jeudi 16 septembre 2010

Paul Newman and Joanne Woodward

Ahh.. La douceur de la vie en couple. Du lino, des chaussettes blanches et un petit chien qui lèche le bout du nez de sa langue rapeuse. Comme quoi on peut être sex symbol et faire la vaisselle comme tout le monde.

Vous y penserez la prochaine fois que vous découvrez malencontreusement que le lave vaisselle est plein et propre et que vous n'avez vraiment aucune bonne raison de ne pas le vider.





PS : crédit photo le blog de GQ.

mercredi 15 septembre 2010

La délicieuse richesse de notre belle langue

Entendu ce matin à la radio (ici).
Une consultation des Français est lancée pour répondre aux accusations de surfacturation qui pèsent sur GDF Suez.
Les Français sont appelés à témoigner auprès du médiateur de l'énergie et "Les fournisseurs, les distributeurs, les associations de consommateurs, les collectivités et les organisations professionnelles seront également invités "à faire part de leurs retours d'expérience et à formuler des propositions"" (sic Europe 1).

Tu n'y comprends goutte ma petite chérie ?
C'est normal.
Avant moi aussi je croyais que je faisais des études, voire des sondages d'opinion.
Maintenant il faut que je me fasse à l'idée que je "mène des consultations où j'invite les français à exprimer leur retour d'expérience et formuler des propositions".

J'adore.
Toi aussi, tu seras forte en Français.


mardi 14 septembre 2010

Dans la publicité


Les clichés sur les publicitaires ont la vie dure.
Vous vous souvenez du sketch des inconnus et du bouquin de Beigbeder ?
On y est et on n'en sort pas.

La semaine dernière dans Grazia, les publicitaires sont des glandeurs et des drogués qui cachent leur incompétence derrière un vocabulaire ridicule.
Hier soir dans le téléfilm de TF1 ("un bébé pour 40 ans" avec la très accueillante Natacha Amal pas super crédible en créative over-bookée cela dit), les publicitaires font un métier formidable et travaillent dans des bureaux aux murs fluos, font des phrases qu'on comprend pas, passent leur vie dans des shootings avec des créatifs au look décalé et font des publicités pour des petits pots et des crèmes de beauté.

Comme je suis dans ma semaine "c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures compotes", je suis allée rechercher les spots que l'agence Lowe Alice avait fait pour s'auto-promouvoir (ici).
On était en 2002.
Personne de non boutonneux n'avait de blog, Marc Zuckerberg faisait encore des pâtés de sable, twitter voulait seulement dire gazouiller. On avait des adresses perso chez AOL ou Caramail et on écrivait les SMS en abrégé pour pas que ça coûte trop cher.
A côté de ça, on découvrait le mail et on passait sa vie à se refiler des blagues trop marrantes avec des mailings listes longues comme le bras qu'on ne cachait même pas.

Cette campagne de spots audio a fait le tour des bureaux du tertiaire de l'ouest parisien en moins de 2 jours. Un record.
Mais un vrai skud bien écrit encore drôle aujourd'hui.

Depuis, l'agence Lowe Alice a changé plein de fois de nom (ça aussi c'est une grande caractéristique des agences - changer de nom) et malheureusement je crois que les baby-foots et les jeux vidéos ont disparu des bureaux.

C'est dommage.

On aimerait bien tous penser qu'on peut encore être payé très cher à rien faire sauf arriver tard, rigoler, porter des baskets défoncés avec une veste militaire, décorer son bureau comme si on avait 15 ans et que c'était sa chambre, et partir en tournage au Canada avec des filles sublimes pour une pub tournée en studio.
Ca devrait expliquer pourquoi autant de jeunes ont envie de travailler dans la pub, non ?


PS : j'ai trouvé cette photo sur un site de la plate forme Tumblr mais je ne sais plus lequel. C'est mal...

lundi 13 septembre 2010

Pacific


1982. Maillot jaune, harpon, fille canon et l'empreinte du pieds nu qui sèche en un instant sur le ponton de bois.

J'ai eu envie de revoir la pub. Et grâce à l'ina.fr, c'est trop facile....
Prêts à replonger dans les eaux cristallines de l'océan... Pacific ?


retrouver ce média sur www.ina.fr

Aïe. Les années 80 n'ont pas encore le charme désuet des années 60.
Ca date un peu, non ?


dimanche 12 septembre 2010

Modesty Blaise


Avez-vous lu les aventures de Modesty Blaise ?
Cette héroïne a d'abord été le personnage de livres écrits par Peter O'Donnell à partir de 1965.

Modesty est un James Bond au féminin avec tous les poncifs du genre rapportés aux années 60.

Un vrai fantasme (masculin) ambulant cette coquine :
Elle est intelligente, jeune, pneumatique, belle, s'habille toujours bien, parle 12 langues, est super fortiche en arts martiaux (et en cuisine) a un passé douloureux vaguement arabisant (pour l'exotisme). Elle entretient une amitié platonique mais ambivalente avec un homme lui même très beau tout en ne rechignant pas à faire l'amour avec les hommes qu'elle croise (et elle en croise beaucoup).

Tout comme lire un James Bond dans son jus, c'est très divertissant, très frais et aussi très édifiant sur le côté étouffant de ces années qu'on aime bien encenser avec des regrets dans la voix.

Mais la force de Peter O'Donnell, c'est que sous les couches de machisme bon teint attendu par ses lecteurs, il distille une bonne dose de féminisme - l'air de rien.. Et ça, c'est fort.

