mercredi 12 avril 2017
Le compte instagram du blog
Ayé j'ai ouvert un compte Instagram Une Femme Avec Toi (@unefemmeavectoi ou https://www.instagram.com/unefemmeavectoi/ si vous n'avez pas de mobile).
Pour partager avec vous et le monde entier de l'univers mes pérégrinations quotidiennes, mes étonnements et mes émerveillements (au moins) en français et en anglais aussi parce que je le peux et parce que je veux voir jusqu'où mes posts peuvent m'emmener.
Ca va être un petit laboratoire d'idées et de tests aussi. Je vous raconterai.
Pour l'instant il est tout maigre mais j'ai plein d'idées et il va grossir très vite.
Vous pouvez commenter, m'interpeller, me dire des trucs cool. Ca va être chouette.
mardi 11 avril 2017
Viens avec moi dans mes montagnes russes
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| Les plus belles photos prises dans les montagnes russes |
Lundi : déjeuner avec une copine de copine pour parler d'un projet d'association; pas de business model ni de perspective de monter la prochaine licorne qui nous obligerait à louer un yacht l'été prochain pour échapper à la foule des médias en délire. Juste plein de points communs et d'aspirations partagées, l'envie de développer les échanges et de changer le monde. C'est excitant, c'est exaltant, c'est aussi hyper concret. Le ciel est bleu, l'air est frais. Je suis la Reine du Monde.
Les heures de la journée glissent sur moi comme une ondée bienveillante.
Mardi :
8 heures : découvrir les yeux à peine ouvert le ciel orageux sur mon compte en banque. Râler contre Pôle Emploi qui traine à payer les indemnités.
9 heures : ouvrir mon compte et me rendre compte que le virement a bien eu lieu. Hélas. Abandonner alors arc en ciel, licorne et Reine du Monde et écumer Indeed, Pôle Emploi et LinkedIn à la recherche d'un travail super bien payé tout de suite là maintenant.
9 heures 05 - 10 heures : écrire frénétiquement 5 mails de candidature en oubliant toutes mes bonnes résolutions de ne pas me jeter sur le premier job qui passe. Avant d'appuyer sur la touche "envoyer", demander conseil auprès de ceux, bienveillants, qui observent et encouragent de loin.
10 heures 30 : recevoir des emojis horrifiés en retour. Secouer la tête et détruire les mails de candidature.
10 heures 31 : recevoir la notification de rappel de rendez-vous avec Pôle Emploi demain.
10 heures 32 : hésiter entre boire un café et avaler un paquet de Shoks pour oublier. Laisser trainer un regard affolé dans le salon. Me souvenir que non seulement je ne suis pas capable de trouver un travail mais en plus il y a du linge à plier / une machine à vider / un panier à repasser. La liste des Il FAUT s'allonge devant mes yeux comme la litanie des Saints à la veillée pascale. Envisager de me ronger les ongles, habitude perdue depuis 1996.
10 heures 42 : recevoir une notification de LinkedIn qui me dit qu'ON a consulté mon profil. Le coeur presque gonflé d'orgueil, cliquer et découvrir qu'une (seule) personne, déjà de mon réseau a regardé mon profil. Dégonfler mon orgueil.
11 heures : recevoir une notification de Runtastic qui me dit de ne pas oublier de "prendre un moment pour moi" et d'enfiler mes baskets. Envisager d'enfiler mes baskets 2 secondes avant de fermement refuser de céder à cette énième injonction numérique. Avec les notifications automatiques, j'ai l'impression d'avoir 15 ans et un directeur de conscience sur les épaules. Niet. Je suis pauvre, mais libre.
11 heures 45 : m'habiller avec autre chose que des vêtements mous, reprendre visage humain et sortir déjeuner sans avoir trouvé de solution et sans avoir faim.
15 heures 15 : rentrer du déjeuner sans avoir trouvé de solution, sans avoir faim mais avec la ferme intention de FAIRE quelque chose. Ignorer le linge, la poussière, les papiers et le linge à repasser.
15 heures 30 : Envoyer deux mails de relance, proposer de prendre un café à un nouveau contact.
15 heures 45 : commencer un post de blog en forme de mise en abime de l'abime de mes pensées. Me rouler dans la désespérance et l'auto-complaisance vaguement ironique et faussement détachée, ça va pas plaire au banquier mais au moins, ça je sais faire.
17 heures : le téléphone sonne à 5 minutes d'intervalle. Deux rendez-vous à venir pour du boulot.
17 heures 05 : gonflée à bloc, reprendre le projet d'association, écrire 25 idées en 3 minutes, trouver 10 articles parfaits, plier le linge, trouver la recette du pesto d'ail des ours et le faire dans la foulée, embrasser enfants et prendre photo de la glycine sous le soleil.
jeudi 30 mars 2017
Séché
Face à face. les pieds sur le siège de devant. L'allure savamment décontracté et l'arrogante beauté de cette jeunesse qui n'existe que quelque part autour de 22 ans (avant ils sont encore engoncés dans leurs habits de lycéens taillés par leurs parents selon leurs désirs de parents et après ils ont dans les yeux un éclat de tension qui vient de s'être déjà frottés aux horaires imposées, à l'idée de devoir y arriver mais pas toujours à quoi et à l'envie de ne rien laisser passer).
