mercredi 7 mars 2012
Stéphane est revenu
Même si tu as l'air très occupé à raconter ta première chute de trottinette à vingt deux mois sous les yeux terrifiés de ta maman à Jacqueline et que, tout à ton storytelling séducteur, tu ne te rends pas compte de tous ces regards pointés vers toi, je sais moi, que tu es hyper content de revenir avec nous.(*)
Et nos rétines sur-saturées d'images en kaléidoscope des défilés de la fashion week parisienne te remercient.
As usal, tu es parfait. Cheveux courts, joues rasées de frais (ce qui se fait rare autour de nous, vous avez remarqué?), montre qui n'a pas l'air de coûter 5000 euros ni 50, col roulé bleu dur avec des revers au poignet et pantalon de flanelle sombre.
(*) Steve Mc Queen est le running playboy de ce blog depuis sa création. Si vous voulez retrouver ces précédentes apparitions, tapez "steve" dans le panneau de recherche, là en bas à gauche.
mardi 6 mars 2012
le jour où Fifi a occis les Triplés
Pour une fois, je suis trop super tendance si j'en crois l'hyper lancée newsletter My Little Paris for kids qui nous propose cette semaine des coiffures pour nos petits anges.
Parce que mon gène d'auto flagellation de mère toujours en quête de perfection m'a toujours fait baver d'envie devant les inévitables enfants nickels qui gravitent dans tout système s(c)olaire.
Ces petites filles aux nattes tressées, aux barrettes droites et nettes et au carré court sans un pli, aux start rite cirées de frais, qui sautillent dans la rue élégamment en s'interpellant sans frémir avec des prénoms désuets et/ou à rallonge.
Perfection capillaire et stylistique que je n'ai jamais approchée de près malgré tous mes efforts de mère courage, prête à lutter contre la nature récalcitrante de mes petits humains, décidés à entretenir leur part d'animalité à tous prix.
Mes filles ont toujours été des queens du coiffé-décoiffé, du mix and match d'imprimé, du vintage revisité et du sightly laid back, subtilement déstructuré. Un look rustique et tout terrain guère adapté à la messe de 11 heures de Saint Louis, mais qui, ô joie, ô bonheur pourrait faire la une de Milk Magazine.
Ouf, je vais pouvoir parader moi aussi à la sortie de l'école.
Vive les enfants normaux !
(Même si c'est pas fait exprès, alors que dans les visuels de la newsletter, ça a l'air diablement travaillé cette histoire)
lundi 5 mars 2012
Next step
Laissez tomber Dita et ses effeuilleuses, Bill et ses cow boys, Natalie et son Black Swan.
Hello les boots lamés et les moulinets.
Qu'on le veuille ou non, dans cette avalanche de promo façon Cap Canaveral pour le film Cloclo, on va en manger de la paillette et des bras qui tournent.
Et on va (finir par) se pâmer devant les sautillés réglés au cordeau de ses danseuses super fit, Ambiance Benetton survitaminée, jambes interminables et sourire king size.
5 mois avant les plages, c'est le moment de s'y mettre.
Allez, elle a les yeux bleus, Belinda.
PS : de la photo en veux tu en voilà ici.
dimanche 4 mars 2012
Grmmmmrblbl
credit wall Facebook Innocent
On apprend aux enfants à contenir leur mauvaise humeur, à museler la rage et la colère. On rêve qu'ils deviennent aussi flegmatiques qu'un Anglais devant une boite de thé vide, aussi impassibles qu'un fakir privé de clou, aussi sereins qu'un bonze devant une pénurie de teinture safran.
On punit les débordements, on offre des dérivatifs pour canaliser l'énergie, épuiser l'esprit, détourner le fiel pour le muer en miel.
On vante les mérites de la tempérance, de la mesure et de la calmitude du silence. L'Homme cultivé prend de la hauteur, de la distance. Il ne se jette pas dans la bataille sans avoir tous les éléments en main, sans avoir lu à l'endroit et à l'envers l'Art de la Guerre. Il est fin stratège, n'est pas pris au dépourvu. il n'offre pas au monde le spectacle désolant de son manque de contrôle de la situation.
