samedi 20 août 2011

Corsica Blue





Sur le sun deck, le vent prend toute la place et a chassé les passagers qui préfèrent cuire au pont 7 sans ruiner leur brushing.
Le vent est chaud et fou. Il tourbillonne et il s'engouffre dans les coursives.
Marguerite se saoule de cet air puissant et de cet espace ouvert et vide, elle tourne sur elle même comme un culbuto qui aurait les yeux bandés, ouvre grand la bouche, pousse des cris qui se perdent dans le brouhaha. Le ciel est bleu et blanc, le pont est bleu et blanc. Sans nous perdre de vue, elle s'essaie à la course à contre courant, se regarde dans les hublots, tombe en arrière et repart aussi sec en essayant de nous perdre dans les virages. Et puis s'arrête comme pour sentir toute la force des éléments et toute sa résistance à elle.
On la sent ivre de bonheur.

2 commentaires:

  1. Quelle poupée d'amour, on la couvrirait de bisous !

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  2. j'adore cette série !!

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