mardi 11 novembre 2014

La playlist de Jeanne #3 : Fall les feuilles




Pour fêter l'automne, les couleurs fauves et le retour des illuminations de Noël qui font que Paris sera toujours magique, Jeanne nous propose une sélection very parisienne et trendy parfaitement taillée pour les fans de Sofia Coppola, de rêveries au coin du feu et de grands pulls.

Ca me, nous, changera des veilleries qui trainent dans les oreilles depuis l'été.
(Et de la Reine des Neiges, que Marguerite se plait à hurler à plein poumon, bien campée sur se deux jambes face aux fenêtres transformées en miroir, de préférence juste avant le dîner)




lundi 10 novembre 2014

Les livres de cuisine : sélection d'automne





Petit essai de typologisation de la cuisinière par sa bibliothèque :

- la sentimentale qui ne jure que par son manuel de la bonne ménagère de Ginette Mathiot, édition 1954, pages écornées et annotations au Bic dans la marge
- la gloutonne, qui achète les livres de cuisine comme elle collectionnait les figurine Sarah Kay dans la cour du Collège : compulsivement, avec jubilation, et même si elle sait pertinemment qu'elle ne réalisera pas le dizième des recettes présentées
- la fidèle : à son terroir, à un cuisinier qu'elle adule, à un ingrédient ou un plat fétiche qu'elle décline à l'envi et sans jamais se lasser
- la timide qui colle 5 recettes dans un cahier d'écolier et qui ne déroge jamais à ses menus
- la Géo Trouvetout qui invente, qui improvise, parfois sous les yeux vaguement désespérés de ses enfants qui aimerait qu'elle leur cuise des macaronis avec du beurre et du jambon blanc
- l'exotique, qui se plonge dans les recettes d'ailleurs comme elle prendrait l'avion, pour se changer les idées, pour s'évader.
- la ficholâtre, qui a découpé tellement de recettes dans Elle depuis 1985 qu'elle est capable de vous montrer, preuves en main, comment la quiche lorraine a évolué depuis 30 ans
- l'influençable, qui achète le livre de cuisine dont tout le monde parle, et qui, parfois, s'en sert.

Mais la plupart du temps on est tous et toutes un peu tout ça à la fois. 

Alors que l'hiver arrive et que la cuisine va redevenir la pièce la plus chaude de la maison, voici trois livres qui m'ont tapé dans l'oeil au déjeuner (oui, parce que le comble, c'est quand même de trainer sur la Fnac.com pendant le déjeuner)

mercredi 5 novembre 2014

Une tête d'icône

Google Free Icons



Allo Docteur,

Je ne vous dérange pas ? Vous allez bien ? Ah tant mieux.
Moi, oui ça va, enfin pas totalement hein, sinon je ne vous appellerais pas, vous savez ce qu'on dit. Alors, figurez-vous qu'elle est revenue mon affection chronique.

Vous ne vous souvenez plus ? Attendez, vous allez voir.
On la croyait disparue, endormie, assoupie, noyée sous les kilomètres de page Word et Text.
Mais non, elle couvait, la fourbe elle n'était pas loin.

Mais oui, docteur, ma powerpointinite !
Vous vous souvenez ? Ah on en avait bavé pour s'en débarrasser, hein. M'avait fallu un congé maturité à rallonge, des pages et des pages de rédaction au kilomètre pour que ses symptômes disparaissent, pour que j'arrête de double cliquer sur le P de barre d'outil frénétiquement à chaque fois que j'ouvrais mon ordinateur.
Pour un peu j'aurais pu complètement l'oublier.
Jusqu'à la rentrée.

mardi 4 novembre 2014

Cours cours petit BN



California Academy of Sciences on Flickr
J'apprends aujourd'hui dans un article des Echos que les BN deviennent turcs, quittant le giron des britanniques de United Biscuit pour rejoindre le super géant du gâteau Yildiz.

Je me demande ce qui me surprend le plus. Que les BN, inventés à Nantes à la fin du 19ème siècle traversent la Méditerranée ou bien qu'ils aient passé les dernières années de l'autre côté de la Manche sans que personne ne m'aie rien dit, moi, consommatrice carte Gold.