Alors qu'en vrai rien n'est plus reposant que de se laisser aller - parfois - à son humeur sombre. Pas longtemps, juste le temps de digérer le lundi matin, les embout' de 18 heures ou la queue aux remontées mécaniques.
Et tant pis pour Siddharta.
Il attendra.
vendredi 2 mars 2012
Presse Quotidienne Régionale
Un week end back to the tree ça signifie sacrifier à quelques rituels.
Un des plus incontournables est la lecture de la presse quotidienne régionale.
Parce que dans la PQR comme on dit, on n'y trouve pas que les avis mortuaires, les assemblées générales des Gars du Reun et le compte rendu du Conseil Municipal.
N'en déplaise aux lecteurs de Grande Presse qui ricanent derrière leur petit noir au zinc, ici, on y trouve un parfum unique et un positionnement solidement amarré à son rocher.
Un des plus incontournables est la lecture de la presse quotidienne régionale.
Parce que dans la PQR comme on dit, on n'y trouve pas que les avis mortuaires, les assemblées générales des Gars du Reun et le compte rendu du Conseil Municipal.
N'en déplaise aux lecteurs de Grande Presse qui ricanent derrière leur petit noir au zinc, ici, on y trouve un parfum unique et un positionnement solidement amarré à son rocher.
Des questions loin des turpitudes politiciennes de la vie parisienne mais qui réclament des réponses claires, là, tout de suite.
Des nouvelles d'artistes locaux vivants... ou morts comme Jean - Michel Caradec, remis au goût du jour par l'incontournable Nolwenn.
Des pages en breton même pas traduites.
L'actualité décryptée sous un angle breizh atao, breizh ma bro. A part ici, qui sait que le bateau qui a remorqué le Costa Allegra est un chalutier de Concarneau ?
Et qui calcule le prix payé par Corsa à l'armateur du Sud Finistère ?
Et qui sait que Jo Kergoat est le tailleur finistérien de Jean Dujardin pour OSS 117 ? (et que l'Oscar de la meilleure musique revient à un natif de Loudéac)
Ca s'appelle du journalisme d'angle.
Et qui calcule le prix payé par Corsa à l'armateur du Sud Finistère ?
Et qui sait que Jo Kergoat est le tailleur finistérien de Jean Dujardin pour OSS 117 ? (et que l'Oscar de la meilleure musique revient à un natif de Loudéac)
Ca s'appelle du journalisme d'angle.
Sans oublier la météo dont la mise en scène est élevée au rang d'art : il ne fait jamais mauvais, mais on constatera des "intrusions nuageuses", ou bien ce sera "mieux l'après-midi". Laurent Cabrol, cours te rhabiller, les Masters sont ici.
PS : Une illustration, une campagne à l'initiative du grand Ouest pour reconquérir les touristes d'Outre-Manche qui auraient tendance - parait-il à préférer leurs Wellies à nos méduses.
mercredi 29 février 2012
Ces moments
Où dans le canapé elle se jette sur moi, se roule, me vole mes lunettes et me piétine sans pitié.
Où dans la rue, à 5 mètres de la boulangerie - graal de notre sortie matinale - elle décide de s'asseoir sur une marche à sa hauteur. Pour mieux voir le chien de l'autre côté de la rue. Ou juste parce que le soleil est chaud et doux, là.
Où elle oppose moue imperturbable et regard de 100 ans à la dame qui ose faire une remarque amusée sur sa démarche décidée.
Où elle renverse avec application son bol de soupe tout juste terminé pour attendre son dessert.
Où elle se plie en deux pour saisir avec mille précautions une petite pièce avec deux doigts
Où elle chaparde du pain dans le panier à la queue du Monop' et s'en va très digne avec son pantalon sur les genoux - faute de bretelles.
mardi 28 février 2012
Feel Good
Futiles, in-mettables, outrageusement féminines, scandaleusement hors de prix.
Et vous, quelles sont les photos qui vous mettent du baume au coeur quand vous sentez le sol se dérober sous vos pas ?
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