mercredi 11 juin 2014

La playlist de Jeanne : en attendant la plage


leggy girl with a nath hat laying close to a swimming pool
RueMag



Envie de vous sentir comme une fille de 17 ans qui ne rêve que de plage, de maillots et de green juices au bord de la piscine ? Une fille qui rêve mais qui, en attendant des jours meilleurs, vit les fesses rivées sur sa chaise de bureau dans sa chambre, avec des post its sur les murs et des fiches stabilitotées dans tous les coins. Et qui pour se tenir compagnie entre Voltaire et Racine, écoute de la musique.

Pour une fois, laissez tomber Chicago, Kid Creole and the Coconuts et U2 et plongez avec délice dans la tête de Jeanne.
On y retrouve ma chouchoute Christine, des titres qui font shaker le booty  mais aussi tout plein de morceaux au tempo lent qui donnent envie de voler au dessus de paysage sublimes, portés par une brise tiède, les yeux dans le soleil couchant.




mardi 10 juin 2014

Planète Plâtre


Designspiration


Un jour on se réveille avec l'envie furieuse de casser les murs, de se débarrasser de ses vieux torchons moches, des couettes sans âge et des serviettes de toilettes devenues grises comme une peau de Parisien restée loin de la mer trop longtemps.

Un jour on a envie de vivre enfin dans ses boards Pinterest

Alors, pendant des mois, on consulte 4 entrepreneurs plus ou moins à l'aise en Français et en contact client, on fait évaluer sa maison par une agence immobilière ou deux, on demande leur avis à un architecte, un copain qui est de la partie, ses parents, ses frères et soeurs, les voisins et la bonne copine qui a l'oeil, son banquier, et puis on fait déborder ses boards Pinterest d'encore plus d'intérieurs de rêve.

On s'y voit déjà.

Et puis un jour, l'entrepreneur arrive et dit en rangeant le devis enfin signé dans sa sacoche, "ok, on démarre dans une semaine"

(…)

lundi 9 juin 2014

Saint Claude c'est pas fumeux





Depuis que même les élèves de petites sections chantent "papaoutai" de stromae à tue tête sur le chemin de l'école, on a pris l'habitude de voir dans notre ciel des chanteurs qui ne sont pas que des chanteurs. La dernière en date de cette nouvelle escadrille hyper douée a pris le nom de scène de Christine and The Queens.

Avec Culture Box, on apprend qu' "Héloïse Letissier, son vrai nom, est aussi vidéaste, dessinatrice, danseuse et photographe"

(elle doit avoir une grande carte de visite)

Si vous avez raté son dernier clip, vous avez de la chance :









PS : si vous n'avez pas goûté le titre de ce post, l'explication ici. Oui, c'est un jeu de mot tiré par les cheveux. Mais on est lundi.

PS2 : je trouve ça bien de commencer la semaine en mettant la barre un peu haut, non ?

PS3 : c'est ma grande fille qui m'a fait écouter ce titre la première.


jeudi 5 juin 2014

Tête de mule


Sur le site de River island


Au moment où je vous parle, je les porte en noir.
Et je me demande si je ne vais pas les commander en blanc. ou en beige.

Tellement on est bien dedans.
(et en plus, on a le droit depuis que Celine et Isabelle Marant les ont copiées)





PS : Birkenstock Arizona. Existe en deux largeurs pour (encore) plus de confort. A partir de 35 euros en ligne. Si.


mercredi 4 juin 2014

Donner pour donner


Gamins de paris 1950
Crédits perdus

Aujourd'hui Europe 1 dévoilait les résultats d'une étude Cetelem mettant en avant qu'un Français sur 4 a aidé un proche financièrement au cours des 12 derniers mois.

Ce chiffre est révélateur d'un contexte de crise qui plombe les finances de tout le monde et n'a pas à première vue toute puissance pour nous faire sauter au plafond de joie.

