vendredi 19 juin 2009

Showtime

C’est parti. Parti pour les 48 heures du week end le plus dense de l’année.

Kermesse (1 gâteau à préparer + 1 spectacle + 2 stands à tenir) + 2 anniversaires (un samedi et un dimanche donc 2 cadeaux à acheter + 1 déguisement d’hawaïenne à bidouiller avec 3 branches de fleurs en tissus achetées aujourd'hui faute de guirlande toute faite et un paréo) + spectacle de fin d’année de cirque + 2 soiréesdepotessansenfants (chic ! ne pas oublier de ne pas trop boire de rosé frappé) + 1 déguisement à trouver et 2 cadeaux à acheter + atomisation des enfants aux 4 coins de la ville + inscription au rugby + opticien + plein de supermarché + billets de trains vacances + les broutilles genre lessives, déjeuners, urssaf tout ça.

Lancelot, y pleurerait sa mère – à ma place.

Naaaaan, je rigole. J’adore.

Ps : En parlant de 48 heures, ça me fait penser aux 24 heures du Mans. Le beau Patrick a fait sensation et ne s’est pas ridiculisé sur la piste (enfin si un peu aux essais en se mangeant une autre voiture mais sinon avec des points à 190 km/h il a terminé 30ème ). Cherry on the Cake, grâce à Mc Dreamy MCC a enregistré un record d’affluence sur son stand, les goodies sont partis comme des petits pains et les promesses de dons itou. 70 000 Euros. Good job, Doc !

Ps2 : tant que j’y suis avec les retours en arrière, Grande Chérie a eu 17/20 en maths à son dernier devoir. Celui sur la proportionnalité. Et toc. Chuis fière.

PS3 : la photo, c'est John Hinde.

jeudi 18 juin 2009

Candide

Aujourd’hui, tout le monde ne parle que de ça. Bientôt même la boulangère en parlera. Vous croyez que c’est juste un épiphénomène et en fait c’est énorme.

C’est le Community Management

Je vous arrête tout de suite, c’est pas DU TOUT ce que vous croyez.

Non, ce n’est pas être directeur d’une maison de retraite. Ce n’est pas non plus une nouvelle forme de team building où tout le monde aurait son mot à dire. Ca, ça s’appelle le kolkhoze et l’expérience a montré que c’était pas easy easy à faire perdurer.

J’en ai un petit peu ras la casquette de lire partout Community Management et de pas savoir ce que c’est. Je ne travaille pas dans les médias, ni en agence, ni dans la communication. Je suis donc aussi candide et innocente que Thérèse de Lisieux au premier jour de son noviciat. Alors, je mets ma frontale, et j’y vais. Et je partage mes découvertes.

(…) Roulement de tambour, l’assistance retient son souffle. La tension est à son comble.

Le Community Management c’est l’art de savoir faire en sorte que tout le monde parle de vous, que tout le monde vous aime et in fine achète vos produits les yeux fermés. Et y revienne. Et en parle à tout le monde.

Concrètement :

En 1950, Monsieur Billon, boucher dans la Grande Rue, sponsorise l’équipe de foot de la commune. Et il tient la buvette pendant les matchs. (il y a peu de temps encore, il était goal, mais une mauvaise blessure l’a contraint à arrêter). Seul boucher de la rue, il est incontournable.

En 1980, le poissonnier fait des promos, alors Monsieur Billon met des annonces dans le journal local, livre Monsieur le Maire à domicile et offre de temps à ses meilleures clientes du mou pour leurs chats.

En 1985, pour contrer l’arrivée d’Intermarché dans sa zone de chalandise, Monsieur Billon décide d’offrir la 5ème tranche de jambon le mercredi et des maillots d’entrainement aux équipes de foot de l’école. Il laisse courir le bruit que le supermarché vend de la viande espagnole…

En 1995, Monsieur Billon se lance dans le marketing direct, sur les conseils du fils du Maire qui est dans la publicité : coupons, prospectus boite aux lettres, carte de fidélité. Pour 10 euros achetés, un coup de tampon, 10 coups de tampons et c’est 2 steacks hachés offerts.

