jeudi 17 septembre 2009

Très bientôt sur votre tête

OK OK, les Fashion Weeks représentent l'occasion pour les créateurs de montrer de quoi ils sont capables. De faire preuve d'une créativité débridée qui un jour -un jour, on n'a pas dit demain - finira par gagner la rue, dans une version plus sobre.


Mais là j'hésite.

Je me marre (oui, je ne suis pas une professionnelle de la mode, j'ai le droit de me marrer) et je m'interroge.


A quand le bob-sunglasses pour tous dans la rue ? Seront-elles remboursées par les mutuelles ?




D'autres photos tout aussi poilantes du backstage du défilé de Thom Browne sur le site Jak&Jil. Chapeau bas aux mannequins qui - eux - ne rigolent pas et semblent trouver tout à fait normal d'être habillés comme ça.

mercredi 16 septembre 2009

Badass

Je suis le roi de la rue. Je suis classe, je suis chic et je suis mauvais garçon parce que j'ai grandi dans la rue.
Je me suis hissé à la force du poignet.
Les Mamies m'appellent Micky, le reste du monde m'appelle Monsieur.

Mon père est parti quand j'avais 5 ans, nous laissant ma mère, mes 3 frères et ma petite soeur à la merci des usuriers, des propriétaires véreux et des épiciers malhonnêtes.

A 8 ans, j'ai racketté Monsieur le Curé pour acheter un litre de lait et soigner ma mère. La pauvre avait à peine 30 ans, elle en faisait 50. Elle n'a jamais su que j'avais soudoyé le curé. Si quelqu'un le lui avait dit, je l'aurais fait disparaître dans l'Hudson.

A 10 ans je faisais toutes les courses des parrains du quartier.
J'étais leur taupe, leur mascotte et leur souffre douleur.
Mais grâce à ça, ma mère, mes frères et ma soeur n'ont plus jamais eu faim.

A 15 ans, je m'habillais sur-mesure et je portais la montre à gousset du dernier usurier qui avait essayé de faire chanter ma mère. Cette montre qui l'a étranglé, elle me revenait de droit.
Et personne n'a protesté.

A 18 ans, les parrains m'ont laissé la main. Ils ont préféré changer d'air. Je les comprends. J'avais tout fait pour.

Je fais la pluie et le beau temps dans cette rue. Et jamais personne ne me dictera ma vie.


PS : Crédit Photo Michael Caine dans GQ, repris par Abbey.

Partir un jour


Allez, je lui devais bien ça. Mais après, j'arrête la rubrique nécrologie.
C'est peut-être le métier de Jude Law dans "Closer, entre adultes consentants", mais moi c'est pas ma tasse de thé.

Partir un jour sans retour
effacer notre amour
sans se retourner
ne pas regretter
garder les instants qu'on a volés

Partir un jour
sans bagages
oublier ton image
sans se retourner
ne pas regretter
penser à demain, recommencer

Pour l'envie que l'on a
de guider ses pas
Pour garder ses émois
Ecouter son coeur qui bat
Pour savoir regarder {regarder} un ciel étoilé
Tendre les mains
A son destin
Vouloir plus fort,
Encore demain

{Refrain}
Pour l'amour que l'on donne et qui s'abandonne

un mot que l'on pardonne

pour un rêve qui nous étonne

Pour le goût retrouvé de la liberté

Ouvrir les yeux sans se dire adieu

ne penser à rien, rêver un peu


PS1 : je suis contente, vous allez avoir ce tube de 1996 dans la tête toute la journée et détruire votre quotient hype en deux accords.

PS 2: promis, c'est pas parce que Sim est mort (aussi) que je vous posterai les paroles de "où est ma chemise grise, ouh ouh ouh"

PS3 : crédit illustration "Marc Johns"

mardi 15 septembre 2009

On laisse pas bébé toute seule


Ce matin dans les bureaux, trois camps. Les "Point Break" (cheveux collés au visage, balayage californien et Keanu en faire valoir), les "Ghosts" (le seul film de Demi où elle n'est pas retouchée et la scène de poterie la plus hot des années 90), et les "Dirty Dancing".
Mon préféré. Ses chorégraphies de malade, le blouson en cuir de Patrick Swayze et le grand nez de Jennifer Grey. Et je connais encore par coeur le slow du film "she's like the wind". Si.

Il commence à faire froid. la question la plus angoissante aujourd'hui est : collant ou pas collant ? C'est tout le problème de la deuxième moitié de Septembre, ça. On est à peine sorti du Blitz de la rentrée qu'on doit déjà faire des choix cornéliens. Dur.

Je vous laisse, j'ai un DVD à revoir.
Ben oui, Dirty Dancing. Je lui dois bien ça, non ?

lundi 14 septembre 2009

NYCFW

La Fashion Week vient de débuter à New York. L'occasion pour les style hunters de se déchaîner dans les rues de Big Apple. De la jambe nue, des talons vertigineux, des cheveux lisses et brillants et des filles qui se prennent en photo dans la rue au milieu des voitures à côté de Bryant Park.
J'adore, c'est ma récré du matin - une vraie bouffée d'oxygène.
Mais ne rigolez pas, c'est un métier, style hunter, et manifestement on peut très bien en vivre.

