lundi 15 avril 2013

Hips(ter)



Have less be more


Le Hipster, tribu urbaine vaguement caricaturale que l'on croise dans les grandes métropoles du monde civilisé concentre l'attention des magazines de Lifestyle qui voient en eux une source d'inspiration sans fin.


(je suis bonne fille, je vous laisse une ouvrir une nouvelle page de recherche et taper "hipster" dans le moteur de recherche. Ah oui quand même vous dites vous. oui, je sais, vous pouvez revenir maintenant)

Le Hipster se distingue par son dédain pour la culture populaire  et son envie d'ouvrir de nouvelles voies. Le hipster (comme toutes les tribus remarquez si on va par là) ne veut rien faire comme les autres mais tout comme ses copains. Même si (surtout) la tribu d'à côté reste perplexe.

Et quoi de mieux pour marquer son territoire que le prénom de ses enfants ?

Certains - pas les hipsters, ô non,  choisissent le prénom de leurs idoles : Bradley (Cooper), Nabilla (Allo), Barack (Obama), Kim (Kardashian), Norbert (de top chef - quoi que)

D'autres - les hipsters, empilent les noms comme des garnitures de burgers (bio). Ca donne les prénoms des enfants de Jamie Oliver par exemple (même si techniquement, je doute que mon Jamie soit un hipster mais c'est un autre débat)

Et si vous voulez faire pareil, essayez le générateur de prénoms Hipster.


Enjoy !


dimanche 14 avril 2013

Des mots







Otherworldly est un blog qui nous fait découvrir des mots pour mettre le doigt sur des sentiments ou des sensations que l'on peine à décrire. Ces situations entre gris clair et gris foncé comme l'a si bien décrit le linguiste Goldman (Jean-Jacques). Ou bien ces moments où l'on se sent heureux et triste, plein de force et tout vide à la fois. 
Mais aussi des jolis mots à regarder ou à faire rouler dans sa bouche.
Qui non, ne sont pas tous anglais.
C'est un petit cadeau sensuel du dimanche en quelque sorte.




mercredi 10 avril 2013

Cruise sans Tom


en vente sur ebay / trouvé sur Pinterest



Traverser l'Atlantique en bateau.
Partir de Southampton pour arriver à New York en 7 jours.

Embarquer à bord d'un bateau britannique (certes, construit à Saint Nazaire mais on évitera de le crier trop fort) pour traverser l'Atlantique Nord à une allure d'escargot fatigué.
Snober les croisières au soleil sur des immeubles flottants aux couleurs criardes pour s'imaginer immigrant ou riche estivant en route vers sa famille exilée de l'autre côté là bas chez les yankees.
Découvrir le Pimm's et l'afternoon tea
Se mettre dans une chaise longue, planqué sous une couverture avec un gros roman et la vue à l'infini de l'océan à peine dérangé par le passage du navire
Oublier la marche du monde, se sentir vaguement désorienté par le changement de fuseau d'horaire quasi quotidien et le rythme cocoonant d'un équipage plus habitué aux noces d'or qu'aux fringants quadras.
Réfléchir au programme une fois à New York, prévoir un sas de décompression de quelques heures pour se ré-habituer au bruit.

Ca doit vouloir dire ça "larguer les amarres", non ?


PS :

Le descriptif de la vie à bord  de la compagnie Cunard est délicieusement désuet (ou franchement anxiogène, au choix) : tenue habillée pour dîner, tarif prohibitif des communications téléphoniques et Internet...
Pas sûr de faire un Harlem Shake tous les soirs

A l'origine de ce post : le savoureux récit d'une traversée par Dwight Garner du New York Times, 7 days on the Queen Mary 2

mardi 9 avril 2013

Twinkle, twinkle little star


Gorgeous little things

Ca fait bien longtemps qu'on n'a pas eu bien chaud non ? Assez chaud pour rêver d'une douche sous le soleil et de vêtements qui collent à la peau après. Avec le goût un peu salé sur le bout de la langue après.



lundi 8 avril 2013

English vocabulary : bear hug





via Swissmiss


bear hug
noun
a rough, tight embrace.



En français : bourrade, gros câlin, bagarre pour rire, le paradis sur terre.



dimanche 7 avril 2013

Etre une femme

Juste j'aurais aimée être prévenue



(Cette semaine, une jeune étudiante de l'université Paris-Dauphine m'a demandé de répondre à un sondage sur les femmes, la maternité et la carrière (vous pouvez vous-aussi y répondre ici, elle sera ravie) et vendredi je suis tombée sur l'interview par David Abiker de Claire Léost l'auteur(e?) d'un livre finement intitulé "le rêve brisé des Working Girls". Claire est maman, elle est diplômée d'HEC et elle découvre que malgré tout ce que l'on raconte, les femmes ont toujours plus de mal à se frayer un chemin dans les organigrammes que les hommes.
Mazette
J'ai répondu au questionnaire de Marie, lu l'interview de David Abiker.
Et depuis tout cela me tourne dans la tête. D'autant plus que je n'ai pas pu poster de commentaire sur le blog de David Abiker. D'où ce post.
Fin de l'introduction de post la plus longue de l'univers, mais destinée à accueillir comme il se doit le lecteur de passage, voire même les trois personnalités citées plus haut.)


