mardi 13 octobre 2009

A la faveur de l'automne

En ce moment les blogs américains que je lis toute la journée (oups, je veux dire, toute la SOIREE) n'en peuvent plus de chanter les louanges de l'automne, des frimas qui reviennent, de la beauté du ciel, des nuages et des feuilles d'arbre.
C'est marrant ça.

A priori, comme ça, jamais ça ne me viendrait à l'idée de me pâmer devant les premiers jours où le soleil se couche plus tôt, les matins où ça caille sur le quai de la Gare et où je dois laisser tomber le lait hydratant soleil pour un lait grassou anti peau de crocos.

Et pourtant, comme je suis hyper influençable, je me suis dit qu'elles ont ptêt raison toutes mes copines US, les cheerleaders de la toile.
C'est vrai, le début de l'automne, c'est aussi l'odeur de feu de bois qui traîne dans l'air le soir, la maison qui est toute allumée quand j'arrive et qui me donne l'impression de rentrer dans un cocon quand je ferme la porte, les couleurs de la vigne vierge qui passe du vert au rouge et puis au marron dans une palette graphique que même Gaultier ne réussit pas à faire.

C'est aussi la très bonne occasion de chercher de nouvelles chaussures, des collants nickels et de baver devant les manteaux qu'on s'achètera jamais.
Et de manger des goûter énormes le dimanche au prétexte qu'on n'a pas pu sortir et qu'on a été obligé d'essayer cette recette de pancakes trop facile. Pour voir.

Elles n'ont pas tort en fait.
C'est bien aussi l'Automne.

Et c'est bientôt notre week end Ricoré à nous, celui où on se retrouve tous pour presser et mettre en bouteilles les pommes de Patrick. Avec les pieds dans la terre et le rose au joue du vent du matin. Un vrai rêve de citadine - le look étudié en moins.

Non, c'est vraiment bath, l'Automne.


PS : homemade photo de la vigne du jardin. Ok, j'avoue, c'est joli. Même si je mange pas de raisin. Ni ne bois de vin - pour l'instant.
PS2 : si vous aimez Phoenix, vous aimerez ce petit film avec leurs 20 morceaux préféré. C'est un chouille bavard mais c'est chouette en fond sonore pendant que je m'occupe dans la cuisine. C'est là.

lundi 12 octobre 2009

c'est lundi

Cher Daniel,
Je suis tombée sur ce ravissant essuie main tout à l'heure.
Ca m'a fait penser que ça fait bien longtemps que je n'ai pas gâté les lecteurs de mon blog avec un beau visuel de mâle comme toi.
(première digression : pour les visuels femelles, j'hésite, j'ai pas vraiment envie de me retrouver en tête de liste des sites "beaux culs, gros nichons" de Google. Ma quête de l'Audimat webesque a des limites. Je sais, c'est triste, mais la vie c'est ça aussi : faire des choix).
Je t'ai découvert dans Layer Cake, film de 2005 de Mathieu Vaughn, plus connu pour ses activités de producteur à succès et de mari de Claudia Schiffer que de réalisateur. Vrai film de gangster contemporain, noir juste ce qu'il faut, avec playmate en dessous de dentelle noire et crinière blonde, nonchalance appuyée du héros, méchants barrés du ciboulot ou inquiétants costumés de Savile Row.
Et déjà tu crevais l'écran en dealer de drogue pas si méchant (bien évidemment que tu étais le héros, qui oserait te proposer un second rôle ?)
(deuxième digression : là, vous ne me voyez pas, mais j'ai les yeux dans le vague et je souris bêtement. On va dire que c'est les hormones)
Ci-dessous la bande annonce.
A défaut de te claquer la bise en vrai, je vais donc mettre l'essuie main en fond d'écran de mon téléphone.
Rien que parce que j'ai des copines qui vont lever les yeux au ciel et d'autres qui vont se dépêcher de faire pareil.
(troisième et dernière digression : y sont bizarres ces anglais quand même à faire des essuie mains avec des messages pareils ?! Vous voyez la version française façon "la nuit dernière j'ai rêvé de Thierry Neuvic" ? Non, hein)
Je t'embrasse bien fort
A très bientôt sur les écrans noirs de mes nuits blanches (tu peux pas comprendre, c'est un truc français)
Ta dévouée
Véronique

