dimanche 11 octobre 2009

Essaie encore



  1. de comprendre les règles des cartes Dragon Ball
  2. de gérer le stocks d'oeufs frais, de dentifrice, de sel de Guérande et de gâteaux secs. En ce moment on regrette le manque d'oeufs et s'ébahit devant les quantités de paquets de Pepito dans le placard.
  3. de ne pas pleurer devant Grey's Anatomy même si "ça fait du bien à mes yeux qui me démangent sinon"
  4. de passer devant une tablette de chocolat ouverte sans piocher dedans
  5. de ne pas avoir peur de iTunes et de ses synchronisations intempestives qui suppriment ce qu'on aime et duplique tout plein de trucs sans intérêt.
  6. de regarder un film jusqu'au bout sans m'endormir
  7. de ne pas trouver tout le temps des excuses bidon pour ne pas jouer aux cartes Dragon Ball avec Henri
  8. de maîtriser Twitter que même Lilly Allen sait mieux utiliser que moi
  9. de me décider à trier les vêtements trop petits pour faire le vide dans les placards
  10. de faire des animations sur Powerpoint.

Sans commentaire



“ Your work is going to fill a large part of your life, and the only way to be truly satisfied is to do what you believe is great work. And the only way to do great work is to love what you do. If you haven’t found it yet, keep looking, and don’t settle. As with all matters of the heart, you’ll know when you find it". Steve Jobs

PS : Merci Heather


jeudi 8 octobre 2009

Le quart d'heure des mamans


"Comment, tu vas rater la réunion de rentrée dans la classe ? Ok, je prends des notes et je te raconte. Non, t'inquiète, c'est pas grave."
17 heures 12 je quitte le bureau
17 heures 27 Saint Lazare. Plein de temps pour attraper le train de 37. Ptête même faire un tour chez Monop' avant la réunion.
"Par suite d'avarie matériel, la SNCF se trouve contrainte d'annuler les prochains trains pour Ermont Eaubonne. Prochain départ pour Ermont Eaubonne 17 heures 57"
Tant pis pour le Monop'. Et je vais être en retard en plus. je patiente, debout au milieu du couloir. Pas de bouquin, pas de magazine. La misère. Et pas de siège non plus. Vous avez remarqué comme il n'y a plus de sièges dans les gares ? Bon, ça valait la peine que je parte en avance du bureau. Pfft

Dans le train. Bondé. Moite. Lent.
18 heures 12. Hors du train. 3 minutes pour faire 600 mètres ? Ben non. Je m'arrête acheter du pain. Madame C. attendra.
Ouf, je ne suis pas toute seule à avoir eu des problèmes de train on dirait.

Je me glisse dans la classe, toute en discrétion et en modestie. Je suis une maman parfaite. J'ai même un crayon.
Euh. Un crayon mais pas de papier.
Pas grave, je prends une enveloppe qui traîne dans mon sac.
Je fais tomber mon sac d'ordinateur qui fait "chjebonng" en tombant. Je fais celle qui n'a rien entendu. Je bois les paroles de la maîtresse.

En vrai, je mate les parents.
Je regarde par la fenêtre.
Je regarde la pendule arrêtée sur 7 heures 25.
Je souris parce que tout le monde le fait. Ca devait être drôle, zut.
La maîtresse est emplie de son rôle. Vont pas rigoler mais vont apprendre plein de trucs.
J'ai un peu mal au ventre. Et si j'y arrivais pas ? Ca a l'air drôlement compliqué toutes ces questions qu'elle pose en disant que c'est évident, toutes ces interros surprises et ces leçons à apprendre.
Ah mais non, c'est pas moi. Ouf, je n'ai plus 10 ans. Elle ne parle pas de moi mais de ma fille ! Ca change tout. Là Là j'aimerais pas retourner en CM2.

La maîtresse continue, impassible alors que des parents gloussent en faisant des apartés, que d'autres rentrent en disant "Bonsoir !" et cherchent la place de leur enfant, même s'il faut pour cela traverser toute la classe. Certains autres sortent courbés en deux en marmonnant "autre réunion, désolée, les CE2".
J'ai mal aux fesses. Comment ils font pour rester assis si longtemps sur une chaise en bois ?

Je gribouille ma feuille en respirant l'odeur du pain frais à 2 centimètres de mes narines et en attendant la question qui tue.
Il y a toujours une maman/un papa qui pose une question que tous les autres trouvent un peu bête (tout en écoutant la réponse sans en perdre une miette). Un peu d'animation, un caillou dans la Bensimon de cette maîtresse très au point, qui ne bafouille pas, ne se reprend pas, nous démontre ses capacités en les illustrant d'exemples concrets choisis avec soin.
Je suis déçue, pas de question qui tue.
Elle est parfaite.
Pas marrante mais parfaite.
Ma fille est entre de bonnes mains.

