lundi 15 février 2010

Croquer la (big) pomme


New York était déjà incontournable pour tout un tas de raisons. Pour compléter les listes d'adresses de toutes celles et ceux qui projettent un voyage dans les 6 mois à venir.

Lu sur le site de GQ.
Une sélection de restaurants/ corners qui proposent des menus délicieusement pas équilibrés.

Comme ce hot dog dégoulinant de la photo.
Qu'il faut gagner quand même. C'est quoi ce binz pour rentrer dans le resto ?!

Le hot-dog du Please Don't Tell
Cet endroit secret d' East Village est l'un des meilleurs bars à cocktails de la ville. Pour avoir la chance d'y pénétrer, il faut réserver le jour même à 15 heures, rentrer dans une petite échoppe à hot-dogs et se faufiler dans la vieille cabine téléphonique en bois à gauche de l'entrée. Après avoir décroché le téléphone, une porte secrète s'ouvre et n'accepte que les personnes ayant une réservation. L'endroit vaut le détour : de jolies tables éclairées à la bougie, des animaux empaillés un peu partout et un bar abritant d'audacieuses recettes de cocktails. Les hot-dogs s'associent aux délicieux breuvages comme par magie : laissez-vous tenter par celui au cream cheese, piment vert et sésame, accompagné d'un bourbon infusé au bacon et sirop d'érable.




C'est malin, ça me donne faim. Et il n'est même pas encore 10 heures (du matin).

Lundi matin

Tout le monde peut s'approprier cette pancarte à un moment ou un autre.

Les "jeunes cadres actifs aux bord de la crise de nerf" : qui font beaucoup de bruit, s'agitent et n'ont jamais une minute pour eux; qui jamais, jamais ne s'arrêtent dès fois que le ressort casse. Même si ça tourne à vide. Et pour eux, il est temps que les vacances arrivent.

Les "comme un lundi" : qui essaient de faire quelque chose et qui n'y arrivent pas parce que c'est trop compliqué, c'est trop loin du week end, c'est trop moche ou c'est trop.... pfffffft. Mais qui, promis, s'y mettent sans faute après le café/un petit tour de web / le déjeuner/une bonne nuit de sommeil.

Les "contemplatifs" : qui ont décidé que "rien" c'était déjà beaucoup et que ça méritait bien qu'on y consacre du temps. Ceux là ont de la chance, ou bien beaucoup de caractère.

Qui a dit qu'un lundi matin devrait être productif - d'abord ?
Bonne semaine à tous...


Crédit : John Contino via la cuisine du graphiste, un nouveau venu (thx Sophie) dans ma revue de presse bloguesque.




dimanche 14 février 2010

Kisses





Hybride


- T'as ton jegging ?
- Hein ?
- Ben oui, ton jegging. C'est à mi chemin entre le legging et le tregging, mais plus rock, plus "Kate Moss s'est glissée dans son jeans taille 6 ans", tu vois ?
- Euh.. toujours pas
- Remarque, moi non plus parce que personne dit la même chose et en fait on sait pas trop ce que c'est.

- Ok, tant pis, t'as lu Envy quand même ?
- Non.
- Le nouveau magazine du groupe Marie-Claire, c'est à mi chemin entre un hebdo people et un hebdo mode. Ni vraiment Marie Claire, ni vraiment Gala, tu vois ?
- Non, je vois pas.

- Bon, au fait il est où ton mari ?
- Parti essayer une voiture. C'est une essence, un V6, mais parait que tu peux la passer en GPL.
- C'est super, ça ! Ca devient un monospace écolo en fait.
- Ouais, un peu genre Prius incognito mais avec de la place en plus.

- On a une vie pas facile quand même
- T'as raison. Carrément même.


PS : crédit Photo Magnum via Slate.fr

samedi 13 février 2010

Histoire sans parole





Plus il fait blanc, gris et gris et blanc dehors, et plus j'ai envie de couleurs.



Crédit photos : la super galerie de photos Flickr de Anja Mulder via Marvellous Kiddo

jeudi 11 février 2010

K&M pour toujours

Crédit photo : Arnold S. en 1977 (Magnum via Slate)

Tous les matins, il se lève à 5 heures pour lever de la fonte. Il est tellement crevé quand le réveil sonne qu'il a du mal à se trainer sous la douche. Il reste hébété 10 minutes sous l'eau brûlante avant de terminer par un jet d'eau glacée. Ca le fait crier, mais ça réveille.
Et Casimir, son entraîneur, est déjà arrivé.
Il l'entend presser les oranges dans la cuisine.
Avant de commencer, c'est tous les jours pareil : 1 kilo d'oranges pressées. Avec la pulpe. Beurk.
Il n'aime pas la pulpe. Quand il était petit, sa mère l'enlevait toujours.

