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mardi 18 juillet 2017

Dior de près



Tout le monde en parle et c'est tant mieux.

Le 70ème anniversaire de la maison de couture Christian Dior est célébré (notamment) à travers une exposition au Musée des Arts Décoratifs, rue de Rivoli à Paris, à un jet d'épingles des Pyramides et des colonnes de Buren et ce, jusqu'en janvier de l'année prochaine.

Dior est présent à l'esprit de tout le monde. Pour moi c'était le New Look, le tailleur Bar, le parfum Diorissimo, Charlize Theron et sa robe en or, les foudroyantes envolées de Galliano, la rigueur de Raf Simons, les évidences d'Yves Saint Laurent et le renouveau féministe de Maria Grazia et son t-shirt à 300 euros.

L'exposition est partout sur tous les réseaux sociaux, il est très facile de trouver des photos, des commentaires élogieux et des descriptions enamourées.

J'ai pris quelques photos, mais surtout ouvert grand les yeux et la bouche à plusieurs reprises, par exemple devant le travail réalisé sur cette robe de 2017 (en photo) entièrement brodée en raphia (j'y penserai la prochaine fois que Jean me demandera de l'aider à dompter les passiflores sur la palissade) et que l'on peut regarder de très très près si on veut.

J'ai découvert que Christian Dior était mort 10 ans après le lancement de sa marque seulement et que celle-ci avait ensuite été portée par des créateurs qui avaient chacun leur univers propre, tout en maintenant une ligne de force commune, parfois très visible et parfois ténue. Et ça m'a bluffée.

Cette exposition est si riche que vous devrez dépasser les compte rendus enamourés et les instastories pour y aller vous-même.
Promis, vous ne le regretterez pas, même si la mode vous ennuie.

Exposition Dior, couturier du rêve.

mardi 20 juin 2017

Bold and daring

Mailchimp

Cette année le maquillage prend des ailes.

Je ne sais pas si c'est une conséquence indirecte de "l'effet rouge à lèvres", vous savez, ce mouvement sociologique de fond (hem hem) qui dit que quand on n'a pas le moral et pas un rond, on se fait plaisir en achetant un rouge à lèvres éclatant à défaut de fondre pour des pompes à 150 000 dollars.

Je ne sais pas si c'est la preuve de l'émergence d'une féminité moins axée sur la séduction que sur le plaisir de s'aimer ou de loin se prendre au sérieux.

Sans doute un peu des deux. En tous cas, cette année, le maquillage a adopté une attitude rafraichissante : la tendance "rainbow dans mon coeur".





lundi 5 juin 2017

Cette foie c'est la bonne





Deux semaines jalonnées d'une succession d'apéros les pieds dans l'herbe, de petits verres en terrasse, de pause sur le port en partant de la plage et de rafraichissements sur le balcon. Deux semaines de douce euphorie pré-estivale, comme un avant-gout chamallow, une bande annonce alléchante et vraiment bien fichue.

Rosé - Bière - Champagne. Les trois mousquetaires de ces moments rêvés ont du mouron à se faire.

Si cette année le Pimms va peut-être détrôner le Spritz au-delà des côtes de Brighton et de Tourgéville, si une fois de plus le Mimosa va tenter une sortie hors des brunchs de Martha's Vineyard, et si les maisons de champagne tente de  funkiser leurs crus par une version piscine noyée de glaçons (aïe), la grosse tendance annoncée de l'été est l'arrivée sur les tables rosé-saucissons de cockails sans alcool qui vont enfin redonner leur part de cool à tous ceux qui alors avaient le choix entre le perrier tranche, le jus d'orange et l'indétrônable coca.

C'est une bonne nouvelle pour tous les curieux, les femmes enceintes et les jeunes mamans, les fêtards à l'esprit clair et un peu tout le monde les lendemains de fête.

Une sélection de recettes sur ce board Pinterest "Virgin Drinks".

samedi 4 mars 2017

Glissements de terrain





Il y a comme un vent de folie en cette fin d'hiver. Une impression d'ère catapultés dans l'espace avec des confettis, des bazookas, des tonnes de chewing-gum gums déjà mâchés et des fleurs des champs en pagaille. Un drôle d'environnement me direz-vous, mais vous ne pouvez pas ne pas comprendre ce dont je parle. Cet oeil du cyclone, cette impression que tout peut arriver. Et je ne parle pas seulement de politique, de météo et de la fin jamais programmée de Grey's anatomy malgré la mort (atroce) de son héros.

