lundi 23 février 2009

je hais le lundi

Parfois je régresse.
J'ai 16 ans, on est dimanche et c'est l'hiver
Vous savez, quand la boite de Pepito est terminée, qu'il pleut dehors et qu'on a le front tout froid à force de rester le regard perdu dans le vague, collé contre la vitre.
Et qu'on a des exos de maths à finir. Et une dissert' de français sur "l'influence de la terre dans l'écriture de Thérèse Desquéroux".
Et que le seul bruit dans la maison est le "générique de l'homme qui tombe à pic" en bas dans le salon.
Le lendemain c'est lundi et on commence par 2 heures d'endurance dans le stade.
Ce matin, à Saint Lazare, j'avais 16 ans.
J'ai mis mes oreillettes comme on prend un café fort. Pour me réveiller.
Avec un titre téléchargé un peu au hasard.
Un peu à cause de la pochette (tout me plait dans cette pochette, les couleurs, la posture de coq de Morrissey, son côté prolo qui lève de la fonte, sa banane de Dick Rivers et la tête rigolarde du bébé qui vient de découvrir que son Père est une ex-gloire de Top of the Pops),
Mais aussi un peu à cause du chanteur - Morrissey me ramène immédiatement dans ma chambre d'ado en hiver quand j'essayais de montrer à mon frère que moi aussi j'étais à fond branchée musique (alors qu'en vrai je préférais Duran Duran)
Et aussi de la chanson, écoutée 30 secondes sur iTunes.
J'ai mis le son à fond, j'ai calé mon sac sur l'épaule et tout à coup, je ne sais pas pourquoi, je me suis dégagée de la foule en courant et en souriant.
Je me suis arrêtée à un feu et j'ai souri à mon voisin en hochant la tête en mesure.
A la fin, j'ai remis au début et j'ai recommencé.
Cette chanson, ce matin, c'était ma bouffée d'air.
Comme quand on a 16 ans et que, là tout de suite, le monde est un petit peu trop petit, un peu étriqué et qu'on sait qu'on va pousser les murs juste parce qu'on a plein de choses à faire, parce qu'on le veut, c'est tout.
C'est une chanson F***k la Crise.
Et bordel, une bonne poussée d'adrénaline comme ça, on en besoin, non ?
Retrouvez-là ici.

dimanche 22 février 2009

C'est pas du gâteau


Je suis en train de lire un livre de Tanguy Viel qui s'appelle Paris-Brest. 
Dire que j'ai choisi d'acheter ce livre à cause de son titre est presque une évidence. Bien évidemment, que j'ai choisi ce livre pour son titre ! 
"Au pire, ça fera un bon coffee table book pour rappeler subtilement aux invités d'où je viens, qui je suis, bla bla bla..." me disais-je dans les rayons du Monoprix, le livre à la main.
Depuis je le lis.
Et je n'aime pas. 
Ras le bol de cette image visqueuse et triste de Brest. Marre de ces héros sans buts, qui errent, se font ballotter et rebondissent mollement dans un cadre ouateux et étouffant.
Pas sûre que je le termine.
Même pas sûre que je le pose sur la table basse.
C'est pour dire.
Si vous voulez en savoir plus, allez donc voir ici. C'est le site de l'éditeur qui reprend les critiques les plus élogieuses de la Presse. On y dit que Tanguy Viel est "un romancier rare" et que dans son récit "le bruit de l'ironie énerve maintes scènes comme des glaçons tintant dans un verre de whisky".

PS : la photo c'est une aube tranquille chez moi, tout au bout à droite en sortant de la Nationale 12. On s'attend à voir surgir Merlin et les korrigans. Et c'est exactement ça.

vendredi 20 février 2009

Point G le retour


C'est vendredi.
Une ré-écriture irrespectueuse et Monthy Pythonesque de la quête du Saint Graal.... devenu "The Holy G".
G comme Gatorade, vous savez cette boisson énergisante surtout connue des apprentis sportifs et/ou des djeunes à travers le monde les lendemains de fête un chouille douloureux.




Cette publicité franchement réjouissante (non ?) fait partie de toute une stratégie multi canal.
Coment dit on déjà ? Ah oui : "un dispostif 360°c transcendant l'expérience de marque en la sublimant. Mission G, c'est beaucoup plus qu'un site, c'est un véritable carrefour de tendances, une place de village universelle où s'entrechoquent cultures urbaines et place de pensée. Une agora transgénérationnelle où la marque renforce sa légitimité dans un véritable esprit de rupture holistique et communautaire".
Ca vous parle ? Rendez-vous sur le site de missionG 

PS : la pub est réalisée par TBWA/Chiat/Day,  Los Angeles

jeudi 19 février 2009

citations


A l’heure des dérapages verbaux de nos célébrités fatiguées, très fatiguées ou juste un peu trop vieilles pour se lancer dans des improvisations acrobatiques, voici quelques phrases choisies qui ne déparent pas…


"I like my money right where I can see it.... Hanging in my closet"
Carrie Bradshaw


« C'est encore dans la marine qu'il y a le plus de marins. »
Jacques Rouxel, le papa des Schadoks


« Je n’ai pas la science infuse, je ne suis pas journaliste. »
Raymond Domenech


« Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne »
Woody Allen


" Je suis fascine par l'air. Si on enlevait l'air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre....Et les avions aussi.... En meme temps l'air tu peux pas le toucher...ca existe et ca existe pas...Ca nourrit l'homme sans qu'il ait faim...It's magic...L'air c'est beau en meme temps tu peux pas le voir, c'est doux et tu peux pas le toucher.....L'air c'est un peu comme mon cerveau... "
J.C. VanDamme



mercredi 18 février 2009

Reprise

J'aime bien les reprises de chansons.
J'aime beaucoup tomber sur des versions vraiment décalées de standards un peu pâlichons à force d'être joués dans tous les mariages de la Terre.
Je sais que Béatrice Ardisson en a fait son fonds de commerce, qu'elle trouve des reprises tellement délirantes qu'on se demande si elle ne les fait pas faire exprès. Mais c'est pas grave, disons que c'est notre point de commun à Béatrice et moi (le seul alors) et continuons.

