mardi 26 janvier 2010

Slippin' away


Il fait Brrr et pourtant le 10 janvier a eu lieu ce "no pants subway ride" que l'on peut traduire par "prends le métro en slip et fait comme si c'était normal".
Organisé par "Improv Everywhere", un collectif New Yorkais.

Au départ, ils étaient 7. Ils ont pris le métro en faisant mine de ne pas se connaître...
7 pour la première édition.
5000 dans 44 villes 9 ans plus tard.



Totalement inutile. Absolument futile et délicieusement indispensable pour éclaircir janvier, non ?



PS : Tout plein de photos sur le site de Color Me Katie et sur celui des organisateurs. Vous pourrez aussi découvrir toutes leurs récentes "missions".

lundi 25 janvier 2010

Prénoms

Dans l'arbre généalogique de la famille de Jean - et donc le mien aussi, il y a :

25 François,
50 Jean,
29 Jeanne,
55 Marie,
28 Mathurin,
52 Pierre
et une seule Catherine.

Mais aussi,
2 Toussaint,
et en un seul exemplaire :
Symon,
Ursule,
Vitaline,
Aimé Augustin,
Amice,
Eulalie,
Jacquette,
Perrin,
Adèle.... Et Véronique.

Moi j'aimerais bien en savoir un peu plus sur Jacquette, pas vous ?



PS : quelque part sur la photo, un arrière grand père de Jean. Mais on sait pas où. Le grand avec les oreilles décollées ou le petit au milieu qui n'a pas fermé son polo ? Ou alors à droite, celui qui a peur d'avoir froid et qui a gardé son pull.
Et c'est marrant, même il y a longtemps, les entraîneurs étaient en costume - et pas en tenue de sport.

Au marché


"Dimanche matin au marché ? J'adôôôre !

Je deviens Jamie Oliver, Julie Andrieu, Pierre Hermé - enfin physiquement je suis quand même beaucoup plus proche de Julie Andrieu. (rires)

Moi ce que j'aime, c'est que ce qu'on achète au marché, comment dire, ça fait sens.
Oui, c'est ça.
On n'achète pas bêtement des bananes. Non non, on prépare par avance une réserve de vitamines qui va faire plaisir à toute la famille. On ne choisit pas un morceau de conté, mais un morceau de montagne avec les cloches, l'air frais et l'eau de source garantie sans nitrates. Avec du pain bio c'est extraordinaire.

Oui, je sais, j'achète trois fois trop de fruits et de légumes mais ça fait tellement de jolies couleurs dans mon caddy à roulettes en vinyl. Et puis des fleurs, et puis du poisson, et puis du miel "direct producteur".
J'en ai pour toute la semaine. C'est tellement sain.

On va toujours chez les mêmes commerçants. On crée une complicité avec eux, avec les années. On papote, on plaisante. J'aime bien ce contact simple avec des vrais gens, c'est tellement moins frelaté que les grandes surfaces. Les gens sont sincères et puis c'est humain, on voit qu'ils sont heureux d'être là.

Faire la queue, c'est presque agréable. Une fois comme ça, j'ai découvert la recette de la daube avec une vieille dame charmante qui attendait dans la file avec moi. Les personnes âgées ont tellement de choses à nous apprendre. Et on n'a jamais le temps de les écouter.

Et après on traverse et on puis on prend un petit verre de blanc. Ou un café.
On retrouve les copains et on lit le JDD. Ou l'Equipe. Ou rien.
Ca fait du bien de prendre le temps de vivre, de souffler un peu. Toute la semaine on est tellement sous pression.

Après, on rentre parce que le gratin, ça prend quand même une bonne heure à faire.

(soupir)

Moi, je dis pour réduire la fracture sociale, il faut rendre obligatoire le marché"

Edit de mardi soir : merci à Emma et à Jean pour leur remarque. Ca s'appelle un flop.
Dans ce post, j'ai voulu paraphraser les passionaria du dimanche matin au marché et il faut croire que je n'ai pas encore assez forcé le trait puisque vous avez cru que j'en étais une.
Ben non. En vrai, je suis un peu perdue au milieu des étals. J'aime bien Franprix et Carrefour aussi.

dimanche 24 janvier 2010

Une au milieu de 9 millions

Au début, il y a eu Starsky et son gros gilet en laine à col châle. Après, Magnum, sa moustache et ses chemises à fleurs. Et puis Mc Gyver et ses chewings gums fusibles...
Ah oui, Remington Steele aussi. Remington Steele et son pull à col roulé noir.

Les pin up boys des séries télé sont comme leurs copines filles. Jetables.

Aujourd'hui, c'est Derek qui a du soucis à se faire.
Plus fort que le neuro chirurgien le plus doué des Etats-Unis qui se coltine avec beaucoup de bonne volonté une fiancée emmerdeuse et torturée depuis 6 ans, voici le medium au destin tragique qui met ses dons extraordinaires au service la Police.
Les deux partagent avec leurs illustres aînés un capital capillaire de première catégorie et l'air sain élevé au grand air.
Et un QI au dessus de la moyenne. Quand même.