A votre tour.
Si vous en avez marre d'être bêtement contrôleur de gestion ou directeur de clientèle, pourquoi ne pas vous aussi, adopter un métier au nom franchement aspirationnel ?
Je vous ai déjà parlé du planneur stratégique (qui planne mais qui produit de la pensée économiquement rentable), aujourd'hui je vous propose le "designer de communautés réelles", croisé au hasard d'une newsletter au bureau.
Voui.
Le "designer de communautés réelles" utilise Internet (ah bon, lui aussi ?) mais attention, roulement de tambour... "Internet comme un simple moyen de se réunir dans la vraie vie".

CQFD.

Tout comme le Style Hunter nous renvoie l'image de l'interprétation de la mode des créateurs par les gens et l'inspiration des gens pour les créateurs, le designer de communautés réelles, stratosphérise les relations humaines dans les profondeurs de la Toile, avant de les en extraire pour qu'ils puissent enfin révéler leur véritable potentiel de personne vivante - de gens quoi.

Ca vous en bouche un coin, non ?


Crédit Photo : une photo d'un look très low-key, c'est à dire portable, du grand chamane the Sartorialist. Je lui volerais bien ses chaussures et son pantalon. Pas au Sartorialist, non, à son modèle !

dimanche 13 septembre 2009

Sweet sixties


Cet hiver va-t-il être possible d'échapper à la mode des sixties ?
Vous savez ces années merveilleuses où on pouvait fumer même enceinte de 8 mois, boire son premier scotch à 10 heures, rouler dans des grosses voitures qui consomment beaucoup, regarder l'avenir avec des dollars plein les yeux ?
S'habiller avec des vraies matières naturelles et pas frelatées : coton, cachemire, alpaga et cuir. Mouler des formes en haut et en bas, porter des talons haut même à la maison et des déshabillés froufroutants.
Porter des chemises amidonnées, des costumes structurés et faire briller ses chaussures au coin de la rue pour qu'elles soient en accord avec les cheveux - gominés et nets.

Aux Etats Unis c'est un vrai incontournable depuis que Mad Men est devenue THE série qui fait rêver. La vie quotidienne d'une agence de publicité, sans cocaïne ni Beigbeder, mais avec des complots à tous les étages et un vrai défilé de mode de l'armée de secrétaires aux ordres d'hommes très soucieux et très élégants.

On retrouve cette ambiance très Kennedy-esque dans la bande annonce du film de Tom Ford, A Single Man, avec les very 60's Colin Firth et Julianne Moore.

Je passe sur les séries de modes des magazines et les articles de blogs qui reprennent des couvertures de Vogue et de Bonne Soirée avec Catherine Langeais et la parfaite Catherine Deneuve.

C'est vrai que c'est chic. C'est vrai que ça a une autre classe que les sweats pourris et les leggings pochés aux genoux. Autrement plus de tenue que les t-shirts en synthétique de Pimkie après trois lavages.

Mais c'est pas un peu étouffant tout ça ? A se demander pourquoi on veut absolument trouver super une époque vraiment révolue...

Let's dance

Crédit Photo : la boudoir

Assez parlé de mode. Plus je feuillette et moins j'y comprends et de toute façon, j'ai pas encore fait les boutiques avec Charlotte alors je ne sais rien.
Passons à la musique bicause on va pas écouter Lady Gaga tout l'hiver non plus. Il faut passer à la collection automne hiver pour pas attraper froid.

Madness est de retour. J'écoute en boucle leur single "Dust Devil" . Ode à la cocaïne ou pas, je m'en fiche un peu, j'aime cette chanson chorale qui nous rappelle que le ska c'est chouette.

Autre must have de "je sors à Paris, je suis pas une truffe", le Live du Grand Journal et sa programmation über-trop. The Gossip, Scarlett Johansson et Pete Yorn, l'incontournable M, BEn Harper. Certains passent haut la main l'épreuve du Live, d'autres moins. Mais ils sont tous très bien habillés. Comment ça vous n'êtes pas devant Canal Plus entre 18 heures 45 et 20 heures 45 tous les soirs ? Ben, vous faites quoi alors ?

Mayer Hawthorne : C'est soul, c'est chaud, c'est swingant. C'est très love au coin du feu. En plus, il est blanc avec des lunettes de premier de la classe et des gilets fermés jusqu'en haut. L'air d'un idiot du village. Tout à fait ce qui fait triper les jeunes filles en ce moment. (d'ailleurs, en ce moment, entre les hommes des cavernes barbus et poilus et les nerds, y a-t-il encore un peu de place pour des vrais beaux garçons ? La mode - on y revient - me perd parfois...).

Barbra Streisand sort un nouvel album. Babs nous fait le coup de l'album de reprise de standards Jazz produit par Diana "je fais l'amour avec mon micro" Krall. Mouais, je parie pas cher dessus, mais j'attends de voir. Whitney aussi sort un nouvel album - histoire de prendre la place vacante de Céline Dion qui couve. Pas indispensable, non plus.

Et pour terminer, une vieillerie de printemps. L'album de cette petite coquine de Lily Allen, à écouter pendant qu'on fait des trucs qu'on n'a pas envie de faire : ranger les armoires, trier les Playmobil à 1 bras et les voitures à 2 roues, nettoyer le frigo ou repasser. Mélodies impeccables, accent anglais nickel et paroles totalement décadentes (F**k you par exemple ?)

PS : le titre de ce poste fait référence à une de mes chansons cultes de David Bowie... Le photo de ce post est juste chouette, c'est pour ça que je l'ai choisie.

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