Les stars sur tapis rouge n'ont plus toutes des seins ronds et enflés comme des pastèques et parfois mêmes certaines osent afficher sans vergogne une poitrine menue et/ou occultée par un corsage qui monte jusqu'à la clavicule. Vous allez voir que bientôt elles auront des cuisses, et là....

(...) la suite

jeudi 29 septembre 2016

Va pas falloir se défiler





Côté face, la tranquille décontraction du créateur d'une des plus grandes maisons de couture de France.
Easy peasy, assurance, tranquillité. Tout roule.


(Ta dam, après le saut..)

lundi 26 septembre 2016

Curly Wurly



Catalogue Bon Marché 



Je ne sais pas si c’est un retour à la nature, un ras le bol du brushing, le retour des coupes afros, l’intense période de mousson humide de début d’été, le génie marketing des grandes marques jamais à court d’innovation pour renouveler les linéaires ou le seul cycle de la mode qui va et revient.

Il ne vous pas échappé qu’un phénomène capillaire d’envergure avait fondu sur nos magazines de rentrée.

Pensez-donc. C’est ma belle-sœur qui va être contente.
La boucle est de retour ! 
La boucle élastique, la petite tête frisée, le court élastique et rebondissant.
Après des années de tyrannies de plaques céramiques, de sérums anti frisottis et de traitements kératine, le mot d’ordre semble être : laissez-les vivre leur nature de tire-bouchon, jetez vos brosses, courez dans les placards de vos mères exhumer leur célèbre peigne à boucle, rejeton transgénique d’une fourchette et d’un râteau, étendard des années 80 :

Si si, celui-ci

(ta dam, la suite après le saut)

mercredi 21 septembre 2016

English vocabulary : corduroy


corduroy

noun  cor·du·roy  \ˈkȯr-də-ˌrȯi\

  • : a strong cotton cloth with straight raised lines on it
  • corduroys : pants made of corduroy

plural 

corduroys


  1. 1a  plural  :  trousers of corduroy fabricb  :  a durable usually cotton pile fabric with vertical ribs or wales
  2. 2:  logs laid side by side transversely to make a road surface


    J'espère que vous l'aimez, parce que tous les oracles des grandes tendances mondiales semblent s'être mis accord pour convaincre les créateurs que l'année 2017 sonnerait le retour en fanfare du velours côtelé. Pantalons, vestes, chemises, linge de maison, chaussures, vous n'allez pas pouvoir beaucoup y échapper.Ca vous rappellera vos jeunes années si vous êtes nés au siècle dernier. Pour les autres, ce sera enfin  l'occasion de découvrir la sensation inimitable de la caresse sur sillon de matière, mi doux - mi rêche.
     

mercredi 27 avril 2016

Le jeu des 7 erreurs





L'imper, le pantalon droit un peu court sur les chevilles, les baskets, le tote bag sur l'épaule et l'autre en bandoulière et les cheveux longs qui dansent sur les épaules.

Impression étrange de marcher derrière moi dans la rue sans pour autant m'en rendre compte tout de suite, tellement finalement il y a comme un uniforme dans les rues.

je prends une photo et l'envoie à Charlotte en écrivant : regarde je marche derrière moi.

J'accélère et dépasse mon ombre (non mais je rêve, elle porte de grandes lunettes de vue) et je me cale à quelques pas devant en me demandant si elle aussi va prendre une photo et l'envoyer à sa copine en écrivant : regarde, je marche derrière moi.


lundi 8 février 2016

Elle voit des ananas partout



La femme sardine



Ah Ah Ah
Ananas
Tu te crois le roi avec tes trois A

Et des ananas jusqu'à plus soif , en gâteau, en cheesecake, en jus pour lutter contre la toux, en tableau, en accessoire photo, en décor, en papier peint, sur ce board Pinterest ici.