Alors qui c'est le nouveau ?
The Mentalist est arrivé sur TF1 il y a deux semaines.
Patrick Jane, ses costumes trois pièces, son sourire en coin et ses intuitions.

Le mercredi soir en prime time. Coefficient hype zéro pointé. C'est de la grosse machinerie hollywoodienne et pas de l'art et essai. 3 épisodes à la suite, des pubs pour des shampooings, de la lessive et la dernière BMW toutes les 30 minutes. On est là pour faire de l'audience, pas de la dentelle.

Mais comme d'hab', ça marche. 9 millions de téléspectateurs toutes les semaines

La ficelle est énorme, les personnages forcément caricaturaux, et le héros super charismatique-dans l'air du temps.

Avant ça rythmait mon dimanche après-midi, entre révisions de physiques et interro d'allemand. Maintenant ça se marie très bien à la tisane bonne nuit et aux petits beurres.

9 millions de téléspectateurs, dont moi.

PS : crédit photo TF1 qui se frotte les mains.

jeudi 21 janvier 2010

Steve est un canon

Ca faisait longtemps que je n'avais pas collé de photo de Steve, non ?

Photo extraite de la "canonnière du Yang-Tsé", film culte du dimanche soir, que je regardais vaguement ennuyée, enfoncée dans le canapé en velours orange (pardon "flamme") du salon.
En faisant mine de trouver ça super pour pouvoir retarder l'heure du coucher.

Steve qui avait l'air toujours un peu lointain, un peu tristoune et à qui j'aurais bien raconté une bonne blague de Toto pour lui donner le goût des choses simples.

Et cette scène horrible au début ou le chinois de la salle des machines du bateau se fait happer par les rouages.

Sinon, je ne me souviens pas de l'histoire. Et pas du pyjama de Candice Bergen non plus. Je m'endormais assez vite, je crois.



PS : la photo et l'inspiration de ce soir viennent du blog de GQ, un prolongement malin du magazine du même nom que j'aime pour ses prises de positions modeuses radicales, ses jolies filles et ses beaux garçons et ses articles sortis de nulle part (qu'un temps on aurait dit "improbables" mais ce temps est bien révolu, maintenant on dit "qui font bien plaisir" et c'est aussi ridicule). Allez-y et vous verrez la bande annonce du film sorti en DVD en décembre dernier.

mercredi 20 janvier 2010

Tourner autour du pot


Je viens enfin d'allumer le Mac pour rejoindre mon hobby quotidien : écrire un post.
Oui, mais écrire sur quoi.
Parfois ça vient tout seul, parfois je rame.
J'ai plein d'embryons d'idées mais rien qui m'emporte.
Pas envie de me moquer comme hier,
Pas envie de me révolter comme euh. souvent mais pas ici
Ouachless devant les blogs que j'aime d'habitude, les yeux vides devant les photos de Flicks.
Trouve pas.
Trouve rien.
Même pas de pirouette facile.
Je voudrais vous raconter la salle des consultations pré-natales de l'hôpital, la pose des bagues qui complète la tenue d'une adolescente et ruine son sourire pour 18 mois, les fins de soldes et les trésors des bacs à -70%. La proposition d'une marque qui voudrait que je parle d'elle dans un billet (se vendre ou ne pas se vendre ?), mais j'écris pas.

En vrai. Je procrastine, je retarde, j'oublie, je m'échappe, je me voile la face.
Demain, j'ai mon entretien de fin d'année.
Janvier c'est les voeux, la galette, les soldes et... l'entretien de fin d'année.
Celui où on arrive avec sa grille, ses chiffres, son argumentation, son topo, ses auto-compliments et sa self flagellation. Celui où on sait comme à l'école si on a mérité une prime ou pas, si on a une augmentation, des félicitations ou un sourire contraint.
Lundi soir, j'ai tout imprimé. La grille à remplir, celle de l'année dernière, les chiffres, les figures, les perspectives.
Quelle barbe. D'habitude je m'y mets de bonne humeur et de bonne grâce. C'est pas tous les jours qu'on peut discuter, mettre les points sur les i, faire passer des messages.
Mais là, j'y arrive pas.
C'est presque pire que les verbes irréguliers allemands et les zones de climat sub sahariennes.

Alors, je prends des photos débiles, je scanne le web en parlant à une copine au téléphone, je discute de Phaeton avec Jeanne, je réfléchis au menu du dîner, à comment je vais m'habiller demain. ô non, pas penser à demain. L'entretien à 11 heures, le rapport d'étude à envoyer avant 18 heures.

