jeudi 21 avril 2011
Carnet de bord #1
En voiture, quand on part faire une grande route et qu'on est à côté du chauffeur, il vaut mieux avoir les pieds faits parce qu'on va les regarder longtemps, nus et posés sur le tableau de bord.
Il vaut mieux aussi abandonner toute idée de régime ou de restriction alimentaire parce qu'une fois qu'on aura fini d'admirer ses pieds et son vernis, il faudra fêter ça avec un Pepito. Ou des madeleines trempées dans le thé qui a le goût de la thermos. Même s'il est 13 heures 15 et qu'on va s'arrêter déjeuner dans moins de 30 minutes mais parce qu'on n'a pas mieux à faire.
On peut entamer de grandes discussions économico-philosophiques après avoir écouté un grand et docte savant parler de la fracture Nord-Sud et du fossé Est-Ouest sur France Culture.
Ou bien rouler des yeux incrédules en écoutant Radio Courtoisie. Ou bien se dire qu'il ne faudra pas oublier cette blague sur le serpent qui n'a pas de montre entendue chez Ruquier.
On peut aussi poster un statut Facebook absurde et lire avec gourmandise les commentaires qui tombent ensuite, comme des petits chocolats fins.
Se demander comment fait le monsieur de la station service pour ne jamais se tromper quand il nous donne le montant à payer. Mais comment il fait pour savoir que j'étais Caisse 8 ? Il faudrait demander au grand et docte savant. Ou à Ruquier ?
Il vaut mieux pas rouler vers l'Ouest quand le soleil se couche, non plus. Ca fait mal aux yeux.
mercredi 20 avril 2011
mardi 19 avril 2011
lundi 18 avril 2011
Bloquée page 28
Je me sens vive comme un sac poubelle en Méditerranée qui attend qu'un ferry passe.
Je dois me concentrer pour avancer. Ne surtout pas me disperser parce que je n'ai que 24 heures pour terminer avant de partir quelques jours.
Et c'est évidemment le jour où je peine à garder les yeux ouverts, que personne ne m'appelle, que je n'ai aucune réunion et que le seul coup de fil que je reçois me brise le coeur.
Je vais bien, mais j'ai juste quelques soucis comme éviter que mes larmes de bâillement ne tombent sur mon clavier après avoir fait une petite rigole de mascara sur ma joue.
Je rêve de m'enrouler en boule sous mon bureau et de faire une sieste.
J'ai fait une razzia dans le panier de fruits de l'accueil, ce qui ne m'empêche pas d'avoir envie de manger toute la boite de rochers au praliné qui est dans le frigo à côté de moi. Du coca plutôt que du thé vert. Des blogs de fille plutôt que cette satanée page 28.
Une fois arrivée à la 29, ce sera mieux c'est sûr.
En attendant, quelqu'un a une histoire drôle ?
Non ?
Tous mes voisins vivent une histoire d'amour passionnelle avec leur téléphone. Ils ont l'air très réveillés, eux. Il vaut mieux que je ne fasse pas trop de bruit, ça les mettrait en boule, mais pas pour dormir.
Tiens, si je faisais la liste de ce que je dois faire ?
Ok, à part terminer la page 28, je ne vois rien d'autre. Je vais appeler Jean. Répond pas, le bougre.
Tiens, si j'allais voir sur Twitter ?
Rien de passionnant, je lis une ligne sur deux, je ne comprends rien.
ok, j'ai compris, j'y retourne. A nous deux page 28 ...
PS : j'ai perdu l'origine de cette photo. Fatiguée, vraiment..
PS2 : on est mardi matin et je me rends compte que mon état comateux d'hier était probablement dû à un médicament anti rhume des foins avalé dimanche soir. On est peu de choses...
PS3 : mardi soir. Malgré une journée de travail intense, je n'ai pas réussi à dépasser la page 28. Arrrhg. Je l'aurai !
dimanche 17 avril 2011
the flip side of the medal
Les voyages, ça forme la jeunesse c'est évident. Mais ça use les pieds aussi.
Il va falloir un gros paquet de chips pour regonfler tout ça. Et un grand verre de Coca aussi.
Avec la version anglaise de "n'oubliez pas les paroles" entrelardée de publicités aux couleurs criardes.
D'ailleurs, vous savez comment elle s'appelle cette version ? C'est "don't forget the lyrics". Les décors sont les mêmes, les gains les mêmes. Il y a juste plus de pubs. Et pas de Nagui. Pas terrible, donc. Mais avec les chips ça passe. Les chips et le coca. Et des cookies après.
C'est permis, on est en Angleterre. Ils mangent mal les Anglais, d'abord. Sauf pour les cookies et les chips. Là, ils maitrisent le sujet. On est tous d'accord.
Vivement que le métro arrive et qu'on rentre.
Libellés :
kids,
Ma vie comme un roman,
un bébé à la maison,
voyage
samedi 16 avril 2011
jeudi 14 avril 2011
C'est un détail
(Au passage, vous apprenez plein de vocabulaires anglais. C'est bien non ?)
A propos de nuances, je lisais ce matin un article sur le blog de Serge Soudoplatoff (ici) qui me disait à mon oreille que je devrais profiter de ma récente immersion de l'autre côté du Channel pour lire le livre de Henriette Walter : "Honni soit qui mal y pense, l'incroyable histoire d'amour entre le français et l'anglais".
Il se demande notamment si notre langue n'influence pas notre comportement. Avec des notions toutes simples comme "prendre une décision" en français opposé à "make a decision" en anglais.
Chez les anglais, on ne prend pas une décision, on la fait. Et de terminer en disant :
"Et si, dans notre quotidien, nous changions juste ce petit point, qui consisterait à dire, à partir de maintenant « nous allons faire une décision ». Peut-être que notre rapport aux autres et au monde changerait dans le bon sens ???"
Et si dans notre quotidien, on ne disait plus bleu mais céladon ou turquoise selon le cas ?
PS : mais, si Serge Soudoplatoff, vous l'avez déjà entendu ici. Sinon, courrez-y c'est lumineux.
Inscription à :
Articles (Atom)