En 2000 : Monsieur Billon se lance dans le Bio et a les honneurs de la presse locale. Enormes retombées. Micheline Presles, qui passe ses vacances dans la région, ne s’approvisionne que chez lui et en parle à ses copines du chobiz. Petitrenaud adore sur Europe1. C’est l’extase, il faut rajouter un auvent extérieur pour que les clients attendent sans attraper froid ni se faire mouiller par la pluie.

En 2009 : Le fils de Monsieur Billon passe à la vitesse supérieure. Il crée un groupe « Billon » sur Facebook, donne des infos sur les livraisons en temps réel sur Twitter, crée un site avec vente à distance.

Il se met en cheville avec des leaders d’opinion pour faire du lobby auprès de la Mairie pour que la cantine des écoles de la commune serve de la viande bio élevée localement et tuée sans violence par des ouvriers qualifiés ne se déplaçant qu’à vélo – de la viande Billon. Parmi les 6000 membres, on compte Daniel Cohn Bendit, Gérard Klein (inoubliable interprète de l’instit et éleveur de bétail bio), le fils du Maire et la fille du directeur de l’Intermarché ralliée à la cause des Billon.

84 blogs ont choisi d’intégrer un widget «Billon » sur leur blog renvoyant directement sur l’e-boutique de la boucherie.

Britney Spears est photographiée sortant de chez elle avec un t-shirt « I love Billon ».

Le fils de Monsieur Billon vient de recevoir une offre d’embauche de Google. Il hésite avec un porte feuille ministériel ou un poste d’assistant de Yann Arthus-Bertrand. Le fils de Monsieur Billon a 21 ans, il a encore de l’acné et il n’a pas eu le temps de passer son permis de conduire.

C’est un Community Manager.

Monsieur Billon est dépassé mais comblé.

Il vient d’embaucher quatre nouveaux bouchers et hésite à s’acheter un 4x4.

CQFD.

En avoir ou pas (des lettres)

A ce niveau là, c'est de la provocation. Premier éclat de rire de la journée (parce qu'aujourd'hui, je suis en grande réflexion intellectuelle. Ca sent la neurone grillée. C'est pas si courant mais ça fait du bien)

Trouvé sur le blog de CB news, Ma PQR à moi (tout pareil, du potin, de l'info locale, des avis de décès et le cours de la patate), cette photo hilarante et le commentaire suivant :

"Parfois on se dit que certains feraient n’importe quoi pour se retrouver dans CB News. Comment ne pas réagir au nom de cette entreprise qui a fourni un véhicule de travaux publics (une sorte d’aspirateur géant) à la mairie de Boulogne qui fait des travaux au bout de notre rue ?? N’hésitez pas à les appeler de notre part !"

mercredi 17 juin 2009

Sortez les pancartes


Certains jours, j'aimerais bien communiquer uniquement par pancarte. Ce qui pourrait donner...

Pour faire taire un client qui me confond avec Madame Soleil.


Pour les petits moments de transition de la journée.



Pour, euhh, tout le temps ?


Parce que je n'en crois pas un mot. Bien sûr. Qe ferait-on sans la hype ?


Pour calmer une réunion particulièrement déconcentrée.




PS : je traine ces photos sur mon PC depuis un moment et je n'ai pas toujours leurs origines. Néanmoins, je suis à peu près sûre qu'elles viennent des sites suivants : Keep Calm, hrrrthrrrr ' , this is not happiness. a LOL a day,

PS2 : Je vais encadrer la première pancarte pour ma cuisine. Sûr que ça va m'aider à passer l'adolescence des kids. Bientôt. Non ?

mardi 16 juin 2009

Paolo Nutini à Lava

J'ai trouvé mon disque de l'été. 
Celui que je rêve de d'écouter après ma douche en rentrant de la plage, le soir quand le soleil se couche et que le vent est tiède et doux et que l'horizon est bleu et rouge et jaune et orange.
Les enfants sentent le Monoï, ils sont ivres de baignade, de soleil et de pains au lait Nutella - fruits secs.
J'ai des marques de maillot, je suis pieds nus et en t-shirt même le soir.
On va noyer le rosé dans des glaçons, se dire que non on prendra pas de chips, juste une salade et des fruits avant de se jeter sur un paquet de Pringles et de dire aux enfants de prendre un yaourt. Ou une compote. Et d'aller jouer au poker dans la maison du haut pas plus tard que 10 heures, soyez raisonnables, demain ya voile. Et de pas parler. Regarder la mer, sentir l'eucalyptus et l'iode.

