dimanche 14 décembre 2008

La chanson dimanche

Quoi, t'étais pas au concert de P.U.S.H hier soir ? Nan, tu déconnes là... tu me fais marcher, t'as pas raté cette occasion unique de rencontrer en Live ces apôtres modernes, ces jeunes si fun avec leur Rock Louange, proche de l'univers musical de la scène Pop Française ? T'as tort le Père Jean-Baptiste les adore.
Allez, J.C, envoie la gomme !

Ca se passe là ... 

Allez, frères et soeurs, allez vous en sur les places et sur les parvis.. Et vivez l'esprit de Noël.

PS : j'adorerais voir la tête de vos camarades de bureau quand vous allez mettre la musique à fond dans l'open space... Vous en voulez encore ? allez sur leur site officiel, c'est ici

c'est la criiiiiiise


Pourquoi j'aime la Crise.

En lieu et place des papiers de soie et bolducs de toutes façons hors de prix, j'invente le concept du papier cadeau manifeste : et hop, LA CROIX et je rappelle que "Noël, c'est aussi une fête religieuse bande de païens", et hop LA PRAVDA, "je suis une globe trotteuse, ma résidence secondaire, c'est la terre", et hop LE TELEGRAMME et "c'est pas parce que je travaille à Paris que j'en oublie mes raciiiines", et hop L'HUMANITE, "je suis une petite rigolote", et hop LIBERATION "oui, je suis urbaine, je travaille dans les médias et je suis de gauche"... La liste est infinie. Quelles bonnes parties de rigolade. Pourquoi avoir attendu 2008 ?

Je peux enfin assumer mes culottes Petit Bateau en coton à 8,50 euros et dénoncer cette imposture : (je sais c'est dur, mais oui) le string Erès à ouatt milliards qu'il faut laver à la main à l'eau froide avec du Woolite, c'est pesant à la longue. Alors qu'un bon slip en coton qui se lave à 90°c avec les draps, quel gain de temps !

Je peux consommer sans mauvaise conscience. Je ne dépense pas d'argent, je soutiens l'Economie Française, Madame !

"Non, mon petit lapin, le le Père Noël subit lui aussi de plein fouet les répercussions de la crise financière qui secoue le monde. Il faut le comprendre. Il ne pourra pas t'apporter tous ces cadeaux que tu as choisis dans le catalogue du Train Bleu. Il fera une sélection qui tiendra compte des arbitrages nécessaires à la gestion de ces nouveaux risques et de la conjoncture qui va probablement affecter le pouvoir d'achat de notre foyer. Fais lui confiance."

Pas ce soir chéri, c'est la crise.

Le cinéma, le théâtre, les expos ? Quelle plaie, toutes ces files d'attentes sous la pluie glaciale de décembre, alors que la télé publique offre de si bons divertissements pour pas un rond. Vive Patrick Sébastien.

(à suivre)

PS : papier cadeau maison pour cadeau de Noël en avance. Je vous reparlerai des chewings gums plus tard...

jeudi 11 décembre 2008

Le début de la fin


C'est pas facile tous les jours d'être Super Tatie Marraine Dans le Vent.
J'ai beau ne pas être bien vieille, voire même totalement toute jeune comparée à la moyenne pondérée de toutes mes voisines de la rue (on trouve toujours plus vieille que soi - plus jeune aussi mais en l'occurence ça ne sert pas ma démonstration) - bref j'ai beau être un poussin de l'année, je suis perdue, je l'avoue. le 10 décembre est mon Kerguelen à moi (*).

Je ne comprends rien aux liste de Noël de mes neveux (Aïe, j'ai des neveux en âge d'écrire des listes de Noël, je ne suis donc pas si jeune).
Attention, je prends mon souffle : warhammer world of warcraft worms open warfare 4 need for speed most wanted SSX on tour. Ca c'est les jeux pour PSP. Mais il y a aussi le donjon de Naheulbeuk (tomes 4 et 5), l'arrière boutique de la terre de Fangh (de Poinsot), les Lego Creator, et les Pokemon Mangriff de Team Magma. J'oubliais les CD de sum 41 (le jeune garçon ajoute sans ironie mais tant de cruauté innocente la parenthèse( "à prononcer à l'anglaise") aaaaaah).

Moi qui m'étais promis de ne jamais être une Tatie qui a les joues qui piquent et qui met du Canoé de Dana en chantant "Mon Dieu Que La Montagne est Belle", je pleure. Et je bénis Saint Amazon qui comprend tout ce que je lui demande et me livre à mon bureau sans me regarder de haut et sans me faire de remarques désagréables sur mon inculture de djeunes.

PS : oui, il fait froid ce soir. D'où le cache nez (les taties disent "cache nez" pas pas "écharpe". Elles disent "chandail" aussi. Je m'habitue)
(*) allusion subtile à ce pauvre Loïc perdu entre l'Afrique du Sud et l'Australie et qui se sert d'un mouchoir de Cholet pour faire avancer son bateau démâté. Il aurait dû prendre des rames. On croit que c'est inutile et pourtant...

mercredi 10 décembre 2008

Le numérique vu par les filles #4


Bucolique Numérique

Le numérique me fascine.

Petit à petit il rentre dans nos vies et devient indispensable sans que l’on y prenne garde.

