jeudi 28 octobre 2010

Quittons ce monde bien trop concret pour nous envoler vers des contrées ouateuses


J'ai trouvé cette photo sur bored pandas : "the only magazine for pandas". 
Un reportage sur un charpentier américain qui adore faire des sculptures de bout de crayon papier. Ca s'appelle une activité de niche...
En fouinant un peu, on y trouve aussi des t-shirts absurdes et délirants (ici) et tout plein de contenus aptes à vous distraire entre deux relances fournisseurs et une relecture de contrat.

Pffffiout. Ca fait du bien de quitter la terre pour entrer dans la quatrième dimension, non ?  Qu'en pensez-vous pour alléger l'ambiance d'un jeudi matin de fin octobre bien gris et bien poisseux ?

mercredi 27 octobre 2010

Far West


L'Ouest sauvage, les grands espaces, la promesse de petits matins frais et d'après-midi radieux.
Les grandes promenades le nez au vent avec l'horizon sans limite devant les yeux.
Les soirées au coin du feu avec Graeme Allwright à la guitare et des Marshmallows grillés.
Les grands tablées familiales et les soirées bingo.
Ce matin, je prends Jolly Jumper et je pars le soleil dans le dos en sifflotant la chanson du cow boy solitaire.

(En vrai, je prends cirés et polaires, je charge tout le monde dans le monospace king size et je roule avec Mattafix en fond sonore avant de m'arrêter faire une pause gouter dans le Mc Do de Pontorson. Je dis que je pars, à part que rien n'est dans la voiture, on est tous en pyjama, les sandwichs sont encore une pure vue de mon esprit, je vais sûrement oublier l'appareil photo et je suis encore devant l'ordi. C'est mal)

PS : je vous laisse avec Frankie devant son ranch.

mardi 26 octobre 2010

Vitaminez-vous !


Lecteurs fidèles, vous vous souvenez de mon post sur Oenobiol ?
Manifestement, ils n'ont rien inventé.


(Cette publicité est issue (ici ) d'une série de pubs vintage présentées comme des accroches que l'on ne pourrait plus faire aujourd'hui. Et pourtant, on n'en est pas si loin parfois..)

Allez, au boulot, les filles ! Ca vous fera les joues roses et le jarret ferme.

lundi 25 octobre 2010

IKEA shakes your booty


Yep, sur un remix d'un vieux hit de 1980 au nom super explicite "You'll always find me in the kitchen at parties"(c'est à dire "tu me trouveras toujours appuyé contre l'évier dans les fêtes, à fumer des clopes et à piocher dans les plats dès leur sortie du four")
Une fois que vous aurez fini de touiller votre café du lundi matin en rythme, essayez donc de cliquer sur l'un des meubles et/ou accessoires du film et bingo, ses caractéristiques apparaissent.




On se méfie des chinois (qui vont nous manger c'est sûr, ils sont tellement nombreux, travailleurs et malins), mais qui se méfie des suédois, hein, qui ?

PS : La chanson originale date de 1980 par Jona Lewie. Le remix est de Man Like Me.

dimanche 24 octobre 2010

Réunion Packaging



Tout le monde est là ? Commençons sans attendre si vous le voulez bien.
(hum hum - l'orateur se lève et se racle la gorge avant de commencer)

Tout d'abord, je vous remercie d'être tous venus aujourd'hui pour cette réunion packaging.
A l'ordre du jour, la nouvelle identité graphique des produits à votre marque.
Un petit rappel rapide.
On avait acté lors du précédent comité opérationnel de travailler sur des pistes ludo-informatives, pour répondre aux besoins exprimés par les clients fidèles lors de la dernière vague du baromètre image et contention de l'attrition.
Réassurance sur l'origine, Codes couleurs innovants pour émerger dans un linéaire très encombré, informations claires et vocabulaire adapté. Une petite touche d'humour pour ne pas oublier que faire ses courses, ça peut aussi être une expérience de vie enrichissante et heureuse.
Un beau challenge pour nos créatifs.
Mais un challenge stimulant qui nous a inspiré une de nos plus belles chartes graphiques aujourd'hui.
Et nous en sommes fiers.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps.
Allez, on commence par le jambon sous vide, 4 tranches.
Produit ultra banalisé.
Un fond de frigo.
Un produit banal et pourtant hyper implicant : trop de gras, trop de sel... Et c'est tout l'équilibre de la famille qui est en danger. Les bébés, les enfants, les parents, les séniors. Que serait notre patrimoine culinaire sans le jambon purée !

(l'orateur marque un temps d'arrêt et laisse à chacun le soin d'apprécier la portée dramatique de cette phrase béton.
...
L'orateur reprend. Personne n'a levé la tête de son Blackberry)

(l'orateur dévoile un premier board format double A3, suffisamment grand pour que même l'assistant de l'assistant du fond de la salle puisse le voir. Murmure d'assentiment)

Tout y est, Messieurs, tout y est.
Le poids, le nombre de tranches.
La réassurance sur la teneur réduite en sel.
Une typo claire et lisible.
Sans ambiguité.

