jeudi 23 février 2012
ça suffit maintenant
- Ah vous voilà. je vous cherchais partout. Non, mais regardez-vous. Vous jouez à quoi là ?
- Il m'a volé mon quatre heures.
- Mmm, c'est même pas vrai, je l'avais vu en premier
- Comment ça ? Attendez là, vous voulez pas vous arrêter pour que je comprenne ?
- J'arrête s'il arrête.
- Pareil
- Vous voyez, vous êtes d'accord sur un truc au moins. Allez, vite, la nuit va tomber et j'ai pas de lumière à mon vélo.
mercredi 22 février 2012
Silence
Mettre un casque. S'isoler du brouhaha. Se croire seul au milieu de la foule et du bruit.
mardi 21 février 2012
lundi 20 février 2012
It's Monday and it's OK
Stacy of KSW on Pinterest
Aujourd'hui une toute jeune fille m'a dit que "les rides c'est beau" et sa soeur a opiné du chef
Je les aime (encore plus. on est peu de choses, hein).
Aujourd'hui un tout jeune garçon est venu se lover contre moi dans le canapé après 3 jours d'absence.
Je l'aime (encore plus que j'avais oublié comme c'est doux).
Aujourd'hui un tout petit bout de fille a demandé du rab' de soupe. Et un carré de chocolat en dessert.
Je l'aime (encore plus si c'est possible. Mais oui. que j'aime qu'elle aime manger).
Sinon c'était lundi. Et c'est même pas grave. (j'en aurais presque oublié que j'aime ce que je fais ; c'est bête cette histoire de lundi)
PS : je supersurkiffe le Pinterest de Alice du magasin Bonton
dimanche 19 février 2012
Pizza Pigeon
Dans 20 Minutes vendredi.
Personne ne l'a vu, affamés que nous étions de dévorer la déclaration d'amour de la première dame à son candidat de mari quelques jours à peine après la Saint Valentin.
Un article sur les pizzas car oui, mesdames et messieurs, le Français, avec son béret et sa baguette sous le bras, est le plus grand consommateur de pizza au monde.
Ciao Italia, c'est nous les boss.
Ciao Italia, c'est nous les boss.
Appétit qui n'a pas laissé indifférent l'agro alimentaire.
Et dans la pizza comme partout, le salut en ce moment, est dans la montée en gamme.
Le Français aime la pizza pâte fine ? Le Français est raffiné, le Français raffole de l'authentique ?
Qu'à cela ne tienne, on va lui faire de la dentelle de Calais de pizza, on va lui proposer de la "fraîcheur spectacle" (sic), c'est à dire (sic, toujours) "proposer des produits frais de très grande qualité et les cuisiner devant les consommateurs..."
La bonne affaire. Le client est content, le client en redemande et le restaurateur se frotte les mains car (sur-sic) "avec ce concept, certains restaurants réussissent à vendre des pizzas à plus de 30 euros, sans même avoir à expliquer le prix aux clients".
Merci Bernard Boutboul, pour ce moment de vérité cynique dans votre bouche. C'est chouette.
samedi 18 février 2012
Tattly in love
Les tatouages pour vous c'est la route 66, Viggo Mortensen nu dans un sauna, les filles un peu vulgaires l'été sur la plage et 35 jours sans voir la terre ? Ou bien le body art façon "même nu je suis habillé" synonyme d'heures sans fin de torture au fond d'une échoppe sombre ? Ou bien encore une envie qui vous titille de franchir le pas, de marquer votre peau d'un signe qui vous ressemble, qui vous place du côté de ceux qui osent ?
Pas de panique.
Juste avant de plonger, il y a une alternative au peinturlurage permanent de derme : le tatouage temporaire. Derrière ce terme super pas fun et à peu près aussi éloigné de l'univers dark and testostérone de Cronenberg que Carla Bruni de la Fashion Week cette année, allez voir du côté de Tattly.
C'est drôle, tendre et décalé. Ca fait envie.
Tattly from Made by Hand on Vimeo.
jeudi 16 février 2012
Avenue Henri Barbusse
(mais ça marche aussi rue Jean Jaurès, avenue de la résistance et rue du Général Buat)
Il y a les supersititieux.
Ceux qui affichent leur foi, leur origine géographique, leurs souvenirs de vacances sur le pare brise.
Ceux qui clament que bébé est à bord.
Ceux qui sont Breizh Atao et University of South Florida Alumni.
Il y a les vrais dieux de la route, ceux qui manoeuvrent leurs camions comme si c'était des Meccano dans un garage Mattel. Avec le petit doigt et au millimètre près, totalement indifférents au bazar qu'il créent, tout entier concentrés sur leur volant et leurs rétroviseurs. Et leurs compagnons d'héroïsme qui abordent les mini rues sans transpirer pendant que leurs passagers, forcément jeunes, forcément sévèrement attaqués par leurs hormones hurlent "chauffeur, si t'es champion, appuie sur le champignon".
Il y a les gars forcés de rouler dans des caisses très éloignées de leur classe. Mais si, ceux qui sont vautrés dans le fauteuil de leur Fiat Panda même pas vintage et qui font mine de conduire sans y penser, histoire qu'on ne vienne pas à imaginer que c'est leur voiture. Nan, eux méritent une Batmobile, une 103 GT à double arbre à came en tête boostée, une poupée carrossée, pas la voiture bêtement utilitaire de leur soeur/mère/petit frère/collègue.
Il y a les mères qui ont un parcours aussi fléché et minuté qu'une ligne de transilien, avec arrêt de 30 secondes maxi devant le rugby, le conservatoire, le tennis, le dentiste, le Picard et qui glissent sur les routes dans leur arche de Noé 7 places. Une main sur le volant, l'autre dans leur sac pour trouver la tototte/le BN/l'ordonnance pour le prochain arrêt. De temps en temps, elles font de grands gestes derrière leur volant à destination d'autre OS de la route qui a comme elles "la chance de ne pas travailler le mercredi".
Il y a ceux qui sortent de déjeuner et filent à un rendez-vous chez Petrobide en réfléchissant à ce qu'ils vont bien pouvoir inventer pour ne pas rendre leur forecast lundi tout en essayant de joindre Martin au téléphone pour les rencarder sur le pitch Babab. Leur voiture est une extension de leur vie avec bouteille de Vittel, boite de mouchoirs et Croix Bleu pour l'haleine fraiche.
Il y a ceux qui ont décidé de se faire remarquer avec un attelage coloré. Framboise, jaune, rouge, vert pour les plus audacieux. Ils font comme des Smarties dans un océan de galets de Belle-ile déclinés en camaïeu de noirs, gris et blancs. Ils sont comme des anomalies réjouissantes dans un univers uniformément de bon goût.
Il y les petits suppositoires d'autobus avec des conducteurs trop grands dedans dont on se demande comment ils font pour rentrer leurs jambes derrière le volant, et les brindilles qui disparaissent derrière le pare brise de leurs chars 4 roues motrices.
Les mamies et les papis qui mettent des heures à démarrer au feu, ne doublent jamais jamais sous prétexte qu'ils ont tout leur temps, et vont leur bonhomme de chemin, tous tranquilliks, totalement indifférents au kéké dans sa Punto, à la mère de famille sur-minutée, au livreur Tropicana dans son 38 tonnes qui aimerait bien voir Eindhoven avant la nuit.
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