vendredi 9 avril 2010

Back to the trees


Avant (au siècle dernier) il fallait être sophistiquée, maquillée, apprêtée. Le naturel était synonyme de manque d'éducation / de raffinement. Sortir jambes nues était du plus mauvais effet, porter un maillot qui ne couvre pas le nombril totalement vulgaire et jamais jamais aucun homme chic n'aurait franchi la porte de son bureau sans cravate.
Les salles de bain sentaient l'Aqua Velva, les peaux brillaient de douceur.
Dans les magazines, seul le papier glacé faisait vendre, les mannequins prenaient des poses avantageuses, poitrine en avant, sourire Email Diamant et ventre gainé.
De temps en temps, une échappée du star system posait dans son jardin en tenue bucolique et vantait le retour à la nature. Mais alors la jupe était bien courte, le vichy éclatant et les yeux charbonneux.

Petit à petit, on s'est mis à chasser les poils, les bourrelets, les rides et les imperfections. Avec des lumières flatteuses, des maquillages aux formules supersoniques et des vêtements aux coupes affûtées.
Et puis Michel Ange Photoshop est arrivée et tout à coup toutes les photos ont été sublimées.
Assis dans son canapé, on est tous devenus moches, gris et replets en comparaison de ces avatars d'humains extra-terrestres.

Badaboum. Le 21ème siècle est arrivé avec ses envies de bonheur authentique et de beautés vraies. Laetitia Casta a trouvé un deuxième souffle, ses dents non alignées et ses aisselles velues sont même devenues super tendances.
On s'est mis à fustiger les mensonges des people. Des magazines trash se sont mis en tête de nous montrer la cellulite de J-Lo et les fesses qui tombent de Uma Thurman. Marie Claire a publié un numéro "sans retouches photos" et Elle s'est mis en tête de devenir militant de la vraie beauté sans fards. Une mannequin taille 48 il y a deux semaines. Claudia Schiffer qui fait la tronche au saut du lit cette semaine.

Aujourd'hui, il faut toujours être beau, en forme et prêts à manger du lion. La peau grasse et le col douteux sont toujours aussi mal vus. Mais, maintenant, on peut plus tricher.
Sous couvert de revenir aux fondamentaux, de quitter des oripeaux qui nous étouffent, d'arrêter de nous battre la coulpe, on finit par mettre la barre encore plus haute.
Inutile de se dire que "ouais, OK, Claudia est canon, mais t'as vu comment elle est retouchée ?". Ben non, Claudia elle est canon, c'est tout. Et toi, ben, t'es toujours grise dans ton canapé, avec tes bourrelets et tes rides. Et te bâfrer de chocolat ne t'aidera pas. Regarde Claudia, elle boit de l'eau citronnée et elle a arrêté tous les laitages.

Et c'est pas très rassurant.
Finalement, j'aimais bien les années 80. Pas vous ?


PS : je vous rassure. Les photos non retouchées super naturelles de Elle sont quand même prises par un très grand photographe et sont super léchées. Naturelles, ok. Suicidaires, non...

Crédit photo : Sara Fields

jeudi 8 avril 2010

Travaux d'aiguille

D'où vient ce goût des américains pour les "petites phrases" ?


Crédit photo : thoughtful day

mercredi 7 avril 2010

Des hommes en maillot

La preuve par trois qu'une plastique avantageuse ne peut pas tout sauver...




Les trois extraites d'un article de GQ US qui revient avec pas mal d'humour sur les fautes de goût publiées au cours des 30 dernières années par le magazine... Et c'est bien gratiné. C'est ici, ça s'appelle "GQ regrets".

WWSMQD ?

Souvenez-vous. Au tout début de ce blog, je postais régulièrement des photos de Steve Mc Queen. Pour sa plastique, son style, ses coupes de cheveux. Et pour faire sourire ma copine Manou quand elle était super ouachless du lundi matin.
Et puis, j'ai arrêté.
Et aujourd'hui, sur quoi je tombe au hasard des pages du site de Christopher David Ryan ?

