mardi 7 juillet 2009

The boat that rocked

Les Anglais appellent ça un « feel good movie ». Ils ont le sens de la formule les Anglais.

En vrai, rien de révolutionnaire, un scénario qui tient sur un ticket de métro, mais une ambiance du tonnerre et des acteurs très bath costumés époque 67’s avec imprimés psychédéliques et robes Courrèges.

« Good Morning England » en version française. Film britannique de Richard Curtis.

lundi 6 juillet 2009

Danino

Ce qui a de bien avec les déjeuners entre collègues - sur la terrasse du bureau et dans la verdure - c'est qu'il faut trouver des sujets dans lesquels on puisse tous se retrouver. Alors on parle de sport (Federer est fort, Amstrong est louche et Benzema a-t-il eu raison de partir à Madrid?), de films (Good Morning England est un chouette film) et de Politique (Cohn Bendit a fait une interview).

Et là, patatras, on me parle de Dany et hop, une musique dans la tête, la pub des yaourts Dany des années 70 "donnez-nous des Dany, le yaourt que l'on aimeeee...".
Oui, c'est une scie, ça reste dans la tête, j'en ai pour l'après-midi.

Et coq jouant à saute mouton avec l'âne, ça me fait penser aux Danino.
Vous en souvenez-vous ?
Ces mousses aux chocolats qu'on plaçait dans le freezer (ndlr : pour les moins de 30 ans, je précise qu'un freezer est un compartiment froid que l'on trouvait en haut des frigo et qui permettait de faire des glaçons - théoriquement. Sauf que souvent la porte était cassée alors les glaçons étaient ratés. Depuis tout le monde a un congélo, c'est plus pratique).

Miam.
Rendez-nous les Danino.

PS : Ce-dessus une affiche de publicité de 1969 à vendre sur ebay aujourd'hui. C'est le seul visuel que j'ai trouvé sur Google. Et puis en 1970 Coluche en a fait la publicité dans un spot de 15 secondes signé Ted Bates... euh... Bizarre, à voir sur le site Culture Pub.

dimanche 5 juillet 2009

Dans ma ville


Il y a 5 ans, je suis arrivée en banlieue.
Une banlieue comme beaucoup autour de Paris
Passé lointain glorieux et royal, passé proche communiste et bétonnant et présent melting pot.
Dans un "charmant pavillon en meulière, idéal famille, prox. écoles et commerces, 10 min. St Lazare" avec de la vigne vierge dessus l'été.
Et des rosiers et des roses trémières. Et deux cabanes de jardin. Le tout livré avec Carte Leroy Merlin visites hebdomadaires au Bricorama.
Depuis, j'ai compris que les talons c'est joli sur bitume et moquette, moins pratique dans les graviers et chemins herbus (mais toujours joli).
Je me suis ré-habituée à mettre des pulls l'hiver et monter descendre les escaliers "zut, j'ai oublié ma montre" "attends, j'arrive, je monte chercher ton cartable" et " je descends étendre le linge". J'aimerais que ça m'ait musclé les jambes comme 10 séances de cardio, mais non. Dommage.
Je suis à deux doigts de dire que le carrelage c'est quand même pratique à nettoyer et j'envisage de passer mon CAP barbecues et marinades pour arriver à la cheville de mes voisins.
A force de prendre le train tous les matins à la même heure, je me suis fait des copines. On refait le monde en 15 minutes, on re-joue la marche de l'empereur, épaule contre épaule, sur le quai de Saint Lazare pour rejoindre le métro. De temps en temps on refait le monde plus longtemps en terrasse le soir. Et dire que certains nous plaignent d'avoir un Pass Navigo 3 zones.
La rue commerçante est ma rue Gama. Colorée et joyeuse 2 heures par jour, calme et .. calme le reste du temps. Les magasins tirent le rideau entre 13 heures et 15 heures pour déjeuner et le jour de fermeture hedomadaire est le lundi.
Au Franprix, on garde la livraison gratuite et l'ouverture le dimanche.
A la caisse, en juillet il y a une mamie venue chercher en coup de vent le pot de crème fraîche qui lui manque, un papie qui draguouille gentiment une jeune fille blonde en short à la peau caramel, et une néo Naomi Campbell comme une apparition de Sex and the City - talons lamés vertigineux, tunique fluide et émeraude qui couvre juste des fesses rebondies et menues, jambes immenses et nerveuses, très longs cheveux blonds roux bruns façon tranche napolitaine et d'immenses lunettes de soleil qui protègent même les dents. Et son amoureux - fier, l'amoureux - qui la rejoint et lui propose d'acheter des yaourts. Et tout le monde qui les regardent, la bouche ouverte.
Il y a des avions aussi. A croire que le ciel devient un manège géant avec Cessna en rotation non stop autour de la Francilienne.
Chaque élection voit arriver son lot de ministre, homme ou femme politique qui se souvient soudain fort opportunément avoir toujours été très attaché à ce canton. Quand il/elle serre les mains dans la rue, ça fait tout drôle de voir une célébrité. A la sortie de l'école, on croise une vedette de télé ou l'acteur qui tourne tout le temps mais dont on ne sait pas le nom (moi je sais mais je ne vous dirai pas, s'il a choisi cette ville c'est pour échapper aux paparazzis et moi je suis hyper respect de ça).
On a LE vrai sosie de Johnny. Jusqu'à peu il faisait rire les caissières du Monop avec son Perfecto et ses imitations, maintenant il est chic et d'un calme olympien en costume noir.
Car il y a le Monop', poumon de la ville. Ouvert de 8 heures 30 à 21 heures sauf le vendredi jusqu'à 22 heures et le dimanche 13 heures. Monop' et ses collections capsule de grands créateurs qui disparaissent en 2 jours, Monop et ses queues à la caisse. Tout le temps. Monop' qui sauve les apéros surprises avec ses involtinis et ses marinated baby artichokes. Monop et la clim' qui arrivera un jour.
C'est ma ville.
PS : photo qui n'a rien à voir de la vitrine d'une boutique à côté de la place des Victoire.

