dimanche 16 septembre 2012

My, Oh, My


Vache made in Normandie



Pinterest a longtemps été snobé par les influenceurs de la Silicon Valley parce qu'il n'était qu'une "géante réunion Tupperware pour femmes au foyer du Minnesota", destiné à rester un passe temps un peu incompréhensible d'hystériques de l'internet domestique.

Pouah (mimique de dédain accompagnée d'une rotation circulaire des yeux)

Aujourd'hui que la start up est devenue une espèce de case incontournable dans le Monopoly de la communications des entreprises qui n'en veulent, on faint toujours d'ignorer le noyau dur de ces premières pionnières. On reste entre nous, on suit ses copines et ses blagueuses influentes, on va voir ce que postent ses marques préférées, et basta.

A part que ce serait passer à côté d'une mine d'or. Car la ménagère du Minnesota est un vrai Geo Trouvetout de la vie quotidienne".
Car oui, où donc trouver des idées d'aménagement de placard bluffantes, mille et une manière d'accommoder la palette autrement qu'à la diable (surtout quand elle est en bois et qu'elle nous appelle du fond du parking du Bricorama ?)

Wouah (mimique de surprise teintée d'admiration, voire un peu d'envie)

insérer une rallonge dans le mur

couverts-assiettes-serviettes dans un tiroir facile d'accès

placard à casseroles

joli fil à linge





jeudi 13 septembre 2012

Brushing

Flickr

ici



Le brushing (faux anglicisme, « blow-dry » en anglais), ou parfois thermobrossage1, est une mise en forme temporaire de la chevelure (se défaisant à chaque lavage) qui s'obtient en brossant les cheveux mouillés, mèche à mèche, tout en les chauffant au moyen d'un séchoir à main.
Lorsque les cheveux sont mouillés, les molécules d'eau rompent les liaisons hydrogènes de la structure du cheveu et le rendent ainsi malléable. Puis en séchant, l'eau s'évapore, et les liaisons hydrogènes se ressoudent alors dans la forme donnée par la brosse ou les rouleaux de mise en plis. C'est pour cette raison que l'humidité ambiante tend à défaire une coiffure ou à faire reboucler un cheveu préalablement lissé au brushing.
Il peut viser à créer du volume, boucler, comme à lisser la coiffure. Il ne doit pas être effectué avec trop d'air chaud pour ne pas dessécher le cheveu mais suffisamment néanmoins pour permettre un assèchement suffisant du cheveu pour qu'il conserve la forme que la brosse lui donne.
Cette coiffure a été très en vogue dans les années 1960.

mercredi 12 septembre 2012

Profession du Père





Sur amazon.fr, Aurélien Bellanger, Petit Prince de la rentrée littéraire,  est présenté comme "Philosophe de formation, ses recherches portent sur la métaphysique des mondes possibles"



Je ne sais pas si Aurélien a des enfants 
Je ne sais pas si ceux-ci vont à l'école

Mais si jamais c'est le cas, alors j'imagine leur grand kif à écrire en cursive appliquée "mon papa est philosophe. Il est dans la métaphysique des mondes possibles" sur les 4 872 formulaires donnés par les profs en début d'année.





PS : en attendant, son livre est en rupture sur Amazon.


mardi 11 septembre 2012

Jambon beurre




La saison des défilés a recommencé à New York et on va encore voir partout des grandes filles longues et si fines que c'est dommage qu'elles ne prennent pas le métro parce qu'on pourrait en mettre plein dans un wagon sans que cela n'empêche personne de respirer.

Au mois de juin dernier, j'étais tombée sur une série de mode de Elle avec une jeune fille - très jeune et dont la grande minceur m'avait dérangée au point de l'écrire en commentaire d'un article du Daily Elle, satellite trendy de Elle, coaché par Sophie Fontanel (dont le regard tendre et pas si foutraque me réconcilie souvent avec beaucoup de choses, mais vous le savez déjà parce que je l'ai déjà dit maintes fois). Bouteille à la mer lancée sur un coup de tête et presque sitôt oublié.

Auquel l'équipe du Daily Elle m'a répondu le lendemain avec ce dessin et un message bi-goût que je vous laisse apprécier à sa juste valeur. 

Mais à voir autour de moi les ados qui tournent et s'enroulent autour de moi comme des algues dans une eau claire de bords de mer, j'espère juste qu'aucune n'ait jamais l'idée de se restreindre sur la nourriture pour essayer de ressembler à ces elfes de podium alors que leur corps ne le veut pas.


soupir.

lundi 10 septembre 2012

Color me rad race



Je tombe sur ce post de la über mom Gabrielle Blair au sujet de la color me rad race que l'on pourrait traduire de manière acrobatique par la course qui te donne des couleurs trop bath.

Le principe, 5 kilomètres, on part blanc et propre et on arrive couvert de couleurs primaires en poudre non toxique, non allergique. Et hilare. Et même pas fatigué par les 5 kilomètres.

Et après on va nous dire que courir c'est ennuyeux.
Moi je signe demain, pas vous ?



(bon, il faut traverser l'Atlantique. On se moque du good will à l'américaine, aux gros hugs des candidats à l'élection présidentielle, mais on peut aussi de temps en temps descendre de notre piedestal et se dire que c'est chouette qu'ils osent des trucs comme ça pour donner envie aux gens de se bouger et d'oublier leur voiture)

Hasard 2.0





Revoilà t'y pas que l'on reparle serendipity, mot valise so 2011 devenu depuis l'année passée serendipité par la grâce des activistes des réseaux sociaux et des start ups qui adorent franciser des mots pour faire croire qu'ils ne sont pas que des copieurs d'américains.

Sérendipité donc.

On achète des yaourts et on tombe sur un slogan de sale gosse qui aurait grandi dans les années 70-80, entre Balisto et Récré A2. Et on succombe parce qu'on peut pas faire autrement, parce que ça fait du bien.



PS : oui c'est vrai c'est la cinquième fois depuis 2009 que je parle des marques propres de Monoprix et je ne suis toujours pas payée pour.



dimanche 9 septembre 2012

L'ennui


Leitmotiv de l'enfance, la litanie de "je m'ennuie" assortie de pas trainant, de détour par la cuisine et de séries télé débiles jusqu'à s'en faire péter les neurones disparait mystérieusement un jour.

On ne sait pas quand mais un matin on devient curieusement intolérant à ce état semi végétatif du dimanche après-midi.

La simple perspective de pouvoir s'ennuyer devient une espèce de mirage aux contours cotonneux et diablement attirants, mirage que l'on sait inaccessible et trompeur.

Et on se surprend à répondre d'un air agacé ces phrases honnies, que l'on s'était pourtant jurés de ne jamais prononcer, tellement elles nous paraissaient, inutiles, vides de sens, voire particulièrement représentatives de ce fameux fossés qui sépare les parents (qui n'ont rien compris) et les enfants (qui n'expriment que des demandes légitimes et vitales).

- Et si tu étendais le linge ?
- Tu as fini tes devoirs (comme si faire ses devoirs pouvait combler un quelconque ennui) ?
- Tu n'as pas un livre à lire ?
- Fais une sieste, tu as sûrement du sommeil en retard

Et tout en les prononçant on se sent vaguement coupables, un peu jaloux même de cette enfance qu'on a si hâte de quitter et dont - à y regarde de plus près pourtant - on aurait bien aimé profiter un peu plus.




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