dimanche 6 décembre 2009

Ego logolo dans la case


Thierry Ardisson lance en partenariat avec l'INA un site à son nom.
"J’ai voulu faire partager sur le net en accès libre tout ce que j’avais pu faire dans ma vie médiatique : publi-cité, journalisme, presse, littérature, télévision, cinéma... Bref, j’ai voulu proposer une sorte de "mausolée virtuel". Mais on aurait tort de ne voir que de la mégalomanie dans l’en-treprise. Les qualités, les particularités ou la rareté de mes invités, plus les interviews auxquelles je les ai soumis, tout ça sur une période de 25 ans, confèrent à l’ensemble une véritable valeur documentaire et patrimoniale."

Jésus-Christ, Einstein, Léonard de Vinci, Henry Ford, Marie Curie. Ardisson.
Ouf. On ne savait pas encore qui consacrer homme du 21ème siècle.

PS : crédit photo ici

jeudi 3 décembre 2009

photo de classe


Demain c'est photo de classe.
Celle où le monsieur en pull dit "oui, toi en rouge, descend d'un rang" et puis "la jeune fille avec une veste poilue, tu peux regarder vers moi s'il te plait ?" avant le fatidique "attention les enfants, on sourit..... Voilà !"
Celle où la maîtresse se met debout à gauche. Elle sourit comme les 45 dernières fois où elle a fait une photo de classe.
Celle où les enfants sont énervés. Ils rigolent, pouffent, font des bruits de prout et se pincent pour rigoler.
Les filles ré-ajustent (de travers) leur serre tête et enlèvent leur pull pour garder un souvenir de leur chemisier à fleurs trop beau.
Adam a les yeux qui brillent - un début de fièvre. Adama, les dents du bonheur et Antoine un grand trou quand il sourit.
Le photographe en est à sa 4ème classe. Il est 10 heures et il en a déjà marre. Il a mal aux dents et le dentiste ne peut le prendre qu'à 17 heures. Et le Doliprane ne fait plus effet. Il aurait du prendre le médoc que lui a proposé sa femme mais il était en retard et avec le planning d'aujourd'hui il fallait qu'il arrive à l'heure.
Faire les photos de classe, c'est sympa mais c'est fatiguant. Il avait rêvé d'autre chose. Les magazines, les studios et les mannequins d'Elite en maillot de bain en février sur les plages des Maldives.
Mais c'est correctement payé et puis il donne du bonheur aux mômes et à leurs parents. Si seulement ils pouvaient être moins énervés. "Madame, vous pouvez faire quelque chose ? Je dois faire 10 autres classes avant midi"


Mais Henri s'en fiche. Ce soir il a préparé sa tenue. Chemise, pull en V, jeans préféré. Sa grande soeur lui a dit "tu fais une pub pour Gap ?", son autre grande soeur lui a dit "marrant, on dirait qu'il y a un mort par terre", et son papa, appelé à la rescousse pour donner un "avis de garçon" a approuvé son choix. Tout est prêt.
Demain il fera son sourire numéro 1. Pourvu que la maîtresse le laisse aller à côté de Louis.

Méthode coué ou vérité vraie ?


mercredi 2 décembre 2009

Retour vers le futur antérieur

Nolwenn Leroy a gagné la Starac en 2002.

Je le sais parce que c'est l'année où tous les soirs je regardais la quotidienne avec Nikos en donnant son repas du soir à Henri - les filles dans leur bain à côté.
Depuis je ne sais pas trop ce qu'elle est devenue Nolwenn.
J'ai recommencé à travailler, j'ai lâché la Starac et Nolwenn avec.
Hier, j'ai découvert sur iTunes qu'elle sortait un nouvel album. Très folkisant, popisant, voix naturelle, harpe, arrangements nordiques.
A mi-chemin entre Tori Amos, Feist et Mannick.
En fermant les yeux, sur les titres en Anglais, on dirait une BO de Grey's Anatomy.
C'est dire. Je devrais plonger direct.

