dimanche 2 décembre 2012

Les ondines de la planche à voile




(à force de regarder tout le temps dans le rétroviseur avec des lunettes roses, on oublie un peu vite l'ambiance qui régnait autour des vestiaires filles de sports de glisse dans les années 80. 30 ans plus tard, on imagine mal de telles accroches de magazines et de reportages télé, qui semblaient passer très au dessus des performances sportives des femmes, loin d'être des potiches)

Introduction du clip culte de Jenna qui planche seins nus (mais avec un harnais - quand même)

"Dans tous les sports, les femmes apportent grâce et beauté, mais c'est la planche à voile qui les met le plus en valeur, et pour notre plaisir, les courbes harmonieuses de leurs corps jouent dans le vent et les vagues"







jeudi 29 novembre 2012

L'enfant derrière le paquet de céréales



TOUS les enfants du monde se planquent derrière leur paquet de céréales le matin

A se demander s'ils mangent ces substituts de croquettes seulement pour pouvoir dresser cette barrière devant eux. A moins que ce ne soit l'ultime preuve de leur proximité avec le mode de vie de leurs zamis à quatre pattes : manger, dormir, se promener, jouer.

Ou alors parce que c'est le moyen de déplacer l'espace personnel de leur lit trop tôt quitté sur la table familiale, de prolonger la douceur du cocon de la couette, de rester dans leur bulle ultra-personnelle, confidentielle.
S'isoler de la radio qui parle trop fort, de la lumière trop vive, des frères et soeurs aussi patauds qu'eux à force de ne pas réussir à sortir du sommeil.
Loin des parents, aussi, pas fort réveillés non plus mais qui tentent d'établir le dialogue et d'imposer des règles de bien-vivre. Comme si les règles de bienséance pouvaient s'appliquer avant 8 heures de matin alors que même Louis XIV, lui, ne se levait pas avant le soleil (qu'il était, certes, mais c'est une autre histoire).

Parce que la conversation est impossible si tôt le matin, les connexions pas encore toutes faites, la moitié des neurones encore dans les rêves et l'autre moitié mobilisée à tenir la cuillère d'une main et la tête d'une autre, pour actionner l'ouverture de la mâchoire, enfourner la cuillère et mâcher sa bouillie.

Alors le mur du paquet donne un semblant d'intimité, un semblant de contenance parce qu'ils font semblant de lire les informations écrites au dos alors qu'en fait leur tête est encore en train de dégommer des indiens dans le Far West (ou de dévaliser H&M ou de tirer la langue au prof de maths).






mercredi 28 novembre 2012

Il est fort, Victor



Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.





(j'ai longtemps trouvé les poésies gnangnan. Jusqu'à ce que je réalise au hasard des jours sans soleils ou des éclipses autour de moi, que parfois seule la poésie réussit à calmer l'âme. J'avais appris ce poème de Hugo au Collège, et alors, mon coeur trop frais n'avait pas saisi l'infinie beauté, l'insondable tristesse de ces vers. Jusqu'à ce soir où la magie des requêtes Google - si si - m'a pris la main jusqu'à ces lignes - pile le jour où mes pensées et mes prières vont vers celles et ceux autour de moi qui ont le coeur en miettes.)



mardi 27 novembre 2012

Sorry Steve

Made Luminati via Middle Child Complex

Daniel (Craig) et Bérénice (Marlohe). Sans doute quelque part en Asie pour le tournage de Skyfall.
La patate, le soleil et le sex appeal.



Il n'en faut pas plus pour laisser de côté pour une fois mon sex symbole préféré Steve et ses sweet 60's et sauter à pieds joints dans le XXIème siècle.
Il était temps me direz-vous.


(vous remarquerez la dimension pneumatique des courbes des personnages et le mouvement du vent dans les cheveux, les expressions des visages et les plis des vêtements. On dirait que la photo est en 3D)



PS2 : j'aimerais bien savoir qui a pris cette photo et dans quelles circonstances.

lundi 26 novembre 2012

8 mois pile

In lost we trust

8 mois pile.
Je vais peut-être m'acheter un maillot rose, moi, tiens.


