jeudi 29 janvier 2009

Un peu confus

This isn't happiness (mais certains s'en contenteraient sans mal)

Pas de service minimum chez unefemmeavectoi. On assure le boulot qu'il vente, qu'il neige qu'il Besancenote dans les rues. 
C'est pas parce que je suis pas (encore) payée pour écrire que je ne vais pas montrer que je suis solidaire de ceux qui ne font pas grève.

Voilà, c'est encore raté. 
A chaque fois je me dis que je vais vous changer les idées, ne pas me jeter sur LE sujet du jour, comme Obama il y a deux semaines, la Grève aujourd'hui. 
Que je vais trouver un angle nouveau, plein d'amour, de tendresse, un grand éclat de rire. 
Que je vais contribuer à rendre votre journée encore plus excitante, exaltante (comme seule une journée de janvier peut l'être - pfffiout c'est du challenge)

Je me dis que je pourrais parler d'Ines de la Fressange qui défile pour JP Gauthier à 51 ans, que c'est dingue comme elle est classe (mais qu'elle est quand même super maigre, non ?).
Ou bien de la Fashion Week de Stockholm. Mais on s'en fout pour le coup.
Ou bien de la mort de l'inventeur du sandwich Kebab. Mehmet Aygun, qui a imaginé en 1971 (hier, quoi), en Allemagne (!), le sandwich devenu le symbole de tout quartier popu. Et dire que je n'en ai jamais mangé. De Kebab.
Ou bien du chavirage de Roland Jourdain, même plus sûr de terminer la course, à quelques jours de l'arrivée. Ce qui s'appelle du pas de bol quand même.

Ou bien que je pourrais ouvrir mon coeur sur mes sujets d'étonnement de la journée : pourquoi je goûte quand les enfants sont là alors que d'habitude je n'ai jamais faim à 4 heures, pourquoi le chauffage tombe à 18°c alors que je l'ai réglé sur 20°c, pourquoi il est déjà 22 heures 53.

Ou alors que je pourrais vous écrire un petit billet bien senti sur Facebook, sur l'iPhone, voir sur Facebook sur l'iPhone.

Tout ça. 
Et en fait non.
Je retombe sur la Grève.
Et là vous vous demandez pourquoi j'ai mis une Playmate en photo ?
Je sais pas. Mais avouez que c'est du lourd cette couverture. Moi elle me fascine.

Je vais me coucher, je crois. C'est mieux. 

Une dernière coupure pub


Toute ressemblance avec des éléments présents ou passés, ou liés à des événements faisant référence à des situations de vie vécues ou ressenties ce qui revient au même, n'est que fortuit. Quoi que.


Ouf, on est contents quand ça s'arrête non ? L'agence, c'est Wieden + Kennedy, Portland, USA. Allez hop, on se remet au travail !

mercredi 28 janvier 2009

Danse avec les rails

En ces temps de morosité ferroviaire... 

Le 15 janvier, T-Mobile (opérateur de téléphonie mobile) a organisé un flashmob géant dans la gare de Liverpool Street. Environ 350 personnes faisaient parties de la fête et ont dansé au rythme de la musique. La vidéo est diffusée depuis le 16 janvier comme une publicité sur Channel 4. Un autre flashmob a déjà eu lieu dans une gare. Plus de 200 personnes étaient restées immobiles pendant plusieurs minutes.


Ils veulent pas venir à Saint Lazare ?

Ché rigolo


A l'heure où la presse va mal, où  des magazines comme Zaza Mimosa (non ? Siiiii) vont peut-être arrêter leur parution, où les têtes tombent et valsent (encore) à Libération, où France Soir a été racheté par un Russe, voici une vieillllle pub rigolote. 
Un poil machiste, mais rigolote.

lundi 26 janvier 2009

RRmmmpft




C'est vrai, la vie d'acteurs peut être une tannée parfois.
Je comprends.

Steve Mc Queen et Faye Dunaway, photographiés par Bill Ray pendant les répétitions de "Thomas Crown & Company" en 1967. Dans les archives de Life.