Le problème, c'est que je ne ferme pas les yeux.
Je vois toujours la fille qui se tenait pas très droite, habillée comme un sac et qui se battait contre Houcine et Emma sur un plateau laqué blanc, brillant comme une publicité pour liquide nettoyant pour sol.

Mais que ça ne vous dégoûte pas. C'est plutôt chouette.

mardi 1 décembre 2009

Grandeur et décadence de la vie au bureau

Vous imaginez la tête de Bernard/Sandrine/Valérie/Jean-Claude si vous collez cette jolie image sur son bureau un matin pour vous venger de son emprunt jamais retourné de la précieuse agrafeuse que vous avez mis 4 mois à obtenir des services généraux ?

Dans une seule image, tout un concentré des micro-frustrations engendrées par le "vivre ensemble" quotidien du bureau. Avec sourire crispé et petite blague doucereuse enduite d'arsenic.

Pour une agrafeuse, un crayon 4 couleurs, un mug jamais lavé, 30 centimes pour le café.

- 10 heures 12, on signe un contrat qui va faire vivre 12 personnes pendant 2 semaines.
- 12 heures 14, on voudrait étrangler Thierry-de-la-Compta qui nous a squizzé 1 ticket resto sur le compte de novembre.
- 13 heures 20, on fraternise autour du plat du jour (sauté de biche et purée comme à la maison. Et un café, merci)
- 14 heures 30, on manque d'air devant l'armoire à fournitures encore vide


PS : The Daily What est un site pour ceux qui s'ennuient devant leur ordinateur (le soir - quand ya vraiment rien à la télé). Cette illustration m'a fait hurler de rire. Toute seule.

Viggo home

Crédit photo : CinéMovies


J'avais bien envie de voir La Route pour toi, Viggo. Mais la bande annonce et l'article suivant me refroidissent un peu... Gloups
J'attendrai le prochain Cronenberg finalement.

lundi 30 novembre 2009

"Des ailes" ils disaient

Je n’ai jamais réussi à trouver les maths intéressantes. Jusqu’à ce que finalement je passe beaucoup de mes journées sur Excel, à manier des chiffres.
Je n’ai jamais été brillante en langues. Jusqu’à ce que je passe un an aux Etats-Unis et que je me mette à rêver en Anglais.
J’ai toujours aimé le Français. Mais je n’ai aucun mérite. C’est comme ça. On nait ou pas avec cette envie de faire jouer les mots, de comprendre l’orthographe et de raconter des histoires.

On a tous eu des profs inoubliables qui nous faisaient adorer une matière et qu’on avait hâte de retrouver. Qui rendaient l’Allemand vivant, l’Economie trépidante, l’Histoire haletante.
Et des profs qui nous faisaient bailler, qui nous faisaient peur, qui nous paralysaient.

Les années ont passé. Maintenant je suis de l’autre côté de la barrière. Celui des parents.

Parfois je doute de la capacité du Collège à donner envie à nos enfants d’apprendre.
Parfois je doute de leur capacité à leur donner confiance en eux.

Il y a des soirs où je suis une louve qui voudrait garder ses petits près d’elle.
Et les entourer seulement de gens aimants, aidants et pédagogues.
Des hommes et des femmes droits, enthousiastes, sévèresmaisjustes.

Mais ce n’est pas possible. Il faut les laisser se frotter au monde, apprendre en se faisant des bleus et composer avec ce qu’on leur donne. Qu’ils découvrent que les profs sont des humains comme les autres, avec leurs faiblesses, leurs défauts qu’ils apportent avec eux dans la classe.
Même
si « ça se fait trop pas comment elle a noté le dernier contrôle ».
Même si parfois les larmes sont intarissables et l'estime de soi tout au fond des Converse.

Et même si on va quand même essayer de les aider.
Et c’est dur.

Crédit photo : Google Image.

LinkWithin

Blog Widget by LinkWithin