lundi 14 décembre 2009

Quelle allure



Je suis super bonne cliente des pubs de parfum.
Sauf quand elles sont des accumulations de clichés faciles. Ayé Chanel s'y met.
Le bateau à voile, le soleil, le coucher de soleil, le maillot de bain blanc, l'air concentré du marin, l'oeil rivé sur l'horizon.
Les plaquettes de chocolat et la mèche mutine.
De la vraie imagerie gay friendly qui va faire fantasmer les midinettes et les midinets.
Next step : plein cadre sur Andres qui s'humecte les lèvres et se cabre sous l'objectif de la caméra.

Ca ne vaut pas Aqua Velva.
Du vrai, du tatoué qui se met une bonne claque pour bien commencer la journée.
La version 70's n'est pas mal non plus, non ?



dimanche 13 décembre 2009

Tou tou touuuuu

Les voyages en train c'est moins fatiguant, plus rapide, plus sûr et
tellement plus sympa que la voiture.
Sauf les jours de grève.
mais pourquoi font-ils grève déjà ?

Bilan: 1 poésie, 2 paquets de Pepito et 1 de Granola, 87 parties de
Petit Bac (g comme Germanie, l comme langleterre, h comme henri !),
Voici, Elle, Fan de, Astrapi, Nouvel Obs et l'envie de se vautrer dans
un canapé.

Ps : photo archives RATP

jeudi 10 décembre 2009

Ca sent le sapin

Ce matin, j'ai failli demander à une fille dans le métro d'où venait son manteau - vert kaki- porté avec une écharpe vert sapin dans laquelle jouaient des fils d'or.
Tout à l'heure, je suis tombée sur cette photo et ce pantalon hautement désirable - vert (faudrait juste penser à nourrir cette pauvre fille. Elle m'a l'air bien tristounette pour quelqu'un qui a un pantalon hautement désirable - vert)
L'autre jour je déjeunais chez HAND, un restaurant tout bleu, et je n'avais d'yeux que pour la (sublime) bague de ma copine : une (grosse) pierre couleur de verveine liquide.
La semaine dernière j'ai acheté quatre gâteaux pour un dîner dans une pâtisserie japonaise. Tous au thé matcha. Tous verts.
Mon porte monnaie est en cuir. Vert.

Vert de peur, vert de rage, ver de terre. C'est pas folichon pourtant cette couleur a priori.

On va dire que c'est un effet de saison, les sapins sur les trottoirs, les guirlandes de buis et le gui qui ne va pas tarder.
Ou alors une envie de quitter la ville et de m'y mettre (au vert)
Ou alors une envie inconsciente de me rapprocher de l’image de Princesse Fiona à mesure que je prends des formes.

Donnez-moi du vert et je serai toute rose.


Crédit photo : RoseAnna.

mercredi 9 décembre 2009

English Rose ou perfide Albion


Du 19 au 22 nous allons mettre en pratique les cours intensifs d'Anglais des enfants depuis la rentrée scolaire. A base de Lady Gaga et de Rihanna, de christmas carol yaourtés 'oui ouich iou eu méri krismassss and eu api niou yiiir" et rediffusions de séries télé sur M6.
Pour eux, Londres c'est Abercrombie, les hommes en rouge avec un chapeau poilu qui ne sourient jamais, les Mc Donalds à tous les coins de rue et les petits déjeuners avec thé et saucisses. Et Lady Di (?).

Pour nous, c'est un peu plus nuancé mais à peine.
Même si Hugh Grant et Trish Deseine ont beaucoup fait pour décontracter notre vision des choses, des siècles d'a priori entretiennent le mythe.
L'Angleterre c'est vieillot et coincé avec des gens qui nous regardent de haut et parlent un anglais bourré d'expressions idiomatiques incompréhensibles en pinçant le nez. De toute façon, depuis Les Beatles, ils n'ont plus rien exporté de vraiment neuf.
Alors que les Etats Unis c'est super cool et tellement plus excitant. The American Dream, les grands espaces et l'anglais domestiqué à force de regarder Les Experts en Vo.

Et pourtant. On n'y peut rien. On essaye de les détester pour faire perdurer la tradition, mais on n'y arrive plus vraiment. On a du mal à cacher notre attirance pour nos cousins insulaires. Aussi rebelles et exotiques que des scones dans un panier de croissants. On se ferait couper les deux mains et la langue plutôt que de l'avouer, mais on est un peu bluffés par les Anglais.

Alors on compte les jours et on relit les guides en imaginant des circuits de vrais touristes en baskets et moufles, sac à dos et appareil photos.


PS : une rose d'hiver dans le jardin. Si c'est pas un bon présage, ça.

mardi 8 décembre 2009

La révolte du gingerbread



D'accord. Demain, j'achète un sapin, des calendriers de l'avent et de la pâte à gingerbread. Ou à cookies tout fait de chez Monop.


Elle vous plait la version SM ?
Tout plein d'autres idées sur le blog One Theme Everyday.


lundi 7 décembre 2009

Le 25 quoi ?


Tout fout le camp.
Pas de sapin, pas de calendriers de l'Avent, pas de lettres au Père Noël, pas de paquets mystérieux planqués dans les cachettes même pas secrètes de la maison.
Dans trois semaines c'est Noël.
Je ne sais pas quoi acheter et à qui.
Je ne sais pas quoi demander cette année (*).

Je voudrais repousser Noël d'un mois - quand je serai en congés mat'
Ou alors avoir une journée pour me lancer dans une frénésie de shopping, de décoration et de chants de saison. Où la maison sent les gâteaux et que les enfants ont les joues roses à force de rester à côté de la cheminée.

En attendant, si déjà, je me limais les ongles, ce serait déjà pas mal.
Eh Oh, il est où l'esprit de Noël ?

(*) à part une paire de Louboutin, l'eau de toilette Diptyque qui sent divinement bon la fleur d'oranger, un iBook 13 pouces blanc. Des bricoles, quoi.




PS : crédit photo sophisticated simplicity



dimanche 6 décembre 2009

Le Paradis peut attendre


A moins que vous n'habitiez dans une hutte au fond des bois de Transylvanie (ou en province), que vous ne lisiez pas les magazines (sauf si vous vous contentez du Quotidien du Médecin et Du Pèlerin)
et/ou que vous soyez femme au foyer totalement désocialisée (et avouez que ce serait vraiment pas de bol), vous êtes au courant que Charlotte Gainsbourg sort un nouveau disque. Avec Beck (c'est le nom d'un auteur compositeur interprète, ne me dites pas que vous ne connaissez pas Beck ? Si ? Faites semblant alors, ça craint trop)


Moi, j'aime bien les artistes qui sont pas comme nous.
Qui ne font pas vraiment d'efforts non plus pour être comme nous.
L'artiste "comme Madame ToutLeMonde" me déçoit toujours un peu.
J'aime qu'on me transporte un peu dans une dimension parallèle - celle chère à Igor et Grischka ou une autre, plus floue, plus cotonneuse.


Certes, le Paradis peut attendre.
Nos vies sont jolies, si si.
Mais qu'est-ce que c'est bien de les oublier un peu. De décoller même sans substances illicites ou douteuses ou dont l'abus nuit gravement à la santé.




PS : J'aime la Province, les lecteurs de magazines professionnels et confessionnels, les femmes au foyer. Vous le savez, hein ?

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