dimanche 18 octobre 2009

Pouce


Non, mais comment il nous parle Steve Jobs ? C'est quoi ces manières de nous intimer l'ordre de devenir des chevaliers modernes, toujours à la recherche de notre Graal à nous, sans faillir, sans se décourager jusqu'au jour où, quasi miraculeusement nous verrons la lumière - le job idéal - tah dah !
Mouais.

A tout bien réfléchir, je lui préfère la philosophie de Stefan Sagmeister.
Stefan Sagmeister est un graphiste-designer-artiste quarantenaire autrichien qui dirige un studio à New York. Il a pris l'habitude de fermer boutique à peu près tous les 8 ans pour prendre une année sabbatique.
Il dit avoir décidé de bouleverser l'ordre des choses.
Normalement la vie est divisée en trois temps à peu près égaux : apprentissage, travail, retraite.
Le gars Stefan s'est dit que c'était un peu tristoune comme manière de voir.
Alors il garde les trois étapes mais il appuie sur "fast forward" et "repeat" pour repartir les idées neuves régulièrement. Soit 7 années de réflexion réparties le long d'une vie comme des accomptes de retraite.
Pas pour se la couler douce aux Maldives, non plus. Mais comme une étape nécessaire pour remettre les cellules en ordre, les nettoyer et repartir avec un chouille d'enthousiasme dans la cohue du métro ligne 13 à 8 heures 30.

Est-ce que cette idée n'est pas hyper séduisante ?

Pas super facile à mettre en oeuvre je vous l'accorde - il faut se dire que pendant 7 ans on va mettre de l'argent de côté pour vivre libre une année ensuite, il faut travailler dans un secteur suffisamment peu frileux pour accepter ces mises en veille volontaire, il faut avoir sacrément confiance en soi pour se dire qu'au bout de cette année on repartira vraiment.

Mais imaginez comme ça ferait du bien de pouvoir se lever pas trop tôt le matin, lire le journal en buvant un café, écouter les conversations dans le troquet du coin, faire les courses et cuisiner, écrire un livre, aller voir des expos et s'occuper de ses voisins qui en ont besoin, peindre, reprendre des études de souffleur de verre ou donner des cours de caté.
Non ? Tout en prenant des notes, en réfléchissant à ce qu'on a envie de changer et ce dont on ne veut plus.

C'est peut-être illusoire, c'est sûrement idéal et un peu fou mais sans les idéalistes un peu fou, on ira où ?


PS : photo extraite d'un travail réalisé en 2004 "trying to look good limits my life"

samedi 17 octobre 2009

Encore !

Scott a encore frappé.
Après m’avoir photographiée toute seule (mais si, souvenez-vous, c’était là..), voilà ty pas qu’il nous attrape, Jean et moi dans 20 ans, en plein flânerie au marché Saint Honoré.
C'est ça, dans 20 ans, je veux me la péter avec des vêtements "slightly inappropriate", un chouille décalés par rapport à notre âge. Amoureux, bronzés, et libres de nous ballader comme tout le monde dans un quartier gentiment branchouille en trouvant ça normal.
Parce que c'est normal.
Parce qu'on en a envie.

jeudi 15 octobre 2009

Pour les mauvais jours

Un poster à afficher sur la porte de votre bureau les jours où rien ne va et où quoi que vous fassiez, vous ne faites que rendre les choses pires encore.

Ca marche aussi quand on travaille pas ou qu’on n’a pas de bureau. (Loin de moi l’idée tellement saugrenue s’exclure de ce post toutes celles et ceux qui n’ont pas chaque jour pour vrai miroir un PC bleuissant à qui parler et des cafés machine plus chers que des capsules Nespresso)

Qui n’a jamais eu sa journée de tempête de boulettes géantes ?

le lien de la bande annonce de ce film qui ne restera pas dans les annales de la cinémathèque mais qui a le nom le plus rigolo du mois d’octobre – c’est déjà ça.

mercredi 14 octobre 2009

Un grand tour de shaker

(Mes cheveux ressemblent à quelque chose, le lapin marine, le desssert est au frigo, la Badoit rafraîchit dehors, le linge est sorti de la machine et il me reste juste à vider le lave vaisselle. J'ai 15 minutes avant le rush du déjeuner.
Je fonce sur le Mac - enfin libre - et je traine sur le Web).