(...) soupir

Vous pouvez avoir un aperçu de son album sur myspace. Et il a 22 ans (?!). J'en ai déjà parlé du Paolo. ici. et puis aussi. Avant on voyait jamais son visage. Maintenant si. Et c'était bien dommage de le cacher (mon dieu, je parle comme ma mère...)

Twi(s)t again

Aujourd'hui, le cadeau du mercredi, c'est une explication toute Téléramesque du phénomène Twitter. 
Cette plate forme de micro-blogging qui rend fou le microcosme technophilo-pariosio-hypisste.
A défaut de rigoler, vous comprendrez mieux ce qu'il en retourne en regardant cette vidéo. 

En ce qui me concerne, l'expérience faisant foi, je crois bien que je vais aller essayer de faire baver le moineau avec mes petits doigts. Je vous tiendrai au courant.



Pour en savoir plus, vous pouvez également lire ce que le Wikipedia y dit.

PS : Pourquoi baver le moineau me diriez-vous ? Bicôse le logo de twitter c'est un petit zozio bleu et tweets ça veut dire "gazouillis". 

lundi 15 juin 2009

Non, mais tu t'es vue ?


J'ai un problème de myopie. Une myopie dite -d'effort, gagnée à force de scruter mon écran toute la journée depuis des années. 

Pas une grosse myopie de premier de la classe – non non – juste une myopie suffisante pour évoluer dans un bocal de 1 mètre de diamètre. Ma nature rêveuse et fantasque s'en accommode fort bien la plupart du temps : tout le monde est plus beau, tout le monde est plus flou quand les contours s'estompent. Sans lunettes, je vis dans un film de David Hamilton. C'est exotique et désuet.

Mais pas très adapté aux contraintes de la vie en ville. Difficile de conduire, de voir les panneaux, de faire les boutiques (ah ! le fameux coup d'œil périphérique de la modeuse avertie quand elle entre dans une boutique. Regard incisif, narines frémissantes, une killeuse). Voire de travailler. Voire de regarder la télé.

Alors je porte des lunettes correctrices. Un peu tout le temps en fait. Depuis 13 ans, j'ai eu des lunettes rondes, des lunettes rectangulaires, des grandes, des petites. Des marques chic et des premiers prix.

L'année dernière j'ai franchi un cap en m'équipant de lunettes photochromiques. Comme celles de Tante Lucienne en 1975. Foncé dehors, clair dedans. En vrai, toujours un peu jaune même à l'intérieur.  Comme celles de tante Lucienne en 1975. Mais confort maximal. Sans compter la monture. Philippe Manoeuvre n'est pas mon cousin. Wayfarer de Ray Ban. En plein soleil, je suis Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's. A l'intérieur, en revanche, c'est plutôt Groucho meets Ugly Betty. Très branchée. Çà fait un an que j'essaie de m'y faire. Dans 10 ans, mes filles me les voleront pour leur soirée déguisée « 2009 : retour vers le futur ». En attendant, certains jours ça m'amuse, d'autres c'est un peu lourd.

Depuis 3 semaines je suis à la recherche de la monture idéale. Qui porte bien son nom. Comme Jolly Jumper, elle devra être loyale et fidèle.

Mon meilleur ambassadeur. Un révélateur de personnalité.

C'est beaucoup plus compliqué qu'une coupe de cheveux en fait. La frontière entre la classe absolue, et le ridicule avéré est très très fine. Yaurait des livres à écrire là-dessus. Comment être branchée mais élégante, montrer qu'on en est (de la hyyyyype !) sans tomber dans l'outrageusement happy few ? Et ne pas verser dans le has been, façon lunettes de pubard avec un gros logo sur le côté.

Je veux qu'on les remarque mais qu'on me voit derrière aussi. Et qu'elles soient en écaille. Pas fantaisie. Par pitié, pas de fantaisie. Ma fantaisie est dans ma tête, pas la peine de l'afficher comme un slip échancré trop ajusté sous un pantalon en textile mélangé. Pitié.

Et dire que Lancelot se plaignait d'avoir du mal à trouver son Graal. De la rigolade, oui !

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