Par exemple, le standard "can't take my eyes off you".
Si si vous voyez.
"you're just to good to be true, can't take my eyes off you,...."
Inratable. Un vrai truc de dee-jay pour relancer l'ambiance quand la mariée est partie faire pipi et que le champagne commence à taper sur la tête et les talons hauts à chauffer la plante des pieds. Juste avant Claude François et/ou Gloria I will survive Gaynor, ya Boys Town Gang.

Allez voir et on se retrouve après.
Ayé ?
Vous avez même gagné le nom du groupe dis donc.

L'autre jour je me promenais sur iTunes et je suis tombée sur une reprise folkisante, smoochisante à souhait de ce standard par Tingsek.

Alors trouvez-vous un doudou (homme/femme/oreiller/chat/collègue coopératif), lovez-vous contre et écoutez. Ils savent y faire en Suède.



Bonne journée...

mardi 17 février 2009

Petite souris


Ce soir après l'école, j'ai danse. j'ai super super hâte même si je fais un peu la tête d'avoir un justaucorps noir et pas un rose avec un volant comme Marguerite. En plus maman a brodé mon prénom en rose sur le devant. Pratique pour la prof mais un peu craignoss devant les copines. Surtout que la seule autre fille avec un justaucorps noir comme moi s'appelle Véronique aussi. Le collant chair est beigeasse, épais, il pique et il faut tirer dessus très fort pour pas qu'il tombe pendant le cours.
Les chaussons sont des Repetto bien évidemment. Je commence les pointes bientôt. Pas tout de suite mais bientôt. Je suis archi prête. Je répète tous les samedis devant la glace de l'armoire de mes parents en imitant les dessins de l'album de Martine.
Dans la salle il fait froid et ça glisse alors il faut frotter nos semelles contre les paillettes de résines de pain. Alors ça sent le pin dans la salle.
Le pin et l'Eau du Coq de Guerlain. Et le fond de teint poudre.
Ce soir c'est photo de classe. A la barre. Comme à l'Opéra. "Soyez aériennes, soyez grâcieuses, mesdemoiselles" "Tirez vos pointes, rentrez votre ventre, étirez votre dos au-dessus des omoplates, votre cou est sans fin, vous êtes un cygne".
Dont acte. Je suis à fond, comme d'hab.

dimanche 15 février 2009

Let's round up


Relire the Horse Whisperer de Nicholas Evans et partir dans le Montana là où "l'éternité n'est rien qu'une suite de maintenant". C'est pas moi qui le dit, c'est Tom Booker, celui qui murmure à l'oreille des chevaux (et de Kristin Scott Thomas dans le film éponyme). 

Lancer last.fm pour fuir Deezer et sa page d'accueil pleine de pub et le retrait lamentable de son lecteur exportable. Entrer le nom de son groupe favori (moi, c'est Phoenix) et découvrir plein de groupes qu'on ne connaissait pas et qui ressemblent à Phoenix, comme Broken Social Scene, Do Make Say Think, Kevin Drew (?!).

Se souvenir de Colargol dont le créateur Albert Barille est mort cette semaine. A bien y réfléchir, je n'ai jamais rien compris à Colargol, ni même à Chapi Chapo, ni tous ces programmes d'animation pour enfants des années 70 pré-Candy et Goldorak. Et en cherchant Google pour des photos je trouve qu'ils avaient tous des drôles de tête. La palme à Colargol et ses yeux dilatés façon pétard de fin de soirée.

Partager avec vous, mon lectorat fidèle et chaleureux, la recette du far de tante marie que vous ne trouverez sur aucun site internet au monde. Ca a l'air tout simple, ça ne l'est pas. J'ai jamais réussi à atteindre la cheville de celui de ma maman basé sur la recette de sa soeur - tante marie. Parait que c'est normal, un jour aussi mes enfant diront que je fais la soupe comme personne. Un jour.

Pour 3 œufs, pommes raisins, ou pruneaux aux choix.
120g de farine 100g de sucre
0,500 l de lait
Bien beurrer le moule préchauffé
Le four 250° y mettre le plat beurré
Dans une terrine bien mélanger œufs sucre farine lait et une pincée de sel.
Dans le moule ou le plat, verser la pâte et les fruits choisis.
Pour parfumer le tout rajouter un doigt de rhum
Cuisson 30mn mais au bot de 10 mn réduire à 200° et surveiller
Déguster… A PIECE OF FAR
 

Trouver un article du Parisien sur la naissance de Maisie dont les parents ont 13 et 15 ans. Ken Loach va adorer. 

Vous conseiller la lecture du site Internet le plus hype-parisen du petit M&M (Monde des Medias), déclinaison du site Internet le plus hype-américain. www.slate.fr.  
Ne pas oublier de le lire dans l'open space quand Le Dircom passe et/ou dans le train sur votre iPhone le matin. 
Et de mentionner l'article de 3(!) pages sur Billy Joel dans votre prochain dîner. 
Beaucoup plus trendy que Le Monde. La posture décalée en plus (la déclaration d'intention du site défend un "ton à la fois rigoureux, pertinent, distancié, ironique et parfois provocateur"). Votre posture statutaire de BE (Bobo Eclairé) en sera renforcée.

Et vous souhaiter une belle semaine.

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