vendredi 1 octobre 2010

Roule maboule



Parfois, je pense que je suis maboule et que je suis juste bonne à enfermer.

Tellement les doutes m'assaillent et m'empêchent d'avancer.
Et plus je doute et plus je culpabilise de douter et moins j'avance.
Alors je doute encore plus.
Et je me dis que je vais peut-être en mourir.
De honte.
Au fond de mon lit.
Et c'est la honte.
(Et Jean me regarde avec des yeux ronds)

Et puis, je tombe sur un dessin comme celui-ci.
Et je suis immédiatement rassurée.

Je suis maboule, ok.
Mais je suis pas toute seule

Ouf.


Big up pour Soledad.
Le reste de l'histoire sur son blog.

jeudi 30 septembre 2010

Le mercredi jour des enfants


Entre 19 heures et 19 heures 30, on est (souvent) tous les 5 affalés sur le canapé et on ricane devant Top Model USA sur DirectStar.
Un concours de top model super kitsch et bien daté.
Même Marguerite (ok, elle ne regarde pas vraiment, son centre d'intérêt est comment dire... plus moëlleux et plus gouteux)
Même Henri, adorateur de Pokemon devant l'Eternel.
Même les filles, élevées à Peau d'Ane et à Dora l'Exploratrice.

Les enfants ont changé je crois, et les chaînes de télé enfants aussi.

Un peu d'irrévérence ne fait pas de mal...





PS : le visuel c'est Solid Frog et la pub c'est DDB

mercredi 29 septembre 2010

Smells like teen spirit





Je me souviens danser sur cette chanson de Nirvana dans une boite de nuit de Floride qui s'appelait le "Stingrays", entourée de jeunettes aux seins refaits exhibant des jambes impeccablement bronzées et des fesses rebondies dans des shorts en jeans neige.
1992.
Tampa Bay.
La quintessence du style.
En sortant de boite, on reprenait Fletcher Avenue et on allait prendre des bains dans des jacuzzis en plein air au milieu de résidences qui portaient des noms exotiques et un peu toc comme "Coral Gables" ou "Saint Croix".
On était super rebelles.
Je portais des shorts en Liberty rose et des Bensimon rouge. Et une veste en jeans achetée 30dollars chez Gap.
Les filles de l'école préféraient les Ked's et les French Manucure.
On n'était plus des teens mais pas encore des adultes.
C'était la dernière année d'études et on voulait s'en mettre plein les yeux.

Et on n'a pas été déçus.


PS : Ici, c'est la version de Patti Smith. Va savoir pourquoi, mais en 2010, c'est celle que je préfère..

mardi 28 septembre 2010

En congé parental #2

On en était à 14 heures 29, c'est ça ? Alors, on reprend
(en vrai il est 17 heures 45, j'ai collé Marguerite dans les bras de ses soeurs pendant que je me jette sur l'ordi et que Henri a le droit de regarder la télé 30 minutes avant de faire ses devoirs)

14 heures 45 : je pars chez Monop'
Avez-vous bien compris le rôle primordial de Monoprix dans la santé mentale de toute femme au foyer ? C'est là qu'elle rencontre ses autres copines femmes au foyer, qu'elle sourit aux femmes enceintes, et développe un sens aigu de la stratégie : à 15 heures en semaine, il n'y a QUE des personnes prioritaires à la caisse, c'est la guerre. Qui est le plus méritant, le porteur de carte vermeil ou la pilote de triple poussette ? C'est un peu comme le poker, ça se joue au bluff, c'est délicieux.
Sinon, j'achète des éléments essentiels à la bonne tenue du foyer, des trucs qui ne pouvaient pas attendre le plein de la semaine, genre cotons tige. Et je pousse le luxe jusqu'à faire TOUS les rayons de l'étage avant de me décider à prendre le premier prix.
Et un joli t-shirt.
Et des chaussettes de bébé.
Et une écharpe pour Jean.
Et le dernier Tara Duncan pour Jeanne.
Ou non.

15 heures 30 : retour à la maison. Goûter de Marguerite qui partage avec les personnes âgées, non seulement son prénom, mais aussi des horaires de repas en léger décalage. 6 heures 30, 11 heures 45, 15 heures 30, 18 heures 45.

16 heures 15 : c'est ma récré. La sortie de l'école. Je partage avec mes copines 30 minutes d'infos primordiales condensées en 3 minutes au milieu du brouhaha et des enfants qui nous sautent devant le visage pour attirer notre attention (la capuche du manteau simplement posée sur la tête façon cape, les mains couvertes de peinture et le pantalon troué)

16 heures 40 : Goûter. La cerise sur le gateau du congé parental est là. Ecouter les kiddos raconter leur journée comme si c'était la Conquête de l'Ouest, la tête dans le pot de Nutella, est le meilleur booster de moral que je connaisse. Je communie avec eux en trempant un bout de baguette fraiche et tiède dans ma tisane. Mais comment je vais faire sans goûter en janvier, moi ?

