dimanche 9 janvier 2011

Personne n'est parfait. Quoi que



J'adore les blogs américains. Ils sont beaux, punchy, je comprends tout alors je crois que je suis bilingue, citoyenne du monde et moi aussi une mompreneur hyper dynamique (à part que je suis bien Mom mais pas très preneur - au delà de mon imagination).

Mais voici une sélection de blogs qui me nettoient les yeux aussi.
Et qui sont français, madame.
(Rangez vos cocardes, c'est pas le genre de la maison, hein. Dans cette sélection on fait dans l'über bon gout, la distinction totale, les enfants ont les cheveux souples et sentent bon même sur l'écran, et tout le monde est élevé au sirop d'agave et au panier bio dans de grands éclats de rire fraternels)

Parmi ceux-ci il y a, entre autres (mais pas que)
Le Dans La
Le vestiaire de Jeanne
Flora Douville
Smallest things
Little Circus (ok ils sont Belges, donc hors catégorie, mais je les aime aussi)
Comme du coton

Je ne vous cache pas qu'après avoir bavé deux heures devant toutes ces natures mortes douces, ces récits super jolis et ces réalisations maison aux petits oignons, je me jette sur un paquet de Pepito pour ne pas mourir d'une overdose de perfectitude.
Une vraie drogue.
Une petite piqure de masochisme particulièrement jouissive le dimanche soir, quand je me rends compte que je n'ai pas fait la moitié du quart de ce que j'avais prévu.


PS : la veilleuse de Marguerite donne une ambiance "je dors dans un labo photo" à sa chambre particulièrement extra-terrestre. Mulder et Scully, vous me recevez ?

PS2 : un lecteur assidu me signale qu'il ne comprend pas ma passe sur le mompreneur. Aux Etats-Unis, la toile grouille de ces femmes qui élèvent tout plein enfants tout en gérant de main de maître et de la maison leur petite entreprise. Ce sont des "mom entrepreneurs". Et pour l'instant, je suis certainement un Mom mais pas très entrepreneur...

samedi 8 janvier 2011

Inspirez.... respirez !



Ah la la, mais que je l'aime ce livre "Things we love" de Kate Spade !
En voilà une bonne activité de week end.
Feuilleter les pages et imaginer ce que je mettrais - moi.

vendredi 7 janvier 2011

Tout pareil



"Heading downtown with a zebra print bag holding the evening's necessities--Cherries in the Snow red lipstick, keys and a $100 bill."
~Kate Spade


Easy Peasy. Je fais pareil tous les matins.
Quasi.
Avec un carnet de tickets restos, de l'homéoplasmine et des derbys.

Kate Spade c'est aussi ça. J'en reparle demain, tiens !

Crédit : Molly Mc Gonigle et The Sartorialist pour la photo.

jeudi 6 janvier 2011

Etrennes


Aujourd'hui, à l'entrée de la Gare en travaux, des bonshommes en orange distribuaient les étrennes du Transilien pour ses passagers : 4 chocolats spécial café dans un étui en carton glossy.
Mon horoscope me recommandait de prendre des vacances, alors j'ai levé les yeux.
Il faisait gris et humide et un peu venteux. Ne manquait que l'odeur des embruns. Manquait surtout l'odeur des embruns.
Les patrons du restau à côté du bureau m'ont reconnue alors que ça fait un an que je ne les avais pas vus.
Je leur ai acheté du Nutella sans lait bio pour faire un cadeau.
J'ai découvert plein de trucs sur l'ouverture du marché de l'énergie et sur la consommation de l'eau du robinet.
J'ai piloté Henri à distance qui ne trouvait pas son J'aime Lire.
Dans le métro, un jeune rigolard vannait son copain sur son ciré jaune et sa barbe de folkeux.
J'ai eu envie de mettre du vernis rouge sur mes ongles.
J'ai acheté du chamomilla et du dolodent en cas de réveil intempestif de la carnassière au (trop) petit matin
Je n'ai pas eu la fève.
J'ai (eu) envie de dormir.