Oui, je sais, si j'avais accepté d'être arrêtée pour de bon hier, je n'aurais pas tous ces soucis. je ne songerais qu'à dormir, terminer le Nicolas Rey et préparer un gratin. Répondre aux questions essentielles de Henri "est-ce que je peux mettre un sac dans mon bain ?" "pourquoi on mange de la soupe ?" "il rentre à quelle heure papa ?"

Mais je ne l'ai pas fait.
Alors je procrastine, je retarde, j'oublie, je m'échappe, je me voile la face. Je prends des photos débiles et je rêve de m'étaler sur le canapé pour regarder The Mentalist sur la 1.


mardi 19 janvier 2010

snobismes parisiens #6 : en attendant le printemps


C'est l'heure pour une nouvelle cargaison de snobismes parisiens, à l'intention des provinciales, mères au foyer, femmes de militaires, voire habitantes de contrées lointaines aux sonorités gutturales.
Pauvres hères perdues dans la jungle des tendances inratables absolument indispensables pour survivre à un dîner dans le 92, et/ou avec des publicitaires et/ou des fashionistas, séchez vos larmes, je suis là.

On commence par Karl Lagerfeld. Il faut aduler Karl et se répéter ses (rares) interventions sur Twitter comme des mantras qui vont changer l'ordre de l'esthétique mondial. Par exemple " I love advertisements. I'm fascinated by intelligent, brilliant ads: finding slogans that can tell a story in thirty seconds"
Message personnel à Karl : tant qu'il y est, pourrait-il remettre au goût du jour sa langue maternelle ? Rapport à Jeanne, 12 ans, qui lit Elle et qui fait de la résistance anti-allemande un combat quasi quotidien.

Il faut suivre Twitter. D'abord décrié, puis moqué, aujourd'hui le site de micro blogging commence à trouver son rythme de croisière. Avec des justifications hautement louables : on ne compte plus les belles histoires autour de l'Iran, de Haïti, de la Chine qui démontrent la portée libératoire d'un site qui permet de poster de courts messages en temps réels pour rendre compte d'une situation critique. En vrai, on s'en sert surtout pour suivre ses bloggers préférés ou guetter les photos de Demi (Moore) au naturel (?!) postées par son chéri Ashton (Kutcher).

Il faut faire comme si on venait seulement de découvrir comme c'est bien de ne pas porter de talons. Mais attention. On reste clâsse et on ne se vautre pas dans la tatane sans forme, hein. On découvre avec ravissement les zizis de Repetto (les chaussures "à" Gainsbourg" depuis que "Jane en acheta une paire un jour par hasard dans une boutique en solde"), les ballerines Chanel, les Nike Air vintage, les richelieu Churchs.
Et on continue à rêver devant les stilettos et les talons bobines.

Malgré les injonctions sans appels des magazines féminins, on constate une résistance certaine à l'adoption des collants plumetis (introuvables) et des cuissardes (que personne n'a jamais compris comment porter). En revanche, belle percée des jeans en provenance d'Hiroshima, des capes et des peaux de bêtes portées en gilet. Stabilité sur le front de la UGG et de la doudoune noire à col en fourrure.

Il faut aimer les jeux de société. Les soirées jeux entre amis. Halte au Poker (trop Bruel), le Bridge (trop.. trop), le Monopoly (trop premier degré et tellement peu adapté aux nouveaux quartiers chics de la capitale). Vive le baby foot, Le Jungle Speed et le Uno version adulte. La table de la salle à manger redevient le pivot du salon, on peut fumer et boire dans la même pièce et laisser revivre en nous la bête tapie dans l'ombre pendant des années de dîner-assis-service-3-plats.

Il faut aimer les années 70. On se régale des photos de Delon, Dutronc, Gainsbourg, Véronique Sanson période pré choc pétrolier. On ressort les capelines et les manteaux ceinturés. Les odeurs musquées et le céleri rémoulade. Préparez-vous au retour des poils sous les bras...

Il faut boire de l'eau du robinet. On lèvre un sourcil dédaigneux à la simple évocation des eaux vitaminées, des eaux enrichies en magnésium et en parfums naturels de Maté déthéiné. On est pur, on est roots, on boit de l'eau qui coule à volonté.

Il faut aimer les rondes. trouver ça merveilleux que les photographes de mode fassent des séries avec des femmes grosses même si ce n'est pas dans des positions toujours flatteuses et que les designers fassent défiler des mannequins taille 40 (pas plus, vous rigolez ou quoi ?). Condamner sans appel les acharnés des retouches.
Se déclarer soulagées de ce juste retour des choses après des années d'excès.
Et boire des lire de Kusmi Detox (miam) pour chasser les kilos de Noël.


PS : comme d'hab', je sous supplie de retenir la tonalité légère et bon enfant de ce billet. Un jour, je le sais, moi aussi, je serai horrifiée d'avoir pu écrire des choses pareilles. En attendant, j'adore. C'est ma faiblesse, que voulez-vous..

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