17 heures : devoirs. En ce moment je commence le programme de CE2. Je crois que la maîtresse est assez fière de moi.

Après, c'est le tunnel. Tout à coup il faut simultanément donner le bain et le dîner, préparer le dîner, vider le lave vaisselle et le remplir de nouveau, ramasser le linge et le plier, envoyer encore 2-3 mails à Charlotte, faire des photos débiles pour illustrer le billet du jour, râler pour que les sacs soient ramassés et que le salon passe de joyeux bordel ambiant à véritable hâvre de paix digne de figurer sur la couverture de AD.
Ca me rappelle les veilles de présentation, quand rien n'est prêt et qu'on répond au client avec une voix un peu trop haute " tout est sous contrôle, on est quasi prêts, juste un peu de relecture, corriger quelques coquilles, peaufiner les graphiques".

20 heures 30 : l'Homme harassé par sa dure journée de travail passe la porte et apporte avec lui l'odeur enivrante des bureaux. Bien évidemment, je me jette à son cou. Bien évidemment, je suis toute de soie vêtue, légèrement maquillée, et j'entraîne mon aimé vers la cuisine où un délicieux dîner l'attend au chaud dans le four. Je lève vers lui des yeux éperdus d'admiration et bois ses paroles. Il me parle "connexion Internet " "réunion avec l'avocat" "flux RSS et community manager".... (soupir)

(En vrai, je suis de nouveau en pyjama en pilou et gilet cachemire et si je saute au cou de mon aimé, c'est parce que je vais enfin pouvoir parler plus de 10 minutes d'affilée à un adulte. Après on s'affale sur canapé et on sirote une tisane au thym avec du chocolat trempé dedans et je goûte le plaisir de passer une soirée sans rien à faire. Du tout)

22 heures 30 : je réfléchis sérieusement à ne pas me démaquiller avant de me coucher et de commencer enfin mon Elle. Je regarde mes ongles et comme tous les soirs, je me dis que promis demain, je me les peins en rouge. Je devrais bien trouver le temps, non ? Et je sombre


PS : il est 18 heures 40 et je suis toujours devant l'ordi. Mon planning est à la rue. Pas encore ce soir que je serai Femme Au Foyer 2010.

lundi 27 septembre 2010

En congé parental


Vous vous demandez ce que je fais toute la journée ?
Vous ne savez pas trop si mon quotidien ressemble à celui de Betty Draper, de Cendrine Dominguez, de Lynette Scavo ou de votre voisine de palier, jeune mère aux yeux toujours cernés et qui traine derrière elle une ribambelle d'enfants aux joues rouges ?

Moi aussi, je me demande bien.
A 6 heures 30 : Marc Olivier Fogiel fait des blagues avec Julie et ça fait rigoler Marguerite
A 6 heures 31 : Marguerite se souvient qu'elle n'a pas mangé depuis 10 heures et ne veut plus écouter Marco et Julie
A 7 heures 10 : Marco fait tout ce qu'il peut pour me réveiller. Marguerite termine son petit déjeuner. Je lui abandonne le lit tout entier, tout tiède, tout... Rmmmpf. Mais pourquoi se lever ?
A 7 heures 20 : je suis fraîche comme la rosée. J'enfile un pyjama, des chaussettes, un gilet en cachemire (*) et je descends m'occuper du petit dej. Je marche sur un Pokemon dans la chambre d'Henri et je crie. Henri râle. Parait que je suis pas gentille de lui crier dessus si tôt.

(chocolat chaud, thé, café, yaourt, céréales, pain, nutella, Guy Carlier et confiture de mirabelles, lavage de dents, coup de brosse, change de t-shirt il est sale, fais moi un bisou)

A 8 heures 20 : je ferme la porte. Silence. Je retourne dans la cuisine. Je regarde autour de moi et j'envisage sérieusement d'aller me recoucher avec Marguerite plutôt que de ramasser le petit dej, lancer la yaourtière, une machine, une autre machine de foncés, faire les lits, passer un petit coup sur les escaliers. Je décide de me faire un déca et d'allumer l'ordi.
A 9 heures 05 : Marguerite chante. Je suis deux étages plus bas, je ne l'entends pas. Elle se rendort.

(mails, blogs, mon blog, factures, re-mails)

A 10 heures 20 : je réfléchis au déjeuner tout en habillant Marguerite, me lavant les dents, faisant mon lit, étendant le linge et envoyant un 3ème mail à Charlotte.
A 11 heures : je m'habille. A regret. Je mets un slim pour me rappeler qu'il ne me reste plus que 3 mois pour retrouver ma forme de départ. Je promets de ne pas goûter aujourd'hui et je prends un Petit Beurre.