I'm still standing suite et fin

Le résumé du défilé Dior Homme par Pure People.
Quel dommage, ils m'ont ratée. C'est moche pour leurs statistiques d'audience !

dimanche 25 janvier 2009

I'm still standing


C'était mon troisième défilé Dior Homme. J'en ai fait deux avec le précédent Directeur Artistique (Hedi Slimane - ne me dites pas que vous ne saviez pas - un gars tout simple, même qu'il a été à l'école avec ma copine Perrine, c'est dire) et là c'était mon premier avec Kris Van Assche.
Il est belge, il est tout jeune, il porte des jeans clairs avec une chemise blanche et des baskets. Mais personne ne lui demande quel bac il prépare pour juin, il gagne en 1 mois ce que je gagne en 1 an et il fait la bise à Karl.

C'est la troisième fois que je touche du doigt le monde des défilés et son vocabulaire.
Je suis en "Standing" (debout derrière les "buyers" et les "VIP" qui ont le droit de s'asseoir sur un banc en bois), si j'ai de la chance, j'irai en "backstages" après le show et si je veux me fondre dans la masse je dirai "Hello sweetie, glad you're here "en faisant des "air-kisses" à tous ceux qui attendent comme moi devant une bâche et un panneau "Press".
Le show est à 14 heures, c'est écrit sur mon carton, ça veut dire qu'il faudra que je sois devant le carreau du temple à 13 heures 30, et que le défilé ne commencera pas avant 14 heures 30, une fois que tous les "big shots" seront là. (Aujourd'hui c'est Delphine, la fille au patron, qui est arrivée la dernière, 5 bonnes minutes après Karl L, tout poudré du catogan).
En attendant tout le monde se regardera sauf les "Front Rows" qui feront mine de ne voir personne à part l'attachée de presse sur-parfaite (cheveux, ongles, dents, maquillage, pantalon, talons, veste) et le japonais sur-looké.
Il y aura La Marek, La Roitfled, une ou deux actrices dans le vent qui prendront dans leurs bras des grands chevelus et des grandes gigues blondes et perchées sur des 12 (cm).

Le japonais devant écrira des SMS en idéogrammes, le voisin italien enverra des SMS en Italien, l'allemande parlera en Allemand, et le couple d'américains derrière parlera d'Obama.

Le mur de photographes sera dissipé et bruyant tandis que les jeunes journalistes reporters d'images courront après la star en cuir et bottes.

Le défilé - 15 minutes de garçons qui arpentent le "catwalk" comme on va au turbin un jour de grosse colère - durera une quinzaine de minutes et à la fin le créateur viendra saluer vite fait avant de retourner derrière le rideau - en courant comme un gamin - sous les hourras de la foule.

Encore un délire de snobinarde parisienne qui veut en être coûte que coûte quitte à passer à côté des vraies joies simples d'un dimanche en famille?

Ben non.
Parce qu'à chaque fois les mots m'en tombent (et ça, c'est pas fréquent fréquent).
Ca me fascine cette débauche de moyens, de codes, de créativité autour d'un événement aussi court et qui va pourtant marquer toute une saison, toute une maison de couture avec les millions qui vont avec.
C'est rafraîchissant, énergisant et intimidant.
Je suis (bien évidemment) incapable de dire si ce défilé était un bon crû ou pas.

Et je n'ai aucune photo du défilé parce que j'ai oublié d'en prendre.
Trop occupée à regarder sur le catwalk, autour (le public), à côté (le mur de photographes), au-dessus (les lumières rouges).
Je n'ai retrouvé l'usage de mes doigts que tout à la fin et derrière la scène.
D'où ces photos que vous ne verrez nulle part ailleurs-c'est sûr.
Ou l'oeil d'une candide sur un monde étrange fascinant où...



Même les toilettes temporaires installées spécialement sont design

les tables de maquillages sont déjà vides comme les rayons du Printemps en fin de solde

Les (jolis) mannequins ont vite troqué leurs pantalons djellabahs, leurs chaussures Dior Martens et leur air sinistre pour des sweats à capuches, des baskets, et des thumbs up.

Et où personne n'est mort. C'est juste les vêtements sous housse déjà prêts à retourner à leur maison

et Ze photo du défilé. Dieu merci pour vous, les photos des vêtements seront partout demain

Merci Pascale.
Pour voir les vêtements et un décryptage de professionnel, c'est là

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