Aujourd'hui je vais sur la plate forme de blogs Tumblr. Moins bavarde et plus arty que blogspot, on y trouve des blogs de tout et de rien. Baucoup de photos, pas ou peu de textes, des mise en pages marrantes et des lignes éditoriales qui changent.

On commence par My parents were awesome; plate forme collaborative où tout le monde peut envoyer une photo de ses parents quand eux aussi étaient jeunes, insouciants... et donc formidables. D'où le papa ci-dessus. Gonflé le papa, ça m'amuserait de voir ses enfants aujourd'hui. Leur a-t-il donné le virus du culturisme ?

Puis, arrêt sur un phénomène : connaissez-vous le Latte Art ? C'est l'art de faire des dessins sur la mousse du café au lait. Non ? Si. Spectaculaire...

Et il y en a plein d'autres. Le blog de celui qui poste les citations de sa girlfriend, le blog de photos de cuites/bitures/teufs/riboules (âmes sensibles s'abstenir), le blog de photos comparatives entre la photo d'emballage des plats cuisinés et le résultat du plat une fois chauffé, le blog de nouvelles uniquement centrées sur New York.... De quoi se perdre pendant des heures et attraper des photos vraiment hors du commun. Le bon fil d'Ariane, c'est le blog du staff Tumblr qui met à l'honneur toutes les semaines quelques sites.

(On reprend. Il est 20 heures 15. Les invités vont arriver. Tout est à peu près près. Les enfants sont en pyjama et ont dîné. Même Jean est là. J'ai 5 minutes pour terminer)

J'ajoute vite fait une réflexion de Adèle tout à l'heure dans la voiture - entre dermato et rugby.
"Dis maman, pourquoi ils font des publicités avec tellement de trucs dessus qu'on peut pas les lire ? Regarde ce panneau, il n'est pas placé près d'un feu, la route est droite, personne ne va s'arrêter pour lire les petits caractères. Ce serait tellement plus efficace de mettre la photo du produit, une phrase courte et qui en dit beaucoup et puis voilà."
Adèle est (entre autres) la réincarnation de Marcel Bleustein-Blanchet. Je le savais.

Désolée pour ce post décousu. Mais mon lapin frétille dans la cocotte et je suis sûre que j'en n'ai pas fait assez. Va falloir forcer sur les toasts apéros... Pffft, je ne suis pas (encore) la réincarnation de Nadine de Rotschild.

mardi 13 octobre 2009

A la faveur de l'automne

En ce moment les blogs américains que je lis toute la journée (oups, je veux dire, toute la SOIREE) n'en peuvent plus de chanter les louanges de l'automne, des frimas qui reviennent, de la beauté du ciel, des nuages et des feuilles d'arbre.
C'est marrant ça.

A priori, comme ça, jamais ça ne me viendrait à l'idée de me pâmer devant les premiers jours où le soleil se couche plus tôt, les matins où ça caille sur le quai de la Gare et où je dois laisser tomber le lait hydratant soleil pour un lait grassou anti peau de crocos.

Et pourtant, comme je suis hyper influençable, je me suis dit qu'elles ont ptêt raison toutes mes copines US, les cheerleaders de la toile.
C'est vrai, le début de l'automne, c'est aussi l'odeur de feu de bois qui traîne dans l'air le soir, la maison qui est toute allumée quand j'arrive et qui me donne l'impression de rentrer dans un cocon quand je ferme la porte, les couleurs de la vigne vierge qui passe du vert au rouge et puis au marron dans une palette graphique que même Gaultier ne réussit pas à faire.

C'est aussi la très bonne occasion de chercher de nouvelles chaussures, des collants nickels et de baver devant les manteaux qu'on s'achètera jamais.
Et de manger des goûter énormes le dimanche au prétexte qu'on n'a pas pu sortir et qu'on a été obligé d'essayer cette recette de pancakes trop facile. Pour voir.

