mardi 5 juillet 2011
Frankie (would really need to) go to Hollywood
En voilà une qui aurait bien besoin de partir en vacances avec nous.
On lui apprendrait à sourire, manger des choses qui font grossir, prendre de bonnes couleurs et ébouriffer un peu sa chevelure raplapla avec deux allers retours à la bouée jaune.
Cet été, faites preuve de bon coeur, adoptez une mannequin triste !
PS : campagne Carven Resort 2012. via miss Moss
PS : A sa place, remarquez, moi aussi je ne serais pas jouasse de poser les pieds en dedans avec des chaussures sur lesquelles sont collées des pâtes papillon géantes.
lundi 4 juillet 2011
Et la marmotte ...
Lu dans la newsletter 100% Media ce matin
Totem Brand Partner est un outil exclusif de Mondadori France Publicité, crée en partenariat avec TNS Sofrès. Il permet à une Marque (250 sont étudiées) de comprendre sa relation au consommateur et décrypte le chemin de conviction qui le mène à son achat.
«Totem Brand est une étude qui s’adapte à la nouvelle consommation», précise Anne Philip, Directrice du Marketing, Communication et Qualité de Mondadori France Publicité. En effet, «au-delà d’un rôle de réassurance et de plaisir, les marques sont également devenues des vecteurs de sens et d’engagement, et doivent permettre au consommateur de se réinventer, de grandir et de se transformer (81% des consommateurs attendent d’une marque qu’elle s’engage)», analyse TNS Sofrès. «Ainsi», poursuit Anne Philip, «la 5ème édition de Totem Brand tient compte de ces changements et s’intéresse aux nouveaux critères de choix (responsabilité sociale, développement durable, services innovants etc.) et aux nouvelles interactions (relation, buzz, recommandation) qui participent au choix du consommateur.
Zut alors, et moi qui croyais que j'achetais du beurre, du pain de mie et des couches culottes.
En fait non, je "me réinvente, je grandis et je me transforme".
Rien que ça.
dimanche 3 juillet 2011
Bleu comme mes pieds
A force de lire tous les conseils pour choisir enfin un maillot qui flattera ma morphologie plutôt qu'un maillot qui me plait, malheureuse.
A force de me prendre sur la tête qu'à moins de 100 euros et des indices supérieurs à 30, je ne PEUX pas envisager me constituer le vanity bluffant et secure d'un été au top de ma beauté (cet année, tout est "bluffant", vous avez remarqué ?)
A force de me proposer des listes de recettes et d'ingrédients anti radicaux libres, bio, durables, anti-gras, anti-eau, anti désydratation sans lesquels je ne serai qu'une pauvre estivante de la lose oublieuse de mes devoirs élémentaires de mère responsable et durable.
A force de dévorer des séries mode ou des filles sublimes posent avec un stetson doré dans un ranch poussiéreux, leur t-shirt noué au dessus du nombril et les pieds nus dans leurs cow boy boots.
A force de lire que je DOIS travailler mes abdos, mon périnée, mes trapèzes et mes fessiers, même debout dans le bus, dans la file d'attente de la cantoche ou assise en réunion, au risque de ne trouver aucun maillot qui flattera mon anatomie flasque.
J'en viendrais presque à oublier que finalement sur la plage, à bien y réfléchir, on est TOUS imparfaits. Et que, au pire, Instagram rend beau tout le monde.
Que je n'attends pas pendant 11 mois ces vacances pour boire du Perrier Tranche avec des Wasa sans sel et des radis.
Que je vais m'habiller en paréo, tongs et t-shirt pendant trois semaines. Et que les santiags pieds nus pour rentrer de la plage c'est au moins aussi inconfortable que ridicule.
Qu'on va adorer se faire du loup au fenouil, des salades de quinoa, des pommes en morceaux ET des ventrées de chips arrosées de Mojito.
Qu'il suffira de poser nos fesses dans le hamac avec le ciel bleu et les branches d'eucalyptus qui font écran au soleil pour lire des romans et oublier instantanément les injonctions schizophrènes des magazines.