PS : crédit inconnu

mercredi 5 janvier 2011

Mouuuuuah


"here is luna, our french bulldog, in brooklyn enjoying a breeze on the couch in the summer and cuddling up in the winter."
- Liana

Un chien caméléon. C'est très rare. A la place de Liana, j'aurais la trouille de m'asseoir dessus par mégarde un jour ou l'autre.

(Le blog desire to inspire, publie régulièrement des photos de lecteurs qui ont photographié un joli meuble avec leur animal dessus. La série s'appelle "Pets on furniture". C'est hilarant de voir comment les animaux posent souvent comme des mannequins de séries mode de magazines féminins)

mardi 4 janvier 2011

Day 1 : again


Pendant du premier jour de congé maternité (ici), le premier jour de retour au boulot.
Après.

C'est pareil.
Aussi déroutant.
Aussi jouissif et déprimant à la fois.

De 6 heures 15 (le réveil - par Marguerite qui a "certainement senti que pour elle aussi aujourd'hui c'est un jour spécial") à minuit (le coucher - après avoir avalé tout ce que je pouvais de blogs en retard, de spectacles en retard et dévoré le cou de mes enfants pour me remettre dans leur odeur).
Je n'ai rien vu.

Rien n'a changé :
Je mets une robe et des collants, je marche, je bataille contre mon sac à main pour trouver mon porte monnaie, je me jette sur l'horoscope de 20 minutes, je prends un cappucino sans sucre à 11 heures, je fais une liste de choses à faire au bic noir sur un bloc et je barre a fur et à mesure.
Je retrouve sans mal mon rythme de multi communications électroniques avec Charlotte.
 Ah oui, je cours aussi pour ne pas rater le train, je vais jusqu'à la quatrième voiture pour arriver juste devant l'escalier de sortie après (parce que c'est un train gris et pas un duplex. Dans le duplex, il faut se mettre à côté de la première porte de la deuxième voiture)
J'achète du pain en passant et il est trop chaud alors je me brûle les doigts.

Tout a changé :
On dirait que j'ai développé une forme de sénilité inquiétante : je dis bonjour "Adeline"et après je ne me souviens plus de son prénom, j'ai mal au crâne après 2 heures de lecture, j'ai froid dans mes os même avec un châle, j'ai envie de déjeuner à 11 heures 30.
Je regarde tout le monde avec les yeux de de Candy.
Je piétine à partir de 17 heures en me demandant pourquoi je ne suis pas en train de manger du pain beurre / lancer une lessive / checker mes mails / surveiller les devoirs / faire couler le bain / appeler Jean. En même temps.

Après 11 mois de multi tasking, je suis épuisée par le simple fait de me concentrer sur une seule chose à la fois.

Il parait que tout rentre dans l'ordre très vite.
Il parait.



PS : toujours chez le petit oiseau, la photo
PS2 : ce soir, en première partie de Jamel Debbouze, on a découvert Malik Bentalha. Top. Il fallait réussir à faire rire un public aussi métissé, entre abonnés réguliers du théâtre et jeunes invités par les associations.


lundi 3 janvier 2011

4 comme quatre


4 filles à la maison.
Une avec des rides au coin des yeux et l'autre avec des plis sur les cuisses.
Deux avec des cheveux longs qui dansent sur les épaules et deux avec des cheveux courts.
Trois qui ont grandi en haricots et une qui en est encore au stade du pois - qui roule.
Une qui commence à compter les années qui passe, deux qui ont tellement hâte que ça passe plus vite et une qui se demande encore où ça se passe.
Deux avec les yeux ronds comme des billes et deux qui les étirent dans les coins.
Trois qui fondent devant la quatrième.
Deux qui adorent se bouffer le nez et qui font front quand on attaque l'une ou l'autre.
Quatre avec le même épis qui fait comme un garage et ruine tout espoir de frange droite et raide.
Quatre avec des yeux qui rappellent d'où elles viennent - pas de Suède, c'est sûr.
Quatre qui tirent la langue quand elles font un effort; juste un bout de langue, sans s'en rendre compte, sans le vouloir.
Quatre qui adorent chanter à tue tête dans la voiture.
Quatre qui se damneraient pour un carré de chocolat.


PS : crédit photo le petit oiseau

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