mardi 17 juillet 2012

Je fais ce que je veux avec mes cheveux





Cet été le cheveu est un manifeste que l'on brandit fièrement aux yeux du monde.

A ma gauche, la version poulpe de Lana Del Rey pour H&M. Ultra sophistiquée, lissée, groomée, vernie et sculptée comme le ruban de guimauve du vendeur de niniche de la potinière au Pouliguen. 12 kilos de cheveux, tu m'étonnes qu'elle penche la tête.

A ma droite, la version totalement wild et détendue du peigne de Audrey Pulvar. On l'imagine jeter symboliquement dans sa poubelle marron (celle qui accepte les déchets non recyclables) ses produits lissants, chauffants, ses plaques céramiques et son beurre de karité. Afro je suis, afro, je m'assume et tant pis si Diana Ross pleure dans son lit tendu de satin mauve sur les collines de Santa Barbara.




Vous allez me dire, entre ces deux extrêmes, la route est large et les possibilités infinies. Ce qui nous laisse de quoi exprimer notre créativité débordante... Et estivale


lundi 16 juillet 2012

Faire du lien ils disent

Nancy Reagan & mr T sur Retronaut

Et dites, je vous sens tous guillerets, tous les deux, dee nouvelles tocades de soirées, ça vous dit ?



Esthétiques Françaises. Des photos subtilement datées, chics et chauvines, de nos stars à nous. Yep, parce qu'il n'y a pas que Gainsbourg dans la vie.




La boite verte va à la recherche d'images insolites et de vraies curiosités comme ici les photos de Paul Octavius où il demande au personnage de se placer avec la même inclinaison que l'arbre penché



Etsy.com, place de marché pour acheter de l'artisanat pas tarte, comme cette carte d'anniversaire rigolote de sillyreggie.



PS : retronaut est un chouette site de remontée dans le temps aussi.


dimanche 15 juillet 2012

14 juillet 's stagram



Le14 juillet commence par le défilé à la télévision. Des hommes en rang qui mouftent pas. Légion étrangère et parachutistes, vues époustouflantes de Paris vue du ciel.  Fierté française.
C'est assez élégant ce parachute tricolore, non ?



Arrivée à 19 heures sur zone pour feu d'artifice.
Pendant que la foule s'avance en bas vers le Champs de Mars avec glacière et k-way, on s'auto-portraite dans l'immeuble d'en face. Où est Charlie dans la ville ?


22 heures 40. Il fait froid et la Tour a beau avoir allumé tous ses feux, on peine à sentir sa chaleur. Sur ce toit d'immeuble on se congratule en Anglais et on toaste au champagne dans des verres avec son nom écrit au marqueur dessus. "Darling, I do love Paris you know, especially on this rooftop, look at this view, stunning !"



La Tour troque sa toque dorée et devient une boule à facettes géante qui fait sa belle au Trocadéro.



Ca canarde dans tous les sens et on en prend plein les yeux et les oreilles. Les moins de 6 ans n'apprécient pas du tout cette ambiance sidérurgique. Normal, ils n'ont pas encore vu Flashance, ils savent pas comme une étincelle peut être esthétique.


Après le feu, la foule repart dans l'autre sens, aussi tranquille qu'à l'aller. Qui a dit que les Français étaient indisciplinés ?



Dimanche 15 juillet. Marguerite a tout compris au 14 juillet. A moins que ce ne soit une réaction épidermique au barouf du feu d'artifice.





jeudi 12 juillet 2012

Look who's back !

GQ : les 25 looks les plus stylés de l'été


Je sais, je sais, Steve, ça fait très longtemps que je ne vous avais pas convoqués, toi et ton indéclassable dégaine, pour donner à ces pages l'indéfinissable chic qui lui manquerait, sinon.

Aujourd'hui, j'aimerais profiter de ce retour en grâce pour te demander la marque de ton short noir pour offrir le même à mon Steve à moi. 
Tu ne me réponds pas, fort bien. On me dit que c'est parce qu'on ne pose pas de questions à une photo. Tiens donc.
Vraiment c'est dommage que Steve Jobs soit mort, je suis sûre qu'il aurait réussi à nous faire un iPhone 12 avec photo qui parle. Snif.