La maîtresse clôt son discours. Pas de question ?
Je lève la main pour me présenter comme parent correspondant (organiser le pot de Noël, les roulements sur le stand de la kermesse et assister aux réunions de l'APEL, et oui, bien sûr, être un lien privilégié entre l'enseignant et les parents, être disponible et souriante. Tout moi. Surtout le pot de Noël. Adèle va être contente)
Très bien. Un maman suppléante ? Oui ? Je le note.

Il me reste à vous souhaiter une bonne soirée.
En 20 secondes la classe est vide.
Il y a des habitudes qui ne se perdent pas.
Comme l'appel de la Récré.



Et si vous avez 3 minutes 45 devant vous et envie de fondre, regardez la vidéo ci dessous. Merci Perrine pour le lien !

mercredi 7 octobre 2009

Bla Bla

Pas de BlaBla ce soir, je cause avec mes copines.
Moins une qui est dans ses cartons jusqu’au cou. La pauvre.

Je ne vous raconterai rien demain bien sûr.
Mais je trouverai sûrement autre chose à dire…

Crédit : New York Times

mardi 6 octobre 2009

Accroche toi petite tomate

Aujourd'hui, un petit tour des choses du oueb.

Madame de Fontenay dans un échange d'amabilités et un débat d'avocats autour de la définition du mot "salope"

Le portrait de Christian Audigier dans Libération. Si vous l'avez raté, courrez-y. Vive le dialogue de sourds entre l'intelligentsia parisienne et celui qui s'affiche en big maousse sur les immeubles de Times Square après avoir vendu des jeans à Avignon. Aucun auteur de scénario n'aurait osé l'imaginer celui-là. On dit que Gad Elmaleh s'est inspiré de lui pour créer Coco. Il est encore en dessous de la réalité.

Un article pour Charlotte : pourquoi nous sommes folles de chaussures ? Mais oui, pourquoi ?
Ca ne me dit pas où je vais trouver la paire de derbys que j'ai très bien dans la tête et que je verrais bien à mes pieds. Les fashionistas appellent ça des brogues, comme les Anglais.

La bande annonce de Fame - le remake. Ca se High Scool Musicalise, on y perdra sûrement en peinture sociale réaliste et LeRoy n'est plus là, mais qui peut refuser un retour vers l'adolescence, quand on mettait des jambières fluo pour danser devant la glace ?

Et pour terminer, saviez-vous que les éléphants ne savent pas sauter et que l'oeil de l'autruche est plus grand que son cerveau ? Comment apprendre l'Anglais et accumuler tout un tas de petites anecdotes qui vous rendront indispensables de tout dîner en ville un peu plat plat. Abonnez-vous à ce site anglais.


PS : dessin de la very talented Sophie. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas de lui avoir chipé ce dessin dans sa galerie Facebook. Le jour où elle se décidera à se faire un blog, je mettrai le lien !

lundi 5 octobre 2009

Jour de pluie

AAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhh ! Voilà un vrai lundi. Allez, on se couche et demain, il fait ce temps là, ok ?

PS : Crédit S.Madirty

dimanche 4 octobre 2009

Pigs can't look up at the sky


Samedi au centre Commercial Géant. je suis Sinclair, je suis fresh, je suis jeune et je fais hurler de rire mon adolescente de grande fille en lui disant que j'aimerais bien m'acheter des sneakers. Oui, comme les Nike, là . T'en penses quoi ? Elle en pense que je l'étonnerai toujours, c'est une bonne chose. Hop, je prends une photo pour voir si j'étonne aussi toujours Jean. Et je me fais jeter comme une malpropre par un vendeur mal-aimable qui me dit qu'on peut pas prendre de photo ici, Madame. Pourquoi ? Parce qu'on peut pas prendre de photo, Madame. Sortie tête haute. Confirmation, je suis fresh, je suis jeune, je suis même limite délinquante. Yippee !
Samedi soir, plus de canapé. Il va rejoindre un salon en travaux. Dimanche IKEA. catalogue, appartements témoins, chemin fléché, plein de chemises jaunes et de sacs itou. Pas de serviettes ni de bougies chauffe plat mais un nouveau canapé rebaptisé illico Lagerfeld. Ben oui, son nom c'est Karlstadt. C'est pas un signe, ça ? En vrai, j'abandonne les sneakers et je rêve de talons haut. Karlstadt avec sa housse gris perle à grosse trame, c'est sixties à mort. Chéri, prends tes pantoufles, je te sers un drink. Il faut absolument qu'on regarde Mad Men maintenant.
On attend les paquets plats immenses en achetant des hot dogs caoutchouteux délicieux et des Daims. Et de la moutarde suédoise. Et une tablette lait-noisettes. Et des chips. Diététique ? Euh.. Non.


Crédit : C'est pas moi qui le dis, c'est Learn Something Everyday un blog d'illustrations rigolotes, futiles, qui servent à rien et donc essentielles... Merci Sophie !

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