dimanche 26 juillet 2009

Bande son d'un dimanche soir

C'est dimanche soir.
Je suis un peu saoûle de soleil et de repos dans la chaise longue à bavarder paresseusement des vacances, des seins de Nora Bidule en couverture de Elle, du malaise de Sarko et du compostage. De Rolex vs Omega, Victoire de Castellane vs Marie-Hélène de Taillac.
Même de la grippe A. Mais vite alors.
Le dimanche qui s'étire comme un bubble gum, qu'on ferait bien traîner encore un peu.

Et le retour à la maison, tranquille, à se demander bien quoi faire à part ranger l'armoire d'Adèle, trier les vêtements et rincer les masques et les palmes.
A part prendre une douche et se noyer sous le Monoï
A part faire le dîner
A part repasser une chemise pour demain.
A part penser à ce qui nous attend au bureau pour les derniers jours.

Et ça tombe bien, Olle Nyman est là. Gros paresseux suédois qui a compris que j'avais bien besoin d'une voix cassée et de folk tranquille à la guitare. La peau un peu chaude et les yeux fatigués, c'est parfait.


d'autres titres en écoute sur son Myspace.

PS : le très joli jardin de l'après-midi

samedi 25 juillet 2009

Très vintage et pourtant

Cette pub de 1981 est terriblement vintage non ?
Sans verser dans le c'étaitmieuxavant-isme, je me suis dit en tombant sur cette pub qu'aucun publicitaire aujourd'hui ne montrerait ça.

Une petite fille qui joue aux Lego.
Dans le monde de la publicité c'est les garçons qui jouent au Lego. Les filles au Petit Poney.
En vrai, j'adorais essayer de jouer au Lego avec mes frères. Je dis bien "essayer" car je n'ai pas grandi dans la famille Ricoré, parfois, yavait du tirage entre mes deux grands frères et leur insupportable soeur à couettes.

Une petite fille avec des nattes et sapée comme un sac
Aujourd'hui elle aurait des mensurations de mannequins (mais des bonnes joues, c'est très vendeur ça les bonnes joues..), serait habillée par Bonpoint et chaussée par Bensimon.
En vrai, qui n'a jamais mis un jean moche à sa fille en se disant "que pour trainer ce sera très bien" me jette la première pierre. "60 Euros le pantalon pour qu'ils se fassent les fonds de pantalon au parc, merci" est un best de la tranche 3-10 ans.

Une petite fille, ivre de fierté, brandissant fièrement une création très..eu.. personnelle.
Aujourd'hui elle prendrait un air dit "du devoir accompli" en présentant délicatement une reproduction de l'Opéra de Sydney à des parents heureux de constater que les 2 heures hebdomadaires d'arts plastiques à la baby école des Beaux-Arts ne sont pas un vain investissement. Même à 40 Euros la séance.
En vrai, cet amas de petits blocs carrés me fait terriblement penser à l'amas de Kapla dans la chambre d'Henri la semaine dernière. Regarde, c'est un gisement d'or !

Le monde a tant changé que ça depuis 1981 ?


En tous cas, moi, cette pub me fait fondre.

PS : j'ai trouvé cette pub sur le blog marvellous kiddo.(qui elle-même l'avait trouvé sur un autre site, qui lui-même...)

vendredi 24 juillet 2009

Bon Week End

Vas-y Dean, fais-nous plaisir avec Line…
Relax-Ay-Voo
Dean Martin and Line Renaud ,(ici )
When you're too tense it's common sense to relax-ay-voo The more you earn the less you learn to relax-ay-voo We French you'll find are more inclined to relax-ay-voo Relax, relax, relax, relax-ay-voo

Your doctor bills they hold for pills to relax-ay-voo You're in your prime so now's the time to relax-ay-voo The girls pursue those fellows who can relax-ay-voo Relax, relax, relax, relax-ay-voo

You're as tight as a drum You're as gay as a tune You better loosen up chum Your drum is apt to snap and go boom boom

And when you go they'll take your dough Cause it's tax-ay-voo (D) relax-ay-voo Get your sneakers and slacks and relax-ay-voo I don't have to try to relax-ay-voo Chum I'm much to numb to relax-ay-voo We French you'll find are more inclined to relax-ay-voo Relax, relax, relax, relax-ay-voo

Bub, I take a tub to relax-ay-voo Bub, I sit and scrub to relax-ay-voo The girls pursue those fellows who can relax-ay-voo Relax, relax, relax, relax-ay-voo

You're as tight as a drum I was loose as a deuce You're as gay as a tune I was light as a kite Better loosen up chum Your drum is apt to snap and go boom boom

And when you go they'll take your dough For a tax-ay-voo (L) relax-ay-voo Get your sneakers and slacks and relax-ay-voo Get your sneakers and slacks and relax-ay-voo
Ps : Crédit Photo Robert Doisneau “Palm Springs 1961”

jeudi 23 juillet 2009

Tabarly


Hier soir, sur Canal, on est tombés sur un documentaire sur Tabarly. 2008, filmé par Jacques Marcel, produit par Jacques Perrin, musique de Yann Tiersen. Du lourd.