Elles n'ont pas tort en fait.
C'est bien aussi l'Automne.

Et c'est bientôt notre week end Ricoré à nous, celui où on se retrouve tous pour presser et mettre en bouteilles les pommes de Patrick. Avec les pieds dans la terre et le rose au joue du vent du matin. Un vrai rêve de citadine - le look étudié en moins.

Non, c'est vraiment bath, l'Automne.


PS : homemade photo de la vigne du jardin. Ok, j'avoue, c'est joli. Même si je mange pas de raisin. Ni ne bois de vin - pour l'instant.
PS2 : si vous aimez Phoenix, vous aimerez ce petit film avec leurs 20 morceaux préféré. C'est un chouille bavard mais c'est chouette en fond sonore pendant que je m'occupe dans la cuisine. C'est là.

lundi 12 octobre 2009

c'est lundi

Cher Daniel,
Je suis tombée sur ce ravissant essuie main tout à l'heure.
Ca m'a fait penser que ça fait bien longtemps que je n'ai pas gâté les lecteurs de mon blog avec un beau visuel de mâle comme toi.
(première digression : pour les visuels femelles, j'hésite, j'ai pas vraiment envie de me retrouver en tête de liste des sites "beaux culs, gros nichons" de Google. Ma quête de l'Audimat webesque a des limites. Je sais, c'est triste, mais la vie c'est ça aussi : faire des choix).
Je t'ai découvert dans Layer Cake, film de 2005 de Mathieu Vaughn, plus connu pour ses activités de producteur à succès et de mari de Claudia Schiffer que de réalisateur. Vrai film de gangster contemporain, noir juste ce qu'il faut, avec playmate en dessous de dentelle noire et crinière blonde, nonchalance appuyée du héros, méchants barrés du ciboulot ou inquiétants costumés de Savile Row.
Et déjà tu crevais l'écran en dealer de drogue pas si méchant (bien évidemment que tu étais le héros, qui oserait te proposer un second rôle ?)
(deuxième digression : là, vous ne me voyez pas, mais j'ai les yeux dans le vague et je souris bêtement. On va dire que c'est les hormones)
Ci-dessous la bande annonce.
A défaut de te claquer la bise en vrai, je vais donc mettre l'essuie main en fond d'écran de mon téléphone.
Rien que parce que j'ai des copines qui vont lever les yeux au ciel et d'autres qui vont se dépêcher de faire pareil.
(troisième et dernière digression : y sont bizarres ces anglais quand même à faire des essuie mains avec des messages pareils ?! Vous voyez la version française façon "la nuit dernière j'ai rêvé de Thierry Neuvic" ? Non, hein)
Je t'embrasse bien fort
A très bientôt sur les écrans noirs de mes nuits blanches (tu peux pas comprendre, c'est un truc français)
Ta dévouée
Véronique

dimanche 11 octobre 2009

Essaie encore



  1. de comprendre les règles des cartes Dragon Ball
  2. de gérer le stocks d'oeufs frais, de dentifrice, de sel de Guérande et de gâteaux secs. En ce moment on regrette le manque d'oeufs et s'ébahit devant les quantités de paquets de Pepito dans le placard.
  3. de ne pas pleurer devant Grey's Anatomy même si "ça fait du bien à mes yeux qui me démangent sinon"
  4. de passer devant une tablette de chocolat ouverte sans piocher dedans
  5. de ne pas avoir peur de iTunes et de ses synchronisations intempestives qui suppriment ce qu'on aime et duplique tout plein de trucs sans intérêt.
  6. de regarder un film jusqu'au bout sans m'endormir
  7. de ne pas trouver tout le temps des excuses bidon pour ne pas jouer aux cartes Dragon Ball avec Henri
  8. de maîtriser Twitter que même Lilly Allen sait mieux utiliser que moi
  9. de me décider à trier les vêtements trop petits pour faire le vide dans les placards
  10. de faire des animations sur Powerpoint.

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