mardi 19 octobre 2010

Sincères Salutations








Aujourd'hui on s'envoie des mails à ses amis, ses copains, ses potes et ses amours comme on respire. 
Pour fixer un rendez-vous, envoyer des blagues, se donner des nouvelles, partager des photos, trouver une date pour faire un dîner à 8, juste se faire signe, demander d'imprimer quand on n'a pas d'imprimante, demander aux enfants d'arrêter de passer leur vie sur les mails, garder le fil quand on ne peut pas se voir.


Des kilomètres de messages qui commencent par "Hello", "Salut", "Bonjour" et qui se terminent par... Par quoi au fait ?


le plus "années 2000" (un chouille froid à tendance geek de la première heure et par conséquent furieusement tendance) : @ +


le plus "petite robe noire"  : bises
 .... et son pendant guimauve : bisous


le plus "citoyen du monde, je maîtrise toutes les subtilités de mon clavier" : Ciao, Bye, Tschüss


le plus "j'ai mes entrées au Baron" : Kiss


le plus "Maya l'Abeille est ma cousine" : Bizz, Biiiiiiz


le plus "toc, je te colle la formule  par défaut dans ma signature - c'est toujours ça de gagné" : cordialement
... et son pendant raccourci : cdt


le plus "au théââââtre ce soir" : bien à toi


le plus "j'ai grandi dans une bonne famille" : je t'embrasse


le plus "ma vie est une grande histoire romanesque" : Amour


le plus "j'adore les pubs de The Kooples" : Love


le plus "je ne rate pas un épisode de Gossip Girls" : xoxo


le plus "j'ai fait un BA aux States, je suis américain" : c u


le plus "je me mouille pas" : bonne journée / bonne soirée / à plus tard


le plus "vivement ce soir qu'on se retrouve" : je t'aime


Là dessus, je file, j'ai du taf.
Gros bisous à vous et bonne journée
V.




PS : crédit photo our labor of love. 



lundi 18 octobre 2010

la chanson du lundi (parce qu'on est lundi)

Yeaaaaaah ! I feel sanctifaïïïd.

ici ou là :



PS : Merci Maël pour la programmation groovy-funky-shake your booty de samedi soir !




dimanche 17 octobre 2010

Je m'appelle Βερενίκη


Mon prénom vient du grec. C'est Wikipedia qui le dit.
"Le nom « Véronique » est une latinisation de « Βερενίκη » (Berenikê) ou « Βερονίκη » (Beronikê), « Bérénice ». Ce nom macédonien signifie « qui porte la victoire ».

Parfaitement, je "porte la victoire".
Je suis un slogan international à moi toute seule. Yep.
Je laisse sur place le Barack "yes we can" Obama, le Nike "I can do it" et même le Avis "We try harder".
Moi, je porte la victoire, excusez-moi les gars, j'essaie pas, je dis pas que je vais faire de mon mieux un jour, je porte, voilà. C'est une évidence.
Elargissez les portes, écartez les passants, j'arrive.

A part que.
A part que je suis pas toute seule.
Va falloir une grrraaaande porte pour la laisser passer, la Victoire.
Selon l'INSEE, 235 689 personnes ont été prénommées Véronique en France depuis 1900.

Avec un bon pic entre 1950 et 1970.
Ouf à un an près je sortais de la masse, ça aurait été dommage.

Pas de blagues douteuses sur la dernière syllabe de mon prénom dans la cour de récré.
Pas de prof d'allemand qui décide de m'appeler Veronika pour ne pas me confondre avec ma copine de classe homonyme.
Pas de diminutif facile dès les présentations.
Pas 12 personnes qui lèvent la tête quand dans un groupe, une personne appelle "Véronique ?"

Un vrai symbole des 30 Glorieuses.
A peine moins typé que Martine et Jean-Michel. Un peu plus jeune peut-être.

Des milliers de Véro' parce que "ça te dérange pas si je t'appelle Véro, c'est plus sympa non ?"
Et une bonne moitié qui se demande quelle idée est passée par la tête de leurs parents à la maternité.
Elles auraient tellement préféré s'appeler autrement. Un truc pas courant comme Vanessa, Cléo, Sybille ou Charlotte....

Mais on s'appelle Véronique, les filles.

Et faudrait pas oublier qu'on "porte la victoire".
Et c'est pas donné à tout le monde.

PS : crédit photo Soledad (oui, je sais je reprends souvent des illustrations de Soledad, mais c'est pas de ma faute si elles me plaisent ses illustrations)

samedi 16 octobre 2010

Vestiaire de copines



Un vrai dépôt vente de luxe pour se payer des griffes sans passer par la case patates pendant des mois.
Ou pour s'imaginer un dressing de rêve.
Ou pour revendre ces chaussures sublimes et très chères que vous n'avez jamais portées.
Ou alors seulement sur de la moquette - deux fois deux heures.


vendredi 15 octobre 2010

Un baptême en automne - un roman photo

















sauvons les licornes


"A chaque fois que vous faites une mauvaise pub, une licorne meurt". Publicité absurde et jouissive pour compétition sur africaine (the eagle awards) trouvée sur le site de Barbara (un blog français - si si - d'une créa fan de SF)

jeudi 14 octobre 2010

Chambre d'enfant


Une chambre d'enfant on voudrait tout le temps que ce soit comme ça.
Un havre de paix joli à l'oeil, vivifiant et reposant à la fois.
Pour que nos petits d'hommes grandissent en intégrant le sens du beau et du bon.

Qu'ils découvrent les joies des jouets en bois, des contes des Frères Grimm et les airs de Pierre et le Loup.
Qu'ils s'inventent des histoires merveilleuses et se sentent protégés de tout - seuls au monde dans leur domaine.

En vrai, ils apprennent très jeunes la différence entre vouloir et faire.

En vrai, leur chambre est merveilleusement rangée - seulement le jour de la prise de vue.
Ils adorent qu'elle soit aussi belle. Pendant une heure, ils ont l'impression de vivre dans une série télé. Ils ressentent même une fierté légitime devant cette démonstration esthétique dont ils se sentent totalement responsables (c'est leur chambre, alors même s'ils ne l'ont pas rangée, c'est tout comme).
Ils jurent qu'elle restera toujours comme ça.
Qu'ils la rangeront tous les soirs avant de se coucher - les dents propres (et la bouche aussi), les cheveux peignés, le cartable rangé et les vêtements prêts pour le lendemain - pliés sur une chaise.


En vrai, jamais dans les livres de déco, on ne parle des cartes Pokemon qui se glissent partout, y compris entre le matelas et le sommier, des cadeaux de Happy Meal qui s'amoncellent dans les tiroirs, des cheveux de Playmobil désolidarisés de leur tête qui trainent dans les coins.
Des milliards de jouets à moitié morts et jamais utilisés qui sont hâtivement glissés sous le lit, collés entre eux par des miettes de BN subtilisés de la cuisine un jour de grande faim vers 9 heures 40 - alors que les parents roupillent.
Des slips à la propreté douteuse que l'on retrouve derrière la porte
Des baskets oubliées au pied du lit un soir de grande fatigue.
Des 12 livres jamais terminés au fond du lit
Des doudous moches en synthétique qui perdent leurs cheveux.
Des dos de porte et de leur patchwork de pages de magazines découpées - vraiment bling et très bazar.

(Le pire, c'est que c'est comme ça qu'ils l'aiment leur chambre).



PS : crédit photo perdu. oups.

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