jeudi 2 septembre 2010

C'est parti


Le petit garçon tout fiérot qui part à l'école avec lunettes de soleil de mac et sa casquette de base ball même si c'est interdit mais juste pour montrer à ses copains ses trouvailles de l'été (et pour faire rager ses grandes soeurs qui trouvent ça laid)

Le chemin où on marche à pas mesurés. Pas trop vite pour garder encore un peu l'illusion des vacances. Pas trop lentement pour ne pas retarder le moment des retrouvailles.

Le brouhaha de la cour de récré.

Les parents aussi contents de se retrouver que les enfants et les banalités tellement délicieuses à s'échanger.
"les vacances c'était super, la rentrée un peu dure. C'est bien qu'ils rentrent, ils retrouvent leurs copains, c'est vrai ils commençaient à s'ennuyer sinon et puis, c'est comme pour tout, les bonnes choses ont une fin et puis nous aussi on a bien besoin de souffler, on les aime mais ça fait du bien de ne pas les avoir dans les pattes"

Les jeunes mères avec poussette qui ont habillé leur bébé comme pour un mariage pour faire les belles devant les copines.

Et puis, dans un bruissement de voix, l'arrivée du Directeur et "du corps enseignant". Ses mots de bienvenue qu'il déroule - diction impeccable mots choisis - même si personne ne l'écoute

Et enfin, l'appel des noms.

Le visage tendu des enfants et le coeur serré des parents.

Ca y est, c'est à nous. C'est qui la maîtresse déjà ? Et qui a déjà été appelé ?
Ouf, ça va, tu es avec Charles ! Et Joséphine aussi.

le regard échangé avant de partir, ça y est, il s'en va de dos, le cartable de 2 tonnes sur les épaules, pendant que le Directeur continue.

La maîtresse qui compte ses petits. Le départ en rang vers la classe et cette petite main qui s'agite juste pour nous.

On se retrouve tout bête sur le trottoir.




PS : Crédit photo Design is Mine.

mercredi 1 septembre 2010

Le playboy du mercredi


Alors mon petit Steve, on fait son intéressant ?

On met les pieds sur la table, on garde ses lunettes à l'intérieur ET on joue avec des armes à feu ?
Dis moi, as-tu seulement réalisé que la rentrée est demain et que l'on attend de toi un comportement un tout petit peu moins enfantin ?

Je plains l'instituteur qui va te remettre sur les rails, mon petit bonhomme. Et ne compte pas sur moi pour t'écrire des mots d'excuse. Tu as dépassé les limites cette fois ci.

Et regarde moi quand tu parles.
Malotru.


PS : et on se régale de looks preppy sur le blog "greensleeves to a ground". En français.

mardi 31 août 2010

En face



Il y a plein de choses dans la vie qui font peur.
La maladie, le handicap, le chômage, les catastrophes naturelles...
On les met à distance, on les contourne, on en rigole, on les fuit.

Et puis, il y a la vieillesse. Pas la sienne (celle là on s'en arrange un peu chaque jour, on vit avec, on bâtit des tranchées autour où on l'affronte le glaive à la main, mais on s'en occupe), mais plutôt celle des proches.
Celle là, elle nous met franchement mal à l'aise. On accélère quand on passe devant les maisons de retraite aux noms déprimants, on n'ose même pas penser au jour où il faudra demander des aides financières, trouver des auxiliaires de vie, perdre de son si précieux temps pour aider, accompagner, soutenir ceux qui nous ont portés pendant des années.
On pense à autre chose très vite quand les premières tantes, cousins, vieilles voisines viennent à disparaître.
On se dit qu'on a encore le temps d'y penser. Qu'on improvisera bien le moment venu, qu'on fera comme les autres.
Et on se replonge dans son quotidien.

J'ai lu ces derniers mois deux livres formidables.
Des romans courts et légers. Et graves aussi.
Qui ne parlent pas de la fin de vie comme d'un lent purgatoire de déchéance et de perte d'autonomie.
Mais au delà de cette réalité douloureuse, comme d'un réservoir de sagesse et de sérénité.

