mercredi 26 mars 2014

Nan, mais tu décodes ?


Rexhep-bunjaku/Wikimedia Commons

A force de côtoyer des développeurs web, à force d'utiliser Internet 10 heures par jour, à force d'entendre qu'on devrait tous savoir coder, j'ai voulu en savoir plus en commençant par les bases de la programmation.

Un stage d'immersion de 3 journées dans le HTML/CSS quand les seuls manuels de référence de sa bibliothèque sont le Bled et le Kotler, ça ressemble à ça :

Oublier le français, le code c'est en anglais bébé

Etre rassurée, le codeur n'a jamais oublié les leçons de sa maman (en programmation, les enfants dépendent toujours des parents)

même s'il aime aussi jouer au rebelle (en programmation, le dernier qui parle a toujours raison et l'individu prime sur le groupe)

S'entendre répéter 154 fois que sans méthode, on n'y arrivera pas, mais que "si on est méthodologique", alors tout ira bien

Faire des dessins : des carrés avec des rectangles et d'autres carrés autour "parce que tout commence par un dessin"

Sortir ses crayons de couleurs pour ne pas se perdre dans le dessin (et regretter de ne pas en avoir plus)

Découvrir que plutôt que d'écrire "rouge", il faut écrire "RGB (220, 20, 60)" et se sentir aussi émue qu' R2D2 devant tant de poésie.

Finir par comprendre que le padding n'a rien à voir avec le margin

Jouer au Kapla : faire des tests, voir que ça marche pas, ajouter un espace, refaire un test et voir que ça marche. Ajouter une ligne, oublier le point virgule, tester, tout casser, recommencer.

Comprendre que le CSS a été créé par un gars qui en avait marre de la perte d'importance du point virgule dans la syntaxe moderne

Trouver que finalement le texte au kilomètre en arial taille 10 a du bon

Péter de fierté devant une page enfin terminée


mardi 25 mars 2014

Paye ta working girl


Working Girl 1989
Tess McGill: I have a head for business and a bod for sin. Is there anything wrong with that?
Jack Trainer: Uh, no. No.







lundi 24 mars 2014

Du vent dans les voiles


Pinterest de Lison Roi-Grosset

J'ai compris

Hier, en regardant cette vidéo de la nouvelle collection Sézane, Taroudant.

Compris pourquoi mes cheveux poussent et que je les laisse.

Après 6 ans à friser la brosse Desireless à chaque coup de vent, avoir les cheveux dans les yeux, dans le cou, et qui dansent fou autour de ma tête, me ravit.

Sans doute parce que c'est une promesse de légèreté.

Parce que ça appelle les pieds nus dans le sable, les élastiques autour du poignet comme seul bracelet et le goût sur les lèvres des mèches salées au retour de la plage. Et le Monoï sur les pointes.





jeudi 20 mars 2014

Le t-shirt "I want to eat you" de Laurence Doligé





Pour un entretien d'embauche avec un beau pantalon noir et une veste de costume bien taillée. De jolis escarpins non trop hauts façon peep show, ni trop bas-mon-deuxième-prénom-est-soeur-blanche.
Poignée de main franche, sourire ultra brite et regard pétillant.
Tout cela envoie un message sans ambages : "vous ne me connaissez pas encore mais avouez que mon non verbal est plutôt engageant non ?"

Salle de réunion
Geste vers le fauteuil, "asseyez-vous je vous en prie"

La conversation s'engage.
Alors que les minutes passent et que les gestes se délient, l'anxiété et les hésitations s'envolent et les mouvements aussi. La veste s'entrouvre et découvre peu à peu la tête du tigre. Décalée au milieu de cet outfit si fit et propre sur lui. Mais soit, depuis Fruit of the Loom et la fin des années 80, les imprimés des t-shirts se dévergondent.
Puis l'inscription apparait, guerrière et cannibale.

Ca s'appelle de la méthode coué ou de l'auto-persuasion, ne le prenez pas mal, hein.




PS : J'ai découvert ce t-shirt de Laurence Doligé sur le compte Facebook de Fashionblabla la boutique de ma copine Nathalie (la jupe est une Bellerose et le sac de la marque belge Essentiel)

mercredi 19 mars 2014

La vie en Rose, exclusivement

Polaroïd de Jeanne



Roses les joues
Roses les ongles
Rose la boulette des genoux
Roses les gencives


Rose la couette
Rose le doudou préféré
Rose l'assiette
Rose la timbale
Rose la jupe plissée préférée
Rose la blouse
Rose le collant
Rose la culotte
Rose le serre-tête
"Rose" le prénom de la copine de classe

Stade Français plutôt que Racing
Framboise et pas myrtille
Barbie 4 ever
Pinkie le chien rose plutôt que Curly le mouton blanc


Marguerite voit la vie en rose. Tout le temps, partout.


Ce serait drôle si cette phase de monomanie chromatique perdurait au delà de la maternelle. Toutes les femmes obsédées par le rose (et les garçons par Cars et les Transformers)




Sans doute restés bloqués sur l'image des petites filles de 4 ans, M6 lance une chaine Youtube à destination des filles de 15 à 25 ans qui s'appelle Rose Carpet. Tiens bon Marguerite, plus que 11 ans et tu pourras te rouler dedans.



mardi 18 mars 2014

Steve Mac Queen est un homme comme les autres




Cher Steve,

Voilà je voulais parler de Reims, du charme discret d'une ville de province tiraillée entre un centre ville que se disputent les enseignes de centre ville de toutes les villes et un centre historique dominé par une cathédrale habitée par le souvenir de toute l'histoire de France qui l'a traversée.
Raconter comme une médiathèque est toujours un phare rassurant où que l'on soit, avec son coin presse envahi par des retraités avides de nouvelles et ses longues tables silencieuses planquées entre les rayons des livres.

Mais voilà, je tombe sur ta photo, Steve. Et alors que je m'apprête à plonger dans ma tisane du soir, la vue de tes abdos et des tes pectoraux si… normaux me fait chaud au coeur. Et alors le souvenir de Reims s'évanouit dans la chaleur du tournage de Junior Bonner, loin loin de la Champagne.











A conversation on cool est un blog qui donne envie de vivre en Noir et Blanc.

lundi 17 mars 2014

Arc en ciel de chaises


via Wishflower via Design Mom

Des chaises qui regardent toutes dans la même direction. De couleurs différentes. Elles sont identiques pourtant et leurs couleurs ne troublent pas l'harmonie qui se dégage de la photo. Mieux, elles ajoutent du relief à l'alignement symétrique de ces chaises qui sinon ressemblerait à l'armée des soldats enterrés en Chine. Elles font penser à une boite prestige de crayons Caran d'Ache, celle qu'on offrait à Noël dans sa boite en métal peinte.

On imagine plutôt une assemblée bruyante et désordonnée d'étudiants arriver et prendre possession des chaises avant d'accueillir plus ou moins enthousiastes un cours de Public Law ou de Business Policy. Avec ourdis portables couverts de tickets pop, smartphones allumés, verre de Coca et paquets de chips planqués dans les sacs à dos

Ou bien des grappes de jeunes et moins jeunes retraités désireux d'ouvrir leur horizon rendu trop immobile, par le récit enfiévré d'un  professeur d'université ravi de se produire devant une assemblée aussi attentive, qui prend des notes avec application au stylo sur des carnets à spirales.







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