dimanche 11 octobre 2009

Essaie encore



  1. de comprendre les règles des cartes Dragon Ball
  2. de gérer le stocks d'oeufs frais, de dentifrice, de sel de Guérande et de gâteaux secs. En ce moment on regrette le manque d'oeufs et s'ébahit devant les quantités de paquets de Pepito dans le placard.
  3. de ne pas pleurer devant Grey's Anatomy même si "ça fait du bien à mes yeux qui me démangent sinon"
  4. de passer devant une tablette de chocolat ouverte sans piocher dedans
  5. de ne pas avoir peur de iTunes et de ses synchronisations intempestives qui suppriment ce qu'on aime et duplique tout plein de trucs sans intérêt.
  6. de regarder un film jusqu'au bout sans m'endormir
  7. de ne pas trouver tout le temps des excuses bidon pour ne pas jouer aux cartes Dragon Ball avec Henri
  8. de maîtriser Twitter que même Lilly Allen sait mieux utiliser que moi
  9. de me décider à trier les vêtements trop petits pour faire le vide dans les placards
  10. de faire des animations sur Powerpoint.

Sans commentaire



“ Your work is going to fill a large part of your life, and the only way to be truly satisfied is to do what you believe is great work. And the only way to do great work is to love what you do. If you haven’t found it yet, keep looking, and don’t settle. As with all matters of the heart, you’ll know when you find it". Steve Jobs

PS : Merci Heather


jeudi 8 octobre 2009

Le quart d'heure des mamans


"Comment, tu vas rater la réunion de rentrée dans la classe ? Ok, je prends des notes et je te raconte. Non, t'inquiète, c'est pas grave."
17 heures 12 je quitte le bureau
17 heures 27 Saint Lazare. Plein de temps pour attraper le train de 37. Ptête même faire un tour chez Monop' avant la réunion.
"Par suite d'avarie matériel, la SNCF se trouve contrainte d'annuler les prochains trains pour Ermont Eaubonne. Prochain départ pour Ermont Eaubonne 17 heures 57"
Tant pis pour le Monop'. Et je vais être en retard en plus. je patiente, debout au milieu du couloir. Pas de bouquin, pas de magazine. La misère. Et pas de siège non plus. Vous avez remarqué comme il n'y a plus de sièges dans les gares ? Bon, ça valait la peine que je parte en avance du bureau. Pfft

Dans le train. Bondé. Moite. Lent.
18 heures 12. Hors du train. 3 minutes pour faire 600 mètres ? Ben non. Je m'arrête acheter du pain. Madame C. attendra.
Ouf, je ne suis pas toute seule à avoir eu des problèmes de train on dirait.

Je me glisse dans la classe, toute en discrétion et en modestie. Je suis une maman parfaite. J'ai même un crayon.
Euh. Un crayon mais pas de papier.
Pas grave, je prends une enveloppe qui traîne dans mon sac.
Je fais tomber mon sac d'ordinateur qui fait "chjebonng" en tombant. Je fais celle qui n'a rien entendu. Je bois les paroles de la maîtresse.

En vrai, je mate les parents.
Je regarde par la fenêtre.
Je regarde la pendule arrêtée sur 7 heures 25.
Je souris parce que tout le monde le fait. Ca devait être drôle, zut.
La maîtresse est emplie de son rôle. Vont pas rigoler mais vont apprendre plein de trucs.
J'ai un peu mal au ventre. Et si j'y arrivais pas ? Ca a l'air drôlement compliqué toutes ces questions qu'elle pose en disant que c'est évident, toutes ces interros surprises et ces leçons à apprendre.
Ah mais non, c'est pas moi. Ouf, je n'ai plus 10 ans. Elle ne parle pas de moi mais de ma fille ! Ca change tout. Là Là j'aimerais pas retourner en CM2.