vendredi 3 juillet 2009

Bientôt Bientôt

C’est pas de la balle ces peintures ?

Peintures de Benjamin Chasselon.

jeudi 2 juillet 2009

mercredi 1 juillet 2009

L'entonnoir de Véro #1

Introduction à cette nouvelle rubrique

Paradoxalement, avec l’été qui arrive et la chaleur qui écrase la Ville comme un Malabar se colle sur la mouche fatiguée de la rue du Faubourg Poissonnière sans qu’elle ne puisse se débattre la pauvre, mon cerveau se met en marche et essaie de décoller du pilotage automatique.

D’habitude mon cerveau enregistre plein de choses et les stocke comme des boites de conserves dans mon placard.

Une fois la date de péremption passée, il les jette et tant pis pour la nature.

Mais là bizarrement il a décidé d'essayer de recoller le puzzle.

De réconcilier l’inconciliable, voyez, comme les chaussettes de tennis et la chaussure de ville ou  le beurre et le Nutella.

Désolée, mais je crois bien que vous allez vous coltiner de la fumée de cervelle pendant un moment. Parce qu’à force de tourner dans ma tête, ça m’énerve. Alors énervons-nous ensemble, le voulez-vous ?

 

#1 : Ensemble c’est (vraiment) tout ?

Aujourd’hui chacun prône la légitimisation de son égoïsme (« je me suis fait plaisir ») et pourtant tous les slogans publicitaires, politiques, environnementaux ne nous parlent que du pouvoir du groupe : « yes we can » « ensemble, tout est possible » « EDF, changer l’énergie ensemble ». Toutes les pubs montrent des foules heureuses, des groupes hilares. Qui n'a pas son groupe d'amis sur Facebook, son groupe d'amis sur Viadeo et son bon groupe de copains de toujours est de la loose.

Au moins « chacun pour sa gueule » c’était clair.

Là, on est face à une société qui (sur)vit sur un paradoxe : chacun pour soi ensemble ?

Ou alors, ça veut dire que si chacun tend vers son idéal (idéal influencé par une importance grandissante de la communauté), alors la somme de toutes les individualités fera un TOUT harmonieux, durable et tout et tout.

Mais qui peut croire ça à part Heidi  et les Bisounours ?

Ben, moi. Ce que je pense au fond de mes hémisphères droits et gauches, c'est qu'il faut être bien tout seul pour pouvoir faire un tout harmonieux. Donc finalement le paradoxe n'en serait pas un?  En se faisant plaisir, alors on contribuerait à se créer un soi solide, dont les failles ne troubleraient pas l'harmonie du groupe ? Et voilà.


Vivement les vacances, qu'on refasse le monde au coin du Rosé... Préparez-vous, je vais être à fond cette année.

 

Crédit photo : l’Eglise de la petite folie

Chéri on parr ?

Martin Parr expose au Jeu de Paume jusqu'à fin septembre.

J'aime Martin Parr parce qu'il est très fort pour saisir toute la poésie, le grotesque, la beauté, la cruauté du monde. Sans jamais de moquer (c'est le plus dur ça..). Martin à la plage, Martin au camping, Martin à Disneyland... Martin est partout.

Martin est une éponge. Et j'aime les éponges parce que ce sont des gardiens de la flamme

Un jour Martin Parr tombera sur mon blog (dont lui auront parlé Paolo Nutini et Alix Girod de L'Ain) et m'écrira juste après en me disant : "voulez-vous que nous fassions un livre ensemble ? Je prends des photos et vous inventez les histoires qui vont autour."

Exposition Planète Parr : (ce qu'en dit le site de la Fnac où on ne peut pas encore acheté de billet)

"« Planète Parr » présente l’univers à la fois drôle et satyrique de Martin Parr, inlassable observateur de la société contemporaine. L’exposition réunit ses dernières photographies, celles de sa collection personnelle, ainsi qu’un grand nombre d’objets curieux, qu’il a achetés au cours de ses nombreux voyages. « Planète Parr » dévoile l’acuité du regard de Martin Parr, sa fascination pour le merveilleux et le grotesque du quotidien, que l’on retrouve aussi bien dans son oeuvre que dans sa collection."

PS : photo de l'affiche de l'exposition - volée dans le métro - qui ne rend absolument pas justice à l'artiste). Mais ça vous forcera à aller fouiner sur Google Image ou chez votre libraire.

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