A 11 heures 29 : je pars en courant à l'école chercher Henri
A 11 heures 34 : Marguerite a faim. Très faim même
A 12 heures 15 : Henri a faim. Très faim même
A 12 heures 45 : Jeanne et Adèle ont faim. Très faim même
Je déjeune trois fois pour ne décevoir personne

A 13 heures 15. je ferme la porte. Silence. Je retourne dans la cuisine. Je regarde autour de moi et j'envisage sérieusement d'aller me recoucher avec Marguerite plutôt que de ramasser le dej, lancer la yaourtière, une machine, une autre machine de foncés, faire les lits, passer un petit coup sur les escaliers. Je décide de me faire un déca et d'allumer l'ordi

(à suivre)
(oui, suivre parce que là il est 14 heures 29 et Marguerite aimerait un peu d'interactions avec sa mère et arrive un moment où même deux étages plus bas, je l'entends)


PS : crédit photo Stephanie Fizer.
PS2 : je n'en ai qu'un. Il faut bien que je frime un peu, non ? Et puis, j'aurais dit, "j'enfile une polaire Decathlon", je suis sûre que vous auriez pleuré. Et c'est pas bon de pleurer devant un écran. Ca assèche la cornée.

dimanche 26 septembre 2010

Sex Symbol


A 13 ans, j'avais découpé une photo de Pierre Cosso - ma période "blond aux yeux bleus"
A 15 ans, je rêvais de Aidan Quinn, le beau brun amoureux de Rosanna Arquette dans "Recherche Susan Désespérément"
A 16 ans, le regard de myope de Christophe Lambert dans Greystoke m'a fait frémir pendant des semaines
A 17 ans, Mel Gibson dans l'Arme Fatale me faisait espérer que mes pas croiseraient un jour ceux d'un homme à la flamboyante chevelure dégradée
A 20 ans, je trouvais Patrick Swayze super sexy dans "Dirty Dancing"

Après il y a eu euh... voyons voir... James Dean, le mannequin de la pub Eau Sauvage en serviette de bain appuyé contre une barre (), Robert Redford, Christophe Malavoy, Richard Berry, Anconina aussi. Ah oui, et Hugh Grant période "Quatre Mariages et un enterrement". Et George Clooney, of course.
Mais aussi Jude Law, Clive Owen, Colin Firth et Daniel Craig.

Les Sex Symbols, c'est un peu comme les sacs à main. A chaque fois, on croit avoir trouvé le bon et puis une saison passe et tout à coup il faut en changer.

Dur métier que celui d'homme-objet.
(soupir)



PS : crédit photo Design for Mankind

vendredi 24 septembre 2010

En chaussons


Ce week end, il va faire moche et frais et venteux.
C'est trop youpi.

Les copains vont enfin abandonner l'idée de faire des barbecues dans le jardin (premier vrai bonheur de l'automne, ne plus manger de saucisses carbonisées arrosées de rosé qui tape en faisant mine de trouver ça extraordinaire)
On peut définitivement ranger le lait prolongateur de bronzage dans le placard et passer directement à la crème doudou senteur fleur d'oranger (et sortir le ventre - ça se verra pas sous le pull de toutes façons)
Les courses de rentrée sont faites,
Les ados sont déjà enfermés dans leur chambre à faire leurs devoirs (ou à s'envoyer des messages sur Facebook - rayez la mention inutile)
Les petits nettoient encore leurs chaussures de sport à la lingette après chaque utilisation "pour leur garder l'éclat du neuf"
Les nouvelles séries de l'automne arrivent sur Canal+

Une gentille routine automnale s'installe et il faut en profiter.
S'ouvrent alors devant nos yeux assoupis deux jours pour :


Faire son choix de chaussons, comme ci dessus, sur le site des Collégiens. Des chaussons chaussettes hyper régressifs et qui puent pas des pieds. Et qui sont français, madame !

Fureter sur le blog de David Abiker, et se régaler de ses chroniques businesso-humoristiques. (En plus, lui aussi pleure la disparition des Daninos, c'est dire qu'on est raccord)

Oublier Zazie et son plan promo façon carpet-bombing et aller écouter le nouvel album de John Legend and the Roots (Wake up !) et le single du groupe - bien nommé - Anoraak (Try Me !) en téléchargement gratuit sur iTunes

Se demander s'il est bien raisonnable d'envisager de porter une peau de grizzli sur le dos cet hiver (comme ici) pour habiller un bête pantalon noir et un bête t-shirt blanc et alors que ma nouvelle bible me recommande de nous demander si tout nouvel achat envisagé passe la règle du BRU (Beau Robuste Utile). Reprendre un carré de chocolat pour s'aider à réfléchir.

Apprendre à se coiffer comme Heidi (via Cup of Jo). Ou à coiffer toute (jeune) fille à porter de main comme Heidi (en lui promettant libre accès à la DS pendant la séance de coiffure)

Faire de la soupe maison en cherchant des recettes chez Jamie.

Lire la théorie sur la longueur des Jupes de Géraldine.

Regarder les feuille de la vigne vierge rougir (avant qu'on ne râle dès la semaine prochaine parce qu'il faut les ramasser).




PS : la photo vient des Collégiens.

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