mardi 25 février 2014
Les incontournables domestiques
Un jour, toute maison qui se respecte a eu :
Des brosses à vêtements dont certaines offertes par des entreprises en cadeau de fin d'année.
(plusieurs incongruités se nichent dans cette phrase pour tout lecteur né après 1990)
Un livre qui dévoile le mystère du Rubik's Cube, le casse tête le plus casse tête pour ceux qui n'ont pas lu le livre et le plus inintéressant pour ceux qui ont percé son secret.
Des lampes de poches en état de marche. Dans la cuisine, l'entrée, la chambre. Pour pallier aux inévitables coupures de courant. Parce qu'il y avait des coupure de courant souvent.
Des dizaines de livres alignés dans des bibliothèques en bois (on remarquera la grande logique des choix du propriétaire dans l'exemple ci-dessus)
Des bobines de fil de (vraiment) toutes les couleurs. Des grands pots remplis de boutons. De chutes de tissus. Des papiers cadeaux presque neufs, à peine utilisés une fois et du bolduc.
Des cahiers de la marque Héraklès avec deux accents, un grave et un aigu.
(On pourrait ajouter des pantoufles de toutes tailles, des coupures de journaux conservées précieusement aussi)
lundi 24 février 2014
Un dragon dans mon moteur
Je pourrais vous raconter l'aventure d'une panne de phares sur une 4 voies au beau milieu de nulle part alors qu'une nuit d'encre vient de tomber sur la campagne normande. Vous dire comme ça fait tout drôle de ne plus rien voir sauf dans le rétroviseur des feux jaunes qui se rapprochent drôlement vite alors que le GPS repète en boucle "faites demi-tour", "faites demi-tour" . Tout ça quand 10 minutes avant on était attablés au Mac Do, peinards et repus et qu'on était contents de ne plus avoir que 3 heures de route à faire.
Je pourrais aussi vous avouer quelques minutes d'inconfort réel le temps de trouver le moyen de faire taire cette pimbêche de GPS, de trouver une aire d'arrêt et de réaliser que non, vraiment, les feux ne veulent pas rester allumés plus de 10 secondes avant de rejoindre - en roulant à 50 et warning allumés dans un habitacle tout à coup très silencieux, vers l'abri moral du parking d'un magasin de meubles dont les vitrines encore allumées nous montrent des cuisines d'une tristesse qui les condamnent à ne jamais jamais rejoindre les pages de Pinterest.
(la suite de cette aventure palpitante après le saut)
Libellés :
des ados à la maison,
kids,
Ma vie comme un roman
vendredi 14 février 2014
Ouvre les yeux et regarde
Sehr gut : des travel tips pour partir à Berlin
Batixa : un blog déco dans lequel je poserais bien mes valises
Sofia Coppola, the ultimate low key perfection sur le Pinterest de Garance Doré
Et la recette (qui tuera votre machine) pour vieillir un t-shirt et lui donner cette touche vintage et douce qui donne envie de se rouler dedans sans attendre 10 ans.
Bon week end !
jeudi 13 février 2014
Snow 1 - Rain 0
![]() |
| The Sartorialist |
C'est pas un peu dingo cet hiver si rigoureux à NewYork et si doux chez nous ?
Le web américain regorge de photos toutes blanches, de fashionista en talons sous la neige et de sites de mummys dépassées qui ne savent plus comment défouler leurs enfants privés de parc depuis des semaines.
Pendant ce temps, et pourtant on a beau porter des cols à fourrure comme des trappeurs, pas le moindre signe de gelées. Pour un peu les cerisiers vont fleurir en février.
mercredi 12 février 2014
Je suis née en 1970
Petite, j'ai eu les cheveux courts et les cheveux longs mais jamais dans les yeux.
J'ai porté des sous pulls qui grattent parce que les polaires Decathlon n'existaient pas et que l'hiver on n'imaginait pas sortir sans tricot de peau. Et quand on enlevait le sous pull on avait les cheveux dressés sur la tête par l'électricité statique.
On achetait son jean une taille trop grande au départ pour qu'il fasse plus d'un hiver et parce que sans enseigne de fast fashion à tous les coins de rue, chaque achat de vêtement était un investissement.
Au début il avait un grand ourlet, il était raide et pas confortable surtout juste après lavage avec sa taille haute et son coton épais mais au bout d'un an ou deux il était doux comme une peau de bébé et délavé avec la trace de l'ourlet défait au niveau de la cheville.
(…) la suite après le saut
mardi 11 février 2014
La tarte poireaux-camembert : de Colette à Cosette
Les poireaux ont sué dans la casserole avec un bon gros morceau de beurre avant de tapisser le fond de tarte et d'être rejoints par un appareil faussement light d'oeufs et de crème allégée. Une coiffe de lamelles d'un copain qui va se révéler très à la cool dans un plat et hop on ferme la porte. Plus rapide y'a pas.
Là, pendant 30 minutes, la chaleur des spotlights du four, poussé à 180° abat toute résistance et encourage tous ces ingrédients à mieux se découvrir, à se mêler et à envisager ensemble de créer un parfum inédit, de ceux qui ne s'oublient pas de si tôt et qui s'insinuent dans le moindre interstice libre.
C'est ce qu'on doit appeler une expérience en immersion : camemberts et poireaux par tous les pores de la peau entourent les papilles et anesthésient le cerveau dans une grande communion odorante. Tout devient alors parfumé : la salade verte, le dessert, la tisane du soir, le dentifrice et le shampooing, l'oreiller et les serviettes de bain. Au début c'est merveilleux, un vrai bonheur domestique de plat cuit maison, avant de devenir un cauchemar.
Il faudrait un autre critère de tri des recettes à côté de leur complexité technique, de leur prix et de leurs calories : le pouvoir de nuisance olfactive.
Celui qui transforme tout intérieur même le plus arty et hip en arrière salle de Tavernier.
Ps : j'aurais dû me méfier du terme "rustique" en sous titre.
lundi 10 février 2014
Amanullah a dit : viens que je t'accole
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| Xavier Lahache pour Canal+ |
La deuxième saison de la série Kaboul Kitchen vient de se terminer sur Canal+. L'histoire d'un Français, Jacky, qui a ouvert un restaurant-bar occidental à Kaboul où les filles sont en maillot, l'alcool coule à flot et les dollars aussi.
Un endroit de perdition selon les critères locaux où se croisent et se collusionnent la CIA, la DGSE, une fille éprise d'humanitaire, un photographe sans scrupule, un diplomate français un peu pleutre, un humanitaire pas net, un serveur lunaire et un colonel - ministre - trafiquant, Amanullah, border line au français aussi fleuri qu'approximatif, appris avec "une infirmière de Besançon à la frontière afghane" et "le petit livre rouge, non pas celui de Mao, le Bescherelle".
C'est drôle et absurde, faussement amoral aussi, et j'imagine la jubilation des scénaristes à créer les contours de ces personnages dont beaucoup sont infréquentables et qui, pour les Afghans francophones, enfilent les approximations linguistiques avec grand sérieux.
"Depuis que je suis élu, ils m'ont donné l'humanité parlementaire, ça veut dire que je peux tuer qui je veux quand je veux en toute impunition"
"Arrête de te monter le tire bouchon Jacky"
"Ensemble, tout devient probable", slogan de campagne (victorieux, cela va sans dire)
Le lien vers le site dédié de Canal + : ici et notamment l'histoire vraie dont est inspirée le scénario
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