Pourtant la station de radio a choisi de mettre l'accent sur ce que cette nouvelle a de réjouissant : les Français ne sont pas aussi égoïstes, amers et jaloux de leurs petits avantages acquis qu'on nous laisse le croire : les Français ont un coeur et les mains ouvertes.

Ainsi donc, la solidarité, étendard que l'on croyait réservé à de moustachus mineurs Polonais n'est pas un vain mot ni une notion en l'air, ouf.

(et un docte savant d'expliquer que si l'étude met en avant le don financier, il faut aussi prendre en compte le temps, le logement ou simplement les petits gestes du quotidien comme des dons qui mis bout à bout représentent un moteur énorme de l'économie)

"Tu m'étonnes, Elton" comme disait France Gall en 1980 :






mardi 3 juin 2014

Les joues douces




A force de vivre avec des barbus de 3 jours, on aurait presque fini par oublier la sensation d'un baiser posé sur une joue fraichement rasée.
Quand la joue est encore fraiche et humide du rinçage à grande eau et séchage à la serviette éponge tiède, un peu rose du feu du rasoir et quand elle a ce parfum de propre de savon à barbe.

(Mais Frank, tout ça ne justifie pas le turban sur la tête. Vraiment pas)





PS : les deux photos, de Frank Sinatra (!) et de Paul McCartney sur le blog Lost


lundi 2 juin 2014

Etre une mère de rugbyman



Je ne sais pas ce que c'est que d'être une mère de footballeur, de tennisman, de pongiste ou de basketteur. Mais je sais ce que c'est que d'être une mère de rugbyman.

Un rugbyman, ça prend des coups, ça fonce dans le tas, ça pousse des cris de guerre et ça court en zig zag comme un lapin pris dans les phares d'une voiture. Ca se marre entre potes, ça parle stratégie, ça rrrrrrefait le match pendant des heures.

Ca oublie de mettre sa veste entre deux matchs, et ça mâchonne son protège dents comme un chewing gum, réduisant à néant sa fonction de protection des dents que l'on avait en fin réussi à aligner à force d'appareils de nuit et de rendez-vous mensuels chez l'orthophoniste.

 Une mère de rugbyman ça apprend à ne pas défaillir sur le banc de touche quand son chouchou épais comme un haricot prend aux genoux un roc massif comme un Malabar, et disparait dans une forêt de crampons.
Ca apprend à ne pas bondir comme une lionne quand son fils ne se relève pas de suite.
Ca apprend à ne pas s'affoler tout de suite quand son fils sort de la pelouse sur une civière, la tête prise dans une minerve
Mais ça a toujours dans sa poche une copie de la carte vitale et de la mutuelle, au cas où.

Une mère de rugbyman, ça devient la meilleure copine du pharmacien qui se frotte les mains devant une cliente aussi enthousiaste à l'idée d'essayer un nouvel emplâtre chauffant et qui vient toutes les deux semaines faire le plein d'Elastoplast, de Doliprane, d'huile Weleda et d'Arnica 9CH.
Parce qu'une mère de rugbyman ça apprend à aimer l'odeur de l'arnica.

Une mère de rugbyman ça apprend à ne voir que les percées fulgurantes, les plaquages magistraux et les plongeons victorieux derrière la ligne d'essais.
Ca se retient de crier "c'est mon fils" en sautillant telle cheerleader ivre. A la place, ça applaudit en félicitant l'équipe "pour cette belle action collective qui a porté ses fruits".

Une mère de rugbyman, ça remercie tous les jours les entraineurs d'encourager chez son fils le courage et la générosité, de transmettre des valeurs de discipline, d'effort, du travail d'équipe et du beau jeu.
Même si elle aimerait bien qu'ils lui apprennent aussi à rincer ses chaussettes pleines de boue avant de les mettre dans la machine seulement quand la boue a bien séché. Et à vider son sac aussi avant que les vieux petits beurres écrasés liés au shampoing Axe  ne prennent croute dans le fond.



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