Enjoy !














dimanche 17 janvier 2016

La liste #1


Maciej Pozoga pour Vice Magazine


Cliquez sur le lien sous la photo et découvrez un super chouette article de Vice Magazine sur un sport études surf de Bretagne et des portraits de jeunes qui ont intégré cet établissement pour vivre leur passion sans lâcher leurs études. Pour les photos, ils sont habillés de marques de luxe et ils posent comme des pros. C'est un peu absurde et en même temps c'est beau parce que leurs réponses aux questions sont d'une simplicité sans fard. On dirait qu'ils ne sont pas dupes. C'est ça qui nous étonne, en fait au delà de toutes ces histoires de X, de Y et de Z qui tournent un peu la tête. Ils ne sont pas dupes et ils font leur chemin, goutant au passage les fruits sucrés qu'ils ont envie de gouter et délaissant les autres. Je me demande si nous avons jamais été lucides comme ça à leur âge ?

Le retour du Curly. Pas le gâteau apéritif interdit par les ligues de protection du bien manger, les esthètes et les frustrés des années lycées. Non les cheveux frisés. Mais bien frisés, hein, pas de demi-mesure. Voilà qui va faire plaisir à tous ceux qui peinent à détendre leurs boucles chaque matin. On en trouve sur tous les internets bien lancés, comme ici, et là aussi et là bien sûr. Très bientôt donc dans votre salon de coiffure une armée de fers à friser vont remplacer les lisser céramiques. Il est temps de re-re-re-regarder Flashdance.

Le retour de la fashion week marque le retour en très grande forme de Loïc Prigent et de ses citations foutraques et élégantes dont on ne se demande pas si elles peuvent avoir vraiment été prononcées par la clique de la mode qui se presse aux premiers rangs : "Je n'ai pas de clés. Personnel de maison vous comprenez. Et tant mieux, je les perdrais."

Tiens, et ça mérite d'écouter - très fort, la fenêtre ouverte et les bras qui embrassent le ciel en respirant à plein poumons, cette chanson des Canadiens d'Arcade Fire  avec David Bowie en choriste de luxe, découverte il y a longtemps sur une playlist commentée par un artiste et qui disait que cette chanson s'accordait très bien à un lendemain de soirée.




mercredi 6 janvier 2016

La Riviera à l'angle de la rue d'Alger



Chaque jour je passe devant la boutique Missoni. Des robes en maille, des pantalons en maille, des costumes en maille. Des robes de cocktail légères comme un souffle, qui épousent les formes et dénudent les épaules. Rien de noir, rien de gris, rien de brut ni de raide. Camaïeu de couleurs subtiles, dégradé, imprimé délicat, de la couleur, plein de couleurs.
Rien de très pratique, de passe partout, de facile à porter tous les jours. Ce n'est pas l'idée. Du tout.

On monte avec légèreté dans un Riva rutilant de vernis fraichement refaits, et on file à belle allure sur une Méditerranée plate comme un lac. Formentera, Capri, Monte Carlo, peut-être aussi un peu de Sardaigne aussi. L'air sent l'eucalyptus, les mimosas, les lauriers fleurs. Dean Martin en bande son, des chanteurs italiens désuets aussi forcément. Et puis ces villas perchées sur les hauteurs, les bougies, les piscines et le stuc, les baies vitrées et devant les yeux, la mer scintillante et le soleil éclaboussant qui donne envie de se prélasser sur une chaise longue, sous un parasol.
Pouahhh, rien de mièvre ni de bling bling. Luxe discret et omniprésent. Parfums lourds et raffinés. Loup mariné et artichauts poivrades. Salades de framboise et du champagne. Ah... le champagne. Rien de noir, rien de gris, rien de brut ni de raide. Camaïeu de couleurs subtiles, dégradé, imprimé délicat, de la couleur, plein de couleurs