(Les romans ont ensuite été adaptés en film - avec Monica Vitti - et en BD, les deux qu'on peut oublier tout de suite)


crédit photo : Neil Krug via The Hansen Family via Perrinemmanuel.
Le premier est un photographe qui aime bien jouer avec de vieux stocks de pellicules Polaroïds périmées.
La deuxième est une créatrice germano-danoise de meubles canons qui partage ses coups de coeur sur un blog qui a rejoint mes favoris.
Et les derniers sont parmi ceux qui m'envoient des liens en douce pour que je me lave les yeux.

Mac Laren Superstar (encore)

Après le modèle "poussette de mer" (ici), voici le modèle "poussette de marché".

A votre avis, est-ce que ses concepteurs ont bien pris en compte qu'en plus d'un bébé de poids enviable, le châssis devrait supporter aussi 6 bananes, 1 kilo de tomates, 5 pêches, 2 oignons, une aubergine, un bocal de cornichons molossol, 12 pains à hamburger, 12 steacks hâchés, un pot de ketchup Heinz, trois baguettes de meule, 6 canettes de coca, 2 paquets de mini muffins cacao de Bonne Maman et un Grazia ?

Ils sont forts chez Mac Laren.

jeudi 9 septembre 2010

One day in Paris

11 heures 12 dans le train.
Derrière, deux français ont proposé à un couple d'amis américains de passage de leur faire visiter Paris. Au programme : le Sacré Coeur, le Moulin Rouge, la Place du Tertre et les Champs Elysées. C'est marrant, ils leur montrent pas la porte de Clichy ?
A côté, deux jeunes encostumés échangent sur leur condition de jeune diplômé en recherche d'emploi. Manifestement, leurs études sont tellement techniques qu'ils ont du mal à trouver des offres "Si encore je cherchais un boulot de webmaster, ça serait facile, mais là...."



On arrive à la Gare. Le train ralentit et tout le monde se lève comme un seul homme.
Les américains et leurs amis se dirigent vers la sortie. Chouette, je vais voir quelle tête ils ont. Ils sont tous les 4 en jeans et en Converse. Ah, mondialisation quand tu nous tiens..


Premier arrêt devant les montres. la Baby G-Shock - star de la cour de récré - est à 170 Euros. Ca fait combien d'heures de baby sitting pour les filles ça ? On appelle ça une carotte.


Plongée américaine au Printemps. Sauce Newman et ketchup Dean and DeLucas. Miam.


Uniqlo. Un couple fait les courses pour habiller Monsieur qui a besoin de "fringues pour le taf". La jeune fille essaie de vendre cette veste en molleton à son amoureux. "Heu, t'es sûre ? Une veste en jogging ? Je crois pas non. Déjà que je peux pas mettre de chemises à carreaux".

Je cherche une chemise homme, blanche, taille L, coupe étroite - soit l'équivalent d'un gilet camel taille 38 chez la fille. ou d'un sandwich jambon beurre dans un bistrot ou d'un litre de lait demi-écrémé chez Franprix.
Mon prof de marketing appelait ça un produit PULL. De ceux qui vous feraient changer de magasin juste parce qu'il sont en rupture de stock. (par opposition au produit PUSH, qui lui doit vendre sa mère pour être acheté tellement on peut s'en passer. mais je sens que je vous perds, là, non ?)

Je ne trouve pas.
Tant pis. Je repose les autres articles et je ressors les mains vides. CQFD. Les théories marketing ont du bon parfois.


Zara. A 11 heures 58, je tombe nez à nez avec cette paire de bottes, probablement fruits des amours d'une descente de lit IKEA et d'un bottier espagnol.
Je fais mine de regarder mes mails pour les prendre en photo sans me faire huer par un des jolis vendeurs déguisés en serveurs de trattoria (pantalon noir, chemise noire, ceinture noire, cravate noire).
Toute à ma transgression des règles du magasin, j'oublie de regarder le prix. Dommage.

j'achète un pantalon kaki slim en taille 34 pour Jeanne. Il est tout rapiécé. Sa grand-mère va lever les yeux au ciel devant le peu de métier de ces couturières même pas capables de faire des reprises propres et invisibles.
Et une chemise blanche taille L coupe slim. Gracias !
Et une chemise sans col en chambray bleu pour moi.


12 heures 45. Dans le métro ligne 9, une dame se bouche le nez.

13 heures, j'attends Karine.
Une plongée dans le Chirachi saumon plus tard, je sais tout de la boite.
Je suis prête à y retourner.
Ah non ? Je suis obligée d'attendre janvier ? Bon, OK, je fais un effort.
Je la laisse sur le trottoir et je retourne vers le métro (oui, vous aussi vous avez déjà détesté cette collègue qui vous quitte après un long déjeuner tranquille pour aller faire les boutiques alors que vous avez une reco à écrire).

14 heures 15 dans le métro.
C'est vrai que c'est bof, le métro.
C'est une heure creuse. Aucune conversation à écouter.
Pffft.

14 heures 45.
Chérie, tu devineras jamais où ils m'ont collé au magasin cette semaine.
...
A côté d'un atomiseur multicolore plus grand que moi.
...
Je te jure que j'ai arrêté de boire. Pourquoi tu ne me crois pas ?


14 heures 55. Repérages chaussures pour Adèle. C'est pas bête.


15 heures 05. Je me la pète sur le quai avec mon Latte Tall Decaf de chez Starbucks. Et je me brûle les doigts.
Sur le chemin du retour, j'achète une épaule d'agneau, deux baguettes de meule et je cours sous des trombes d'eau pour retrouver les devoirs de Maths et la poésie "toujours et jamais".

LinkWithin

Blog Widget by LinkWithin