PS : Ah oui, j'oubliais. L'autre jour dans ma liste de blogs, j'ai oublié celle qui accompagne de temps en temps mon premier café de la journée, dans la cuisine désertée, le dimanche matin. C'est Caroline de "pensées de ronde". Une fille cash qui raconte sa vie sans fard et qui m'attrape finalement souvent avec des étincelles de vie comme cette évocation du bonheur fatigué de la jeune mère ici. Et c'est très frais.
vendredi 1 juillet 2011
REC (Retiens, Ecoute, Cool)
Gwen Delabar sort son single REC et l clip est signé 20Syl des Hocus Pocus.
C'est joli et doux et un peu nostalgique aussi. Et quelles paroles.
Bon Week end !
Gwen Delabar - REC [Official Video] from 20syl on Vimeo.
jeudi 30 juin 2011
A chacun ses trophées - again
Je vais commencer une collection de lapin.
Fonelle d'or again aujourd'hui.
Pour une remarque sur les panthères. Même pas un truc cochon. Ni même vache. Serait-ce un cygne ? Pardon, un signe ?
mercredi 29 juin 2011
Rendez-vous à 10 heures 30 à Réaumur Sébastopol
Hier, chaleur écrasante sur Paris. On se croirait dans 37,2° le matin. Pour la température, hein, pas pour la scène d'ouverture.
En avance pour mon rendez-vous. Mes talons qui brillent dans mon sac, les ballerines aux pieds, je marche le nez au vent.
La rue de Montorgueil ressemble à un rêve d'Américain. Même le Starbucks se fait tout petit dans un recoin de la rue, tellement il ne veut pas dénaturer l'ambiance so Paris de ce bout du Sentier.
Y a-t-il un autre endroit au monde où les odeurs de viennoiseries et de fromage se mélangent comme ça sans qu'on ait mal au coeur ? Je sors de mon petit déjeuner et pourtant je rêve d'un bon repas, là tout de suite.
Les pavés se réveillent.
Les cafés sont tous dans leur jus. Je m'arrête à celui qui me tend les bras, là au coin de la rue de mon rendez-vous.
Mon voisin allume un barreau de chaise comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. C'est spectaculairement incommodant. Je me décale. La serveuse approuve, me dit que c'est dingue de fumer le cigare sur la terrasse mais ne dit rien au client.
Des Américains hésitent, tournent et finissent par s'asseoir à la même terrasse.
Ils demandent "deux Latte, s'il vus playy".
La serveuse leur rétorque "c'est quoi ça" jusqu'à ce que le client s'explique mieux. "Ah ouais, deux crèmes" et s'éloigne en roulant des hanches.
Welcome in Paris.
Je troque mes chaussons contre mes souliers de vair. Ouch, c'est acrobatique sur les pavés. Hardie petite, let's start the show.
En sortant de rendez-vous, dans le taxi, le skai colle à mon dos et je rêve de faire comme les chiens : me pencher par la fenêtre et sentir le vent chaud me rentrer dans les narines et siffler à mes oreilles. A part que je ne suis pas un chien et que le taxi est bloqué dans les bouchons.
Je sens la sueur couler et mes espoirs de rester digne et fraiche s'évanouir.
A ma gauche, une Jaguar s'extrait de la colonne sirupeuse des voitures. Elle est conduite par une femme blonde avec des grands verres fumés. Son immatriculation lui donne un sillage sulfureux : EVE 75.
Place de la Concorde, j'ouvre mes yeux engourdis par la moiteur collante et je me régale des ors de l'obélisque. Devant le Crillon, au feu, mon regard tombe sur une famille. Un couple et deux grandes ados. Encore des Américains on dirait. La fille n'est pas contente, elle secoue la tête, argumente avec les mains et son air pas commode tranche avec sa tenue estivale, en short et t-shirt cropped au dessus du nombril. Son père, tête de Marines en retraite, retire ses lunettes et plonge ses yeux dans ceux de sa fille pour lui répondre. La mère et la fille attendent, mal à l'aise, et regardent les fontaine sans les voir.
Welcome (again) in Paris. City of love.
Le taxi s'envole et laisse mes touristes là où ils sont.
Il me pose devant le bureau.
Les fumeurs fument à l'ombre. Du feu dans la bouche et sur la peau. Mais comment font-ils ?
Les portes du bâtiment s'écartent devant moi, elles sont drôlement polies.
La climatisation me cueille et me réveille.
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