 Est-ce que quelqu'un a au moins expliqué aux nouveaux propriétaires comment on mange les BN ? En séparant les deux parties pour racler la garniture avec les dents avant de tremper les deux morceaux dans du lait froid pour qu'ils deviennent un peu mous mais pas trop ?

Non, parce que c'est important.
On rigole pas avec les BN.



mercredi 29 octobre 2014

Richard Saja funkyse les indiennes




Pour vous qui trouvez la toile de Jouy un poil ennuyeuse, Richard Saja a la solution. Quelques fils à broder, des références culturelles underground et irrévérencieuses. Et hop Princes et Princesses sont ready pour les dance floors.

Découvert sur le blog de site de papier peint Au Fil des Couleurs (oui, on en est là)






mardi 28 octobre 2014

Imagine Google dans ton corps


Carli Davidson


Totalement effrayant ou vraiment fascinant c'est à vous de décider, les recherches de Google pour améliorer notre santé avancent à pas de géant.
La dernière annonce en date de Google X, le laboratoire de celui qui n'est pas qu'un moteur de recherche mais pas encore maître du monde, est la sortie peut-être dans pas si longtemps que ça d'une petite pilule magique capable de repérer les dysfonctionnements du corps.

Mais comment donc allez vous me dire, les yeux écarquillés et le coeur battant?

Nous apprenons dans Wired ce soir que cette petite pilule planquée dans un costume très banal sera en fait un vaisseau bourré de nano particules qui vont aller se fondre dans le sang pour aller chercher des traces de maladie, telles des chiens de chasse super entrainés. Une fois leur boulot fait, elles enverront leurs informations via un petit appareil extérieur qui transmettra leurs trouvailles par internet au bon docteur prêt à dégainer son ordonnance, avant de disparaitre, entrainées par le flot des flux naturels du corps (hem hem).

Ca parait dingue, mais si on y pense, on se rapproche furieusement de l'aventure intérieure, ce film qu'on pensait super kitsch avec Dennis Quaid et Meg Ryan, tourné dans le trou noir stylistique de la fin des années 80.


PS : bon, vous trouvez mes explications un peu oiseuses ? Je vous l'accorde, je ne suis pas au taquet sur les nano particules et les méthodes de diagnostic avancées. Mais Wired a l'air super au point. Je vous invite donc à aller lire leur article (en anglais) pour éclairer vos esprits scientifiques.







lundi 27 octobre 2014

Surfin' Girls


Sierra Prescott découverte sur le blog tomboy Style


Dingue le nombre de jeunes filles et jeunes femmes qui se déplacent en skate depuis quelques mois.

Des skates très chouettes en plus, colorés et graphiques, qu'elles portent à la main avec nonchalance quand elles s'arrêtent pour s'appuyer contre le mur et refaire le monde le nez au soleil.
Une swaguerie en appelant une autre, généralement elles ont les cheveux souples et au vent et une allure déliée, les jambes interminables dans leur slim usé juste ce qu'il faut et le glow bien healthy de celles qui n'aiment pas trop rester enfermées.

Evidemment on les suit des yeux, évidemment on se dit qu'on aimerait être comme elles et glisser, les mains dans les poches, une tête au dessus de la misère qui use ses semelles sur l'asphalte, tout en faisant mine de ne pas remarquer qu'elles ne sont pas à Honolulu mais au métro 4 septembre ou Guy Moquet.

Ca a l'air tellement simple (alors que nous on se souvient que déjà en patins à roulettes on n'en menait pas large). Et, forcément, on ne peut que noter quand même que généralement la rideuse de l'asphalte ne dépasse pas, allez, 30 ans.  Et que bien souvent et sans faire des figures de frimeuses elles ont l'air de maitriser leur planche. Et que non elles n'ont pas l'air de garçons manqués.

Ce qui ne fait que les rendre plus séduisantes, comme toute chose que l'on n'aura jamais (plus) : l 'aura de la fille la plus populaire de l'école, une médaille aux jeux olympiques, la couronne de Miss France et le  pass pour rentrer en backstage d'un concert de Coldplay.


Go, Go, Girls, vous êtes le sourire de ma journée, même si vous faites mine de ne pas vous en apercevoir.


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