mardi 10 novembre 2015

Bataille rangée dans les beaux quartiers



A ma droite, l'armée silencieuse 
A 19 heures, ils sont là, dans la rue, mine farouche et oeil fatigué, les commis de cuisine et les chefs de partie des grands restaurants. Pantalon à carreaux violet et veste blanche. Le cheveu très court autour des oreilles. Ils fument une cigarette ou prennent l'air avant de prendre leur service en discutant mollement. On sent autour d'eux l'esprit de corps de ceux qui passent leur vie ensemble dans un environnement tendu, hiérarchisé. Et juste dessous, la rébellion qui pointe. La nuque courte, oui, mais sous le calot une mèche folle qui fait de la résistance. Sous les manches retroussées le tatouage qui s'enroule autour de l'avant bras. Le verbe haut et la bourrade facile. Des hommes qui dans moins d'une heure cuiront à la perfection les petits pois et le filet de dorade et construiront des oeuvres d'art sur une toile en porcelaine fine immaculée. Des hommes qui rentreront chez eux ce soir et s'écrouleront sur leur lit après avoir avalé un morceau de fromage et un bout de pain qui traine.


A ma gauche, la princesse au petit pois
A toute heure, elle est là, sur mon fil Instagram, image léchée, tirée au cordeau par son mari photographe. Pour elle la cuisine est une démonstration de savoir vivre. Prendre son temps, goûter les vins, choisir amoureusement les légumes au marché, le pied léger dans une ballerine fine, les bras dorés par le soleil du Médoc. Chez elle point d'inox ni de carrelage blanc. Mais des tomettes, une cuisinière à l'émail mordoré, une batterie de cuisine authentique et des cuillères de bois. La cuisine est familiale et généreuse, la famille souriante et éclatante de santé. Point de surgelés ni de conserves industrielles, mais la saveur incomparable des fruits et légumes achetés frais au marché le jour même et des oeufs tout juste sortis du cul de la poule.


Les deux se croisent sans se voir, ne partageant finalement pas grand chose au-delà de la marque de leur batterie de cuisine. Et on ne sait trop desquels se réclamer, le soir, debout devant notre table à induction, les yeux dans le vague et les oreilles dans la radio, à regarder bouillir l'eau en moins d'une minute avant d'y jeter un paquet de pâtes de qualité (quand même).

lundi 21 septembre 2015

Docteur chou et la taille haute

Grazia.fr


En cette rentrée il y a des choses comme ça à côté desquelles il serait vain d'essayer de passer.

Prenez la fin du Kale.
Mais si, ce genre de chou à cochon que d'aucuns prononcent Kalé et d'autres Kayle. Bourré de plein de trucs trop bons pour la santé, le Kale nous était présenté, il y a un an (il y a un siècle donc) comme THE ingrédient star des salades et des apéros. 
Pas s'affole si vous ne voyez pas ce que c'est parce que c'est fini. 
Le Kale n'aura même pas le temps franchir le périphérique avant d'être remplacé par, roulement de tambour, …., la feuille de brocolis.
Je vous laisse digérer la portée de cette nouvelle. 
Pensez aux sourires ravis de nos enfants. Ils commençaient tout juste à s'habituer aux fleurettes de brocolis que l'air de rien on va pouvoir aussi leur fourguer les feuilles. j'ai hâte.

Sinon, on assiste, et c'est bien plus important vous allez voir, au retour des pantalons taille haute.

Après être descendus jusqu'à la pointe de l'os des hanches, les créateurs-faiseurs-de-tendance ont décidé qu'il était temps que nous cachions ce nombril que l'on ne veut plus voir.
Et de nous vanter le retour à une silhouette qui met en valeur nos formes, qui aplatit le ventre et fait ressortir nos fesses. Qui autorise les pulls courts et près du corps. Et de convoquer à longueur de magazine les belles filles des années 70 pour appuyer leurs dires. Les Farrah, les Faye, les Victoria et les Sophia. Sourire Colgate et taille riquiqui.

Soupir. On s'y voit déjà. C'est tout nous ça. L'éternel féminin.
(suite après le saut)

jeudi 16 juillet 2015

Le retour du Cactus dans les maisons

Instagram de Studio Doré



On n'en parlait plus beaucoup depuis que Jacques Dutronc avait décidé de nous en mettre dans le slip et que vous aviez senti sur vous le regard interro-glacial de la maitresse de CM2 à qui vous en aviez offert un mini tout chou pourtant dans sont petit pot à la fin de l'année.
On vous avait expliqué que ce genre de plantes grasses représentait un intérêt mineur et se trouvait avant tout dans les loges défraichies de concierges de cinéma et dans les serres abandonnées des pavillons de banlieue à vendre "gros potentiel, travaux de rafraichissement à prévoir"
Le cactus ringard ? Voire

Tout à coup, depuis 6 mois, c'est l'invasion. Dans les pages modes des magazines un peu lancés, sans doute lassés de la froide perfection des tulipes blanches, mais aussi dans les boutiques du Marais et sur les fils Instagram des filles qu'Internet s'arrache.

