mardi 1 février 2011

La théorie imparable de la reine du shopping




Je me suis achetée des souliers.
"Une paire d'escarpins dans une matière originale, le veau velours, et une forme sexy? Les voici: bride amovible selon vos envies, talons intermédiaire de 7.5 cm pour tenir toute la journée, jeux de drapés sur le devant du pied et au niveau du talon dans la couleur bleu de prusse tendance de la saison. Talon: 7.5CM".
8 Euros.
Yep.
8 euros selon la théorie de VAL.

Attendez, je vous raconte.


Aujourd'hui, j'avais rendez-vous avec Anne à 12 heures 45.
Je suis arrivée pile à l'heure, mais pas Anne, coincée en réunion.
Il faisait très froid alors j'ai été contrainte de me réfugier dans la première boutique venue.
Mince, Comptoir des Cotonniers.
Zut, tant pis, je vais jeter un oeil.
Dernière démarque : 50% et 15 % encore par dessus.
Mince, je suis obligée de regarder de près.
Ouf, rien ne me plait.
Ah si, des souliers bleus....
160 Euros - 50% - 15% = pas cher.
Limite pas ASSEZ cher.

Je paye.

Je rejoins Anne.
On déjeune (d'un excellent pot au feu)


Je reprends le métro. Le coeur léger (le corps aussi, il était très bien ce pot au feu) et le sourire aux lèvres.
Mes souliers neufs au fond de mon sac.
Et là, paf, je repense à la théorie de Val.

Qui s'énonce ainsi :
"Tous les achats que tu penses faire mais que tu ne fais pas s'additionnent et se soustraient ensuite du prochain achat effectué".

(euh... La physique quantique, c'est plus simple)

Par exemple, dans le cas présent.
Au cours de la semaine passée :
2 déjeuners généreusement sponsorisés par mécènes prévenants : 40 euros d'économie
1 t-shirt chez Monoprix sur-soldé et reposé : 10 euros d'économie
1 paire de collants verts reposée aussi : 10 euros d'économie
= 60 euros restés dans mon porte monnaie.

Et voilà !

68 euros - 60 = 8.

8 Euros, la paire de souliers.
Je suis sûre que vous l'aimez cette théorie.
Et encore, vous ne connaissez pas son auteur.


PS : photo de l'écran de la boutique en ligne de Comptoir des Cotonniers. 

Une pression, Albert !

Bon, ben voilà.
Au boulot, maintenant.

lundi 31 janvier 2011

J'adore - encore


Vous souvenez-vous de cette photo, attrapée chez Fonelle ?

J'ai la même à la maison..




dimanche 30 janvier 2011

La banane


C'est dimanche soir. Vous avez le blues comme Charlélie Couture et Louis Chedid.
Chez eux c'est presque joli, chez nous c'est  beaucoup moins littéraire.
Mais c'est aussi long et lent.
Sauf si.
Sauf si on décide de pas l'avoir, ce fichu blues.
De choisir l'option banane plutôt que poire.
Le gros goûter plutôt que le potage.
Le film de 18 heures plutôt que les mails en retard.
Les bavardages dans la cuisine plutôt que l'exposé sur Voltaire.
Annie Cordy - ça ira mieux demain - que Jacques Brel - avec le vent du nord.

Pour une fois.


Une vidéo qui donne le sourire ou comment Volkswagen, par le biais de l'agence DDB Stockholm, a décidé de faire parler de lui sans évoquer le mot automobile ni vitesse ni plaisir ni rien d'ailleurs... L'agence a fait le pari que l'on peut améliorer le comportement de tous sans que ce soit triste pour autant. C'est "the fun theory".
C'est un vieux machin de 2009 mais ça reste drôle.
Ci dessous, la vidéo du métro. Les suivantes ici



PS : la photo a été prise lors des défilés de la Fashion Weeks. Je ne sais plus par qui, chez qui et où.  Mais j'aime bien. Si j'avais les cheveux longs, le teint glowy et des dents parfaites, je ferais pareil.
PS2 : depuis "the fun theory" a été reprise et conceptualisée sous le nom de "nudge". il y a même un blog qui lui est consacré. Et un livre. La vie des idées appelle ça le "paternalisme bienveillant".

samedi 29 janvier 2011

Le samedi c'est du biscuit

Cette après-midi j'ai été une femme qui ne culpabilise pas.
Yep.
Qui laisse en plan sa maison, qui couche son bébé et fait la sourde oreille pour se concentrer sur une série en streaming, c'est à dire regarder un film sur un écran minuscule avec une définition pourrie et un son tout pareil, des sous titres tremblotants et des micro coupures à peu près permanentes.

J'adore.

Cette négation totale de la beauté de l'art.
Cette régression jouissive à l'ère des télés HD et du son surround.

Je regardais la saison 7 de Grey's Anatomy.


Et qui fait son entrée dans l'épisode 7 ?
Biscuit
Si.
L'avocat maboule et génial de Ally Mc Beal.
Celui qui avait une télécommande pour actionner la chasse d'eau avant d'aller aux toilettes parce qu'il aime les cuvettes fraiches.
celui qui danse sur Barry White avec son associé.


La preuve avec une vidéo sur un écran minuscule avec une définition pourrie et un son tout pareil, des sous titres tremblotants et des micro coupures à peu près permanentes.



vendredi 28 janvier 2011

Life in a day



Un film de 90 minutes créé à partir de 80 000 tranches de vie vidéo envoyées de 120 pays.
4500 heures de vidéo toutes tournées le 24 juillet 2010 et postées sur YouTube.
Un film de 90 minutes monté, réalisé par Kevin MacDonald et produit par Ridley Scott.
Projeté une première fois le 27 janvier au Sundance Festival et une seconde fois sur Youtube aujourd'hui à 18 heures.

En bon français des médias, on a appelle ça un documentaire réalisé grâce au crowdsourcing. Il y a mille traductions pour le mot crowdsourcing. En gros, c'est le principe "tout seul on fait de trucs moins chouettes que si on est plein".

Il était demandé aux réalisateurs amateurs (ou pas d'ailleurs) de faire la séquence de leur choix. Une américaine s'est filmée en train de parler dans la rue, des cascadeurs offrent des performances jamais vues , une petite fille en Espagne participe à une acrobatie. D'autres ont fait l choix de filmer un lever de soleil ou une réunion familiale.

La bande annonce fait envie....

Vivement qu'on puisse le voir en entier....

Toute l'histoire ici

jeudi 27 janvier 2011

Comme un oignon




Et pourquoi en hiver, je suis attirée par ces jeunes femmes qui accumulent des tonnes de vêtements les uns sur les autres ? Pourtant, je le sais que c'est une galère sans nom de mettre des couches et des couches.
Quand on est chez un client par exemple et qu'on doit trouver quoi raconter quand il faut se rhabiller à la fin d'un rendez-vous et que le client nous regarde, vaguement interloqué, enfiler un gilet, un un cuir, un gros gilet, une écharpe, des gants.
Ou quand on entre dans un magasin et qu'on se retrouve très vite les bras chargés, non pas d'emplettes, mais d'une écharpe trrrrès longue, d'un manteau et d'un gilet.

Et pourtant, à chaque fois, je recommence.
Dis Docteur, c'est grave ?

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