vous êtes au courant que Charlotte Gainsbourg sort un nouveau disque. Avec Beck (c'est le nom d'un auteur compositeur interprète, ne me dites pas que vous ne connaissez pas Beck ? Si ? Faites semblant alors, ça craint trop)


Moi, j'aime bien les artistes qui sont pas comme nous.
Qui ne font pas vraiment d'efforts non plus pour être comme nous.
L'artiste "comme Madame ToutLeMonde" me déçoit toujours un peu.
J'aime qu'on me transporte un peu dans une dimension parallèle - celle chère à Igor et Grischka ou une autre, plus floue, plus cotonneuse.


Certes, le Paradis peut attendre.
Nos vies sont jolies, si si.
Mais qu'est-ce que c'est bien de les oublier un peu. De décoller même sans substances illicites ou douteuses ou dont l'abus nuit gravement à la santé.




PS : J'aime la Province, les lecteurs de magazines professionnels et confessionnels, les femmes au foyer. Vous le savez, hein ?

Ego logolo dans la case


Thierry Ardisson lance en partenariat avec l'INA un site à son nom.
"J’ai voulu faire partager sur le net en accès libre tout ce que j’avais pu faire dans ma vie médiatique : publi-cité, journalisme, presse, littérature, télévision, cinéma... Bref, j’ai voulu proposer une sorte de "mausolée virtuel". Mais on aurait tort de ne voir que de la mégalomanie dans l’en-treprise. Les qualités, les particularités ou la rareté de mes invités, plus les interviews auxquelles je les ai soumis, tout ça sur une période de 25 ans, confèrent à l’ensemble une véritable valeur documentaire et patrimoniale."

Jésus-Christ, Einstein, Léonard de Vinci, Henry Ford, Marie Curie. Ardisson.
Ouf. On ne savait pas encore qui consacrer homme du 21ème siècle.

PS : crédit photo ici

jeudi 3 décembre 2009

photo de classe


Demain c'est photo de classe.
Celle où le monsieur en pull dit "oui, toi en rouge, descend d'un rang" et puis "la jeune fille avec une veste poilue, tu peux regarder vers moi s'il te plait ?" avant le fatidique "attention les enfants, on sourit..... Voilà !"
Celle où la maîtresse se met debout à gauche. Elle sourit comme les 45 dernières fois où elle a fait une photo de classe.
Celle où les enfants sont énervés. Ils rigolent, pouffent, font des bruits de prout et se pincent pour rigoler.
Les filles ré-ajustent (de travers) leur serre tête et enlèvent leur pull pour garder un souvenir de leur chemisier à fleurs trop beau.
Adam a les yeux qui brillent - un début de fièvre. Adama, les dents du bonheur et Antoine un grand trou quand il sourit.
Le photographe en est à sa 4ème classe. Il est 10 heures et il en a déjà marre. Il a mal aux dents et le dentiste ne peut le prendre qu'à 17 heures. Et le Doliprane ne fait plus effet. Il aurait du prendre le médoc que lui a proposé sa femme mais il était en retard et avec le planning d'aujourd'hui il fallait qu'il arrive à l'heure.
Faire les photos de classe, c'est sympa mais c'est fatiguant. Il avait rêvé d'autre chose. Les magazines, les studios et les mannequins d'Elite en maillot de bain en février sur les plages des Maldives.
Mais c'est correctement payé et puis il donne du bonheur aux mômes et à leurs parents. Si seulement ils pouvaient être moins énervés. "Madame, vous pouvez faire quelque chose ? Je dois faire 10 autres classes avant midi"


Mais Henri s'en fiche. Ce soir il a préparé sa tenue. Chemise, pull en V, jeans préféré. Sa grande soeur lui a dit "tu fais une pub pour Gap ?", son autre grande soeur lui a dit "marrant, on dirait qu'il y a un mort par terre", et son papa, appelé à la rescousse pour donner un "avis de garçon" a approuvé son choix. Tout est prêt.
Demain il fera son sourire numéro 1. Pourvu que la maîtresse le laisse aller à côté de Louis.

Méthode coué ou vérité vraie ?


mercredi 2 décembre 2009

Retour vers le futur antérieur

Nolwenn Leroy a gagné la Starac en 2002.

