mercredi 28 janvier 2009

Danse avec les rails

En ces temps de morosité ferroviaire... 

Le 15 janvier, T-Mobile (opérateur de téléphonie mobile) a organisé un flashmob géant dans la gare de Liverpool Street. Environ 350 personnes faisaient parties de la fête et ont dansé au rythme de la musique. La vidéo est diffusée depuis le 16 janvier comme une publicité sur Channel 4. Un autre flashmob a déjà eu lieu dans une gare. Plus de 200 personnes étaient restées immobiles pendant plusieurs minutes.


Ils veulent pas venir à Saint Lazare ?

Ché rigolo


A l'heure où la presse va mal, où  des magazines comme Zaza Mimosa (non ? Siiiii) vont peut-être arrêter leur parution, où les têtes tombent et valsent (encore) à Libération, où France Soir a été racheté par un Russe, voici une vieillllle pub rigolote. 
Un poil machiste, mais rigolote.

lundi 26 janvier 2009

RRmmmpft




C'est vrai, la vie d'acteurs peut être une tannée parfois.
Je comprends.

Steve Mc Queen et Faye Dunaway, photographiés par Bill Ray pendant les répétitions de "Thomas Crown & Company" en 1967. Dans les archives de Life.

I'm still standing suite et fin

Le résumé du défilé Dior Homme par Pure People.
Quel dommage, ils m'ont ratée. C'est moche pour leurs statistiques d'audience !

dimanche 25 janvier 2009

I'm still standing


C'était mon troisième défilé Dior Homme. J'en ai fait deux avec le précédent Directeur Artistique (Hedi Slimane - ne me dites pas que vous ne saviez pas - un gars tout simple, même qu'il a été à l'école avec ma copine Perrine, c'est dire) et là c'était mon premier avec Kris Van Assche.
Il est belge, il est tout jeune, il porte des jeans clairs avec une chemise blanche et des baskets. Mais personne ne lui demande quel bac il prépare pour juin, il gagne en 1 mois ce que je gagne en 1 an et il fait la bise à Karl.

C'est la troisième fois que je touche du doigt le monde des défilés et son vocabulaire.
Je suis en "Standing" (debout derrière les "buyers" et les "VIP" qui ont le droit de s'asseoir sur un banc en bois), si j'ai de la chance, j'irai en "backstages" après le show et si je veux me fondre dans la masse je dirai "Hello sweetie, glad you're here "en faisant des "air-kisses" à tous ceux qui attendent comme moi devant une bâche et un panneau "Press".
Le show est à 14 heures, c'est écrit sur mon carton, ça veut dire qu'il faudra que je sois devant le carreau du temple à 13 heures 30, et que le défilé ne commencera pas avant 14 heures 30, une fois que tous les "big shots" seront là. (Aujourd'hui c'est Delphine, la fille au patron, qui est arrivée la dernière, 5 bonnes minutes après Karl L, tout poudré du catogan).
En attendant tout le monde se regardera sauf les "Front Rows" qui feront mine de ne voir personne à part l'attachée de presse sur-parfaite (cheveux, ongles, dents, maquillage, pantalon, talons, veste) et le japonais sur-looké.
Il y aura La Marek, La Roitfled, une ou deux actrices dans le vent qui prendront dans leurs bras des grands chevelus et des grandes gigues blondes et perchées sur des 12 (cm).

Le japonais devant écrira des SMS en idéogrammes, le voisin italien enverra des SMS en Italien, l'allemande parlera en Allemand, et le couple d'américains derrière parlera d'Obama.

Le mur de photographes sera dissipé et bruyant tandis que les jeunes journalistes reporters d'images courront après la star en cuir et bottes.

Le défilé - 15 minutes de garçons qui arpentent le "catwalk" comme on va au turbin un jour de grosse colère - durera une quinzaine de minutes et à la fin le créateur viendra saluer vite fait avant de retourner derrière le rideau - en courant comme un gamin - sous les hourras de la foule.