(rien de mieux que de penser aux vacances d'été avant même de plonger dans l'hiver. Essayer de se souvenir de la caresse du soleil, savoir que le long tunnel des mois sans lumière ne sera bientôt qu'un souvenir un peu trop froid, un peu trop frais)

jeudi 22 novembre 2012

Il se reconnaitra


Il se reconnaitra celui qui aurait adoré avoir une couettabra pour lire dans son lit sans avoir froid.
Et qui avait imaginé mettre les bras dans son peignoir pour contourner le problème et terminer sa BD sans problèmes.
A 40 ans près, on aura su quoi lui offrir pour Noël.

Vu dans My Little Paris

mercredi 21 novembre 2012

Le mystère insondable de l'enfantement

Vintage Maclaren 1966 au MoMa via Marvellous kiddo


Chères femmes en âge de procréer mais pas encore primipares.

Vous jouez à vous faire peur en écoutant les mères autour de vous se raconter avec des airs de conspiratrices tout ce qui se passe au delà - au plus beau du bout du précipice, quand on se jette dans l'air en espérant que son parachute va s'ouvrir à un moment ou un autre.

Vous hésitez entre l'horreur et l'envie, le sens du devoir et l'urgent besoin de ne pas s'engager dans une voie que vous savez sans retour.

A 25 ans vous savez tout de l'épisiotomie, des nuits sans sommeil et de la dépression post partum. Des kilos en trop et des vergetures. De la libido en berne et des seins qui grossissent, qui débordent avant de s'affaisser comme des gants de toilettes. Vous vous gaussez des femmes au sourire béat qui se rappellent de leur accouchement avec force détails gores et cuculs à la fois, quand elles ne vous mettent pas sous les yeux des clichés pleins de plis et de rougeurs.

Et vous adorez raconter ces anecdotes atroces à vos bonnes copines d'infortunes, comme on agite une gousse d'ail devant un vampire assoiffé.

Vous vous raccrochez aux exemples de la cousine qui n'a jamais eu de nausées, de la multi-mère qui ne se plaint jamais, de la voisine qui pond des enfants tous les ans et qui garde le sourire, tout en trouvant ça louche.
Comme si elles cherchaient juste à vous enfumer pour de peur de voir vous enfuir et échapper à ce destin inéluctable de l'espèce animale : se reproduire.

Vous imaginez un lavage de cerveau à la maternité, la signature d'un pacte obscur des jeunes accouchées. Elles sont passées "de l'autre côté", celui dont on revient avec des cernes, des histoires de couche et de rots plein la bouche. Et des taches sur le t-shirt.

La plupart du temps vous n'y pensez pas, mais parfois ça prend toute la place dans votre tête.

Et moi, je me sens comme une vieille dame devant vous.
Et je ne sais pas quoi vous dire.
Parce que ce n'est pas simple, c'est vrai.
Sauter le pas ou pas
Le faire sans trop réfléchir au risque de s'en mordre les doigts ou trop réfléchir et ne pas le faire - parce que rationnellement c'est franchement une mauvaise idée non ? - et s'en mordre les doigts.

J'aimerais vous dire que c'est évident. Mais non.
Et chacune a le droit de se poser la question.
Et de prendre la décision qu'elle veut.
Il n'ya ni bien, ni mal, juste des femmes qui avancent et qui se confrontent à l'insondables et qui heureusement la plupart du temps, d'instinct, font pour le mieux.





PS : ça coco, c'est du titre de post aspirationel, inspirationnel, SEO et tout. Pas trop déçus à l'arrivée ?
PS2 : avant même d'avoir des enfants, j'aimais déjà les MacLaren.
PS3 : une poussette vide, c'est limite angoissant pour celles qui ne les connaissent que pleines et chargées jusqu'aux essieux, béquille fidèle des jours de marche sur les trottoirs.


LinkWithin

Blog Widget by LinkWithin