Documentaire, Tabarly, Tiersen et Perrin, ouh là là, je zappe, vous dites-vous.

Sauf que, hier soir, je n'étais pas en mesure de discuter.

Deux jours avant, j'avais opposé un véto sans appel à Mike Tyson sur Arte.

Epuisée par la piscine, je n'avais pas le coeur de lutter.

Et puis Tabarly, j'ai pour ainsi dire grandi avec. La bibliothèque familiale regorge de Voiles et Voiliers, de Bateaux magazine, de Chasse Marée et de biographies de navigateurs. Je suis moi-même une équipière hors pair, la preuve en image (juillet 79, un mythe)


(je sais, vous êtes saisis par la beauté de cette photo et par mon triskell en plaqué argent acheté aux Moines de Landévennec- moi aussi - mais continuez à lire)

J'ai croqué un carré de chocolat noir, avalé une gorgée de tisane eucalyptus-menthe et me suis préparée à m'ennuyer vaguement - comme devant Thalassa. Comme chez mes parents le vendredi soir, quand le silence se fait - aussi solennel qu'impératif.

Je suis tombée dedans, la tête la première.

Ok, un homme au destin extraordinaire, un aventurier, un winner de sa race (autour du monde), des bateaux de légendes et des collègues trop baths. Un vrai navigateur qui ne sait pas parler aux journalistes - surtout australiens - qui reste modeste et qui se la pète (à raison).

Tout plein d'images qui me rappellent des souvenirs de petite fille, des noms qui résonnent un peu comme une berceuse.

Mais surtout, un vrai festival de looks que même GQ en serait malade de jalousie. Du short de bain rouge impec', de la vareuse, du jeans reboulé et du caban inaltérable. Du ciré Cotten en béton. Des peaux bronzées à gogo, paysages sublimes et vagues à couper le souffle. De la lunette oversize des femmes élégantes avec foulards noués sous le menton

Et le gars Eric et ses copains qui baladent leur plastique de rêve 100% huile de coude, le plus souvent torses nus. Qui se tapent dans le dos et partagent des moments plein de complicité virile. Tous avec un bonne tête d'apprenti loup de mer, les yeux plissés et le regard franc, totalement pas au courant de leur charisme, tout à leur rêve d'aventure.

Forcément, des détails que je repérais moins en 1979 quand je feuilletais Voiles aux toilettes.

(Je n'ai pas trouvé de photos satisfaisantes mais pour vous donner une idée, regardez la bande annonce ici.)

Ce matin, en sortant du métro, je suis tombée sur ça.

Je ne sais pas comment vous dire, mais j'ai souri. Me suis dit qu'ils avaient rien compris, les princes du bling bling gay italien.

mercredi 22 juillet 2009

Olympique Piscine



Préparer son sac. Ne pas oublier le shampooing qui fera passer l'odeur douceâtre du chlore sur la peau. ni le paquet de BN pour nourrir les dobermans en fin d'effort.
Chacun a son maillot ?
C'est parti.

Monter les marches. Tirer la porte et subir l'odeur qui saisit les narines.
Payer l'entrée à la dame dans sa guitoune. Même dame, même guitoune depuis 1975. Son air fatigué en témoigne.
Les cabines.
On fait la course ?
Tout ranger dans le casier. Vous vous souviendrez du numéro ?
Descendre les marches. Zut, j'ai encore oublié mes tongs, le carrelage jaune me râpe le dessous du pied. Vite 10 seconde sous la douche. C'est o-bli-ga-toire
Adieu, sirène, bonjour carré de cabillaud pané. Avec le maillot à moitié mouillé et les cheveux itou, je commence à perdre de ma superbe (déjà sérieusement entamée au moment de prendre la décision de partir à la piscine).
Pas trop de monde. Ouf.

