mardi 25 janvier 2011

Tradition


“On June 17th* every year, my family goes through a private ritual: we photograph ourselves to stop, for a fleeting moment, the arrow of time passing by”
- Diego Goldberg, Buenos Aires, Argentina

C'est bon, ça non ?

PS : trouvé ici mais ça vient de là

dimanche 23 janvier 2011

Comme si j'y étais



Il y a des reporters de guerre qui vendent des séries shootées à l'iPhone. Moi c'est pareil. Toujours sur la bête, mon sac prêt pour partir au pied levé sur une opé urgente avec mon téléphone noir.
La semaine passée quand j'ai reçu un mail qui disait

Défilé Dior Homme le 22 janvier à 15h. au Tennis Club de Paris. (je peux avoir 1x invité, est ce que je pose ton Nom?)

J'ai dit oui. Au diable la fête du rugby, les machines en retard et les soldes. Je serais là. Les défilés, c'est mon truc. Quatre en 10 ans, une bonne moyenne. Le dernier c'était en janvier 2009. A ce stade, on peut m'appeler Expert je pense.

Je ne vous la refais pas cette fois ci.
Souvenez-vous, les défilés, c'est toujours pareil.

Des moyens colossaux déployés qui laissent baba et vaguement envieux dans un monde où toute boite normale commande des Bic Cristal plutôt que des Pilot, "parce qu'il n'y a pas de petites économies"

Des mannequins qui font la tête alors qu'en vrai (je suis sûre qu') ils ont envie de hurler de joie "trop de la balle, je suis payé pour marcher sur un parquet ancien en portant des vêtements en pur cachemire".

Un microcosme où je ne connais personne mais où tout le monde se connait avec des photographes à gros zoom qui se la jouent blasés et sifflent si le show prend (trop) de retard.

Et de temps en temps, une tête connue, voire over-connue comme l'immanent Karl (sans son Baptiste - qui était aux NRJ Music Awards me précisera Adèle plus tard).
Et des murmures qui font bruisser la foule quand les idoles rencontrent d'autres idoles.

Et des gens qui s'habillent comme personne. Partout. Une armée de très hauts talons, de cheveux lisses et brillants. Des bataillons de japonais aux looks.. japonais. Et des anonymes qui sont là comme moi : les yeux écarquillés.

Un défilé qui ressemble plus à une installation artistique qu'à une simple succession de silhouettes sur un podium.
Tout est travaillé au millimètre : les vêtements qui tombent sur les corps comme une évidence, mais aussi le décor, la musique, les lumières, la chorégraphie, la mise en place des invités et le timing.

Un spectacle éphémère joué une seule fois dans un décor monté en deux jours et démonté en deux heures.


Au début, c'est pareil. Il y a des gens assis et d'autres debout. Moi je suis debout. C'est ça ce que ça veut dire ST sur le carton.


On a dit "debout". Là, je suis derrière une jeune fille en doudoune. Après je bouge. Comme ça je vois mieux les néo-motard crânes rasés-tatoués qui viennent de prendre place au deuxième rang.  Au fond à droite, il y a un genre d'embouteillage. Sans doute une personnalité. Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas, P Diddy. Et THE Lagerfeld. Et le CEO des grands magasins Barney's (glisse mon voisin à sa copine. "No way !" elle répond, tellement elle a l'air de trouver ça chouette). Et tout plein d'autres. Mais je ne les vois pas.


Une salle de bal de château avec parquet point de Hongrie, cheminées, portes immenses et lustres. Reconstituée sur des terrains de tennis.
Derrière les coulisses, il y a des joueurs qui tapent des balles. On est au Tennis Club de Paris.


38 mannequins. Autant d'habilleuses.
Et des silhouettes fluides, sobres, longilignes qui font un ballet géométrique tout autour du parquet. Pendant que tout le monde les regarde de haut en bas en essayant d'attraper un détail qui restera du crû 2011.




Après le show, tout le monde part et dix minutes plus tard, je suis au milieu du parquet. A photographier les lustres alors que...


Karl passe à 3 mètres et papote comme une maman sur le trottoir à la sortie de l'école avec ses copines - pas pressé de repartir au boulot. Peinard.


Et que de l'autre côté, des mannequins se font shooter. Hilares. Avec des spectatrices toutes roses.


Et que des Espagnoles s'agglutinent à deux centimètres pour échanger leurs impressions.
Pendant  que surgissent de l'arrière scène P.Diddy et ses nouvelles copines de "P. Diddy Dirty Money". Le tout overlooké R&B - à mille lieux de l'élégance lisse et au-delà du sobre du show.  Il n'y a personne pour les voir mais ils marchent comme devant les caméras. Bling Bling is not dead, baby.


