mercredi 18 mars 2015

Je vous ai préparé un bon petit plat



A l'heure où une expédition au Mc Do ne s'envisage plus qu'avec un masque et des lunettes noires, ou acheter des Pepito ressemble de plus en plus à un crime contre son corps, sa santé et l'avenir de la planète, voire la survie des bébés phoques, cette publicité réjouie vantant les qualités du cassoulet en boite William Saurin ressemble à un grand pied de nez railleur.

Le cassoulet William Saurin, synonyme de mère au foyer en vadrouille laissant sa portée d'oisillons affamés à la seule garde d'un père bien trop occupé pour savoir cuisiner et dont les seuls talents culinaires se résument à plonger une boite en fer blanc dans une casserole d'eau bouillante.

Le cassoulet William Saurin qui surfe avec sa saucisse fluo sur la vague de la nostalgie des années 70, quand le summum de la vibe s'appelait conserves et que l'exotisme commençait au sud de la Garonne avec un plat de cassoulet.

Vous l'aviez oublié, et le voilà, plus fringant comme jamais, le jarret fier et le haricot conquérant, aussi vif qu'une tournée Age tendre et tête de bois. Prêt à en découvre avec les nouveaux hérauts des cuisines, en espérant secrètement le retour en force de ses lieutenants, les raviolis Buitonis et les cannellonis sauce tomate, encore meilleurs gratinés au four.


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