lundi 18 avril 2016

Ca c'est Paris




Des filles brunes en manteau sombre, un bun brun perché sur la tête, en jupe et collant opaque, chaussées de baskets blanches.
Le sac à a saignée du coude ou en bandoulière ou les deux et les oreillettes à poste, le téléphone à la main.
Un monument incroyable sous les yeux à tous les coins de rue
Des parcmètres délaissés et des voitures électriques, des cyclistes casqués aussi, mais toujours sans gilets jaunes.
Des boutiques de luxe presqu'aussi nombreuses que les monuments historiques et que les touristes chinois qui avancent en pack compact, de front sur les trottoirs, avec leur thermos de thé à la main.
Un air frais, le ciel dégagé et la promesse d'un jour qui commence (et d'un café pour éclaircir totalement sa tête avant d'attaquer sa journée)


dimanche 17 avril 2016

Book club #1 : mars





"Envoyée spéciale" de Jean Echenoz : foutraque et drôle et délicieusement écrit. L'histoire d'une jeune femme désoeuvrée entrainée malgré elle dans une histoire d'espionnage sous le manteau.

"En attendant Bojangles" d'Olivier Bourdeaut : il parait que c'est la sensation du moment et que des tas de non lecteurs redécouvrent le plaisir de tourner les pages grâce à ce court roman qui parle d'amour, de folie, de candeur et de château en Espagne, avec des rimes et des envolées de mots choisis. Dévoré en 3 jours et 6 trajets de train de banlieue. Et en plus, l'auteur est Nantais. On en connait que ça fait bicher.

"La vocation" de Sophie Fontanel : jamais aussi touchante que lorsqu'elle parle de sa famille. Après sa maman, sujet principal de "grandir", c'est sa grand mère Arménienne et son exil, des pages de magazines serrées contre son coeur, qui sert de point de départ à ce récit élégant et racé que l'on imagine pas si romancé que ça.

"Fates and Furies" de Lauren Groff (pas encore traduite en français je crois) : il parait que Barack Obama a adoré. Une histoire d'amour scindée en deux parties, celle du mari d'abord, puis de la femme. C'est pas de la chick lit, c'est pas rose ni bonbon, c'est étonnant et ça se lit bien. Et si Barack a aimé...

"Le secret du mari" de Liane Moriarty : un histoire à suspens qui se passe en Australie, ce qui est forcément super exotique. Sinon il y a des familles parfaites, une femme malheureuse et un secret bien gardé, donc. Ca ressemble un peu à Desperate housewive, à une série télé bien ficelée. C'est pas non plus de la grande littérature.

"Us" de David Nicholls  ("nous" en Français) : Douglas et Connie ont la quarantaine un peu lasse et font un dernier voyage avec leur fils à travers l'Europe avant de se séparer. Un pitch un peu déprimant qui cache son jeu et un ton tellement anglais que ça passe comme un afternoon tea (les Anglais sont tellement forts pour être drôles et piquants quand tout s'écroule autour d'eux).


jeudi 24 mars 2016

Mais qui sont-ils ?


ImgFave
Bien souvent on ne sait pas comment ils s'appellent et pourtant on les voit tout le temps : TF1, film sur France télé,  série Canal+, cinéma, théâtre...
Ces acteurs, ces actrices méritent de sortir de l'ombre.  Après tout ils squattent l'écran de votre salon depuis un petit moment, il est temps de faire les présentations.

Vous êtes prêts ? C'est parti : (et comme je suis brave, je mets un lien vers leur fiche Wikipedia pour que vous puissiez prendre la mesure de leur cv)


(la suite après le saut)

mercredi 23 mars 2016

On pourrait être là



Markus Henttonen est un photographe qui déboite. Preuve  en image ce soir tout gris avec cette vue aérienne de vacanciers toute ensoleillée.                 
Et c'est à Fubiz qu'on doit cette découverte. Suivre le lien pour voir plus de clichés.

Et parce que souvent, allongés sur la plage et les paupières déjà lourdes de rosé, de chaleur et d'énorme décontraction, on peine à terminer son livre, John Atkinson nous offre une version très lapidaire des pitchs de classiques de la littérature. Et c'est bon (via Bored Panda)





mardi 15 mars 2016

Mes chaussettes sont X-Bionic




On ne pense jamais assez à mobiliser l'approvisionnement nutritif de ses pieds. Cette révélation, que dis-je cette épiphanie m'a été révélée par surprise, un soir de mars.

Je venais d'essayer quatre paires de chaussures ("pas plus, sinon je vais vous perdre" a dit la docte conseillère de vente en doudoune noire) adaptées à ma foulée universelle (oui car "elle est universelle, votre foulée", elle a dit) . Un choix cornélien, (ponctué d'un "ne vous inquiétez pas, vous sentirez celle qui vous va" de la décidément très sûre d'elle miss doudoune, affûtée comme une triathlète). Et un choix qui frôle l'évidence ("je vous l'avais dit")

Toute gaite d'avoir trouvé chaussure à mon pied, et en solde en plus, je décidais alors, un peu follement, vous allez voir, de demander conseil pour l'achat d'une paire de chaussettes assorties.

(la suite après le saut)

mardi 8 mars 2016

South Miami Brest



Sur ces villes que l'on dit moches et balayées par plus de vents et de pluie que caressées de doux zéphyrs  aussi soyeux que le mouvement limpide des naïades qui fendent leurs flots, Matthieu Venot pose son oeil pastel et ses prises de vue Malabar.

Ces cités à première vue grises et tristes, détruites par une urbanisation champignon sans âme, prennent tout à coup des airs de  promenades tropicales, éclaboussées de lumière crue et de ciel sans nuage.

Et ce travail initié à Brest se poursuit partout où ce marcheur infatigable pose ses baskets : Dunkerque, les tours de la Défense à Paris, un terrain vague à Soulac...

Sublimation d'un quotidien sinistre, me direz-vous ? Optimisme délirant, envoutement, intoxication au varech ou magie noire de la lande des montagnes du même nom ?

(suite après le saut)


dimanche 6 mars 2016

Une fête à petits points



Aujourd'hui au Royaume Uni et en Irlande c'est la fête des mères et en France c'est la fête des grands mères avec son lot de café du même nom, les jonquilles qui vont avec et le p'tit coup de fil qui fait plaisir.

C'est peut-être pour ça - parce que je n'ai pas de coup de fil à passer,  ou peut-être juste parce que le pull de Marguerite était décousu et que je ne pouvais décemment pas la laisser partir avec une trace aussi évidente du manque de rigueur de sa mère, que je me suis décidée à descendre du haut du placard ma boite à ouvrage.

 Une boite à ouvrage qui parle très fort pourtant, raison pour laquelle je n'étais pas pressée de la faire sortir de sa retraite derrière les écharpes et les bonnets de l'étagère.

Vous m'opposerez qu'une boite à ouvrage ne parle pas et c'est vrai que, rationnellement vous n'aurez pas tort. Et pourtant quand je soulève le couvercle et que je mets au jour son contenu très foutraque, ce tout emmêlé me parle.

La paire de ciseaux et son étiquette "couture", le morceau de feutrine verte et ses aiguilles rangées dessus avec ses chas du microscopique au balaize, les pelotes de fil et le coton à reprises, la ribambelle de boutons et les deux dés tout bosselés, le bazar des épingles échappées de leur boite et les étiquettes à broder, les bouts de velcro et de tissu thermocollant.


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