dimanche 4 octobre 2009

Pigs can't look up at the sky


Samedi au centre Commercial Géant. je suis Sinclair, je suis fresh, je suis jeune et je fais hurler de rire mon adolescente de grande fille en lui disant que j'aimerais bien m'acheter des sneakers. Oui, comme les Nike, là . T'en penses quoi ? Elle en pense que je l'étonnerai toujours, c'est une bonne chose. Hop, je prends une photo pour voir si j'étonne aussi toujours Jean. Et je me fais jeter comme une malpropre par un vendeur mal-aimable qui me dit qu'on peut pas prendre de photo ici, Madame. Pourquoi ? Parce qu'on peut pas prendre de photo, Madame. Sortie tête haute. Confirmation, je suis fresh, je suis jeune, je suis même limite délinquante. Yippee !
Samedi soir, plus de canapé. Il va rejoindre un salon en travaux. Dimanche IKEA. catalogue, appartements témoins, chemin fléché, plein de chemises jaunes et de sacs itou. Pas de serviettes ni de bougies chauffe plat mais un nouveau canapé rebaptisé illico Lagerfeld. Ben oui, son nom c'est Karlstadt. C'est pas un signe, ça ? En vrai, j'abandonne les sneakers et je rêve de talons haut. Karlstadt avec sa housse gris perle à grosse trame, c'est sixties à mort. Chéri, prends tes pantoufles, je te sers un drink. Il faut absolument qu'on regarde Mad Men maintenant.
On attend les paquets plats immenses en achetant des hot dogs caoutchouteux délicieux et des Daims. Et de la moutarde suédoise. Et une tablette lait-noisettes. Et des chips. Diététique ? Euh.. Non.


Crédit : C'est pas moi qui le dis, c'est Learn Something Everyday un blog d'illustrations rigolotes, futiles, qui servent à rien et donc essentielles... Merci Sophie !

samedi 3 octobre 2009

Frimas


Vous en dites quoi ?
Pas mal pour les jours sans. Mais Elle doit avoir froid au pieds. C'est ballot.


vendredi 2 octobre 2009

Blondie vs Einstein




Halte aux idées reçues. Les femmes enceintes vivent une vie tout à fait banale, classique, limite ennuyeuse.

Elles n’ont pas moins de neurones. Elles vivent juste une période intense où le pire (Blondie) côtoie le meilleur (Einstein) dans un tout harmonieux et plein de bonne humeur béate.


The Blonde Syndroma

1. Envoyer des SMS en se trompant de destinataires (l’injonction d‘acheter du pain adressée à une copine plutôt qu’à son tendre époux est un exemple assez anodin mais on imagine que ça peut être pire )

2. Oublier le niveau des classes de ses enfants – se tromper en enlevant 2-3 ans à tout le monde

3. Se tromper de prénom. Appeler son patron comme son fils, son collègue comme son mari, la prof de gym comme sa fille. Et ne pas s'en rendre compte. Puis rougir. Après. Quand on s'en rend compte. C'est à dire pas toujours

4. Avoir très envie de se gratter les seins, en réunion devant un parterre d’hommes qui n’avaient justement jamais remarqué que l’on avait des seins (et pour cause.. héhé). Et le faire. Discrètement, en toussant par exemple.

5. Oublier le gâteau acheté à la boulangerie et mettre 100 mètres à s’en rendre compte



The Einstein Effect

1. Réfléchir longuement pour savoir s’il vaut mieux sauter l’étape démaquillage ou lavage de dents pour être 3 minutes plus tôt au lit (décision très rapide en fait – de toutes façons, la peau de la femme enceinte est moche et en même temps resplendissante. C’est un mystère)

2. Calculer la quantité de thé bue le matin en fonction du temps disponible avant de rejoindre des toilettes et de faire son troisième pipi de la matinée (la Sanisette n’est pas une option, le caniveau non plus)

3. Accepter d'avoir une mémoire de poisson rouge et trouver des parades (post its dans la poche, alertes sonores sur téléphone, mémo en guise de statuts sur Facebook. Plus généralement, le grand sourire contrit avec mains croisés sur le ventre, et tête légèrement inclinée sur le côté est un Hit)

5. Devenir reine de la dissimulation et de l'apparition. Ventre en avant dans les files d'attentes, les foules et devant tout uniforme susceptible d'une verbalisation quelconque. Au moment de vider le lave vaisselle et/ou de prendre la meilleure place dans le canapé aussi. Ventre en dedans le reste du temps parce ça sert à rien de se la jouer Zézette 24/24. Et qui a envie de ressembler à Zézette ?