PS : A défaut de mieux, je vais de ce pas me commander sur Amazon le DVD de l'affaire Thomas Crown.

mercredi 11 juillet 2012

Hé, ho, hein, bon ?!

Anine Bing
Je ne voudrais pas me plaindre, hein, mais là, normalement, je devrais être en tongs.
Tu te souviens, ami lecteur, la semaine dernière, comment on reconnait les signes de l'été, tout ça ?
Ben là, on n'y est pas DU TOUT.

Je me suis gravement fourvoyée dans mon enthousiasme on dirait.

OK, le jardin est luxuriant, gras et riche comme un donut.
OK, je n'ai pas à me forcer à cacher mes jambes blanches
Ok, mes pieds ne risquent pas le look saucisses de francfort saucissonnées dans leur filet de sandale.

Mais moi, je VEUX avoir chaud, je veux manger des tomates mozza, faire des dessins avec mon doigt sur la buée d'un verre de bière juste tiré de la pompe, je veux me cacher du soleil parce qu'il n'y a rien de mieux que l'ombre quand il y a du soleil.

Je veux reconnaître les signes de l'été.



(soupir)



mardi 10 juillet 2012

Brouillé

Sir Q Lar on Flickr

Quand j'étais petite, j'entendais les grands parler de teint brouillé et je me demandais ce que ça pouvait bien dire
Est-ce que c'était quelque chose comme une tête où la peau du visage ressemblerait à un plat d'oeufs fouettés à la fourchette et cuits dans une poêle avec du beurre ? Miam.
Ou bien alors c'était le brouillé de la dispute et ça se traduirait par des rides tout partout sur le visage, comme quand les gens sont très énervés.




dimanche 8 juillet 2012

Martin dans le train



C'est un jeune homme de 18 ans. Sweat à capuche, cheveux bruns emmêlés, eastpack graffé par des potes, van's défoncées et l'air de sortir de son lit.
A sa droite, son grand père, septuagénaire portant beau, chevalière en or et peau burinée, cheveux blancs plaqués et l'air digne de celui qui l'en pense pas moins mais qui sait se vêtir pour aller en ville. Devant lui, son épouse - c'est comme ça qu'il la présente quand il rencontre des connaissances dans la rue. Cheveux mis en plis, tailleur jupe couleur sable avec veste à manche au coude collants chair et souliers à lacets blancs compensés. Discrètes bagues en or, sillage de Canoe de Dana, l'air alerte et dynamique même si ses rhumatismes / son foie / son cholestérol lui font chauffer la carte vitale un peu plus qu'elle aimerait.
Ils prennent le train ensemble avant de se séparer à Saint Lazare. Ils se retrouveront plus tard. Mamie fait la conversation et essaie de réveiller ses deux hommes, l'un perdu dans ses pensées, et l'autre tout encore embué du sommeil qui assomme à l'adolescence, quand on est resté regarder des films jusqu'au milieu de la nuit, lumière stroboscopique, son saccadé dans le casque dans le silence de la maison profondément endormie.
Hugo ne sait pas trop quelle attitude adopter. Sa grand mère est si gentille, montre tant de sollicitude à son égard, essaie de recréer la complicité qu'il avait avec son grand père quand il était petit et qu'il passait tous les mercredis dans le jardin de leur pavillon.
Mais il a grandi, aujourd'hui il a ses potes, sa copine et le bahut loin de Paris et par moment il a l'impression d'être Gulliver au pays de Lilliput.
Et s'il sait qu'il adore ses grands parents, il se dit que leurs manières et leurs habitudes l'encombrent un peu. Son grand père et ses vues rétrogrades de la France, ses valeurs et sa rengaine nostalgique. Sa grand-mère et son obsession de plis sur les vêtements bien repassés, des plats mijotés et des desserts maison.
Il regarde dehors, hoche la tête machinalement, esquisse un sourire pour lui faire croire qu'il l'écoute. Elle fait semblant de ne rien remarquer et continue son monologue, heureuse d'être là avec ses deux hommes pendant  quelques minutes.







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