Mais sa mère n'est plus là. Elle est retirée dans son penthouse avec son quatrième mari et ne l'appelle jamais. Trop encombrant ce fils culturiste. Pas en harmonie dans son tableau. Galéristes, intellectuels, peintres et cet artiste bizarre aux cheveux blancs avec un nom de l'Est : Warhol. Qui prend des photos et qui en fait des tableaux hors de prix. Sa mère, qui se fait appeler Théodora maintenant. Elle trouvait que Cäcilie faisait trop autrichien. Elle ne veut plus qu'on la lie à l'Autriche. Elle prétend être polonaise.

Konrad secoue la tête. Il faut qu'il arrête de penser à sa mère.
Il a 3 heures de musculation qui l'attendent. Et avec le vieux Casimir, c'est vraiment pas de la tarte. Depuis un an son corps apprend à se plier à la discipline de fer de Casimir. Après les poids, il y aura la corde à sauter et puis le petit déjeuner : un porridge lourd et gras qui le fait dormir comme une pierre pendant une heure.
Et puis les deux heures de course. De plus en plus dures à mesure que sa silhouette s'alourdit.
Le déjeuner de viande. Encore une heure de sieste. Et puis 3 heures d'abdos et de machines. Et pour terminer la journée, les extras de déménageurs pour gagner un peu d'argent et payer son loyer. Avant de retrouver son lit, mort de fatigue, à 9 heures.

Il ne peut plus s'habiller chez Target. Ses bras sont trop épais et ses cuisses aussi.
C'est la femme de Casimir qui lui coud des costumes sur mesure.
Avec des grands cols et des revers brillants. Ses cheveux trop longs, alors il ressemble à un mafieux de Brest-Litovsk. Pas étonnant que sa mère fasse mine de ne pas le reconnaître.
Sa mère encore.

Dans un mois Konrad va tenter le concours de Pennsylvanie. S'il gagne, il ira au championnat national. Konrad vise championnat du monde. Cette année. A Paris.

Il fait tout ça pour aller à Paris.
Pour avoir la chance de recroiser le regard de Mélina et d'honorer sa promesse.
Mélina avec qui il a grandi.
Mélina qu'il a promis d'épouser.
Il a encore la mèche de cheveux qu'elle lui a donnée, un soir, dans le hall de l'immeuble, en lui jurant un amour éternel.
Mélina qui est partie en France. Le père de Mélina était le meilleur fourreur de Brooklyn. Et un couturier a voulu qu'il le rejoigne.
Et ils sont tous partis. Mélina, ses 4 frères et ses parents.

Et depuis Konrad écrit toutes les semaines à Mélina. Et Mélina lui répond. Elle l'attend. Et lui doit trouver l'argent pour la rejoindre.

Encore un mois.
Il arrive.
Peu importe les sacrifices. Les heures de souffrance, les piqures, les rares heures de sommeil. Ca en vaut la peine.
Il pense au sourire de Mélina.



mercredi 10 février 2010

C'est nous les gars de la marine


Ca va pas être facile d'échapper à la marinière avant cet été.

Au milieu des e-mailings de la Saint Valentin (j'attends avec impatience le mail de Le Creuset qui va essayer de me vendre une cocotte en fonte rouge et celui de Decathlon qui sortirait une tente 2 seconds insonorisée), j'ai le choix entre la marinière Bio de Petit Bateau, la déchirée de Zadig, la rouge de Monop' et le pull Saint James recommandé par GQ.

Ils s'y mettent tous.
Avec plus ou moins de bonheur.
Et plus ou moins de fidélité au modèle original.
Celui qui a un matricule tatoué dessus.
Blanc avec une encolure bateau et des rayures bleu pas marine
Près du corps et qui tombe sous les fesses pour tenir chaud et que ça reste bien dans le pantalon.

A 14 ans, j'avais chouré un vieux rayé de mon papa (parce que ça s'appelle un rayé en vrai) et je l'avais coupé en deux. En haut, ça faisait un t-shirt un peu court et en bas une jupe que je portais avec une grosse ceinture.
Sooo trendy.


Il parait que c'est un symbole français aussi ancré (haha) dans la mémoire collective que la baguette, le caban, le foulard gavroche et le camembert.
L'équivalent du t-shirt blanc des GIs américains.

Marrant comme les symboles militaires sont super à la mode en ce moment non ?

PS : Life

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