Et ici (l'orateur montre la ligne au dessus de "4 tranches"), le trait d'humour qui dédramatise le discours et ré-enchante l'expérience consommateur, entrainant son adhésion immédiate : "Rassurez-vous, il n'a pas perdu son caractère de cochon"

Alors qu'en pensez-vous ?
(L'orateur porte sur son visage le sourire tranquille et heureux du travail accompli - qu'il est loin de ressentir. L'enjeu est énorme. Vont-ils accepter cette rupture jamais vue dans le discours d'un distributeur majeur sur le marché alimentaire hexagonal ?)

L'homme en costume placé au milieu de l'assistance lève les yeux.
Se gratte le front.
Et sourit.
Le reste de l'assistance sourit à sa suite.

Banco c'est gagné.
Ouf.

jeudi 21 octobre 2010

2 mains gauches et quatre pouces


Depuis deux jours, je refais la chambre de H&M sous le haut patronage de ma copine Handy Emmy, qui manie le tournevis électrique comme moi les fenêtres Safari sur le Mac. C'est à dire beaucoup, souvent et avec grand plaisir.

Le premier jour, debout dans la chambre, je caresse les meubles en écoutant bouche bée Emmy qui prend des mesures, multiplie longueur par hauteur divisé par la profondeur et murmure des trucs du genre "pour le premier panneau, on prend 45  par 72 et il faudra des vis à bois, oui c'est ça, à moins qu'on mette des chevilles, t'en pense quoi ?"
J'en pense rien alors je dis oui - au hasard

Le deuxième jour, on va chez Brico acheter les fournitures. J'ai froid dans les rayons et j'ouvre des yeux ronds. Je ne comprends toujours rien aux courses à faire et je préfère imaginer ce que je pourrais construire en panneau de verre dépoli. Une table de salle à manger, une cloison mobile dans le salon ?  Emmy me sort de ma torpeur en me demandant la liste des fournitures.
Que j'ai oubliée dans la chambre.
Je choisis la couleur de la peinture et je dis que je veux pas de peinture glycéro. Que je veux de la peinture à l'eau. Emmy toussotte et me souffle "c'est pareil". Le vendeur, consterné, lance sa machine et nous livre deux pots.

Le troisième jour, je me demande quelle tenue enfiler pour passer aux travaux pratiques. Je trouve une vieille chemise et un jeans. Genre, décontractée mais impliquée.
Je commence par mettre des gants en Latex d'un air concentré en disant "faites moi un bilan complet, chimie, iono, clé de 12, on va tout faire pour le sauver cet enfant"
Emmy lève les yeux au ciel.
Je peins.
Si.
Un meuble à tiroir
Et un petit lit.
La peinture est marron alors qu'on avait demandé gris.
L'effet est plus "l'important c'est de garder à l'esprit le respect des anciens. Vive les meubles qui sentent la soupe" que "mes enfants sont élevés dans la Sainte Religion du Bonton"
Ca craint.
Je ne dis rien.
Je veux pas énerver Emmy qui peint deux fois plus vite que moi et qui ne parle pas. Sauf pour dire toutes les 3 minutes "c'est vraiment marron, non ?"
Je me couvre de peinture. Sur les cheveux, sous les gants, sur les doigts de pieds. "Tu as une approche hyper sensuelle du bricolage", elle me dit ma coach en se foutant de moi.

"Back to the tree", je lui réponds, et j'étale de la peinture sur mon gros orteil. Un vernis marron. Faudrait que je le montre à Chanel. Peut-être qu'ils vont l'adopter comme hit-couleur à l'automne prochain.
C'est quand même très laid.

Demain, on recommence avec de la Flamand "fusil de canon" elle dit Emmy.
J'opine du chef. (Elle parle de quoi, là ?)

En fin de journée je vais à l'école avec mon pantalon sale. Chuis trop fière.
Handy Emmy, elle, a peint toute la journée en jeans Zadig neuf et bottes Accessoires. Elle est impeccable.
Mais où est le plaisir sensuel des travaux manuels si on peut pas s'en mettre partout ?


Demain on va acheter du tissu pour les rideaux. Et on va coudre. Si.



PS : jetez vous sur le site de Flora Douville. Elle aussi est super handy.
PS2 : Handy Emmy m'appelle et me dit "la peinture à l'eau c'est de l'ACRYLIQUE. Pas de la glycéro. Justement". genre, elle veut toujours avoir le dernier mot, c'est agaçant à la fin...

mercredi 20 octobre 2010

Soeur Anne... (encore)


Descends, Sophie, ils vont bien finir par la terminer, cette grève.


PS : encore une super photo de A LOL a day.

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