Encore un délire de snobinarde parisienne qui veut en être coûte que coûte quitte à passer à côté des vraies joies simples d'un dimanche en famille?

Ben non.
Parce qu'à chaque fois les mots m'en tombent (et ça, c'est pas fréquent fréquent).
Ca me fascine cette débauche de moyens, de codes, de créativité autour d'un événement aussi court et qui va pourtant marquer toute une saison, toute une maison de couture avec les millions qui vont avec.
C'est rafraîchissant, énergisant et intimidant.
Je suis (bien évidemment) incapable de dire si ce défilé était un bon crû ou pas.

Et je n'ai aucune photo du défilé parce que j'ai oublié d'en prendre.
Trop occupée à regarder sur le catwalk, autour (le public), à côté (le mur de photographes), au-dessus (les lumières rouges).
Je n'ai retrouvé l'usage de mes doigts que tout à la fin et derrière la scène.
D'où ces photos que vous ne verrez nulle part ailleurs-c'est sûr.
Ou l'oeil d'une candide sur un monde étrange fascinant où...



Même les toilettes temporaires installées spécialement sont design

les tables de maquillages sont déjà vides comme les rayons du Printemps en fin de solde

Les (jolis) mannequins ont vite troqué leurs pantalons djellabahs, leurs chaussures Dior Martens et leur air sinistre pour des sweats à capuches, des baskets, et des thumbs up.

Et où personne n'est mort. C'est juste les vêtements sous housse déjà prêts à retourner à leur maison

et Ze photo du défilé. Dieu merci pour vous, les photos des vêtements seront partout demain

Merci Pascale.
Pour voir les vêtements et un décryptage de professionnel, c'est

vendredi 23 janvier 2009

Miscellanées du vendredi


Stay fit !
La photo vient de
C'est ce que je me dis toutes les semaines.
Que le fitness c'est fun.
En y allant en courant - pas pour ajouter un exercice cardio, juste parce que je suis en retard.
Une heure plus tard, j'ai 102 ans.
Ca tire de partout.
Et j'ai pas rigolé.
Mais c'est bien quand même.


On va pas rigoler


Photo : D.I.M


"Je lui ai dit, OK pour faire un effort, mais il pousse non ? Demander un contrôle technique alors qu'elle est nickel ma caisse. Un modèle de 2007 avec des jantes neuves. Pas un pet', rien, ses ailes elles sont douces comme une peau de bébé. Ce moulin il tourne comme un bijou. Non je la lâche pas à moins de 15000. T'en penses ?"




Et surtout...

jeudi 22 janvier 2009

Je suis une bulle


Je suis une bulle.
D’une matière souple et élastique, transparente, et fine.
D'une matière légère et fine, solide et douce, qui oppose une résistance douce et élastique au toucher.

Un film inaltérable, qui ne peut pas se briser, ni se déchirer, ni se trancher.
Je suis une bulle et je me fonds dans le paysage.

Il ne fait pas chaud, il ne fait pas froid, il fait tiède et il y a une brise légère

J’avance sans à coup dans un univers blanc et chair et bleu clair. Poudré.

Je ne touche pas le sol, je rebondis, portée par le vent et les courants.
Je ne nage pas, je flotte.
Je peux bouger mes bras et mes jambes, je peux faire des figures très gracieuses, des loopings, des piqués, des roulades et la roue, ou bien rien et me laisser porter.
Je ne m’arrête jamais mais je ne fais rien
Je n’agis pas sur ma trajectoire.
Je ne peux que faire des loopings et des galipettes
Je rebondis sur les nuages
Je n’ai pas peur de tomber.

Je suis une bulle planneuse.



Et pour découvrir la bande son de ce post, il faut cliquer sur le lecteur
C'est Thomas Dybdahl et c'est formidable pour faire la bulle.


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