Du cactus gras avec des grosses feuilles, du petit qui pique dur, du moyen avec un genre de duvet urticant dessus. Posés dans de jolis pots en céramiques, arrangés en mosaïque sur le carrelage. Il  y  a des succulentes partout, c'est plus joli que le mot cactus qui irrite les oreilles, qui rappelle un peu trop la grande époque de la conquête de l'ouest, des imprimés Navajos et de la route 66 de pacotille.

Ca refait la cerise à l'idée de la plante d'intérieur impossible à garder verte et feuillue, ça redonne espoir à tous ceux qui n'ont pas la main verte ni l'idée d'arroser tous les jours leur plan de basilic sur le rebord de la fenêtre.

Instagram d'Augustin Augustine




lundi 27 octobre 2014

Surfin' Girls


Sierra Prescott découverte sur le blog tomboy Style


Dingue le nombre de jeunes filles et jeunes femmes qui se déplacent en skate depuis quelques mois.

Des skates très chouettes en plus, colorés et graphiques, qu'elles portent à la main avec nonchalance quand elles s'arrêtent pour s'appuyer contre le mur et refaire le monde le nez au soleil.
Une swaguerie en appelant une autre, généralement elles ont les cheveux souples et au vent et une allure déliée, les jambes interminables dans leur slim usé juste ce qu'il faut et le glow bien healthy de celles qui n'aiment pas trop rester enfermées.

Evidemment on les suit des yeux, évidemment on se dit qu'on aimerait être comme elles et glisser, les mains dans les poches, une tête au dessus de la misère qui use ses semelles sur l'asphalte, tout en faisant mine de ne pas remarquer qu'elles ne sont pas à Honolulu mais au métro 4 septembre ou Guy Moquet.

Ca a l'air tellement simple (alors que nous on se souvient que déjà en patins à roulettes on n'en menait pas large). Et, forcément, on ne peut que noter quand même que généralement la rideuse de l'asphalte ne dépasse pas, allez, 30 ans.  Et que bien souvent et sans faire des figures de frimeuses elles ont l'air de maitriser leur planche. Et que non elles n'ont pas l'air de garçons manqués.

Ce qui ne fait que les rendre plus séduisantes, comme toute chose que l'on n'aura jamais (plus) : l 'aura de la fille la plus populaire de l'école, une médaille aux jeux olympiques, la couronne de Miss France et le  pass pour rentrer en backstage d'un concert de Coldplay.


Go, Go, Girls, vous êtes le sourire de ma journée, même si vous faites mine de ne pas vous en apercevoir.


jeudi 5 juin 2014

Tête de mule


Sur le site de River island


Au moment où je vous parle, je les porte en noir.
Et je me demande si je ne vais pas les commander en blanc. ou en beige.

Tellement on est bien dedans.
(et en plus, on a le droit depuis que Celine et Isabelle Marant les ont copiées)





PS : Birkenstock Arizona. Existe en deux largeurs pour (encore) plus de confort. A partir de 35 euros en ligne. Si.


lundi 27 janvier 2014

2014 : faites sonner les cuivres



Bolig met en scène la suspension de Tom Dixon, star de Pinterest et des blogs de déco


Le gold c'est trop bling, l'argent trop ethnique.
Non, baby cette année tu vas adorer le cuivre, ouais le copper va devenir ton meilleur copain.

Ca a la chaleur bien cosy et l'éclat de l'or et la douceur du rose sans son côté gnangnan-pas-revenue-de-sa-periode-barbie-la-pauvre.
Ca donne bonne mine aux blondes et aux brunes, et son origine industrielle ravit les plus blasés des bobos.