4. Réussir à penser à AUTRE CHOSE au moins quelques minutes dans la journée et se souvenir de ne pas PARLER QUE DE CA.



PS : Crédit photo Jack and Jill. Le prototype de la fille enceinte qu'on adore détester..


jeudi 1 octobre 2009

On dit Yo! à Wario


Grâce à Maître Martin, je ne fais plus de jeux de mots faciles pour cacher mon ignorance crâsse des choses de la vie (car c'est vrai, j'ai des lacunes impardonnables).

Maître Martin fournit les visuels et quelques explications basiques, Wikipedia ajoute l'analyse anthropologique. Alors...

Nous voici devant Wario. On connaît tous des Wario, c'est ça qui est drôle. Par exemple, en fin d'année certains patrons dédaignent le costume de Père Noël au profit de celui de Wario. L'embonpoint est le même. c'est bien le seul point commun entre les deux. On rencontre aussi beaucoup de Wario dans les transports en commun et sur la route.

Voilà ce qu'en dit notre Wikipedia (comment vivait-on avant Google Image et Wikipedia ???) :

Wario (ワリオ en japonais) est un personnage de jeu vidéo créé par Nintendo. Il a été conçu comme le contraire de Mario. Il est apparu pour la première fois en 1992. Il est connu pour sa cupidité, prouvée dans ses aventures contre les Sugar Pirates et Capitaine Syrup.
Son nom provient du renversement du M, initiale de Mario. C'est aussi un jeu de mot en Japonais, « warui » signifiant « méchant, mauvais ». On retrouve cette connotation négative en anglais, résonance de « war » signifiant « guerre ».
Tout d'abord le méchant du jeu, Wario est bientôt devenu un personnage à part entière, avecWario Land sur Game Boy. Rendu plus attachant, grâce à son côté « méchant ridicule dont on prend pitié », on le retrouve régulièrement en tant que personnage secondaire .

Une rivalité profonde l'oppose au plombier rouge, et il se met souvent en travers de la route deMario dans l'espoir de le surclasser, que ce soit en volant son château, en se lançant dans une quête visant à retrouver avant lui la grande statue d'or de Peach volée par le Capitaine Syrup ou bien dans de nombreux mini-jeux.

Contrairement à Mario, Wario est souvent immunisé contre les attaques qui lui sont portées, mais il n'en est pas invulnérable pour autant : en effet, son corps subira des modifications selon les attaques, qui lui permettront de gagner des endroits inaccessibles autrement, ou bien de vaincre un ennemi plus facilement. On a pu le voir ainsi s'aplatir, devenir obèse, s'enflammer , se changer en boule de neige, en ressort, en zombie ou encore en chauve-souris. Son aliment fétiche est l'ail, qui décuple ses forces et lui rend des points de vie.

Wario possède deux objets fétiches : un grand sac avec un W bleu brodé dessus où il met les trésors qu'il pille et les pièces qu'il récupère pendant ses aventures, ainsi qu'un aimant qu'il possède depuis qu'il est bébé.

La prochaine fois que votre DAF vous fait des misères, pensez Wario, et attendez que ça passe.

PS : la photo vient de Google Image. Maître Martin m'avait adressé une trop petit photo qui ne faisait pas justice au caractère terrifiant (et vaguement ridicule) du personnage

mercredi 30 septembre 2009

Rendez-vous à la Défense

Crédit Photo : Life

Avoir un rendez-vous à la Défense un matin à 9 heures, c’est faire un bond dans un univers parallèle.

Quitter Paris, Haussmann et son boucan permanent pour un monde minéral.

Pratique, fonctionnel, sécurisé, parking assuré, bien desservi par les transports en commun, idéal toutes activités, tarifs à négocier, l’assurance d’une adresse prestigieuse pour développer votre activité.

Hérissé de hautes tours sombres aux arrêtes vives, qui font rêver aux années 80, à l’argent roi et à Harrison Ford qui change de chemise dans Working Girl.


Avec au milieu une grande esplanade où les pas résonnent.