Le premier est de Vita Sackville-West et s'appelle "Toute passion abolie". L'histoire d'une Lady anglaise, qui décide de se retirer du monde une fois son époux décédé et qui vit ses dernières années dans la paix et le souvenir. Au grand dam de ses enfants qui pensent qu'elle a perdu la tête alors qu'elle a juste gagné enfin le droit de faire de qu'elle veut.

Et puis le roman de Sophie Fontanel "Grandir", qui vient juste de paraître et que j'ai lu ce week end pendant que Marguerite était tout contre moi.
Un roman sous formes de courtes chroniques de ses derniers mois avec sa maman fragile et âgée.
Ce n'est pas follement rigolo mais c'est tendre et délicat, intime et très pudique.
Et c'est d'autant plus touchant que l'image que donne d'habitude Sophie Fontanel, journaliste fantasque et décalée à Elle, est très loin de ce quotidien de fille aimante, dévouée, qui donne beaucoup et en retire une force formidable.


Et finalement, comme souvent, le loup garou fait moins peur quand on le regarde en face.


Pour lire les premières pages du livre, rendez-vous sur le blog de Sophie Fontanel ici.

PS : crédit égaré pour cette photo..
PS2 : d'autres critiques du livre de Sophie Fontanel sur la page Facebook de Grandir, ici.

Les snobismes parisiens # 6

Je m'en voudrais de vous laisser passer à côté de ce raz de marée annoncé dans les cercles fashion des magazines.

Les chaussures de sport montantes (on dit "sneakers") de Isabel Marant, The marque qui monte (la preuve elle a pris Kate Moss comme mannequin pour sa dernière campagne).

Des sneakers, donc, à talons intégrés à l'INTERIEUR.

Comme des chaussures orthopédiques destinées à corriger une taille jugée trop petite ou un défaut de naissance. De celles qu'on planque sous des jeans extra longs.

A part que là c'est juste pour faire style.
Et qu'il faut les montrer.

Le pire, c'est que je trouve ça joli. Et vous aussi, vous allez finir par aimer. Si si.


PS : crédit photo Garance Doré.

lundi 30 août 2010

Pas de rentrée sans cartable



C'est évident, cet automne, on va toutes s'habiller en camel (variante un peu plus chaleureuse du nude estival), et devenir super Dames, comme les actrices de Mad Men (seins pointus, bas couture, jupes crayons et stiletto aigus façon Sylvie&Johnny in love 1965).

Quand on en aura marre de danser le twist et de faire reluire notre table basse IKEA PS de style danois, on enfilera notre tenue de super-amazones-du futur-à-qui-on-la-fait-pas, avec du vernis kaki sur les ongles, des jeans de motards et des vestes à épaulettes façon Balmain.

Et le soir on partira à notre cours de Yoga en sweat pant American Apparel avec un vieux t-shirt de groupe de rock et des baskets montantes.

Mais tout ce temps là, on va adorer se trimballer partout avec notre cartable.
Alors que les ados ne jurent que par le sac à main pour aller au collège, les femmes se jettent sur le cartable.
Pas un tann's non plus.
Plutôt un mélange de sac de dame/ sacoche de docteur de campagne / serviette de gentleman de la City.

Le sac de l'illustration est fabriqué et vendu par la über-tendance marque Yvonne Yvonne, qui commercialise aussi des boucles d'oreille au doux nom de Véronique, et via une marque amie, des boucles d'oreille appelées Jeanne.

Maman, t'entends ça ? Les filles de la familles, sur trois générations, on est super cools, so automne 2010.

Ca, c'est une bonne nouvelle.


dimanche 29 août 2010

Bienvenue, Aurevoir

Souriez !



Et pour avoir l'intégralité des surprises, c'est sur la chaîne Youtube de voyages sncf.com. Mention spéciale à Sylvie la fan de Heavy Metal et Gabrielle la romantique.

(Depuis hier, cette publicité fait le tour des blogs et de Twitter. C'est ce qu'on appelle une publicité virale... Et moi je joue le jeu de la contaminatrice avec grand plaisir !)

vendredi 27 août 2010

Et si on repartait ?



Profiter de l'été indien en Bretagne.
Ce chalet en bois est situé à l'entrée de la presqu'île de Crozon, dans le Finistère.
Sublime...


N'allez pas voir les autres photos (ici).



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