Je le sais parce que c'est l'année où tous les soirs je regardais la quotidienne avec Nikos en donnant son repas du soir à Henri - les filles dans leur bain à côté.
Depuis je ne sais pas trop ce qu'elle est devenue Nolwenn.
J'ai recommencé à travailler, j'ai lâché la Starac et Nolwenn avec.
Hier, j'ai découvert sur iTunes qu'elle sortait un nouvel album. Très folkisant, popisant, voix naturelle, harpe, arrangements nordiques.
A mi-chemin entre Tori Amos, Feist et Mannick.
En fermant les yeux, sur les titres en Anglais, on dirait une BO de Grey's Anatomy.
C'est dire. Je devrais plonger direct.

Le problème, c'est que je ne ferme pas les yeux.
Je vois toujours la fille qui se tenait pas très droite, habillée comme un sac et qui se battait contre Houcine et Emma sur un plateau laqué blanc, brillant comme une publicité pour liquide nettoyant pour sol.

Mais que ça ne vous dégoûte pas. C'est plutôt chouette.

mardi 1 décembre 2009

Grandeur et décadence de la vie au bureau

Vous imaginez la tête de Bernard/Sandrine/Valérie/Jean-Claude si vous collez cette jolie image sur son bureau un matin pour vous venger de son emprunt jamais retourné de la précieuse agrafeuse que vous avez mis 4 mois à obtenir des services généraux ?

Dans une seule image, tout un concentré des micro-frustrations engendrées par le "vivre ensemble" quotidien du bureau. Avec sourire crispé et petite blague doucereuse enduite d'arsenic.

Pour une agrafeuse, un crayon 4 couleurs, un mug jamais lavé, 30 centimes pour le café.

- 10 heures 12, on signe un contrat qui va faire vivre 12 personnes pendant 2 semaines.
- 12 heures 14, on voudrait étrangler Thierry-de-la-Compta qui nous a squizzé 1 ticket resto sur le compte de novembre.
- 13 heures 20, on fraternise autour du plat du jour (sauté de biche et purée comme à la maison. Et un café, merci)
- 14 heures 30, on manque d'air devant l'armoire à fournitures encore vide


PS : The Daily What est un site pour ceux qui s'ennuient devant leur ordinateur (le soir - quand ya vraiment rien à la télé). Cette illustration m'a fait hurler de rire. Toute seule.

Viggo home

Crédit photo : CinéMovies


J'avais bien envie de voir La Route pour toi, Viggo. Mais la bande annonce et l'article suivant me refroidissent un peu... Gloups
J'attendrai le prochain Cronenberg finalement.

lundi 30 novembre 2009

"Des ailes" ils disaient

Je n’ai jamais réussi à trouver les maths intéressantes. Jusqu’à ce que finalement je passe beaucoup de mes journées sur Excel, à manier des chiffres.
Je n’ai jamais été brillante en langues. Jusqu’à ce que je passe un an aux Etats-Unis et que je me mette à rêver en Anglais.
J’ai toujours aimé le Français. Mais je n’ai aucun mérite. C’est comme ça. On nait ou pas avec cette envie de faire jouer les mots, de comprendre l’orthographe et de raconter des histoires.

On a tous eu des profs inoubliables qui nous faisaient adorer une matière et qu’on avait hâte de retrouver. Qui rendaient l’Allemand vivant, l’Economie trépidante, l’Histoire haletante.
Et des profs qui nous faisaient bailler, qui nous faisaient peur, qui nous paralysaient.

Les années ont passé. Maintenant je suis de l’autre côté de la barrière. Celui des parents.

Parfois je doute de la capacité du Collège à donner envie à nos enfants d’apprendre.
Parfois je doute de leur capacité à leur donner confiance en eux.

Il y a des soirs où je suis une louve qui voudrait garder ses petits près d’elle.
Et les entourer seulement de gens aimants, aidants et pédagogues.
Des hommes et des femmes droits, enthousiastes, sévèresmaisjustes.

Mais ce n’est pas possible. Il faut les laisser se frotter au monde, apprendre en se faisant des bleus et composer avec ce qu’on leur donne. Qu’ils découvrent que les profs sont des humains comme les autres, avec leurs faiblesses, leurs défauts qu’ils apportent avec eux dans la classe.
Même
si « ça se fait trop pas comment elle a noté le dernier contrôle ».
Même si parfois les larmes sont intarissables et l'estime de soi tout au fond des Converse.

Et même si on va quand même essayer de les aider.
Et c’est dur.

Crédit photo : Google Image.

dimanche 29 novembre 2009

Le surf, Dan Carter et le syndrome Poulidor

Crédit Photo : Life

Oups.
On dirait que la perfect wave n'est pas aussi perfect pour tout le monde..