Deux jeunes hommes donc. Ni gros ni maigres, ni grands ni petits, ni caricatures de sportifs ni portraits robots de geeks au teint pâle.
On comprend assez vite, et sans trop chercher à y prêter attention d'ailleurs, qu'ils parlent régime.
Leur conversation s'impose. On notera à leur décharge que leur échange est tout à fait bonhomme et qu'ils ne cherchent nullement à attirer l'attention. Ils parlent, tranquilles, faisant porter leur voix dans le wagon sinon à peu près déserté de ce début d'après-midi légèrement entorpeuré dans cette premier journée de chaleur de printemps.
- L'important, c'est que tu brûles plus que tu ne consommes, tu vois. Quand t'as faim tu remplaces par plein de salade. Des pommes aussi. Pas de pain, pas de riz, pas de pâtes. Comme ça tu sèches.
- Pas de viande ?
- La viande faut faire gaffe. Tu manges des pommes. Et surtout pas de sucre.
(soupir effaré du deuxième. On l'imagine, dépité, manger des pommes et de la salade alors que le monde entier autour s'empiffre de MacDo) : Et tu fais ça longtemps ?
- Nan, tu peux le faire un jour avec, un jour sans.
- Mais pendant combien de temps ?
- Jusqu'à ce que t'as le résultat que tu veux. Là je vais le faire un mois.
- Ah ouais. Mais alors le matin, tu manges quoi ?
- Une pomme
On sent dans les relances du second que ses envies de ressembler à GI Joe, de devenir l'Apollon du dancing, le bellâtre aux tablettes de chocolat, s'amenuisent à mesure que le premier lui annonce le mois de privation à venir.
mercredi 29 mars 2017
L'homme araignée et la sociologie de comptoir
<< Spoiler alert >> amoureux fou de Marvel et/ou des Avengers, désireux de garder jusqu'au bout intact le plaisir de la découverte de ce nouvel opus jusqu'au 7 juillet prochain, passez votre chemin. Non, c'est vrai, je comprends. Ca m'énerverait aussi d'apprendre dans un post de blog Si Meredith va enfin remplacer Dr Mamour dans Grey's Anatomy.
Le nouveau Spiderman, Homecoming (que les Québécois ont traduit par "retrouvailles" ce qui a le mérite de la clarté), annoncé pour l'été prochain, envahit littéralement la toile (hé hé) depuis quelques mois avec des extraits exclusifs, des bande annonces bondissantes et la diffusion sur Canal + d'une jolie introduction dans le dernier Avengers, Civil War (que les Québécois ont traduit par "guerre civile" faisant ici preuve d'un beau sens de la traduction littérale).
Inutile de vous dire qu'il ne va pas être facile de passer à côté.
Au-delà d'une histoire qu'on imagine forcément jalonnée de sourires, d'obstacles, de blagounettes de Tony Stark, de bagarres, de peut-être Gwyneth-Pepper, d'échecs et finalement de victoire éclatante sur paysage dévasté, ce nouvel opus représente une chouette analogie de ce qu'est un Millenial vu par les générations qui le précèdent.
Le Millenial (en anglais), appelé aussi Génération (Y en français), est devenu petit à petit l'épouvantail moderne qui remplace avantageusement les CD suspendus dans les arbres pour faire fuir les
Voici donc ce que cela donne si l'on pose ces deux figures de la société moderne sur les deux personnages principaux du film (déjà aperçus dans Civil War).
(la suite après le saut)
mardi 28 mars 2017
10 distractions qui améliorent votre productivité
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| Jean-Daniel Lorieux via Man Repeller |
Derrière ce titre de post qui témoigne de ma (trop) grande consommation de LinkedIn en ce moment se cachent toutes les choses qu'on ne peut pas faire au bureau et c'est bien dommage parce qu'en même temps ça ne nuit pas vraiment à la concentration ni à la quantité de travail abattu. Il faudra que je m'en souvienne quand je négocierai mon prochain CDI.
Me faire les ongles de pieds (si vous êtes un homme, se faire les poils du nez doit faire le même effet). En profiter pour continuer à travailler pieds nus.
