dimanche 3 janvier 2010

Danse avec moi

Ça commence par les premières notes d'un morceau qui réveillent des souvenirs d'hier, d'avant hier ou de la semaine dernière.
Les premières boums, les mariages des copains, son mariage, un voyage en voiture, une scie qu'on entend tous les jours à la radio et qui finit par devenir indispensable.
Ou un rythme qui fait bouger les pieds tout seul et enlève toute la lassitude de la journée, les vapeurs des bulles ou l'attrait du canapé, tard dans la nuit.

Un regard, pas de mot, et les mains qui se rejoignent.
Un sourire et les premiers pas sur le parquet.
Des mouvements cent fois répétés enchaînés sans effort.
Des éclats de rire, les yeux qui s'accrochent et les corps qui se soudent, se séparent, s'envolent et s'emportent. Et puis les mains qui se touchent, se frôlent ou s'étreignent.
Ils pourraient fermer les yeux tous les deux et ça ne changerait rien.

Ils se connaissent depuis longtemps. Ils ont chacun leur histoire. Là, maintenant, elle est sa partenaire et lui son cavalier. Ils s'abandonnent à la douce pavane de l'habitude. Comme une parenthèse délicate et ouatée au milieu du dance floor.

A Argenteuil ou Paris 8 ou dans le château de Saint Prout au milieu de la France.

Un rock versaillais acrobatique ou une rumba paresseuse. Une lambada hasardeuse ou une choré copiée sur Travolta. Peu importe la science ou l'élégance.

Ça n'a pas vraiment d'importance. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la fluidité de l'habitude.

On les regarde et on voit. On voit comme ils s'aiment et se connaissent par coeur. Et comme c'est doux de baisser la garde - même si ça ne dure que 3 minutes 42 avant que le DJ enchaîne sur David Guetta.

Et qu'elle parte se rafraîchir tandis que lui retrouve ses amis fumeurs de cigares.

samedi 2 janvier 2010

Je voeux y croire

Cette année être Poissons me va super bien et je me dis que je vais croire à mort aux horoscopes s'ils continuent sur cette lancée.

PS. Non, je ne veux pas lire les autres signes. Comment ça, c'est pour tout le monde pareil ? Pfft.
PS2. c'est l'horoscope de Elle dans le supplément du numéro du 1er janvier.

vendredi 1 janvier 2010

Je voeux tout ça pour vous et pour moi aussi



"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir,
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer,
et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous."
Jacques Brel

Ce matin, je pestais contre les marques qui m'envoient leurs voeux depuis ce matin alors que pour une fois, j'aimerais que l'on laisse de côté la logique mercantile, et puis j'ai reçu la lettre de My Little Paris avec ce texte, "follement aspirationnel dans un contexte que l'on veut absolument nous présenter comme super morose", non ?

Crédit Photo : The Blah Blah Blahg.

mercredi 30 décembre 2009

Pas de lunettes noires mais peut-être une nuit blanche


Une photo de bel homme pour vous inspirer avant d'aller danser.
Jacques Dutronc sans ses lunettes noires.
C'est pas de la pure photo de la balle, ça ?

Je suis comme GQ, j'aime ce petit look de minet gringalet pilier du Drugstore (avant que ça ne devienne une galerie commerciale haut de gamme pour csp+ perdues sur les Champs).

L'année dernière, j'avais terminé 2008 avec "Sissi" et commencé 2009 avec "l'homme qui tombe à pic".

Vous remarquez je place la barre à un tout autre niveau cette année.

mardi 29 décembre 2009

je voeux le meilleur


Un site nommé coketalk very New Year's Eve.
Déjanté et tout à fait décadent à souhait.
Parce que, franchement, qui a envie de faire des trucs utiles à deux jours de la fin de l'année ? Enjoy !
Bonne journée

lundi 28 décembre 2009

Soeur Anne...

Crédit photo : This isn't happiness


A quoi ça sert l'expérience ?
Me demandais-je ce matin, alors que l'auditoire écoutait bouche bée la démonstration de mon camarade de bureau dans une salle surchauffée du sud parisien.
Démonstration fluide et sans accroc qui me laissait tout loisir de vagabonder dans ma tête.
Vagabondage pas très primesautier pourtant.

Je venais de réaliser avec horreur que je devais laisser derrière moi chocolats et galantine pour replonger dans le vrai bain du gagne pain quotidien.
Ce qui équivaut à faire des listes de to do allant du "super urgent" au "mega super urgent mais pas envie" en passant par "celui là je vais bien réussir à ne pas le faire moi même quoique si ça plante je m'en voudrais à mort alors je vais le faire".
Ce qui équivaut à sentir comme une boule se former dans mon estomac, puis remonter dans ma gorge, avant de redescendre dans mon estomac.
Oui, tout comme le manège Extrême du Grand Palais.

15 ans que je fais le même métier et 15 ans que je stresse à l'idée que je ne m'inquiète pas suffisamment pour ce qui devrait m'inquiéter.
A scruter le ciel pour voir quel couvercle de poubelle va me tomber sur le coin de la figure.
A imaginer des plans de crises pour des crises que j'aurai si bien anticipées qu'elles n'arriveront pas alors que le détail anodin - ce fourbe tapi dans l'ombre - va lui me revenir dans la figure comme l'élastique de Claude Rohou sur mes doigts dans la classe de CE2 du Sacré Coeur.
15 ans que j'aurais dû mettre à profit pour me "forger une solide expérience me rendant capable de prévoir, d'anticiper, de contrôler".
Me rendre sûre et sereine à la barre de mon bateau, les traits reposés et le conseil avisé toujours prêt pour les jeunes fougueux prompts à prendre des risques inutiles.
Mouais.

On nous fait tout un plat de l'expérience alors qu'en fait ce que je voudrais c'est simplement troquer ma bête intelligence d'humain pour les dons d'un oracle.

Je me demande si je serai toujours aussi pleine de doute à 75 ans....


PS : Sinon, je suis à la recherche d'un manteau chaud, chic et que je puisse fermer pour les 3 derniers mois où je suis deux en un. C'est évidemment l'année où je rêve de silhouettes élancées et de pardessus cintrés - so Jackie O. Non, la mode n'est pas futile, elle peut aider à échapper à des situations de stress intense - comme la to do list du retour de vacances...

dimanche 27 décembre 2009

La chanson du lundi

En 1984, mon frère m'a offert un disque des Pretenders pour mon anniversaire.
J'étais flattée qu'il m'offre un 33 tours.
Comme pour ses copains.
A moi la petite soeur, la pissouse, l'empêcheuse de tourner en rond. Toujours à faire trop de bruit pour se faire remarquer après ses deux frères.
Une reconnaissance en quelque sorte...

Et sur ce disque, cette chanson.
Au titre qui veut dire en gros "c'est pas l'tout mais faudrait peut-être penser à reprendre le collier, les amis".




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