Le grand bassin est grand et froid, le petit bassin est petit et plein de petits monstres qui s'éclaboussent.
Va pour le grand bain.
C'est froid. Ok, pas très froid, mais c'est pas chaud non plus. Je HAIS la piscine
1,2,3 longueurs en brasse en regardant au loin les métronomes des couloirs 1 et 2. Ils ont sûrement des branchies à la place des poumons. ils respirent quand ?
Bon, on y va ?
Ah non ça fait 15 minutes qu'on est là.

Je m'étire, je fais des ronds, je suis Esther Williams, je suis le bébé Evian. J'aime la sensation de flottement, je suis légère, je dormirais bien... Mais eh, non, je ne veux pas faire la bombe ! Et le premier qui veut me couler mourra dans d'affreuses douleurs.
Ok, je recommence les longueurs.
Et je regarde les plongeons de mes Dobermans. Que je vais rebaptiser Dauphins. Ca m'énerve, ils me narguent avec leurs plongeons. Ils sautent dans l'eau SANS se boucher le nez ! Pffft aucun respect pour leur mère.

Ayé, tout le monde est (quasi) d'accord pour partir. (de toutes façons, ils ne seront jamais vraiment d'accord de partir. Des dauphins, je vous dis)
Remonter à la douche
S'inonder de shampooing.
Se sécher trop vite dans une serviette trop petite.
Ne pas se sécher en fait.
Re- Casier
J'ai la serviette humide dans une main, mon sac de l'autre. Et les chaussures ?
Bon, je reviendrai pour les chaussures.
Se rhabiller.
Ca colle, ça pue, la culotte fait des tourbillons quand on l'enfile. Pas de soutien gorge, un t-shirt et un short. et des Birk. J'ai arrêté de soigner mon look pour la piscine. Serviette par terre (beurk) pour essuyer les pieds.

S'extraire de la cabine après avoir tout roulé dans la serviette.
Mon moment préféré, enfin, la tête sous le sèche mains-cheveux.
On dirait Desireless mais j'ai enfin chaud

Ah oui, les BN.
Re-la dame dans sa guitoune "au revoir madame, bonne fin de journée"
C'était bien, hein, maman, tu vois c'est pas si terrible la piscine. On y retourne demain ?
Soupir.

PS : photo de la piscine olympique de Colombes. Si.

Faire la sieste

Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos. 1960

mardi 21 juillet 2009

Dans la rue


Hier soir, je n'avais pas de magazine, pas de romans, pas de A nous Paris. Rien à me mettre sous les yeux dans le train. J'aime pas ça. Au début. Après je me dis que c'est chouette. Je regarde autour de moi et je laisse aller mes pensées.

Comment doit-on porter une chevalière ? Avec la couronne vers soi ou vers l'autre ? C'est vrai, il y a plus de monde que l'on ne pense à arborer des armes sur le doigt et finalement, respectent-ils tous l'étiquette ? Peut-être que le sens a un sens en fait. Genre couronne vers l'extérieur "je vous écoute" et couronne vers l'intérieur "chut, laissez-moi lire mon annuaire de l'ANF tranquille"

Faut-il mettre des talons aiguilles quand ceux-ci ne sont pas nickels ? Vous allez me dire non et bien évidemment j'opine du chef. Pourtant j'en ai vu plein aujourd'hui, qui tanguaient sur des talons mal équilibrés et/ou pas nets nets. Il faut que je m'en souvienne la prochaine fois que je tente une sortie en 12 (centimètres).

Un jeune black bien développé est assis, hilare, sur le quai de Havre Caumartin. Il tire tranquillement et sans ostentation aucune sur une drôle de petite cigarette roulée. Un bonheur tranquille et silencieux au milieu du fracas des rames et de la lumière violente.

Ma voisine de gauche lit un compte à rebours détaillé en anglais sur une feuille Excel. Je l'aurais plutôt vu lire Notre Temps. Ca m'apprendra à mettre les gens dans des cases. Méchante.

Ya toujours autant de monde dans le métro, dans les rues, mais pas dans les bureaux. Je passe ma journée à recevoir des mails d'absence et les couloirs sont déserts. Mais alors où vont-ils tous ?

Une jeune fille so LOL dodeline de la tête en écoutant son iPhone (elle le tient à la main - dès fois qu'on doute). Lady Gaga ou Black Eyed Peas ? Les deux m'insupportent. Ayé, je suis une vieille. Je trouve la musique des jeunes insupportable.
Aïe, je me pince. Je ne peux pas être vieille. C'est pas possible.


Photo : Jean Philippe Delhomme alias The Unknown Hipster

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