Finalement je me glisse en coulisses avec mon ange gardien - ma puissance invitante.
Et je vois le styliste donner des interviews. Si, il est là, derrière la brune, entre les mannequins qui me font penser aux bonhommes de Folon (j'ai un petit peu envie de pleurer, là)


Ah Ah. C'est mieux, là non ? Depuis 2 ans, il a décidé de passer au costume. Avec en dessous un genre de petite chemise souple comme un t-shirt mais en mieux. Il a belle allure, non ?


Je regarde partout et je suis bluffée par l'organisation méthodique. Et si je leur demandais de venir chorégraphier notre préparation du matin à la maison? Repas, habillage, coiffage, accessoires, départ à l'heure. Je vais leur demander deux- trois trucs, ils ont l'air de s'y connaître.

Ah non, les déménageurs arrivent et tout disparait.





16 heures 30, le démontage tourne à plein. Je pars avant qu'on me colle dans un flight case. Avec les lustres.



PS : pour voir de belles photos du défilé et du backstage, allez donc sur le site de GQ. Et découvrez Kris Van Assche chez Madame Figaro dans un beau sujet consacré au styliste.

samedi 22 janvier 2011

Pffiout, je n'ai plus 15 ans

Creep de Radiohead me fait dresser les poils sur les bras.
A chaque fois que je l'écoute, j'ai 15 ans, un épis sur le front, un bouton sur l'aile du nez et je regarde Champs-Elysées en me demandant quand la vie va devenir excitante.


Cette chanson, déjà super boulifiante au départ donc, est reprise ici par une chorale belge spécialisée dans les reprises. 
Les chorales me font dresser les poils sur les avant-bras.

Alors, là, quand j'entends cette reprise de Creep, j'enlève mon pull tellement mes bras ressemblent à un tapis brosse. Et je file sur iTunes pour l'écouter les soirs où je veux partir loin... Et me retrouver sur mon canapé avec Michel Drucker.






PS : si vous avez vu The Social Network vous connaissez cette musique.

vendredi 21 janvier 2011

Plus fort que la prof de français

La prof de français de 4ème de Jeanne a de l'humour et de l'enthousiasme à revendre pour scotcher ses élèves.
Elle leur fait lire "Zadig" de Voltaire, leur fait apprendre la (très longue) tirade du Cid "parce qu'à votre âge votre mémoire est telle que ce serait dommage de ne pas en profiter pour apprendre la plus belle tirade de la littérature"
Elle ne renonce pas à leur faire aimer leur langue.

Chez Nike, ils sont tellement épatés par son enthousiasme et son amour de notre beau patrimoine, qu'ils l'on appelée avant de faire leur nouvelle publicité pour l'Equipe de France de football.

Ca donne ça





Le texte est déclamé par Oxmo Pucino, rappeur français d'origine malienne qui joue tellement bien avec les mots que certains l'appellent le Black Jacques Brel. 
Ca change de Depardieu.
Mais c'est d'la balle.



PS : ok Mademoiselle O. n'est pour rien dans les choix de Nike. Mais elle aurait pu. En tous cas, je suis sûre qu'elle aime.

jeudi 20 janvier 2011

Poussières de toile


A force d'aller de sites en sites, je tombe sur des perles.

Le yoga spécial bébé à la russe : particulièrement acrobatique, particulièrement remis en question. Et qui ne va pas arranger l'image des russes en France (sur Slate)

Les voeux du Président de Publicis en chinois (sur Minute Buzz). Des critiques sont apparues pour critiquer le niveau de langue de Maurice Levy (qui n'est pas le plus grand comique du monde, non plus, on le sait). Mais s'agissant de motiver 45000 salariés à travers le monde, on peut s'interroger. Est-ce que vous, ça vous donne envie de donner le meilleur de vous même ?  

La publicité italienne pour la Twingo Miss Sixty, réalisée par Xavier Giannoli. Et hop une belle claque aux esprit étriqués (sur Stratégies).

Bon, et sinon, je vous invite à vous plonger dans la Noosphère pour partager mon nouveau quotidien. 
Et non, ce n'est pas une balle offerte à tous les abonnés du cablo opérateur aujourd'hui défunt - retrouvée par hasard, couverte de poussière dans un placard vide. Non
Attention.
C'est un néologisme modelé sur le modèle du mot biosphère. C'est pfffiout. passionnant (je vous donne le lien Wikipedia)



PS crédit photo bonjour celine

mercredi 19 janvier 2011

Citation du mercredi



"Certains ont l'air honnête mais quand ils te serrent la main, 
tu as intérêt à recompter tes doigts"


Coluche.

LinkWithin

Blog Widget by LinkWithin