mardi 13 novembre 2012

Entr'acte


(via)

Deux vidéos.
La première, hilarante, est une parodie de la série Homeland découverte sur le Daily Elle



Et la seconde est un premier cadeau de Noël, une publicité pour le magasin John Lewis, jolie  comme un flocon de neige





(La chanson est une reprise de Frankie Goes to Hollywood par  Gabrielle Aplin "The power of love")



lundi 12 novembre 2012

Non c'est non







Le jour où on réalise qu'on n'est pas tout seul, qu'il faut vivre avec des règles, des priorités, des concessions, des partages.

(rage sourde)

(rage sonore)

(cris, pleurs, caprices, désespoir, solitude)


Le jour où on comprend qu'il n'est pas forcément malin de se prendre le 38 tonnes de face, que peut-être un peu de malice, de manipulation, de dissimulation pourront faire passer la pilule

(bien mieux, triomphe, jouissance, pouvoir)


exemple A :

- Maman, gâteau
- Non, tu sors de table, ce n'est pas l'heure de manger des gâteaux
- Mais maman, gâteau !
- Non, tu sors de table, pas de gâteau
- (pleurnicherie) MAMAAAAAAAN GATEAUUUUU
- Quand je dis non, c'est non

(parent droit dans ses bottes, enfant en échec, désespoir)


exemple B :

- Marguerite, tu viens prendre ton bain ?
- (enfant ne lève pas la tête) Non maman !
- Allez, viens prendre ton bain
- (enfant lève la tête mais continue son activité) Non
- Ecoute, tu viens tout de suite où je me fâche
- (enfant soupire, lève les yeux au ciel) Quand je dis non, c'est non

(parent perplexe, hésitant entre rire et froncement de sourcil désapprobateur, 10 secondes de perdues, enfant triomphe, CQFD)





PS : Le magazine so chic so urban so parisien so désirable Milk a demandé à des parents (presque) comme les autres quelles punitions ils infligent à leurs enfants. Les réponses sont ici. Chacun y va de sa blagounette ou de sa réponse ultra sérieuse. De mon côté et bien que Milk ne me demande pas mon avis, j'aurais bien répondu que j'adorerais être super cool et ne jamais punir ni gronder quiconque mais allez savoir pourquoi j'ai beaucoup de mal à ce que les besoins impérieux et discutables de ma progéniture envahissent ma (notion de la) liberté. Et ça vaut mieux pour moi et pour eux.

dimanche 11 novembre 2012

A table !

Julian Wasser via This isn't happiness


Le couteau à droite de l'assiette, les dents vers l'intérieur
La fourchette à gauche, face contre table
Les assiettes appariées
Un verre, une serviette chacun
Une bouteille d'eau

Les mains propres et les cheveux attachés, le dos droit.
On attend que tout le monde soit servi avant de commencer
On débarrasse avant de quitter la cuisine

Non seulement on tient dur comme fer à ces repas en famille mais en plus perdurent des règles qu'on aurait juré crû jeter aux oubliettes dès la liberté de son propre foyer acquise.

Comme si c'était leur donner des clés supplémentaires dont ils auront l'usage un jour, le jour où ils s'y attendront le moins
Comme si c'était chaque jour un petit sommet de Yalta où tout le monde laisse ses armes à la porte du saloon pour vivre un moment de trêve où enfin tout doit se passer comme il le faut, où on parle, où on se regarde dans les yeux, où on échange et on se vit ensemble.

Un pur moment de cohésion familiale.

Souvent à base de soupe et de légumes.
Soit.

Mais personne n'a dit que la trêve devait être simple non plus.





jeudi 8 novembre 2012

Oups he did it again

The Sartorialist, évidemment


Oh non, encore ?
Non, parce que là j'étais tranquille, j'étais peinard, en train de marcher dans la rue, et paf, voilà une photo.

Vraiment Scott, tu pousses. Et c'est pas la première fois (ici) et puis aussi. Je vais finir par me rebeller.





mercredi 7 novembre 2012

CIO : centre d'information et d'orientation


Alors ma petite jeune fille, tu cherches des idées de métier ? Laisse moi te présenter quelques activités qui te feront voir d'un tout autre oeil les emplois de bureau de tes parents, tes idoles, tes modèles (si, tes modèles).


Ecureuil pour l'ONF : grimper à 35 mètres du sol sur des échelles en aluminium pour cueillir les pommes de pins et faire des stocks en vue d'une éventuelle reforestation.

Restaurateur de tapisseries panoramiques du 19ème Siècle

Artiste de rue à New York : se prendre en photo nue dans la rue, dans le métro, dans une gare, à vélo, sans se faire arrêter par la police, ramer mais être libre. Et rigoler.


Eleveur de bisons, ou de chiens de traineaux, ou forestier dans le Jura.


La télévision, ma petite, va te donner des perspectives incroyables.







mardi 6 novembre 2012

Mardi confession : Céline

via Le Figaro

Il est super ringard de dire qu'on aime Céline Dion.

(Comme Mariah Carey, mais c'est une autre histoire)

Si je n'aime pas particulièrement sa musique un peu trop formatée et variétisée pour mes goûts de parisienne bobo quarantenaire qui ne jure que par les ballades névrotiques à la guitare sèche (quasi), je rêve pourtant d'aller à Las Vegas pour la voir en concert, tant cette femme me botte.

Capable de jurer comme un charretier en robé lamé, d'appeler ses enfants Nelson et Eddy, de peser 50 millions de dollars et moins de 45 kilos et de marcher non stop sur des talons de 15, le tout avec un naturel confondant et la tête de la fille qui ne se pose pas trop de questions sur le chemin à prendre.

Alors OK elle est riche à millions, refaite de partout, elle a autant de nannies et de personal assistant qu'elle veut , elle n'a jamais mis les pieds dans un Franprix depuis.. que Franprix existe. Sa vie est à peu près aussi proche de la vie de euh... tout le monde que Barack Obama (il fallait placer Obama, aujourd'hui, forcé).

Elle s'habille trop kitsch, chante trop fort, raconte sa vie à tout le monde, y compris les détails les plus gores, a des principes d'éducation étranges et une drôle de tête toute en longueur.

Et pourtant, Céline me donne la patate les soirs où j'ai une furieuse envie de me suicider au Pepito. Regarder un reportage sur elle à la télé me donne le même plaisir coupable que de me jeter sur Voici dans la salle d'attente des médecins, que de manger un Kinder Surprise debout dans la cuisine à 11 heures 45. Visionner une galerie photo d'elle me fait sourire jusqu'aux oreilles.

Un antidote à la morosité, au qu'en dira-t-on et au diktat du bon goût, une vraie grosse boule d'énergie.

Celine 4 ever.






PS : non mais, sans rire, Céline à Vegas ! Quel pied, non ?




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