Cher David, Chère Marie, Chère Claire,

Voilà, voilà, je me demande si on n'est pas en train de tout mélanger : amour, enfants, carrière, éducation, contraception, leadership et gros brouzouf, relation de couple équilibrée et business plan de sa vie.

Je ne sous estime pas la frustration de certaines femmes qui arrivent sur le marché du travail et se rendent compte que malgré leurs excellents credentials et leurs tiroirs remplis de 20/20, on ne les attend pas avec une gerbe de fleurs et un plan de carrière en béton armé.
Immense déception de se rendre compte que parfois oui une grossesse freine, que les habitudes ont la vie dure, que la société aime que les femmes placent leur famille avant leur boulot et les hommes l'inverse, que les maris préfèrent trainer au bureau pour se mettre les pieds sous la table, que les petites filles aiment souvent les robes qui tournent et les babies rose, ce qui peut, oui, c'est vrai, parfois les détourner de la grosse baston du bac à sable (mais pas toujours)

Mais moi, je n'ai jamais ressenti ça.
Et j'en viens à me demander qu'est-ce qui ne va pas avec moi (je suis une femme, je cherche toujours en quoi je suis coupable) parce que plus de 20 ans après être entrée sur le marché du travail, je ne me suis jamais autant sentie à ma place.
Alors, oui c'est vrai, je n'ai jamais été une carriériste à tous crins, mais pas sortie d'une école qui tue, j'ai quand même fait mon chemin. C'est vrai qu'on ne m'a jamais promis amour, gloire et beauté professionnelle. Que j'ai toujours croisé des patrons plutôt ouverts à la cause des femmes (mais suis-je vraiment la seule ?) et que je n'ai jamais brandi ma maternité comme un coupe file, pas par féminisme non, mais parce que je le sentais comme ça et que ce choix de maternité c'était un affaire de couple et qu'il était inutile de convoquer le CoDir.

Mais je me dis que pour aborder cette question aux faux airs de serpent qui se mord la queue déguisé en Arlésienne, il faudrait peut-être envisager la question avec un oeil neuf

Et si on sortait la tête de la photocopieuse / machine à laver / cocotte / poubelle de couches / congélateur (vous avez remarqué comme les femmes passent leur vie à avoir la tête dans un truc ?) et qu'on demandait à plein de femmes de réfléchir à ça :

Par rapport à votre mari / vos collègues / les hommes de votre promo, pensez-vous être plus heureuse ou moins malheureuse au global ?

(au moins aussi heureuse, je dirais moi. Même si parfois j'ai l'impression de passer ma vie dans une essoreuse coincée sur 1200 tours, je n'échangerais pas ma vie contre un autre baril de lessive)

Par rapport à votre mari / vos collègues / les hommes de votre promo, à quel point pensez-vous que le fait d'être une femme soit un  handicap dans votre travail ? De 10 un gros handicap à 0 un handicap zéro, les notes intermédiaires servent à nuancer votre jugement

(mmmm, laissez-moi réfléchir. je dirais 0)

Parce que je voudrais qu'on sorte de cette opposition stérile entre hommes et femmes, parce que tout ne peut pas être partagé à parts égales et que c'est la somme des déséquilibres qui doit former un tout qui roule. Alors parfois ce sont les enfants qui gagnent et parfois c'est le boulot, parfois le mari, parfois sa femme, parfois on vit ces moments de grâce où tout roule et puis parfois ça se fissure.

Et que ouais une femme qui décide de sortir des clous (assumer son non désir d'enfants, vouloir diriger un groupe de 5000 personnes, avoir plus de 2 enfants, divorcer, se remarier), va devoir y aller avec les dents et une bonne dose de folie, qu'elle va devoir battre en brèche des préjugés et sortir son bazooka.

Mais je ne suis pas sûre que ce soit plus facile pour un homme, qui lui, doit afficher une réussite triomphante au risque de passer pour une lavette. (j'ai en mémoire le cas d'un homme à la profession très mâle qui a dû subir les risées et le vexations de ces collègues pour avoir osé prendre un congé parental de 6 mois)

C'est moins le sexe qui compte que le désir de sortir du chemin tracé, ne croyez-vous pas ?

Je vous embrasse






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