Au départ, les jeux étaient faits, les belligérants bien opposés.
A ma droite les amoureux de la nature, des couchers de soleil, des ballades au grand air et des soirées littéraires – un poil rétrogrades mais qui « savaient où sont les vraies valeurs de la vie »
A ma gauche, les chantres de la technologie, du progrès. Elevés aux frères Bogdanoff, lecteurs de Science et Vie, et bricoleurs de circuits électriques. Un poil illuminés mais « qui avaient confiance dans l’avenir – cet horizon radieux où notre vie serait plus facile, plus riche, plus belle ».
Les premiers criaient haro sur la télévision, les seconds comptaient les octets pour s’endormir les soirs de migraines.
Les deux se côtoyaient sans se voir et préféraient ne pas s’opposer – leurs différends étaient si nombreux qu’ils ne pouvaient s’entendre.

C’était clair, sans bavure. Un vrai bilan comptable.

Et puis, d’années en années, les frontières sont devenues de plus en plus floues.
On a vu des amoureux de la nature filmer la reproduction des mouches avec des caméras haute définition, et des technophiles s’enflammer après avoir découvert Goethe en VO sur leur e-book.
Le numérique s’est insinué dans tous les actes, même les plus courants de notre vie quotidienne.
Il est aujourd’hui presqu’impossible de passer une journée sans utiliser un appareil numérique, un téléphone mobile, voire Internet.
Même la mythique Carte Orange a fait place au Pass Navigo.
Même les mamies à cheveux bleus utilisent une carte Monéo à la boucherie.

Le virtuel, à force de ne pas l’être, devient juste… banal, et s’humanise. Et finalement, la technologie devient juste ce qu’elle doit être : un moyen et non plus une fin.

Et les amoureux de la nature peuvent tomber amoureux des amoureux du futur et réciproquement. Et c’est chouette.

PS : cet article est paru en 2008 dans le magazine DigitalWorld (aujourd'hui on line http://www.digitalworld.fr/).

mardi 9 décembre 2008

BRRRR

Aujourd'hui, n'écoutant que ma bonne humeur et l'horloge de Christmas qui me rappelle à l'ordre violemment ces jours ci, je suis allée faire du shopping au déjeuner.
  • Pourquoi je ne mets pas mon manteau chic, noir et féminin les jours de grand froid déjà ? C'est parce qu'il est chic, noir et féminin, mais bien moins chaud que ma parka. Trop tard.
  • Pourquoi je n'ai pas de gants, ni de bonnet, ni de parapluie dans mon sac ? Parce qu'il est déjà plein de lunettes de soleil, tickets de carte bleue illisibles, playmobil, cartes pokemon, mouchoir, vieux 20 minutes chiffonnés.
  • Pourquoi on ne voit jamais personne manger de bagel chaud face à la pluie et au vent ? Parce que c'est acrobatique et désagréable. Grand moment de solitude à 13 heures 59, dans la rue Louis le Grand.
  • Pourquoi les lentilles ? Parce que lunettes + froid + boutique surchauffée et ultra snob (c'est à dire vide), = 10 premières secondes .. troublantes, voire troublées comme les lunettes avec la buée.

"Ce qui ne tue pas rend plus fort" dit mon Boss en période de charette. Il est fort mon Boss. On voit qu'il a déjà fait son shopping de Noël.

J'ai croisé une armée de clones vers Opéra : blondes, cheveux mi-long, brushées, californian méchées, habillées tout en noir, entre 30 et ... ans, et qui bravaient la neige fondue, insensibles au vent, juchées sur 18 centimètres de Louboutin.

Elles se sont engouffrées chez Tiffany's en babillant. Peut-être qu'il y avait des soldes ? Ou bien alors un déjeuner de socialites New-Yorkaises exilées ?

Je me serais bien immiscée parmi elles pour pousser plus loin mon enquête mais je me suis rendue compte assez vite que tout comme Maïté chez Arielle Dombasle, j'aurais du mal à passer inaperçue.

Voyons voir : cheveux courts, chatains, carnation pâle quoique légèrement rosée grâce aux rafales de vent, jeans et clarks, haleine de bagel... Oups.

Salut les filles, je retourne au bureau, chacun son job.




PS : l'illustration du jour vient du catalogue d'une vente enchères de chez Sotheby's: http://bibliodyssey.blogspot.com/2008/11/original-winnie-pooh-drawings.html

lundi 8 décembre 2008

Bill Shock


Une image et un titre qui n'ont rien à voir.
L'image c'est pour l'inimitable classe de Steve McQueen, le King of Cool. Le regard, la veste, la coupe de cheveux, tout y est. Tout devrait être aussi simple que ça.
Le titre c'est pour l'expression de consultant du jour.
Un "bill shock", ça veut dire que t'as tellement bien brouillé les cartes qu'à l'arrivée ton client pousse un cri en voyant sa facture. Et t'as pas envie que le client enquille les bill shocks, sinon après tu risques le churn out. Râââââ. C'est bon.
Comment voulez-vous que je sois de mauvaise humeur avec ça ?
PS : la photo vient du site http://www.valetmag.com

dimanche 7 décembre 2008

2008 après JC



Marie a été hospitalisée pour éviter le risque d'un accouchement prématuré.
C'est un petit hôpital de province qui va sans doute bientôt fermer qui les accueille.
Le confort est sommaire alors Joseph a fait un saut chez Atac avec sa 309 Chorus pour acheter un barbecue qui fait office de chauffage d'appoint.
La télé est en panne. Les boules.
PS : Photo homemade et poladroidée. 2008.

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