La maîtresse continue, impassible alors que des parents gloussent en faisant des apartés, que d'autres rentrent en disant "Bonsoir !" et cherchent la place de leur enfant, même s'il faut pour cela traverser toute la classe. Certains autres sortent courbés en deux en marmonnant "autre réunion, désolée, les CE2".
J'ai mal aux fesses. Comment ils font pour rester assis si longtemps sur une chaise en bois ?

Je gribouille ma feuille en respirant l'odeur du pain frais à 2 centimètres de mes narines et en attendant la question qui tue.
Il y a toujours une maman/un papa qui pose une question que tous les autres trouvent un peu bête (tout en écoutant la réponse sans en perdre une miette). Un peu d'animation, un caillou dans la Bensimon de cette maîtresse très au point, qui ne bafouille pas, ne se reprend pas, nous démontre ses capacités en les illustrant d'exemples concrets choisis avec soin.
Je suis déçue, pas de question qui tue.
Elle est parfaite.
Pas marrante mais parfaite.
Ma fille est entre de bonnes mains.

La maîtresse clôt son discours. Pas de question ?
Je lève la main pour me présenter comme parent correspondant (organiser le pot de Noël, les roulements sur le stand de la kermesse et assister aux réunions de l'APEL, et oui, bien sûr, être un lien privilégié entre l'enseignant et les parents, être disponible et souriante. Tout moi. Surtout le pot de Noël. Adèle va être contente)
Très bien. Un maman suppléante ? Oui ? Je le note.

Il me reste à vous souhaiter une bonne soirée.
En 20 secondes la classe est vide.
Il y a des habitudes qui ne se perdent pas.
Comme l'appel de la Récré.



Et si vous avez 3 minutes 45 devant vous et envie de fondre, regardez la vidéo ci dessous. Merci Perrine pour le lien !

mercredi 7 octobre 2009

Bla Bla

Pas de BlaBla ce soir, je cause avec mes copines.
Moins une qui est dans ses cartons jusqu’au cou. La pauvre.

Je ne vous raconterai rien demain bien sûr.
Mais je trouverai sûrement autre chose à dire…

Crédit : New York Times

mardi 6 octobre 2009

Accroche toi petite tomate

Aujourd'hui, un petit tour des choses du oueb.

Madame de Fontenay dans un échange d'amabilités et un débat d'avocats autour de la définition du mot "salope"

Le portrait de Christian Audigier dans Libération. Si vous l'avez raté, courrez-y. Vive le dialogue de sourds entre l'intelligentsia parisienne et celui qui s'affiche en big maousse sur les immeubles de Times Square après avoir vendu des jeans à Avignon. Aucun auteur de scénario n'aurait osé l'imaginer celui-là. On dit que Gad Elmaleh s'est inspiré de lui pour créer Coco. Il est encore en dessous de la réalité.

Un article pour Charlotte : pourquoi nous sommes folles de chaussures ? Mais oui, pourquoi ?
Ca ne me dit pas où je vais trouver la paire de derbys que j'ai très bien dans la tête et que je verrais bien à mes pieds. Les fashionistas appellent ça des brogues, comme les Anglais.

La bande annonce de Fame - le remake. Ca se High Scool Musicalise, on y perdra sûrement en peinture sociale réaliste et LeRoy n'est plus là, mais qui peut refuser un retour vers l'adolescence, quand on mettait des jambières fluo pour danser devant la glace ?

Et pour terminer, saviez-vous que les éléphants ne savent pas sauter et que l'oeil de l'autruche est plus grand que son cerveau ? Comment apprendre l'Anglais et accumuler tout un tas de petites anecdotes qui vous rendront indispensables de tout dîner en ville un peu plat plat. Abonnez-vous à ce site anglais.


PS : dessin de la very talented Sophie. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas de lui avoir chipé ce dessin dans sa galerie Facebook. Le jour où elle se décidera à se faire un blog, je mettrai le lien !

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