jeudi 25 octobre 2012

Lego ça veut dire je joue






Voilà une vidéo qui me permet et de reparler de ce grand dingue de Félix (qui by the way a décidé d'arrêter sa carrière de casse cou parait il)  et de Jean de la Lune.


Une reproduction au 1:350 du saut de la stratosphère de Baumgartner.

C'est spectaculaire, parfaitement inutile, et donc un peu indispensable (via La Boite Verte)




mercredi 24 octobre 2012

la Victoire est belle


Il est des petits riens qui sont comme des nirvanas d'accomplissement personnel.

Félix Baumgartner, son truc c'est de se jeter dans le vide de très très haut avec un mini parachute ridicule sans même pouvoir hurler banzaï rapport à son scaphandre.
Karl Lagerfeld, c'est de promener sa houppette en racontant des vacheries sur... à peu près tout le monde.
Lady Gaga c'est de s'habiller avec des choses de plus en plus bizarre et d'appeler ça un costume.

Moi, c'est d'oeuvrer au rapprochement familial des chaussettes.

Apparier les coton taille 45, les Artengo taille 34 et les Miss Helen taille 38
Retrouver au fond du panier un petit bout de laine gris qui déplié, retrouve miraculeusement la mine de sa copine planquée dans le tas des orphelines grises en size bébito.

Comme un jeu de mémory géant, un défi à mon sens pratique.

Ce matin, j'ai compté 14 paires.
14 paires officielles, hein, pas des presque pareilles que "si mon chéri, en marchant vite, personne n'y verra rien". Non des frères et des soeurs de coeur et de sang, baignées dans le même bain de basket pendant de longues journée.

Et ça, ce n'est pas rien.
Un immense facteur de cohésion familiale, la garantie de gagner de précieuses minutes le matin, d'éviter des montées en vrille dans les tympans.

Le pied.



mardi 23 octobre 2012

Jean de la Lune et temps masqué








Petite fille, tu es dans la lune !
La maman se penche sur sa petite fille et remet une de ses mèches derrière l'oreille en lui caressant la joue.
A quoi penses-tu petite fleur ?  Vers quoi les nuages t'emportent comme cela ? 

Assise en tailleur par terre, la tête dans les mains et les yeux plongés dans le ciel, toute tranquille et détendue, les traits reposés et le regard vague, la petite fille n'entend pas la voix douce de sa maman, tressaille à peine sous sa caresse. Partie dans une petite bulle d'éternité, elle n'a que faire de ce qui se passe autour d'elle. Elle grandit, elle imagine, elle frémit aussi sans doute, laisse les lego des heures passées s'empiler et se ranger dans sa tête. Elle a tout le temps devant elle.

La maman s'éclipse et ferme la porte derrière elle. Sa petite fille est une rêveuse, elle est comme ça et après tout, pourquoi pas ? Elle aura bien le temps de se réveiller plus tard, la vie est longue et elle est au début du chemin.



Et puis, un jour, on grandit et notre temps est compté. On jongle en empilant plusieurs fois 24 heures en une journée. Il faut être efficace, rapide, décidé, opérationnel. 
On apprend à maîtriser le temps masqué comme on respire : faire les courses en discutant avec une vieille copine au téléphone, lire dans le train du matin, déjeuner en surfant sur Internet, faire réciter une leçon en se faisant les ongles.

On se souvient qu'il faut souffler aussi un peu.
Alors on industrialise son repos du corps et de l'âme.
On apprend à méditer, on "prend du temps pour soi", on "décompresse" et on "se défoule". On apprend le "lâcher prise".

Comme si on avait enfoui Jean de la Lune trop loin en nous pour ne plus le retrouver.




lundi 22 octobre 2012

Maddie the dog



Ce blog, Maddie the Coonhound fait parler de lui depuis quelques mois déjà.
Je ne sais pas trop si c'est vraiment drôle de prendre son chien comme une marionnette dans des postures étranges et décalées mais là, ce soir, alors que Noé est en train de terminer ses emplettes et que son arche va bientôt quitter la rive (non, mais sans rire, c'est quoi ce déluge ?), je suis retombée dessus. Et définitivement sous le charme.

De la mine stoïque de ce chien, quoiqu'invente son maître
De la qualité de la prise de vue et des lumières
De l'élégance polie et ironique de l'ensemble







jeudi 18 octobre 2012

Ca c'est Paris


A conversation on cool

Ce matin, chez Carette, place du Trocadéro.
Un salon de thé très comme il faut, très Paris de carte postale où les serveuses attendent à l'entrée avec leur tablier blanc, où les céramiques le disputent au cannage des chaises niveau "estampillé typique".
Avec des couples de jeunes qui arrivent en moto, un vieux couple qui arrive en berline, les serveuses qui préviennent quand les pervenches attaquent la file de voiture en double file.
Le café au prix de la cafetière
Le petit déjeuner servi avec des demi baguettes toastées et de la confiture
Le café au lait avec du café d'un côté et le lait de l'autre
Des toilettes avec des petits carreaux couleur jaune pâle par terre.
Et sa surpopulation de chemises blanches et complets foncés, de sourcils froncés et de smartphones.

De quoi entretenir le mythe de Paris de carte postale.


(au retour dans le métro, j'ai retrouvé cette odeur RATP de caoutchouc chauffé, de détergent et de chaleur grillée. Pas de celles qu'on respire à pleins poumons comme le maquis corse ou l'air de la Mer d'Iroise, mais assez caractéristique et plaisante pour me rappeler mes premières semaines dans la capitale, à moitié fascinée et à moitié terrorisée aussi)





mercredi 17 octobre 2012

Tous dans le même (Petit) Bateau




Les opérations de mécénat ou de storytelling des marques ont parfois le goût du plastique et de la colle en kit. Ce n'est pas qu'elles sont ratées, mais c'est plutôt qu'on n'y croit pas vraiment.
Petit Bateau a au contraire non seulement un patrimoine en or, mais en plus des idées suffisamment chouettes pour qu'on ait envie d'écouter.

Dernière en date, l'exposition photo réalisée à Troyes avec les salariés de l'usine Petit Bateau par le photographe Stéphane Rémael





D'autres clichés et la présentation formelle de l'exposition sur le blog de Petit Bateau.



Vous ne trouvez pas que ça ressemble à ces photos de Dulce Pinzon sur les héros invisibles ? On y trouve la même volonté de célébrer les travailleurs de l'ombre, ceux auxquels on ne fait pas très attention. Et c'est chouette, non ?









PS : Petit Bateau, j'en ai déjà parlé ici, et puis là aussi,

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