(Pourquoi notre sympathie va toujours vers le surfeur au style - disons moins assuré ?
Après tout le bellâtre au premier plan a l'air bien coiffé, bien né. Sa position sur la planche est parfaite et je parierais que la jolie fiancée qui l'attend sur la plage est longue, brune et aussi bien coiffée que lui. Ils sont ensemble depuis des années, mangent sainement, fument sainement et n'oublient jamais d'hydrater leur corps après les longues heures passées dans l'eau. A l'inverse, Doug est gaffeur, maladroit et a la peau qui craquent. Mais ses yeux pétillent et bientôt il va battre le bellâtre. C'est sûr. En tous cas, on voudrait tellement y croire)

Comment ça, vous croyez que je fais un digression acrobatique uniquement pour ne pas devoir moi aussi m'incliner devant Dan Carter, le gendre idéal du rugby ?

jeudi 26 novembre 2009

de guingois


- Dis, Inès, c'est pas un peu casse gueule ta console, là ?

- Ben, non, pourquoi tu dis ça ? C'est pas casse gueule, c'est Arty.

- Hein ? Darty ? Ils font des meubles de récup chez Darty maintenant ?

- J'ai pas dit Darty, j'ai dit Arty. C'est de l'Art quoi. J'adore.

- Mouais. T'es sûre que c'est solide ? Ca me fait à moitié peur. On pourrait pas un peu équilibrer les couches pour qu'au moins ce soit parallèle ? En plus, ça te ferait des étagères supplémentaires. Et hop, tu peux rajouter des paires de chaussures. C'est mieux pour le commerce.

- ??

- Vraiment, t'as pas le sens pratique. Ca se pavane toute la journée, ça fait sa fière dans les magazines, mais quand il s'agit de vendre, on appelle Brigitte. J'ai peut-être moins d'allure mais j'ai du bon sens.

- Si tu le dis. Allez viens, je t'emmène boire un chocolat au Flore. Tu me parleras business.


PS : C'est Roger Vivier, le bureau d' Inès de la Fressange, photographié par The Selby. (...) soupir d'envie.

Pétale Floraison Arc En Ciel Oliver

Jamie Oliver, le génial cuisinier anglais qui transforme tout dîner mouais en dîner ouaouh a eu une troisième fille en juin dernier.
Après Poppy and Daisy Boo, ils ont beaucoup hésité.
Avant de se décider pour Petal Blossom Rainbow.
Classe.
Manifestement ils ont tiré au sort une thématique florale, voire bucolique. Ca s'appelle un fil conducteur. Ca évite de se prendre la tête pour trouver des idées de cadeau d'anniversaire ou de décoration de chambre d'enfants.
Espérons que ces trois jolies filles ne tournent pas gothiques à l'adolescence.

PS : crédit photo et genèse du scoop chez Joanna sur son blog du magazine Glamour US. Quand je vous disais que le blog regorge d'infos aussi superficielles qu'indispensables..

mercredi 25 novembre 2009

Snobismes parisiens #5 : be different


Il parait que le bonheur danois que tout le monde envie n'est qu'un leurre. Qu'il repose sur une uniformité de pensée que nous ne pourrions pas supporter plus de 2 jours. Ça ne vient pas de moi, mais d'Arte (mais évidemment vous le savez car évidemment, vous ne loupez jamais une Théma d'Arte).
Alors que le temps se décide à nous rappeler que c'est l'automne, que les clients se souviennent qu'ils ont tout plein de queues de budget à dépenser avant la fin de l'année, que l'on ne peut plus parler de Grippe A, ni de Thierry, ni de Henri, ni de foot, ni de mains, sans que tout le monde ne change de sujet - reparlons de nos petits snobismes quotidiens.

- On ne lit pas Grazia. Sensé détrôner Gala et Elle, ce nouveau magazine féminin d'origine italienne a vite rejoint les rangs des journaux qui sont même pas dans les salles d'attentes. C'est dire.

- On mange du potimarron, du panais, des navets boule d'or et des topinambours. Et des rutabagas. En gros tous les légumes qui ressemblent à Scrooge, le film où Jim Carrey est cartoonisé sur toutes les sucettes de quais de gare en ce moment. Et on aime ça. Si.

- On oublie que c'est Noël dans un mois. On se fait des cadeaux maintenant. Qui sait où on sera dans un mois ?

- On fait mine de se pâmer devant les smartphones qui tournent sous Androïd (comme le HTC HD2 , le premier Windows Phone à gérer les écrans capacitifs et à offrir une gestion correcte du Flash) et on continue à chouchouter son iPhone (ou à reluquer celui de son voisin dans le métro le matin).