Des clubs de gym, une grande arche vraiment grande et un CNIT qui peine à se souvenir pourquoi il est là. Et un Pouce géant de César. Et un énôôôrme centre commercial rempli de loulous le week end et de working girls qui font « 2-3 courses à la sortie du bureau » pendant la semaine.


Le matin tout le monde est en gris ou en noir ou en bleu marine, avec 20 Minutes à la main. Tout le monde sait où il va. On n’entend pas les voitures alors on marche au rythme des pas qui résonnent sur l’esplanade. Les silhouettes se courbent pour affronter les courants d’air et de temps en temps une petite silhouette grise comme les autres s’arrête, lève la tête et rebrousse chemin. Perdue. Dommage, c’était la Défense 6 ou la Défense 4 ?

Un vélo passe. Un extra terrestre

Une assistante maternelle escorte un groupe de petitous en anoraks de toutes les couleurs, attachés entre eux. Une apparition. Personne ne les remarque, tout à son objectif « si je n’arrive pas à la Tour avant 9 heures, j’attendrai des plombes pour avoir un ascenseur ».

Des grappes de fumeurs en bas des Tours. Des hôtesses d’accueil en tailleur rouge qui vous prennent votre carte d’identité et vous tendent un badge qu’il faudra passer devant la borne « non, attendez, reculez, oui, recommencez, c’est bon ! »

Des ascenseurs qui vont du 24ème au 32ème étage à ne pas confondre avec ceux qui vont du 12ème au 23ème qui se trouvent « au fond du couloir à gauche ». Des toilettes femmes à l’opposé des toilettes hommes. Peintes en rouge du sol au plafond « c’est plus gai ». La clim’ qui crée un silence bourdonnant et la moquette feutrée. Des cloisons amovibles et des portes vitrées « plus sympa qu’un open space, avant on était par ilots de 4, c’était l’horreur, mon voisin n’arrêtait pas de péter, arrête de rire, c’est pas drôle ».


On pourrait être à Rio ou à Hamburg. A Londres ou à Minneapolis.

On est à la Défense.


Si j’étais tour operator, j’organiserais des visites guidées de la Défense. Rien que pour mettre des baskets, de la polaire jaune et des japonais dans le décor. A vélo, tiens, histoire de rajouter des bruits de klaxons. Et je mettrais un Kebab sur l’esplanade. Et des fanfares (pourquoi pas celle de ma rue ?).


Où alors je serais un créateur de mode et je ferais mon défilé à la place de l'ancienne patinoire du centre commercial. Juste pour le lâcher de fashionista en couleurs et talons ultra hauts sur les pavés auto-bloquants, devant la FNAC et Decathlon. Avec leurs couleurs, leurs dégaines et leur insouciance.



Crédit Photo : The Sartorialist of course

mardi 29 septembre 2009

Joyeux Anniversaire

11 heures 45. Adèle m’appelle … "T'es où là maman ? Ah oui au bureau, je suis bête" (puis ..maîtresse absente, partie dans la classe de Côme, (...) Justine trouve moche les photos de papa mais moi je les aime, m'en fiche elle a intérêt de bosser parce que moi j'ai fini…) « Gros bisous maman, à ce soir ! »

« Adèle tu peux me passer ton frère ? »

« Pourquoi ? »

« Pour que je lui dise bon anniversaire »

« Ca sert à rien, tu l’as déjà fait ce matin »

« Et alors, si j’ai envie de lui fêter son anniversaire 50 fois aujourd’hui, j’ai le droit, non ? C’est sa journée »

« Pffft, bon, d’accord, HEEEEEEEEENNNNNNNNNNNNNNNNNNRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII viens maman veut te parler »

« Pourquoi tu hurles comme ça ? tu ne peux pas l’appeler gentiment ? »

« Il est en haut et moi en bas, je vais pas monter »


PS : Crédit photo inconnu.

PS2 : toute ressemblance avec des faits réels ne pourrait être que fortuite. ça ne se passerait jamais comme ça chez moi.

PS3 : ça n'a rien à voir quoique, mais n'oubliez pas d'aller jeter un oeil sur 1001 rules for my unborn son. C'est toujours aussi délicieux

lundi 28 septembre 2009

Une petite baffe

Les frères Taloches sont de retour à Paris pour quelques mois.
L'occasion de revoir ce sketch pas tout jeune mais franchement rigolo




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