mardi 6 avril 2010

Pôle position

Ma vie est suspendue au bon vouloir de mon tyran de 18 jours.
J'apprends à taper sur mon Mac d'une main. Je fais des listes de choses à faire dès que le sommeil s'emparera de Marguerite. Je sais préparer un déjeuner pour 3 enfants affamés en 3 minutes top chrono, le transat posé sur la table de la cuisine. A faire couler le bain à 37° tout en me séchant les cheveux d'une main et en m'enduisant de lait pour le corps.
Mes meilleures amis sont devenus le canapé du salon, l'iPhone, un plaid, un bon roman et le Mac.
On n'en parle jamais mais c'est ça les parfaits cadeaux de naissance.
Un canapé profond et ferme, avec un foot stool énorme et des accoudoirs confortables. Des coussins à placer en deux secondes sous le coude droit ou sous le coude gauche. Avec de la place en plus pour pouvoir s'y mettre tous les 6 et manger du chocolat en regardant la Nouvelle Star.
Et un plaid mou et chaud et doux. Pour les siestes de début d'après-midi. Pour faire un nid pour les pertes de conscience express du tyran. De celles dont on espère qu'elles dureront plus qu'un battement de cil.
Et un roman. Un bon. A dévorer pendant qu'on se fait dévorer. En se prenant à rêver d'avoir le cran d'écrire le sien. Un jour.
Et le Mac et l'iPhone. Pour les mails des copines. Pour Twitter, Facebook et le Parisien. Pour les séries en streaming. Pour les blogs. Pour le téléphone. Un vrai cordon ombilical avec le monde extérieur qui continue sa course folle pendant que moi je fais pause.


lundi 5 avril 2010

Il est 5 heures...

Doug Reinhardt est heureux.
Le soleil ne va pas tarder à décliner, le vent du désert est presque tiède et la brise caresse délicieusement son mollet droit.
La chaise longue épouse ses formes comme un gros coussin moelleux.
Il parcourt le Palm Springs Evening Post d'un oeil distrait en laissant vagabonder ses pensées au delà du seul nuage qui crâne, tout seul dans un océan de bleu azur.

Il se demande s'il a plus envie d'une bière fraiche ou d'un whisky on the rocks.
S'il a encore de quoi se faire un snack dans son frigo ou s'il va aller au diner's ce soir.
Commander un grilled cheese et une bière fraîche.
Il en a l'eau à la bouche.

Un grilled cheese, une bière fraîche et le sourire de Nelly.
Nelly, sa serveuse préférée, blonde et gironde, maquillée comme une pin up, et qui virevolte d'une table l'autre en laissant derrière elle un sillage délicieux. Qui fait mine de ne pas se rendre compte des regards des clients qui s'attardent sur ses courbes généreuses.
Il parait qu'elle habite chez sa mère, dans un condo miteux à la périphérie de Palm Springs. Qu'elle a eu le coeur brisé par un marines parti en Corée.
Et que depuis, elle a décidé de vivre sans homme, pour ne plus souffrir.

Doug aimerait bien la faire changer d'avis.
Doug aussi vit seul. Dans une résidence toute neuve. Rutilante, même. Avec cuisine équipée et télévision. Parquet au sol et ménage compris.
Doug travaille pour General Electrics. Ca marche fort pour lui depuis qu'il a quitté Milwaukee et son quotidien gluant pour la Californie et son soleil éternel.

Doug soupire d'aise et s'étire.
Il va prendre une douche et se changer avant d'aller dîner.
Et s'il invitait Nelly au cinéma ce week end ?


PS : Robert Doisneau n'a pas seulement photographié des amoureux sur la place de l'hôtel de ville et des gamins frondeurs aux détours de rues parigotes pur jus. Il est aussi parti aux Etats-Unis en 1960 explorer la ville de Palm Springs avec toute la candeur et l'étonnement d'un martien débarquant par hasard sur une planète inconnue. Des clichés retrouvés par hasard en 2007 et qui font aujourd'hui l'objet d'un livre et d'une exposition photo. Tous les détails ici. Ca fait envie.

vendredi 2 avril 2010

A table !

Je ne sais pas pourquoi - peut-être parce que je ne mange pas que pour moi ou bien parce que je passe plus de temps dans la cuisine que dans la salle de bain - mais j'ai envie de bonne nourriture, saine et simple.

Et pour manger simple et bon, je fonds pour Jamie Oliver.
En plus, je travaille mon anglais.


Prêts pour votre première leçon ? On commence par l'omelette.





Ca vous a plu ? Continuez sur son site ou achetez un de ses livres (en Français !) ou téléchargez son appli sur iPhone. Inratable et vraiment bon.


PS ; en bonus track pour le week end, Christian Louboutin danse pour vous ici.

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