Prendre mon ordi sur les genoux et me poser sur le bord de la fenêtre là pile où l'écran est à l'ombre et les doigts de pieds au soleil ;
Aller courir, marcher, faire une course, repasser 3 chemises, mettre du linge à sécher, bref toute activité vaguement ennuyeuse et répétitive propice à la réflexion ;
Terminer les BN (d'abord c'est vraiment des gâteaux pas du tout bons pour la santé. Il vaut mieux laisser le pain complet aux enfants, un jour ils me diront merci) ;
Travailler sans musique et la fenêtre ouverte jusqu'à me rendre compte que les oiseaux, les jardiniers, les chiens font un barouf d'enfer (ça s'appelle réhabituer ses oreilles au silence, qui donc, n'existe pas) mais que ça ne rend pas pareil que les sirènes de police, les embouteillages et les téléphones qui sonnent ;
M'interrompre pour aller chercher le t-shirt blanc et les chaussettes de danse de Marguerite (dans le sac de linge sale), lui faire (avec amour) un smoothie lait mangue banane (qu'elle ne boira pas parce qu'elle préfère quand ils sont rouges) et lui donner une Pom'Pote et un pain (frais) avec du chocolat.
Ecrire dans mon lit en posant mon ordi sur le gros coussin ringard d'IKEA.
Faire une pause déjeuner de 12 minutes à 15 heures. Ou de 2 heures entre 11 heures et 13 heures. Quand j'en ai marre plus que quand c'est l'heure.
Aller déjeuner ou prendre un café avec plein de gens différents et ne pas parler de mon boulot, mais du leur ou bien alors de plein d'autres choses.
vendredi 24 mars 2017
Red Nose Day
A moins d'habiter dans une grotte humide dans le Vercors (et encore je suis sûre qu'on doit bien pouvoir capter un signal 4G), difficile d'échapper à la bande annonce de la mini suite de Love Actually qui va être diffusée aujourd'hui en Angleterre et le 25 mai aux Etats-Unis à l'occasion du Red Nose Day.
Love Actually, film choral réalisé par Alan Curtis où Hugh Grant, Colin Firth, Emma Thompson et Keira Knightley sont plongés dans les affres de l'amour. Love Actually, aussi indispensable à Noël que la paella de madame Willman et les Ferrero Roche d'Or.
La nouvelle d'un bonus inédit et tout chaud fait donc le tour des réseaux sociaux, ainsi que cette petite vidéo réjouissante.
Mais savez-vous ce qu'est le Red Nose Day - littéralement le "jour du nez rouge" ?
(hop le saut)
jeudi 23 mars 2017
Martine's women agency
12 heures 30. Belinda se hâte rue de Marignan. Ses talons bobines claquent sur le trottoir et le vent souffle, mettant en péril la coiffure élaborée de la jeune femme qui tente malgré tout de garder la tête haute et le souffle régulier. Hors de question d'arriver rouge tomate devant Martine.
Martine est une femme à qui on ne joue pas le jeu de l'excuse bidon. Martine a passé l'âge. Elle tient son agence d'une main de fer et ne tolère aucun écart. Au départ, c'était un jeu, un passe-temps amusant : avec son entregent et ses connaissances, elle avait proposé de rendre service à ses riches amies qui avaient besoin de personnel ponctuel et bien né. Sa fille était adolescente et était toujours à la recherche de petits boulots pour arrondir ses fins de mois et financer son shopping. Jolies, bien habillées et très bien élevées, elle et ses amies faisaient un tabac dans les diners et les pince fesses organisés dans les salons des beaux quartiers.
Et puis, un jour ,Martine s'est prise au jeu. Elle a monté son agence, pris des bureaux à côté de Champs Elysées, embauché une assistante et fait visser sa plaque sur la façade.
Martine's women agency. Un nom qui claque.
Loin des flonflons des noms d'agences de mannequins et du racolage des boutiques d'hôtesses :
son prénom en avant, sa carte de visite, son oriflamme,
et puis une touche d'anglais pour la classe
et le mot women pour bien signifier aux importuns chasseurs de filles faciles de passer leur chemin.
La clientèle de l'agence aime chasser le soleil toute l'année, rester dans un entre soi rassurant, se protéger du scandale et des étrangères aux pouvoirs vénéneux. Elle apprécie le calme tranquille de Martine et sa totale discrétion.
30 ans plus tard, Martine est un peu lasse mais elle tient toujours la barre.
Un jour ou l'autre elle dévissera la plaque et fermera ses bureaux. Emportera ses petites histoires et ses grands secrets avec elle à Cassis, dans sa villa avec vue sur la mer, et coulera des jours heureux, loin de l'agitation de la vie parisienne et de ses socialites qui tuent le métier à petit feu avec leurs jambes kilométriques et leurs jupes aussi courtes que leurs idées.
En attendant, aujourd'hui, elle a rendez-vous avec une candidate.
12 heures 31 et l'interphone grésille.
Martine se lève, lisse sa robe, vérifie sa coiffure et se dirige vers la porte.
PS : en réalité, Martine's women agency est une agence de mannequin, sise au 15 de la rue de Marignan, à des années lumière de la douce nostalgie qui se dégage de son nom et de sa plaque (mais qui représente des femmes de tous âges plutôt chics).
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