
L'écriture donc.
J'en suis à la page 259 et je ne suis pas sûre de savoir où ça m'emmène mais qu'importe le bateau pourvu qu'on ait l'ivresse, et là, je suis un poil pompette.


Il fait chaud depuis ce matin. Un peu lourd même. On est tous partis à la piscine pour échapper à la moiteur de l’après-midi et plonger dans l’eau fraîche en attendant l’orage. Profiter des rayons du soleil avant de s’enfermer dans la maison et de fermer les lourds volets provençaux du mas pour échapper à l’orage.
Maman et tante Odette ont préparé le goûter et ont pris les serviettes. Martine et Yvon ont pris leur maillot et leur Pif Gadget. Léonard est à la traîne comme d’habitude, il n’aime pas laisser Puce le chien derrière lui.
Papa et Tonton Lu ont décidé de rester à l’ombre du figuier – faire la sieste et puis jouer aux cartes. Et moi j’ai mis mon maillot jaune. Je l’adore. Une pièce avec des fleurs blanches. J’aime pas trop la piscine mais j’aime bien les bords de
C’est moi qui ai pris
Il est comme suspendu en l’air.
Comme un grand dadais sans poil qu’il est.
Je l’aime bien mon cousin, mais cet année il est moins bath avec moi. Il a la voix qui fait le grand huit et il fait le paon devant Claudette.
(…)
Ps : aucune idée d’où vient cette photo. Elle est depuis très très longtemps dans le dossier « brouillon » de mon outlook.
Beurk, elle doit pas être très bonne cette pastèque. D'autres photos sous l'eau aux bahamas là via le décidément très formidable blog hrrthrrr.

Je rentre dans un café avec ma copine Carolo pour déjeuner.
Un jeune serveur aux yeux bleus, fort avenant sous sa dégaine de « Jack Johnson est mon cousin, bouge pas je range mon surf et je suis tout à toi » nous place après avoir vérifié que vraiment il devait nous mettre à cette table alors que cela même allait l'empêcher de faire une table de 6 dans les 10 minutes suivantes. (Encore un qui a dû davantage jouer à Tetris sur sa Game Boy Color que travailler son Allemand seconde langue, mais je m'égare non ?).
On se glisse comme des semelles shopping&dancing de Scholl entre la banquette, la table, et le mur, lestement et tout en repliant en 12 nos manteaux d'hiver, nos cabas « toute une vie » et nos écharpes en laines.
Nous déjeunons fort agréablement en devisant de choses et d'autres, vous savez comment ça se passe quand deux amies se retrouvent après quelques mois de silence radio : AIG, Meetic qui a accusé en 2008 une perte nette de 6,3 M€ liée à des dépréciations d'actifs suite au désengagement du groupe du marché chinois, la baisse inquiétante du prix du pétrole, tout ça. La routine.
Arrive le moment de payer, je m'approche du bar (oui, c'est trop chic, on paie directement au bar) et le serveur (toujours le même, il a vraiment de jolis yeux) me dit « vous étiez à quelle table déjà ? ». Moi d'humeur badine « vous ne vous souvenez pas de nous ? Faut-il que nous ne vous ayons pas beaucoup marquées ! ». Et lui de répondre « Ah, pardon, madame, j'ai beaucoup de travail, je n'ai pas fait attention. Ah mais si maintenant que vous me le dites.. ».
(…)
Il a dit « Madame ».
Il s'est senti obligé de me rassurer. Et de me faire un gentil sourire.
On appelle ça une baffe. Snif.
Allez, viens Caro, on va boire une tisane chez Angelina