La rencontre réussie entre l'entrepôt de Pantin et la place Vendôme.
La couleur des centimes d'euros, ces mal aimés des portes monnaie et des casseroles à confitures.

Ca marche en décor dans la maison, sur les bras, autour du cou et sur les doigts.
Dans sa version lustrée, le cuivre quitte son imagerie vieillotte et devient un champion pour structurer l'espace ou sa tenue et lui donner une touche de "oh mais c'est dingue, c'est hyper joli et original et lumineux, j'adôôôôre"


Ca va cartonner.





dimanche 26 janvier 2014

The happy show : par ici la sortie





Ce dimanche, on s'est levés tôt et on est partis frétiller devant le Happy Show, une expo lumineuse et joyeuse qui parle de la quête du bonheur d'un designer autrichien qui vit à New York, Stefan Sagmeister.

Il écrit sur les murs (jaunes, les murs), il se regarde le nombril et ausculte les étoiles et le regard de ses concitoyens. Et il et se demande (si et) comment on peut, aujourd'hui, être heureux.

C'est tout sauf intello-excluant et c'est kids friendly. Il y'a des vidéos, des dessins, des chiffres et un vélo. Et des grosses boules de chewing gum aussi.

Ca donne envie de prendre des vacances, de marcher pieds nus dans l'herbe et de reprendre l'écriture d'un journal de bord. Ah oui, et d'aller plus souvent s'enfermer dans des musées pour s'aérer la tête en famille.

(et accessoirement pouvoir se demander tous ensemble ce qu'est le bonheur à 3, 11, 14, 16 ans, et bien après avoir passé 40 ans)




The Happy Show. La Gaîté-Lyrique, 3 bis, rue Papin, Paris 3e. Du mardi au dimanche à partir de 14 heures (le mardi jusqu'à 22 heures, du mercredi au samedi jusqu'à 20 heures et le dimanche jusqu'à 18 heures). Jusqu'au 9 mars.Gaite-lyrique.net

Si vous voulez en savoir plus,  le dossier pédagogique de l'expo The Happy Show est très chouette et reprend en partie les textes écrits par l'artiste sur les murs.

J'avais déjà parlé de ce drôle de bonhomme  et de sa décision de prendre des acomptes de retraites dès maintenant ici.

lundi 20 janvier 2014

Chez Dior




J'arrive en avance parce qu'avant j'ai déposé Henri au rugby. 
Devant nous des photographes qui arrivent, blasés, de chez Kenzo, et en grillent une avant de prendre leur place dans la salle.
Standing, ça veut dire qu'on a une invitation, mais pas assise. On est un peu la bourgeoisie du lieu. 




La noblesse, elle, est accueillie à grandes embrassades et effusions sonores par des gens en noirs qui compulsent frénétiquement leur iPad de fonction, tandis que le tiers-état patiente à côté, et espère, des étoiles plein les yeux, qu'elle verra au moins des stars, et pousse des cris quand un invité sur-looké fait son entrée

(la suite après le saut)

lundi 6 janvier 2014

Un nouveau lundi

Carolyn draws



Ce matin, c'est le jour où toutes les conversations commencent par "bonne année", où l'on échange des baisers maladroits avec son patron, Sylviane, cette peste du juridique, Romain de la compta et Cédric, l'homme à tout faire qui fait le tour des étages pour agrandir sa collection de joues fraiches et poudrées. Juste avant de retrouver enfin le calme de son abri derrière l'écran en soupirant de soulagement.

Et puis, c'est aussi un lundi de janvier comme les autres, avec sa lumière tristounette, son frigo vide et la petite dernière qui tire sur la manche du pyjama de sa mère pour aller vite à l'école retrouver ses amis et la maitresse adorée. La maison vide et silencieuse que seul interrompt le ronron du lave vaisselle, les mails de reprise avec les copines entrecoupés de messages dégoulinants de voeux de toutes les marques du carnet d'adresse qui nous promettent pleins de bonheurs et surtout -30% dès aujourd'hui avec le code  "superprivilégiéeavantsolde".

Le vent a joyeusement envoyé balader tous les sapins de Noël emberlificotés dans leur sac doré, abandonnés sur les trottoirs sitôt Noël passé.

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