- On porte des chaussures plates. Les desert boots sable de Clarks semblent prendre la main. Si, vous savez ce que c'est. les chaussures de Simon et Garfunkel sur la pochette de l'album Greatest Hits. Comment ça on voit pas leurs chaussures sur la pochette ? Dommage, parce que c'est sûr qu'ils en portent. Si vous voyez toujours pas, la photo est .

- Plus que jamais les rouflaquettes sont à l'honneur. Maxime Médard, tiens bon. Depuis la tombée en disgrâce de Titi, une place est à prendre dans le coeur des Français, elle est pour toi.

- On apprend plein de trucs inutiles et (donc) indispensables sur Twitter. Par exemple qu'on peut désormais choisir la mamie qui nous tricotera avec amour un beau bonnet en laine et une écharpe pour l'hiver. C'est chez Golden Hook. Ben si. Merci Géraldine pour le tuyau !

- On continue à détester adorer Christian Audigier, le golden boy de la fringue, ami des stars. Et il adore nous donner du grain à moudre : un café à son nom, un de ses t-shirts sur le dos de Michael Jackson dans son film posthume, une boutique dans Paris. L'homme aux 10 interviews par jour aime occuper le terrain.

- La Ugg n'est toujours pas morte. Mais on essaie de se souvenir que ce sont des bottes de surfeurs australiens destinées à réchauffer leurs pieds après des heures dans l'océan. Et qu'elles n'ont donc rien à faire sur le bitume.



PS : Cette photo vient de Design Sponge. Toute la maison de Jesse and Whitney Chamberlin est aussi désirable que leur salle de bain...

mardi 24 novembre 2009

cintrés


Je ne sais pas pourquoi mon regard est toujours attiré par les photos de vêtements sur cintres…. C’est grave, vous croyez ?

PS : Crédit photo : Vanessa Bruno (les portants aériens) et Comptoir des Cotonniers (les gros plans) sur leur blog

lundi 23 novembre 2009

Où suis-je

Il y a des lundis comme.. euh.. des lundis.
Chaussettes trouées, thé tiède, look misérable et moral en berne.
Quand il pleut, la chaussée glisse, il y a tellement de monde dans le RER qu'on peut sentir le dentifrice du voisin - mélangé au café qu'il a avalé vite fait en attendant sa correspondance.

Des journées où on attend devant le bâtiment D alors qu'il fallait aller au B et où on demande à Caro si elle peut nous héberger une nuit à Londres alors qu'on va à Lyon.

Des journées où on déjeune enfin avec celle que l'on n'a pas vue depuis des mois. On a même choisi un resto américain super déco avec des hamburgers aussi énormes que le sourire du serveur. Et où on termine avec un Perrier - Poulet - haricots verts - déca. Même pas cap de s'enfiler sa dose hebdomadaire d'hydrates de carbone en un repas.

Des journées où une copine essaie de trouver une date pour faire un dîner à 5 et qu'on se retrouve la seule à ne pas pouvoir y aller.
Ben oui, on va à Lyon, on vous a dit.

Avant de reprendre le train et de se rendre compte qu'il reste juste 10 pages avant de terminer son roman. Il restera 3 pages à lire. Pas assez pour faire un autre voyage. Trop pour tout lire avant d'arriver. Et quand est-ce qu'on va les lire ces 3 pages, hein ?

Mais ce qui est bien, c'est que ces journées là s'arrêtent aussi à un moment.
Et on termine, allongée sur le canapé à tremper des petits cookies Bonne Maman dans sa tisane devant le nouvelle série de Canal+.
Avant d'aller trainer sur le net et de trouver cette illustration.
Zombieland.
Illustration officielle des jours comme un lundi.



PS : Illustration ruben fleischer

Gimme me your Hand

Tant qu'à faire, oui, autant déjeuner dans un restaurant qui nous
propose de passer une bonne journée !
(39 rue de Richelieu Paris 1er)

jeudi 19 novembre 2009

A l'école

Dans le hall du collège des enfants, en retrait en bas des escaliers (rampe en bois, vieux vieux escaliers recouverts de lino), il y a une statue d'un prêtre en surplis (ou bien est-ce une soutane ?) qui tient un livre ouvert dans ses mains - les pages tournées vers le spectateur.
Et sur ces pages, on lit très bien (le graveur a bien pris garde de le graver en caractère 72) : "Simplicité, pauvreté, charité, abandon à la providence".

Et du lundi au samedi, une horde de jeunes de 12 à 18 passent devant le saint homme en chahutant, avec le sac Eastpack sur l'épaule et le sweat American Apparel négligemment ouvert.

Sublimes contrastes de la vie quotidienne...



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