mardi 6 novembre 2012

Mardi confession : Céline

via Le Figaro

Il est super ringard de dire qu'on aime Céline Dion.

(Comme Mariah Carey, mais c'est une autre histoire)

Si je n'aime pas particulièrement sa musique un peu trop formatée et variétisée pour mes goûts de parisienne bobo quarantenaire qui ne jure que par les ballades névrotiques à la guitare sèche (quasi), je rêve pourtant d'aller à Las Vegas pour la voir en concert, tant cette femme me botte.

Capable de jurer comme un charretier en robé lamé, d'appeler ses enfants Nelson et Eddy, de peser 50 millions de dollars et moins de 45 kilos et de marcher non stop sur des talons de 15, le tout avec un naturel confondant et la tête de la fille qui ne se pose pas trop de questions sur le chemin à prendre.

Alors OK elle est riche à millions, refaite de partout, elle a autant de nannies et de personal assistant qu'elle veut , elle n'a jamais mis les pieds dans un Franprix depuis.. que Franprix existe. Sa vie est à peu près aussi proche de la vie de euh... tout le monde que Barack Obama (il fallait placer Obama, aujourd'hui, forcé).

Elle s'habille trop kitsch, chante trop fort, raconte sa vie à tout le monde, y compris les détails les plus gores, a des principes d'éducation étranges et une drôle de tête toute en longueur.

Et pourtant, Céline me donne la patate les soirs où j'ai une furieuse envie de me suicider au Pepito. Regarder un reportage sur elle à la télé me donne le même plaisir coupable que de me jeter sur Voici dans la salle d'attente des médecins, que de manger un Kinder Surprise debout dans la cuisine à 11 heures 45. Visionner une galerie photo d'elle me fait sourire jusqu'aux oreilles.

Un antidote à la morosité, au qu'en dira-t-on et au diktat du bon goût, une vraie grosse boule d'énergie.

Celine 4 ever.






PS : non mais, sans rire, Céline à Vegas ! Quel pied, non ?




lundi 5 novembre 2012

Ce qu'on ne voit pas


Ce qu'on ne voit pas est dans les détails.

Dans la couleur du jus de pommes tout frais et tellement clair que quand on regarde à travers tout prend des éclats de caramel.

Dans le sweat shirt du petit (pas si petit) garçon, le même que celui de ses cousins, que ses soeurs, que ses oncles, que ses tantes, ses parents et ses grands parents. Ceux qui s'empilent dans le placard de la maison et qui semblent ne s'user jamais.

Dans le mug au premier plan avec un fond de café dedans. Le café de 11 heures, celui qui réchauffe et réconforte après 2 heures dehors dans le froid doux, le clair obscur inimitable de cette région au mois de novembre

Dans les assiettes empilées sur les étagères dont certaines sont encore un peu dorées au bord et qui ont vu plus de quatre fois plus de repas et plus de vaisselle que le petit (pas si petit) garçon n'a passé de nuits sur Terre.

Sur la toile cirée raccommodée avec une pièce là à gauche sous le carton qu'il faudrait changer mais qu'on ne change pas

Dans la patine de la grande table en bois longue et étroite planquée sous la dite toile cirée.

Dans le ciré jaune qui sèche accroché à la fenêtre et qui rappelle des heures plus hem, humides.

Dans la carte punaisée au mur qui répertorie tous les chemins, tous les hameaux et tous les lieux dits avec des noms qu'on se fixe comme objectifs de connaître par coeur un jour

Dans le calme apparent de cette scène alors que dehors s'agitent les grands et les petits sous les ordres du grand gars au pull jaune et que le petit (pas si petit) garçon ne s'est arrêté que le temps de dessiner la pancarte qu'il va brandir dans trois minutes au bord de la route.




mardi 30 octobre 2012

English vocabulary : to dive in

This isn't happiness
diveverbthey dived into the clear water | the plane was diving toward the groundplunge,nosedivejump head firstbellyflopplummetfalldroppitchdive-bomb.the islanders dive for oystersswim under watersnorkelscuba dive.they dove for coverleapjumplungelaunch oneselfthrow oneselfgo headlongduck.nouna dive into the poolplungeswan divenosedivejumpbellyflopplummet,falldropswooppitch.a sideways divelungespringjumpleap.informal John got into a fight in some divesleazy bar/nightclubseedy bar/nightclubinformal (drinking) jointhole.


Plonger dans son lit la tête la première
Plonger dans le paquet de gâteau
Plonger sur la route pour avaler des kilomètres
Plonger dans l'herbe

Et plonger dans les pommes. Encore.



lundi 29 octobre 2012

Dans mon train


via Pinterest

Dans mon train il n'y a rien à voir dehors. Pas de montagnes ni d'étendues sauvages et magnifiques. Pas de mer ni de champs à perte de vue. Pas de vache ni de garde barrière.

Dans mon train, le voyage est surtout à l'intérieur.

Dans les pages de la jeune femme impassible qui lit 50 nuances de grey, roman sado maso, à 8 heures 50 entre Clichy et Pont Cardinet
ou dans celles de cette dame fort respectable qui attaque un chapitre de son Poche tout neuf intitulé "I'm not a dog". Yes indeed, you're not a dog, Ma'am, I can see that.
Dans les yeux des amoureux, heureux d'être collé serrés alors que leurs voisins ne rêvent que de quelques centimètres d'espace pour respirer.
Dans les oreilles de tous ceux qui entrent et sortent sans cesser de parler dans leur téléphone.
Dans les doigts des cadres sup scotchés à leur jeux d'adresse sur leur console portable.
Dans les mains de cette femme diaphane qui s'applique à revêtir les atours de la cadre sup - base matifiante, mascara, ombre et poudre, flush et rouge à lèvre
Dans les pieds des ados qui se trémoussent en se partageant des écouteurs.








jeudi 25 octobre 2012

Lego ça veut dire je joue






Voilà une vidéo qui me permet et de reparler de ce grand dingue de Félix (qui by the way a décidé d'arrêter sa carrière de casse cou parait il)  et de Jean de la Lune.


Une reproduction au 1:350 du saut de la stratosphère de Baumgartner.

C'est spectaculaire, parfaitement inutile, et donc un peu indispensable (via La Boite Verte)




mercredi 24 octobre 2012

la Victoire est belle


Il est des petits riens qui sont comme des nirvanas d'accomplissement personnel.

Félix Baumgartner, son truc c'est de se jeter dans le vide de très très haut avec un mini parachute ridicule sans même pouvoir hurler banzaï rapport à son scaphandre.
Karl Lagerfeld, c'est de promener sa houppette en racontant des vacheries sur... à peu près tout le monde.
Lady Gaga c'est de s'habiller avec des choses de plus en plus bizarre et d'appeler ça un costume.

Moi, c'est d'oeuvrer au rapprochement familial des chaussettes.

Apparier les coton taille 45, les Artengo taille 34 et les Miss Helen taille 38
Retrouver au fond du panier un petit bout de laine gris qui déplié, retrouve miraculeusement la mine de sa copine planquée dans le tas des orphelines grises en size bébito.

Comme un jeu de mémory géant, un défi à mon sens pratique.

Ce matin, j'ai compté 14 paires.
14 paires officielles, hein, pas des presque pareilles que "si mon chéri, en marchant vite, personne n'y verra rien". Non des frères et des soeurs de coeur et de sang, baignées dans le même bain de basket pendant de longues journée.

Et ça, ce n'est pas rien.
Un immense facteur de cohésion familiale, la garantie de gagner de précieuses minutes le matin, d'éviter des montées en vrille dans les tympans.

Le pied.



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